06/05/2016

Plus que jamais construire des ponts et abattre des murs

 

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Aller auprès de François afin d'écouter la Parole de Jésus:c'est urgent. Avec toute ma reconnaissance, je publie ce qui suit :

"Le symbole est fort : l’Europe, divisée, malade, aux abois, espère trouver auprès du pape François un peu de soutien moral. Les présidents des trois principales institutions de l’Union, Jean-Claude Juncker pour la commission, Donald Tusk pour le Conseil et Martin Schulz, pour le Parlement européen, se rendent à Rome, vendredi 6 mai, pour lui remettre le prix Charlemagne.

Ce prix a été créé en 1948 en Allemagne, pour distinguer des personnes « ayant œuvré pour l’unification européenne ». MM. Schulz, Juncker et Tusk l’ont tous trois déjà reçu. Il est d’ordinaire remis dans la ville d’Aix-la-Chapelle, mais le pape a demandé à le recevoir au Vatican. La cérémonie aura lieu à midi, dans la Sala Regia du Vatican, et sera ponctuée par les discours des trois présidents européens, et clôturée par celui du pape.

Parmi les invités, sont attendus la chancelière allemande, Angela Merkel, Matteo Renzi, le premier ministre italien, le roi Felipe d’Espagne, Mario Draghi, le président de la Banque centrale européenne. La France sera représentée par la ministre de l’éducation, Najat Vallaud-Belkacem. M. Schulz, principal artisan du choix du pape pour le prix, devait s’exprimer sur les « valeurs » européennes, M. Juncker sur « l’Europe » et M. Tusk, ex-premier ministre Polonais, sur « la chrétienté ».

Alors que l’Europe traverse une crise existentielle, les dirigeants européens espèrent trouver auprès du pape un peu de soutien à leur tentative de maintenir ensemble des pays de plus en plus divisés. En cause, la crise migratoire qui a profondément creusé le fossé entre Etats membres ; certains, à l’Est et au centre (en Hongrie, Autriche, Pologne, Slovaquie…), refusant de « prendre leur part ». Plane aussi la menace terroriste, qui a durci la réaction des populations à l’égard des migrants. Et la montée, de plus en plus préoccupante, des populistes anti-Européens, désormais présents sur l’ensemble du continent. »


Merci cher François !

 

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15/02/2016

ce qui sépare unit

J'ai lu quelque part ces lignes  attribuées à Simone Weil

Simone
Weil
:
mystique
chrétienne
hors
de
l’Église

« Deux prisonniers, chacun dans sa cellule, communiquaient en tapant sur le mur de la cellule voisine.

Le mur est ce qui les sépare tout en leur permettant de communiquer. Il en va de même pour nous et pour Dieu.

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Chaque séparation est un lien. »

Toujours au sujet de l'Amour et de Simone Weil j'ai grappillé et j'ai trouvé :

« Mais l'Amour clairvoyant, me voyant hésiter

Dès ma première entrée,

Se rapprocha de moi, demandant doucement

S'il me manquait quelque chose.

« Un invité, répondis-je

, digne d'être ici. »

L'Amour dit : « Tu seras lui. »

Moi, le méchant, l'ingrat ? Ah ! mon aimé,

Je ne puis te regarder.

L'Amour prit ma main et répondit en souriant

« Qui a fait ces yeux sinon moi ?

C'est vrai, Seigneur, mais je les ai

souillés ; que ma honte aille où elle mé-

rite.

Et ne sais-tu pas, dit l'Amour,

qui en a pris sur lui le blâme ?

Mon aimé, alors je servirai.

Il faut t'asseoir, dit l'Amour, et goûter à mes mets. »

Ainsi je m'assis et je mangeai.

 

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31/12/2015

Bonne et heureuse année 2016

 

 

Ne sommes-nous pas tous des réfugiés ?

Je souhaite que

nos cœurs

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s'ouvrent

et deviennent

accueils sans frontières

 

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05/09/2015

Méditation sur la route des réfugiés

 

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À genoux à tes côtés

 

mon enfant, mon tout petit

 

qui crie vers moi

 

maman

 

 

 

me voici petite, toute petite

 

emportés que nous sommes

 

par les vagues de détresse

 

dans l'abîme des profondeurs

 

 

 

où nous nous retrouvons

 

le regard clair

 

lumière

 

qui monte à l'horizon

 

comme l'étoile qu'enfantent

 

les profondeurs

 

 

 

l'étoile de l'espérance

 

la caresse

 

de ta main dans la mienne

 

semant sur les rives

 

des graines de vie ... cm

 

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 Conduis-moi jusqu’à l’autre rive

 

Je ne pourrai jamais oublier une bribe de chanson que j’entendis une fois au point du jour: «  Batelier, conduis-moi jusqu’à l’autre rive ! »

 

Dans toute l’agitation de notre travail retentit cet appel : « Conduis-moi jusqu’à l’autre rive ». Dans l’Inde, le charretier qui conduit sa voiture chante : « Conduis-moi jusqu’à l’autre rive ». Le petit colporteur qui vend de l’épicerie à ses clients chante : « Conduis-moi jusqu’à l’autre rive ». ..

 

Mais où est l‘autre rive ?

 

Est-ce autre chose que ce que nous avons ?

 

Non, c’est au cœur même de notre activité que nous cherchons notre but.

 

Nous appelons pour qu’on nous fasse traverser, là même où nous sommes…

 

Où pourrai-je Te trouver sinon dans ma maison devenue Tienne ? Où pourrai-je me joindre à Toi, sinon dans mon travail transformé en Ton travail ? Si je quitte ma maison, je n’atteindrai pas Ta maison ; si je cesse mon travail, je ne pourrai jamais Te rejoindre en Ton travail. Car Tu habites en moi, et moi en Toi.

 

Rabindranath Tagore

 

(Extrait de Sadhana, éd. Albin Michel)

 

 

 

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10/07/2015

je signe

gaucher.jpgBonjour,
Je voudrais attirer votre attention sur une pétition que j’ai récemment signée :
"Signez la pétition du Pape pour une écologie humaine"
http://www.thecallofpopefrancis.org/fr
Je pense vraiment qu’il s’agit d’une cause importante et j’aimerais vous encourager à la signer. C’est gratuit et cela ne vous prendra que quelques secondes.
Merci !

