23/03/2015

Hommage à Hans Erni!

 Merci très cher Ami: Hans Erni

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Plus près de nous encore

 Merci à toi Hans Erni

 Tu as compris notre rêve,

 tu l'as dessiné, tu l'as saisi :

 

L'Afrique du Sud

 Le vrai visage

 Regarde

 rêve

 lutte

 

bientôt je pourrai

 me reposer

 

te dire Merci face à face

 Tu es dans le cœur de Dieu

 plus proche de moi encore

de nous

de Dieu-Amour

 Là où bientôt j'espère

 te rejoindre

 rêve accompli

 rêve en devenir

 l'amour nous unit!

 Merci Hans Erni !

 

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06/01/2015

Soulager mais pas tuer

 

 

 Dieu sait combien chacun de nous a été témoin de la souffrance d'autrui sans pouvoir éliminer cette souffrance.

La seule chose possible: être présent, sentir au creux de la main le coeur de l'autre, uni au vôtre, un seul coeur qui bat

Soulager, prendre sur moi une partie de cette vie douloureuse et vivre ensemble pas à pas vers l'avenir inconnu, mais promis par la résurrection de Jésus, Dieu fait homme. Dieu fait moi, Dieu fait toi.

Avec mon frère, ma soeur, mes amis, celles et ceux dont le dernier souffle permet à la bougie de s'éteindre, afin de vivre encore.

Chacun de nous, moi y compris, faisons l'expérience de notre mort anticipée car, comme Jésus, avec Jésus : l'Heure n'est pas encore venue. L'heure est en chemin... quand l'heure sera là, je ne ferai aucun bruit : Jésus m'emportera et mon dernier souffle sera celui de ma naissance. Une, petite fille, avec les genre humain ou chacun garde son identité unique liée à l'univers ! « Je t'ai appelée par ton nom  tu es à moi. Quand tu traverseras les eaux, je serai avec toi, les fleuves ne te submergeront pas. Quand tu marcheras au milieu du feu, tu ne te brûleras pas, la flamme ne te consumera pas. »(Isaïe 1 à 3)

 

 

Soulager mais pas tuer est parrainé par Philippe Pozzo di Borgo, tétraplégique dont la vie a été rendue célèbre par le film Intouchables.

 

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28/12/2014

Message de François, pape

 

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Chers amis, avec soulagement je vous offre ces paroles de notre pape François : il dit la vérité. Ce que François dit de l’Église à laquelle, comme lui, j’appartiens, me concerne aussi. Cela nous concerne tous et c’est la raison pour laquelle j'écoute ce que dit François et je vous le passe en sachant que vous serez heureux/ heureuses d'écouter l’évangile… chez nous. Lisons les quatre évangiles et nous entendrons le Pape François nous parler. Alors, ouvrons nos cœurs :

 

Je crois que chaque « supérieure » à la carrure évangélique de François pourrait en dire autant de sa « petite curie » à elle, à lui, à la direction  de son institution (Institution d’hommes et ou de femmes)  qu’elle ou qu’il dirige parfois davantage avec la tête que le cœur.

 

 

 

« Le pape François dénonce les «maladies» menaçant la curie romaine

 

Le pape François lors de l'audience aux employés du Vatican le 22 décembre 2014 au Saint-Siège .

 

«Alzheimer spirituel, fossilisation mentale, têtes d’enterrement...»: Le pape François a dressé lundi devant la curie une liste des maux qui la menacent, dans un discours illustrant son intransigeance au risque d’aggraver les tensions au sein du Vatican.

 

Dans ses voeux au gouvernement de l’Église, le pape argentin a énuméré quinze «maladies» dans un réquisitoire condamnant, sans désigner personne nommément, la mondanité, l’hyperactivité, la manipulation des collaborateurs, la corruption des mœurs, les rivalités, les calomnies et la zizanie.

 

 

 

Dans le cadre très solennel de la Salle Clémentine au Vatican, il a ainsi convié les membres du haut clergé à «un véritable examen de conscience».

 

«L’Alzheimer spirituel», «la fossilisation mentale et spirituelle», «le coeur de pierre», «le terrorisme des bavardages», «la schizophrénie existentielle» menacent les cardinaux. Mais aussi «l’exhibitionnisme mondain», «la planification d’expert-comptable», «les cercles fermés», «les têtes d’enterrement»...

 

«La guérison est le fruit de la prise de conscience de la maladie», a plaidé le pape, dans un silence de plomb, en appelant les cardinaux à laisser «l’Esprit saint» inspirer leurs actions, sans se reposer sur leurs dons intellectuels ou d’organisation.

 

Depuis son élection en mars 2013, François avait déjà souvent tempêté contre des attitudes mondaines, carriéristes voire dissolues, mais jamais en des termes aussi virulents.

 

Il a appelé chacun à ne pas tomber dans les différents pièges que tend le pouvoir clérical.

 

«Ce n’est pas le discours d’un grand patron qui annoncerait la restructuration de son entreprise, ou de celui qui chercherait à déclencher une chasse aux sorcières», analyse le vaticaniste Andrea Tornielli.

 

«Le pape parle dans une perspective totalement évangélique, invitant tout le monde, y compris lui-même, à se convertir», estime-t-il.

 

Facétieux, le pape argentin a évoqué la tentation de «se sentir immortel» et a invité les prélats à se rendre dans les cimetières où reposent «tant de gens qui se considéraient comme indispensables».