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02/07/2015

Rien à craindre

 

 

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Rien à craindre

 

Pourquoi suis-je si lente à croire que mes peurs sont vaines. Les tempêtes devraient-elles menacer ma paix profonde ? Nul chaos ne saurait nous détruire. Des défaites et la mort même peuvent advenir comme Jésus l’a vécu.

 

« Que peut-il nous arriver de pire : être frappé, submergé par les flots de racisme, de haine, d’avidité, de violence, la peur ne saurait nous terrasser. Mais nous crions sans cesse. implorant Dieu de se soucier de nous à moins que nous ne périssions  dans l’angoisse.

 

Je reste otage de mon peu de savoir de la vérité alors que la Vériré dort paisiblement au centre du malaise de mon âme. La Vérité existe, tout va bien. La Vérité existe : la paix s’installe dans le chaos.

 

Jésus quationne ses diciples : « Pourquoi avez-vous peur ? » « Où est votre foi ? » Dieu est proche et peut mettre fin au chaos. Il est en notre pouvoir de vivre sans crainte, de calmer la turbulence des vagues, car Jésus dort dans notre fort intérieur.

 

Nous sommes enclins à ne voir que le danger alors que nous sommes habités par une vision et une force capables de calmer les clameurs des profondeurs !

 

Avons-nous le courage d’avouer publiquement l’angoisse de notre âme ? Irons-nous à la recherche d’âmes-sœurs dont les cris n’ont reçu aucune réponse avouant ainsi notre impuissance face aux forces du dehors et hors de notre contrôle ?

 

Nous avons besoin d'un geste de Dieu. Nous avons besoin de réveiller notre Maître Intérieur. Je suis pleine de reconnaissance quand il réprimande les vents et les flots, quand il dit à l’océan de douleur qui nous menace : « Tranquille ! ». Mais j’aimerais être reconnaissante de la même manière lorsqu’il me fustige et me demande pourquoi j’ai encore peur alors qu’il est toujours resté si proche. Rappelle-moi encore et encore, Jésus, que j’ai à grandir beaucoup dans la foi et la confiance, main dans la main tremblante de la famille humaine et de toute la création. 

 By: Kayla McClurg

(my traduction)

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15/04/2015

« La création, c’est chaque instant »

 

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chaque instant...

« La création, c’est chaque instant »

 

J'ai lu cette belle pensée de Abraham Heschel et, avec l'aide d'une amie, je l'ai traduite afin de la jeter au vent, et de la partager avec vous.

 

« On nous enseigne que la création ne consiste pas en un seul acte ponctuel hors du temps. Non, la création est en acte en continu qui fait naître le monde, un processus de « devenir ». Dieu a désiré la création ainsi – Il a appelé le monde à « être » et son appel continue son chemin. Ce moment présent existe parce que Dieu vit dans ce moment même. La création est un acte de chaque instant. »

 


« Creation, we are taught, is not just one precise act taken out of time once and for all. On the contrary, the act of bringing the world into existence is a continuous process, a “becoming”. God desired this creation - He called the world into being, and that call goes on. This present moment exists because God lives in this very present. Every instant is an act of creation. »

 

 Ma réflexion : comme je rêve qu'il en soit ainsi : que Dieu tienne ma main, qu'Il écrive ces quelques pensées, comme on dit bonjour lorsqu'on se rencontre, que nous échangions un sourire et que nous continuons main dans la main notre route.

 

En contemplant le globe, je vois l'immense peuple de Dieu en marche, un peuple créateur, un peuple dont je suis membre. Nous sommes des bâtisseurs et c'est le royaume de Dieu qui est notre famille. Je peux répéter lentement : Notre Père qui es au cieux.... comme tu es sur la terre. Il n'y a pas de frontière entre le ciel et la terre. Il n'y a pas de frontière entre toi et moi. Nous sommes unis dans des réseaux de relations libérateurs. La liberté de chacun est la liberté de tous et nous avançons vers le « hors espace temps » : l'amour aura le dernier mot. En rêvant du royaume, j'ai l'audace de répéter avec saint Paul :

 

« Mais ce que nous proclamons, c’est, comme dit l’Écriture : ce que l’œil n’a pas vu, ce que l’oreille n’a pas entendu, ce qui n’est pas venu à l’esprit de l’homme, ce que Dieu a préparé pour ceux dont il est aimé.
Et c’est à nous que Dieu, par l’Esprit, en a fait la révélation. Car l’Esprit scrute le fond de toutes choses, même les profondeurs de Dieu. »
(Corinthiens 2,6-10)

 

Et puisque la création, c'est chaque instant, penser à celles et à ceux qui me précèdent vers le « hors espace temps » me fait courir vers eux ! Avec eux. Eux qui contemplent l'Amour que je ne fais que pressentir ! Et qui, pourtant, m'attirent comme un aimant qui me tient.

 

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17/03/2015

Saint Patrick le 17 mars 2015

 

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 J’avance sur ma route avec la force de Dieu pour me protéger,
La sagesse de Dieu pour me diriger,
L’œil de Dieu pour me guider,
L’orteil de Dieu témoin de mon langage.

Que la parole de Dieu soit sur mes lèvres,Que la main de Dieu me garde,
Que le chemin qui mène à Dieu s’étende devant moi,
Que le bouclier de Dieu me protège,
Que l’armée invisible de Dieu me sauve de toutes les embûches
du démon, de tout vice qui pourrait me réduire en esclavage et de tous
ceux qui me veulent du mal, au cours de mon rapide ou long voyage,
seul ou avec la multitude.

Que le Christ sur ma route me garde de la prison, me garde du feu,
de la noyade ou de la blessure provoquée par la colère de l’ennemi,
afin qu’une moisson fructueuse puisse accompagner ma mission.

Christ devant moi, Christ derrière moi,Christ sous moi, Christ sur moi,
Christ en moi et à mes côtés,Christ autour et alentour,
Christ à ma gauche et à ma droite,
Christ avec moi le matin, avec moi le soir,
Christ dans chaque coeur qui pensera à moi,
Christ sur chaque lèvre qui parlera de moi,
Christ sur chaque regard qui se posera sur moi,
Christ dans chaque oreille qui m’écoutera.

 Texte original : catholique.free.fr/prières/stpatrick
Texte publié dans la revue
Le Lien de mars 2014

 J'ai fêté la Saint Patrick dans l'hémisphère sud et dans l’hémisphère nord. En Irlande, en Angleterre et... oui, en Suisse !

 J'aime les Irlandais et leur beau pays ! Et que Patrick veuille bien protéger toutes celles et tous ceux que j'aime. Que j'ai aimé. Que j'aimerai. Et que, bientôt, on se retrouve afin de chanter ce qui habite notre cœur !

 

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05/03/2015

Contempler Jésus

 

e7b398c7.jpgQue de bonne volonté, que d’efforts offerts pour construire une société plus juste, plus humaine. Une société de survie. Je lis les journaux, j’écoute les émissions radiophoniques et, plus rarement, je regarde le téléjournal : je parle avec des amis et j’écoute les encouragements et les avertissements et, le petit chapelet de bois entre mes doigts, je contemple Jésus…

 

Le Jésus que je trouve dans les Évangiles et que je rencontre chemin faisant… et qui s'éveille en moi ... comme dans le texte que j’ai pris plaisir à traduire pour vous :

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 « Pour sûr qu'aucun de nous ne boit jusqu’à la lie le calice de son existence ! Aucun de nous n’est pleinement obéissant. Nous demeurons rebelles face à l’appel de la nature humaine qui nous est confiée. Nous compromettons sans cesse avec la vérité de notre être profond et de notre devenir. Nous manquons de courage lorsqu’il s’agit de reconnaître la réalité de notre pauvreté innée. Un fossé sépare l’idéal de la réalité quotidienne. Un fossé paralyse notre volonté d’avancer sur le chemin. Nous demeurons une promesse inachevée, un portrait truqué dans un miroir décomposé. Nous nous tenons obstinément éloignés de nous-mêmes et nous nous dérobons à l’appel de notre être le plus profond. »

 Johannes Metz
Source:
Poverty of Spirit

 (Ma traduction)

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18/02/2015

Souvenirs de Carnaval: Si tu savais le don de Dieu

 

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 J'avais huit ans et c'était Carnaval à Fahy (la belle Ajoie) où je passais l'hiver scolaire chez Tante Marie, Oncle Joseph Rérat et leurs 4 filles. Il n'y avait pas de cortège organisé mais des gens masqués se promenaient partout. Une personne masquée me souleva dans ses bras et, gentiment, me montra son visage : un beau visage homme ou femme, je ne sais plus. Il/elle mit un baiser sur ma joue d'enfant et me posa par terre ... Heureuse et riche d'un gros bec. Je me souviens de ce visage : se souvient-il/elle du mien ? C'est bien possible.

 Riche de ce baiser de carnaval, j'ai sautillé, j'ai couru, pirouetté et, poussant la porte de la cuisine j'ai sauté sur les genoux de l'oncle Joseph pour enfouir dans sa moustache le baiser ramassé sur la route du village, un baiser qui ne servirait à rien si, égoïste je le gardais pour moi. Telle n'était pas ma nature ! J'ai voulu partir, semer à pleines mains des signes de tendresse ! J'ai essayé et j'essaie encore de semer des graines de vie en souhaitant parfois « qu'on me le rende ! »

 Que de carnavals depuis sur les routes du monde ... la source des baisers quasi tarie, je jette sur Jésus de Nazareth mon regard à l’affût de tendresse « hors espace-temps ! »

 Tout au fond de la vieille armoire de maman j'avais découvert le petit livre aux pages fripées :

 « Si tu savais le don de Dieu... » C'était des « Paroles en chemin »... des paroles qui font tomber les masques et révèlent la Parole, le Verbe. « Je suis la Parole ».

 Que de carnavals depuis... que de baisers, que de révélations ! En Suisse alémanique les personnes masquées m'effrayent et, lorsque qu'accidentellement, un masque tombe j'ai envie de prendre mes jambes à mon cou ... et de fuir un danger sous le masque de sécurité. Encore ne faut-il pas mépriser un certain « masque de sécurité ».

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 Laissons-le passer, dépassons-le tendus que nous sommes vers le BUT.

 Je saurai, là, « le Don de Dieu » le contenu du DON de Dieu... que je ne fais que percevoir ajourd'hui ... comme un baiser de maman sur ma joue d'enfant mûrie par d'innombrables années et d'innombrables baisers.

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02/01/2015

La femme qui a donné un visage humain à Jésus

 

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C’est Marie, l’épouse de Joseph le charpentier, la femme de ménage, la jeune maman tout épanouie, qui a donné à Jésus un visage humain. Le patriarche  Siméon était plein de joie en prenant Jésus dans ses vieux bras noueux. Il s’est mis à chanter comme nous pouvons le faire aujourd’hui : « Que le Seigneur te bénisse et te garde ! Que le Seigneur fasse briller sur toi son visage, qu’il te prenne en grâce ! Que le Seigneur tourne vers toi son visage, qu’il t’apporte la paix ! » (Nb 6, 24-26).

Marie aussi a dû se réjouir de contempler la chair de sa chair, Jésus son garçons qui présageait des problèmes ! Quant à  Marie, elle  était belle car  :

 « Le Seigneur avait fait briller sur elle son visage…  comme elle, Marie, a fait fit briller son visage sur Jésus ».

Dire que Joseph était hors-jeu : n’est-ce pas un affront à cette belle famille ? Joseph était totalement intégré au cercle familial ;, il n’était pas  le père nourricier seulement, il était le « père » par excellence de cette famille élargie jusqu’à nous, ici et aujourd’hui.  Un air de famille jaillissait de cette  famille du charpentier !  Comme aujourd’hui encore, un air de famille devrait émaner de notre famille humaine.  On devrait nous reconnaître de loin, sans devoir passer par l’identité raciale,  nationale, religieuse.

« « Ils étaient ensemble, comme ils étaient ensemble au Calvaire, car Jésus et sa Mère sont inséparables : il existe entre eux un rapport très étroit, comme entre tout enfant et sa mère. » (Dommage que notre bon pape François ait laissé  Joseph de côté.)

C’était une famille de la classe ouvrière comme il en existe partout dans le monde aujourd’hui. On y travaillait dur, la vie était frugale et la vie sociale souvent compliquée. Il fallait aller aux pèlerinages prescrits et payer les redevances à la synagogue comme aux autorités politiques. Jésus a grandi dans ce milieu familial, il grandissait en sagesse a dit sa maman, mais il avait l’œil œil critique lorsqu’il s’agissait des autorités… J’aime m’imaginer les années de Jésus adolescent et jusqu’à sa trentième année. Si j’avais vécu à l’époque de son enfance et de son adolescence, je pense qu’on se serait aimés… au-delà de nos beaux visages humains…

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31/12/2014

Notre Père

 

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Mon prie-Dieu : l'ordinateur

 'Abwoon D'Bashmaya

 Il n'est peut-être pas normal – selon quel qu’esprit critique - de prier devant un ordinateur, face à un écran, particulièrement s'il y a des gens aux alentours, ou des bruits distrayants qui nuisent. Mais Dieu se trouve partout autour de nous, nous tendant constamment la main, même dans les situations les plus inattendues. Sachant cela, avec un peu de pratique, il devient possible de prier partout. Mon prie-Dieu, c'est l'ordinateur, ici, devant moi.

 Et, en ce dernier jour de l’an, je trouve tout-à-fait normal de prier devant mon ordinateur, cet animal docile comme un cheval des Franches Montagnes dans mon Jura natal ! Jésus ressuscité, notre frère, c’est Lui qui inspire, qui cherche, et qui tape avec mes doigts tape sur les touches, qui corrige,qui recommence et bénit le monde tout entier : chaque créature repose n SES mains aimantes, aussi mon âme, aussi la tienne cher lecteur sans pourtant ignorer mes fuites aux quatre vents ... pour revenir chercher protection, comme la colombe biblique, protection et tendresse au creux du chêne antique...

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Liée à mon ordinateur, animée par l’Esprit Saint pour chanter au monde la présence du Créateur, je dis MERCI pour l’année écoulée et merci pour 2015 qui frappe à la porte, à minuit pile. Mes dernières forces tout entières données pour contribuer au royaume de Dieu : notre Père.

 Entre mes mains et en mon cœur, j’égrène le NOTRE PÈRE (Matthieu 6:9-13) à longueur de nuit, le petit chapelet en bois glissant entre mes doigts. Le chapelet de bois est une touche de mon ordinateur… qui sème ses graines de vie au cœur des nuits…pour un monde meilleur ! En chaque âme, en chaque cœur, en mon cœur pour quelques temps encore….

 

 

 

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28/12/2014

Message de François, pape

 

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Chers amis, avec soulagement je vous offre ces paroles de notre pape François : il dit la vérité. Ce que François dit de l’Église à laquelle, comme lui, j’appartiens, me concerne aussi. Cela nous concerne tous et c’est la raison pour laquelle j'écoute ce que dit François et je vous le passe en sachant que vous serez heureux/ heureuses d'écouter l’évangile… chez nous. Lisons les quatre évangiles et nous entendrons le Pape François nous parler. Alors, ouvrons nos cœurs :

 

Je crois que chaque « supérieure » à la carrure évangélique de François pourrait en dire autant de sa « petite curie » à elle, à lui, à la direction  de son institution (Institution d’hommes et ou de femmes)  qu’elle ou qu’il dirige parfois davantage avec la tête que le cœur.

 

 

 

« Le pape François dénonce les «maladies» menaçant la curie romaine

 

Le pape François lors de l'audience aux employés du Vatican le 22 décembre 2014 au Saint-Siège .

 

«Alzheimer spirituel, fossilisation mentale, têtes d’enterrement...»: Le pape François a dressé lundi devant la curie une liste des maux qui la menacent, dans un discours illustrant son intransigeance au risque d’aggraver les tensions au sein du Vatican.

 

Dans ses voeux au gouvernement de l’Église, le pape argentin a énuméré quinze «maladies» dans un réquisitoire condamnant, sans désigner personne nommément, la mondanité, l’hyperactivité, la manipulation des collaborateurs, la corruption des mœurs, les rivalités, les calomnies et la zizanie.

 

 

 

Dans le cadre très solennel de la Salle Clémentine au Vatican, il a ainsi convié les membres du haut clergé à «un véritable examen de conscience».

 

«L’Alzheimer spirituel», «la fossilisation mentale et spirituelle», «le coeur de pierre», «le terrorisme des bavardages», «la schizophrénie existentielle» menacent les cardinaux. Mais aussi «l’exhibitionnisme mondain», «la planification d’expert-comptable», «les cercles fermés», «les têtes d’enterrement»...

 

«La guérison est le fruit de la prise de conscience de la maladie», a plaidé le pape, dans un silence de plomb, en appelant les cardinaux à laisser «l’Esprit saint» inspirer leurs actions, sans se reposer sur leurs dons intellectuels ou d’organisation.

 

Depuis son élection en mars 2013, François avait déjà souvent tempêté contre des attitudes mondaines, carriéristes voire dissolues, mais jamais en des termes aussi virulents.

 

Il a appelé chacun à ne pas tomber dans les différents pièges que tend le pouvoir clérical.

 

«Ce n’est pas le discours d’un grand patron qui annoncerait la restructuration de son entreprise, ou de celui qui chercherait à déclencher une chasse aux sorcières», analyse le vaticaniste Andrea Tornielli.

 

«Le pape parle dans une perspective totalement évangélique, invitant tout le monde, y compris lui-même, à se convertir», estime-t-il.

 

Facétieux, le pape argentin a évoqué la tentation de «se sentir immortel» et a invité les prélats à se rendre dans les cimetières où reposent «tant de gens qui se considéraient comme indispensables».

 

Lui qui ne prend jamais de vacances a conseillé à ses collaborateurs d’éviter la «maladie» de l’hyperactivité. Il s’en est aussi pris aux «têtes d’enterrement», appelant à ne jamais perdre «l’autodérision».

 

«Cela fait du bien une bonne dose d’humour!», a-t-il lancé aux cardinaux.

 

- A la une des journaux -

 

La double vie est un des fléaux les plus graves dénoncés : certains «créent leur monde parallèle, dans lequel ils mettent de côté ce qu’ils enseignent avec sévérité aux autres et mènent une vie cachée et souvent dissolue». Certains prélats «sont totalement prisonniers de leurs passions, leurs caprices et leurs manies», a insisté Jorge Bergoglio.

 

Fustigeant la calomnie, il a fait état du cas d’un prêtre du Vatican «qui appelait les journalistes pour raconter et inventer des choses sur la vie privée de ses confrères» afin d’être «à la une des journaux».

 

Il a aussi dénoncé implicitement la lutte de pouvoirs qui se poursuit aujourd’hui dans le petit Etat, parfois entre pro et anti-Bergoglio : «Certains sont capables de calomnier, diffamer et discréditer les autres, jusque dans les journaux».

 

Des cardinaux se sont ainsi querellés par médias interposés autour du synode d’octobre sur la famille, en particulier sur la question des divorcés remariés et des homosexuels. D’autres sont même ouvertement hostiles au souverain pontife en lui reprochant son style jugé brusque, autoritaire et non conventionnel.

 

Le «pape de l’autre bout du monde», qui a expliqué qu’il se sentait parfois «anticlérical», a engagé une profonde réforme de la curie, qui devrait se traduire par des fusions de «ministères» et une ouverture aux laïcs, mais pas avant 2016.

 

Pour tenter de détendre l’atmosphère à la fin de son discours, François a conclu sur une boutade montrant que son exigence ne signifiait pas, loin de là, qu’il tenait tous les membres de la curie en piètre estime : «Les prêtres sont comme des avions. Ils font la une quand ils tombent, alors qu’il y en a tant qui volent». AFP

 

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26/12/2014

ma réflexion!

 Me voici en retard car c’était hier Noël selon le calendrier, mais je suis en avance sur demain alors que l’enfant naît sur les chemins du monde, du Nord au Sud et de l’Est à l’Ouest. Chaque jour et chaque nuit, des mamans enfantent dans la douleur et dans la joie et ne pensons surtout pas que Marie ait enfanté sans douleur ! La Femme des 7 douleurs !

C'est peut-être le commencent, l’éclatement de la première particule. L’éclosion du monde et de l’ère qui se veulent chrétiens. Si nous en sommes conscients. Et si nous suivons ce Jésus de l’Histoire et de toutes les Histoires. Nos histoires.

 Aujourd’hui cependant, c’est Noël 2014. C’est un moment magique.

 Mais aujourd’hui, dans notre actualité : Jésus VIENT!

 

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"Il fait nuit, il fait froid, le vent souffle, vos deux parents sont dans la petite grotte, la pierre moins dure que le cœur des hommes leur a offert un abri que les humains ont refusé….
Quel baume vous avez mis, Seigneur, jusqu'à la fin des siècles au cœur des pauvres, des petits, des dédaignés du monde, en leur montrant dès votre naissance qu'ils sont vos privilégiés, les pauvres appelés autour de vous qui avez voulu être un des leurs …" (Méditation, 25 décembre 1897 par Charles de Foucauld)

 Fin de l'histoire ? Pas du tout ! Au-delà du monde et de l’ère chrétienne, au-delà de toutes barrières et de toutes frontières, "UN ÂGE D'OR ARRIVE". Irrévocable.

 ... Ils viennent enfin de mettre la main sur une nouvelle particule. Un petit bout de rien. Comme le Petit Prince de Paix à Bethléem ! Pourvu que nous soyons des hommes et des femmes de bonne volonté !

 Un petit bout de Rien, l’infiniment petit dans l’infiniment grand !

 C'est très certainement LA particule. C’est notre crèche ? notre chez nous ? Y a-t-il dans notre « chez nous » de la place pour le Créateur et pour son Fils ?

 En marge et au cœur du bouillonnement de vie nouvelle, les naissances quotidiennes sur notre « unique » et minuscule planète… tant et si bien qu’une flambée  de surpopulation nous guette et alors ? Se réjouir ou prévenir ? Voilà qui tourmente les savants et les penseurs ? Et avant tout : les économistes.

 Mais restons vigilants, l’accueil, cela ne va pas de soi, il faut avoir vécu le NON-Accueil pour oser en parler… et, humblement, j’ose en parler en rougissant encore...

 Pourtant aujourd’hui, c’est  Jésus qu’on accueille dans des crèches artificielles … C'est assez facile... c’est Jésus qu’on repousse derrière des frontières et des barreaux … ou qu’on laisse trainer dans l’indifférence crasse d’un monde repu.

 « A l’heure où le pape François, dans sa bénédiction de Noël, dénonçait l’endurcissement des cœurs et l’indifférence des nantis face aux pauvres et aux démunis, la municipalité UMP d’Angoulême déclenche la polémique de Noël. En grillageant les bancs publics pour en décourager les sans-abri. Tollé! Consternation! Protestation! Bref: buzz garanti et applaudissements du FN »

 

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24/11/2014

Réflexion : Vivre vers ma mort

 

Réflexion : Vivre vers ma mort

 

Chaque pas plus proche de la Vie dévêtue d’espace temps. Nous sommes UNIS.   Non pas dans l’au-delà mythique à venir on ne sait quand on ne sait où, mais UNIS dans le moment présent.  L’unique moment d’espérance déposé dans le sein de Marie et que Joseph garde passionnément sur la route de tous les dangers, vers Bethléem – la maison du pain !

 

Dommage que la femme religieuse que je suis ( que nous sommes) n’aie jamais fait l’expérience de l’enfant en son sein sur la route quotidienne. Assise et confiante sur le dos de l’âne que conduit Joseph, le meilleur des hommes, le charpentier. Un couple de citoyen en train d’accomplir leur devoir d’état. L’enregistrement… pour les élections prochaines… L’Avent durant 365 jours que dure une années !

 

 Enceinte, la Sœur que je suis, serait plus tendrement humaine, plus spontanément confiante, elle se laisserait prendre par la main, prendre par le cœur et, avec Joseph et Marie, la sœur (les sœurs)  ferait face au monde, le monde bienveillant et le monde malveillant… sans assurance pécuniaire ni « caisse maladie »…  aller savoir ce qu’apporte la nuit et ce que réserve demain sur les chemins du monde.

 

Je réfléchis aux les premiers pas de l’ « adveniat regnum tuum » sur la route et…  que nous poursuivons ensemble en ces premiers jours de la Saison de l’AVENT 2014.

 

Mais, être SŒUR me suffit puisque « Tout enfant est le mien » - Tula Baba ! J’espère et je prie que tous les hommes et toutes les femmes se sentent inconditionnellement protégés et aimés par moi, qui veut être leur mère. Non pas seulement une mère « spirituelle » … mais celle qui fait le pain et qui est prête à le partager avec celles et avec ceux qui ne peuvent guère avoir une confiance inconditionnelle pour autant et aussi longtemps que nous ne somme que des « incarnations de Jésus » inachevées . Qu’en pensez-vous ?

 

Il en est de même pour les hommes… car ni les êtres masculins, ni les prêtres, ni les sœurs, ni les moines ni les moniales ne devraient espérer et ne peuvent espérer « être servis, lavés, repassés… » dans notre Galilée de tous les jours puisque Jésus nous A dit : « Quand tu as fait tout ce que tu as pu, dis-toi que tu n’es qu’un serviteur sans grande valeur. » (Luc 17 :10).

 

 

 

C’est l’AVENT, En latin, Avent, adventus, signifie “arrivée, venue”. Arrivée de quoi ? De qui ? Pour les chrétiens, ce terme désigne la venue de Jésus-Christ, parmi les hommes. Il naît sur les chemins du Moyen Orient, de l’Occident, de partout,  : il naît dans les a crèche, petit enfant. Vulnérable aujourd’hui comme le fut Jésus hier.  Que de lutte ! (Matthieu 10 :34), la croix vaincue quotidiennement dès que se pointe l’aurore sur le chemin vers Bethléem. Il y a des millénaires et que, déjà, Marie la messagère transportait en son sein le messager tant attendu… Celui qui vient dans l’éternel présent et qui se trouvera au sein des luttes. Qu’en pensez-vous ?

 

 

 

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30/10/2014

Manger à la cantine

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Le pape va dîner à la cantine de la zone industrielle du Vatican. François arrive et va mettre son paletot au porte-manteau disant  à l’employé de ne pas y mettre de numéro. Il arrive vers midi dix. De nombreux employés sont déjà là, et quelques-uns ont déjà commencé leur repas. Ils ont bon appétit.  François prend le plateau  orange en main, avec la fourchette, la cuillère, le verre et va chercher son repas de midi. Il y a cinq magasiniers en uniforme bleu à sa table.  De nombreux employés mangent déjà, d’autres font la queue au self-service.

 (On est le 25 juillet 2014).D’après l’Osservatore Romano . Le pape a pris des fusilli sans sauce, une portion de merlan, des légumes gratinés et un peu de frites. Je crois qu’il a payé dans les 10 Euros. Le pape a parlé de lui et de ses origines italiennes (chacun de nous en aurait fait de même je pense, j’aime toujours demander aux gens d’où ils viennent, qui ils sont, ce qui les amène ici). A la cantine, tous les clients présents étaient, on le suppose, italiens. François leur a dit (toujours selon Osservatore Romano) qu’il priait pour eux et je soupçonne fort qu’il leur a demandé de prier pour lui comme à la première heure de son nouveau mandat alors que la fumée blanche disparaissait lentement de la cheminé vaticane.

 Ensemble ils ont discuté de l’économie, des difficultés, des longues heures de travail et des petits salaires ! Comment François pourrait-il évoquer les problèmes d’argent s’’il n’en discutait pas d’abord avec les petites gens. Donc l’économie, les patrons, les emplois, les salaires, le chômage menaçant, étaient au menu de saison ! Assaisonné discrètement entre hommes (Tiens il n’y avait pas de femmes à la cantine !) Pourquoi?

N’y –t-il donc pas de femmes dans la zone industrielle du Vatican ??? Ces hommes discutaient donc, en aparté, comment ils avaient ont passé la nuit « au lit », comment se comportaient leurs femmes « au lit » et « hors lit »,  les soucis de leurs enfants  et des vieux parents attendant qu’on « les place » car l’appartement exigu obligeait qu’ils fussent « rangés dans un home » bon gré mal gré … et comment ils craignent les rhumatismes dans leurs propres articulations et leurs tendons distendus à force de maçonner en toute saison sur les chantiers de Rome.

 Retour à mon propos : le pape qui mange à midi : En faire un plat ? N’est-ce pas ce qu’il y a de plus normal que de prendre un repas, peu importe l’année, le jour et l’heure : François est un humain : il a faim (j’espère !) et il mange de bon appétit, (j’espère encore !)  à la table de famille (Ose-t-on l’espérer ?)  Est-ce assez sensationnel pour en faire la « une » de l’Osservatore Romano, de Radio Notre-Dame et Dieu sait quoi encore ?

 C’est toutefois assez nouveau pour que les médias prennent ce « fait divers » au sérieux et le publie.  J’en suis contente et cela a une teinte plus « aimable » que les refrains « dogmatiques et moralistes » de certains des prédécesseurs qui,  quand même, avaient certainement une touche de tendresse dissimulée.

 C’est donc une Bonne Nouvelle en Octobre 2014 et qui vaut une diffusion vaste pourvu que les plus affamés – en marge de l'institution ecclésiastique - y trouvent un peu d’espoir, un peu de pain.

 François le messager « plénipotentiaire » de notre Jésus bien-aimé sur terre mange en famille. Que cet exemple apaise un peu la faim de celles et de ceux qui, en ordre ou pas en ordre avec des lois conjugales bien trop rigides, n’aspirent qu’à vivre le plus honnêtement possible dans une société en devenir !  En fait, rien n’est plus normal : le pauvre et le pape à la table commune, c’est normal. Les « hétéros et les homos » ont aussi besoin du pain quotidien.  Nous sommes tous « condamnés » à faire de notre mieux dans des sociétés « religieuses » souvent tellement glacées et glaciales, dans des institutions religieuses ... tellement froides : que nous devons « tenir notre lampe allumée » jusqu’à ce qu’Il vienne nous chercher et nous prendre dans ses bras... pour nous réchauffer et sécher nos larmes !

 L’exemple du pape François à table ce vendredi à midi, avec les employés et ouvriers du Vatican, à leur « cantine », dans un climat de « bonne humeur », c’est une petite flamme d’espérance pour un monde un tout petit peu plus humain ! C’est urgent !

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16/10/2014

Ôtez Misère et laissez Cœur !

 

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Dorly, une amie est venue me faire une visite. On a évoqué ce mot Miséricorde et Dorly m’a dit : « Ôtez Misère et laissez Cœur, cela suffit ».  Les théologiens se cassent la tête à explorer des possibilités de signification et Dorly me donne la « mise à jour » !

 

Le Nouveau Testament donne une place d'honneur à la miséricorde "Allez, et apprenez ce que signifie: Je prends plaisir à la miséricorde, et non aux sacrifices. car je ne suis pas venu appeler des justes, mais des pécheurs.", Mt 9.13.

 

Jésus parlait à des gens aux cœurs plutôt égoïstes – et ne sommes-nous pas du lot - et à la mentalité légalistes –et nous sommes du lot !

 

Après 2000 ans à l’écoute de sa Parole, nous ne comprenons pas encore que Jésus n’est qu’AMOUR. Il est fascinant de réaliser enfin que nous sommes, y compris les théologiens, de vraies tortues à la découverte de l’amour ! Jésus « Menschwerdung Gottes ». Dieu, s’il existe, n’est qu’ AMOUR ! Et puisque je crois à l’Amour sous toutes ses expressions, Dieu est bien présent. Parce que tu es là ! Toi !

 

Ce cher Prophète Jérémie le disait haut et fort :

 

« Ephraïm (donc toi et moi) est-il donc pour moi un fils si cher, un enfant tellement préféré, pour qu'après chacune de mes menaces je doive toujours penser à lui, et que mes entrailles s'émeuvent pour lui, que pour lui déborde ma tendresse ? ( Jérémie 31,20 ) »

 

Mais oui, notre société serait plus proche du royaume de Dieu si nous avions un petite idée de la force de notre cœur ! Si nos autorités étaient d’emblée motivées par l’amour du bien commun ! Par la volonté politique d’établir des structures de justice comme leur seule raison d’être et de « fonctionner ». Si on remplaçait, dans les prières de l’Église ce « O Dieu tout-puissant et miséricordieux » par « O Dieu totalement impuissant … enflamme-nous et restons dans une Pentecôte quotidienne ! Bannissons de nos communautés et de nos Églises les éteigneurs – éteigneuses - de flammes et soyons des gardiens et des gardiennes, des allumeurs d’amour… Jésus a dit : « Je suis le chemin ». Et quel chemin !

 

En nous contemplant, pressant sur nos cœurs comme un « doudou » notre système capitaliste, aseptisé, sécurisé, gonflé d’or et vide de vie, que ressent-il, lui qui, parfois n’avait pas un lieu où reposer sa tête ? Oh ! je suis bien contente de disposer d’une ordinateur pour remuer le feu sous la cendre et faire flamber notre bois mort à la dérive. Mais si je me taisais, face à l’injustice institutionnelle, Je voudrais que mon cœur reste éveillé et je voudrais qu’il brûle… comme l’a dit Jésus :

 

Je suis venu apporter un feu sur la terre, et comme je voudrais qu'il soit déjà allumé !

 

Est-ce que ce qui se passe sur notre petite planète n’appelle pas le feu ? Alors que les pauvres jubilaient à la venue de Jésus à Jérusalem, les gardiens de la Loi et de l’Ordre voulaient le faire taire, Jésus rétorque : «Je vous le dis, si eux se taisent les pierres crierontt, .» Luc 19 : 28

 

Mais chemin faisant sur la route vers les Jérusalem, et les Vatican d’aujourd’hui, Jésus verse des larmes. Si notre cœur brûlait vraiment, nous n’aurions pas honte de verser des larmes de temps en temps et de laisser disparaître le cosmétique. Ainsi la misère fait place à la tendresse du cœur.

 

Je voudrais que mon cœur reste éveillé et je voudrais qu’il brûle… comme l’a dit Jésus :

 

Je suis venu apporter un feu sur la terre, et comme je voudrais qu'il soit déjà allumé !

 

« Mais Je dois recevoir un baptême ;
et combien Je suis angoissé jusqu’à ce qu’il soit accompli ! »...
Et Jésus nous avertit de ce qui arrive à tout fidèle disciple,

au cœur même de sa propre famille.

 

"Car Je suis venu séparer un homme de son père, et une fille de sa mère, et une belle-fille de sa belle-mère ;
et l’homme aura pour ennemis ceux de sa maison"

 

Telle est notre réalité : des mentalités diamétralement opposées et des soit-disant personnes détenant l’autorité affirmant : « Chez nous, le dialogue n’est pas possible. » (SIC)

 

Est-ce que ce qui se passe sur notre petite planète n’appelle pas le feu ? Je voudrais que mon cœur reste éveillé et je voudrais qu’il brûle… comme l’a dit Jésus :

 

Je suis venu apporter un feu sur la terre, et comme je voudrais qu'il soit déjà allumé !

 

Est-ce que ce qui se passe sur notre petite planète n’appelle pas le feu ?

 

 

 

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02/10/2014

La rosée, l'encens et la blogosphère

 

La rosée, l'encens et la blogosphère

 

La rosée ; c’est comme si la terre sortait de son sommeil avec un sourire de bienvenue aux premiers rayons du soleil timide, elle repose pour pour bientôt disparaître. Consummatum est !Sans laisser de trace sinon le frémissement de ce qui fut, le contentement d’avoir tout donné. D’avoir tout reçu. C’est l’amour sexuée dans la passion de son origine et qui consume, éclaire, réchauffe. Consummatum est ! C'est l’Amour en devenir que je suis, que nous sommes tous. Il faut réfléchir avant d'écrire !

 La vie continue, le souffle rythmé : inspirer, expirer, bien à sa place dans l’orchestre terrestre entre ciel et mer : c’est l’encens qui monte de mon blog encensoir vers l’infini et bien – au-delà «  Que ma prière devant toi s'élève comme un encens  » (Psaume 140). Que ce que j’écris sur mon blog Katutura s’élève vers toi comme un encens. Avec toutes les pensées des humains, tous les gestes de tendresse, de générosité, de renoncement, de souffrance positive dans les efforts quotidiens. Toute la densité du quotidien : c'est la rosée, c’est l’encens, et la blogosphère, c’est l’encensoir ou le thuriféraire ! Afin que notre créateur adoré - qu’on peut nommer Dieu – mais qui est dès bien avant le BIG BANG, l'amour, ne se repente pas un jour de nous avoir créés. Consummatum est !

 

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18/09/2014

Commentaire de Homme Libre

 

La question est difficile. Sans pardon l'humanité est vouée à rester figée sur les actes des uns et des autres ad aeternam. Cette vision conduit à éliminer les personnes qui causent du tort, volent, tuent, car on ne croit pas en une évolution possible de la conscience.
Mais comment vérifier l'évolution de la conscience chez certains individus? Certains criminels ne semblent pas changer. Ils sont psychiquement malades ou ne veulent pas changer. Le meurtre d'Adeline montre la difficulté du pardon. La société ne cherchait pas à lui pardonner, en plus d'une décision technique, celle d'une peine à accomplir? Le pardon de la société ne peut s'accomplir sans le partage de mêmes valeurs. La peine de prison peut avoir une relative valeur de pardon dès lors que l'on a aboli la peine de mort et de perpétuité, car cela signifie que collectivement la société admet l'idée que la peine de prison conduit à un amendement (si ce n'était pas le cas on condamnerait à des peines sans retour possible).

Mais on pourrait se dire que non, ce n'est pas un équivalent pardon, c'est seulement que l'on n'accorde pas à la société un droit aussi total sur l'autre. Dans ce cas, la libération du criminel est une sorte de pari: il s'est amendé ou non. On verra dans les faits.
Mais dans certains cas le pari est très risqué, car il se solde par la récidive ou par de nouveaux meurtres.
Cela dit, donner la mort est accepté en cas de guerre. Tout est donc relatif.
Peut-être doit-on séparer le civil du spirituel: le spirituel admet le pardon. C'est un acte de foi et de libération pour nous, peut-être pour le criminel. Mais la société doit être plus pragmatique. Autant dans le domaine de l'éducation elle croit en l'avenir et au développement de l'humain, autant dans le crime elle doit être plus méfiante, car ce n'est pas à elle de croire sans contrepartie dans la rédemption du criminel, c'est le criminel qui doit montrer les signes qu'il s'amende.
Enfin, ce sont quelques idées, pas des certitudes.
Pour en revenir aux signes chrétiens, c'est, pour ceux qui croient, le rappel de leur voie intérieure. On pourrait donc intégrer ce paradoxe en distinguant voie intérieure et loi civile: des chrétiens admettent que le pardon de la société n'est pas acquis par l'accomplissement de la peine de prison, ce qui est donc une affaire civile. Par contre ces mêmes chrétiens soutiennent la voie intérieure qui doit mener au pardon même si le civil ne l'accorde pas. Dans ce cas le pardon n'est pas l'effacement de la peine civile, mais il se superpose à la peine civile.

 Écrit par : hommelibre | 30/08/2014

 

« Love means never ever having to say you're sorry »

 

 

 

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15/09/2014

VISITES

 

Dieu visite la terre qu’Il a créée

 L’Esprit de Dieu visite les terriens :

 « Or, la terre était alors informe et vide. Les ténèbres couvraient l'abîme, et l'Esprit de Dieu planait au-dessus des eaux… »

 La Genèse en continue

 Les visites : Rien n’est plus précieux qu’une visite.

 Lorsque l’épouse de Joseph s’est sentie enceinte de l’enfant, bien qu’elle eut pu pressentir qu’il serait un enfant-à-problèmes, elle se mit aussitôt en route faire une visite à son amie : Élisabeth, elle aussi enceinte. La rencontre fut jubilatoire, raconte la Bible. J’imagine la voix de Marie, alto musclée de tendresse chanter son chant préféré : J’exalte mon Dieu…avec crescendo passionné alors qu’elle s’éclate avec l’âme du peuple d’Israël en attente d’un libérateur,

 « Mon âme exalte le Seigneur, mon esprit exulte en Dieu mon Sauveur. Il s’est penché sur son humble servante ; désormais tous les âges me diront bienheureuse. Le Puissant fit pour moi des merveilles ; Saint est son nom ! Son amour s’étend d’âge en âge sur ceux qui le craignent. Déployant la force de son bras, il disperse les superbes. Il renverse les puissants de leurs trônes, il élève les humbles. Il comble de biens les affamés, renvoie les riches les mains vides. Il relève Israël son serviteur, il se souvient de son amour, de la promesse faite à nos pères, en faveur d’Abraham et de sa race à jamais. » Marie demeura avec Élisabeth environ trois mois, puis elle s’en retourna chez elle . Saint Luc 1, 46-56

 Pas de ligne téléphonique, ni d’e-mails, elle lâche Joseph durant trois mois – la durée d’une visite - avant de revenir à Nazareth, adorablement arrondie et  sans doute plus belle que jamais.

 La rencontre donne vie, vibrations, espérance en marche avec ou sans béquilles, en marche vers la naissance… les passages par le « trou d’une aiguille » vers le glorieux Golgotha de l’enfantement. Dans mon repaire « zougois ». à Menzingen,  les visites font mon plus grand bonheur ! Elles me donnent vie : le défi de « brûler jusqu’au bout » comme cette femme forte me l’avait enjoint en Afrique du Sud : « Burn on till you burn out ».

 Rien n’est plus précieux qu’une visite.

 Je les attends, les visites, j’en jouis, je les rumine d’une fois à l’autre ! C’est mon globe peuplé vivant, en devenir… Un mot que je ne puis traduire de l’allemand : « Menschwerdung Gottes ». Ce n’est pas « Dieu qui s’incarne ». C’est bien plus que ça : Gesellschaft werdung Gottes… Gemeinschaft werdung Gottes…Weltwerdung Gottes… comment dire ça en français, notre si belle et si noble langue langue ?

 « L’humanisation de Dieu, » mais c’est bien plus que ça que nous offrait si bien Teilhard de Chardin ! Et je suis consciente, nous sommes de plus en plus profondément conscients qu’à moins de participer passionnément, activement à l’humanisation de notre planète, que nous disparaîtrons…

 Chaque visite, chaque rencontre est un devenir, une naissance, Paul de Tarse en était déjà conscient, lui, le fougueux et qui persécutait d’abord les chrétiens avant sa conversion sur la route de Damas.

 Nous le savons bien,

 la création tout entière crie sa souffrance,

 elle passe par les douleurs d’un enfantement qui dure encore.

 Et elle n’est pas seule.

 Nous aussi, nous crions en nous-mêmes notre souffrance ;

 nous avons commencé par recevoir le Saint-Esprit,

 mais nous attendons notre adoption

 et la délivrance de notre corps.

Lecture de la lettre de saint Paul Apôtre aux Romains (Rm 8, 18-23)

 Et ce n’est que le mystère de Pâques – Pasqua mysterium – ce que les opprimés et les pauvres vivent en ligne dans leur labeur quotidien !

 Et voilà, je dois cependant avouer que mon temps à l’ordinateur est limité et que « je dois faire avec » !

 J’avoue aussi avec bonheur qu’on m’a rebaptisée « Katutura » : le « toupet » d’une visite et d’une rencontre il n’y a que quelques jours… Nous n’avons pas, sur cette terre une cité qui dure… j’y reviendrai.

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