 

Lui qui ne prend jamais de vacances a conseillé à ses collaborateurs d’éviter la «maladie» de l’hyperactivité. Il s’en est aussi pris aux «têtes d’enterrement», appelant à ne jamais perdre «l’autodérision».

 

«Cela fait du bien une bonne dose d’humour!», a-t-il lancé aux cardinaux.

 

- A la une des journaux -

 

La double vie est un des fléaux les plus graves dénoncés : certains «créent leur monde parallèle, dans lequel ils mettent de côté ce qu’ils enseignent avec sévérité aux autres et mènent une vie cachée et souvent dissolue». Certains prélats «sont totalement prisonniers de leurs passions, leurs caprices et leurs manies», a insisté Jorge Bergoglio.

 

Fustigeant la calomnie, il a fait état du cas d’un prêtre du Vatican «qui appelait les journalistes pour raconter et inventer des choses sur la vie privée de ses confrères» afin d’être «à la une des journaux».

 

Il a aussi dénoncé implicitement la lutte de pouvoirs qui se poursuit aujourd’hui dans le petit Etat, parfois entre pro et anti-Bergoglio : «Certains sont capables de calomnier, diffamer et discréditer les autres, jusque dans les journaux».

 

Des cardinaux se sont ainsi querellés par médias interposés autour du synode d’octobre sur la famille, en particulier sur la question des divorcés remariés et des homosexuels. D’autres sont même ouvertement hostiles au souverain pontife en lui reprochant son style jugé brusque, autoritaire et non conventionnel.

 

Le «pape de l’autre bout du monde», qui a expliqué qu’il se sentait parfois «anticlérical», a engagé une profonde réforme de la curie, qui devrait se traduire par des fusions de «ministères» et une ouverture aux laïcs, mais pas avant 2016.

 

Pour tenter de détendre l’atmosphère à la fin de son discours, François a conclu sur une boutade montrant que son exigence ne signifiait pas, loin de là, qu’il tenait tous les membres de la curie en piètre estime : «Les prêtres sont comme des avions. Ils font la une quand ils tombent, alors qu’il y en a tant qui volent». AFP

 

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22/07/2014

Nous n'avons pas le droit

 

 

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Nous n’avons pas le droit de nous taire face au massacre des petites gens de Gaza, de Palestine, de partout dans le monde.

 Stop le massacre des Petites gens de Gaza, Si nous ne crions pas, les pierre de la Terre Sainte se mettront à crier : à a Gaza. Mais qu’y a-t-il là derrière ?

 Le pouvoir, l’avoir, les armes …  qui fabrique les armes et qui tient le pouvoir et qui TUE ?

 Se taire et prier, non : agir en tant que prière, oui, mais pas demain. C’est déjà bien trop tard.

 Prier ensemble alors que tout est fait pour construire de murs, des frontières, pour les garder, pour protéger les uns, on tue les autres. Non !!!  Renverser les « trônes et les dominations », Marie enceinte de Jésus, chantait ce cantique révolutionnaire… quelle fut la vie de son fils !

 Nous qui chantons le Magnificat, quel est notre présent et quel est notre avenir. Stop au chant du Magnificat hypocrite lorsque nous restons assis sur des coussins rembourés dans une Église sécurisée.

Combien de temps laisserons faire les tueurs à Gaza ?

 Combien de temps encore laisserons nous geindre sur Jésus sur la croix ?Nous n'avons pas le droit de nous complaire dans la mortelle indifférence... moi d'abord mais pas seulement!

 

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15/06/2014

En direct: les pauvres et François à Sant Egidio

J’aimerais contextualiser la visite de l’évêque de Rome, François, à la communauté Sant Egidio à Trastevere, Rome. Le billet serait long et encore plus long si je vous racontais mon expérience de la communauté Sant Egidio, à Lausanne. Mais je promets, qu’après ma joie de pouvoir dire quelques mots sur la visite du pape, en ce moment même, je mettrai l’événement en situation !

 La visite annoncée de François réjouit cette  "paroisse sans frontières", ces gens du peuple animée, aidée, par les disciples modernes Sant Egidio, c’est un honneur et quand on est pauvre : une visite est comme un ange qui passe ! Pour les membres de Sant Egidio, dispersés aux quatre coins du monde, quelques moments avec quelqu’un qui leur est proche c’est un encouragement, c’est la Bonne Nouvelle de Jésus. Chemin faisant !

 Qui sont-ils, ces jeunes empreints de valeurs humanitaires, désireux d’un monde plus juste, actifs, engagés bénévolement d’abord là où ils se trouvent ? Celles et ceux que je connais ont été, où sont encore des étudiants, des intellectuels, j’en connais un qui est journaliste, d’autres sont des éducateurs, des techniciens, des soignants, mais tous sont solidaires entre eux et solidaires avec les malchanceux, les pauvres, les étrangers, les personnes handicapées, âgées.

 François arrive vers 17h00 et, homme de prière, il va confie sa rencontre à la Adonna de la clémence à Retraverse.

 Quelle joie de pouvoir prendre part et de se sentir là, ensemble dans l’immense bonheur de réaliser que note petite vie a un sens qui nous dépasse. Cette vidéo est de Sant Egidio, en anglais aussi. On peut sauter quelques passages et aller directement afin d’écouter ce qu’on dit les pauvres à papa Francisco et ce que lui, leur a répondu. En dépassant de loin les frontières de notre Europe. Notre cœur se remplit de vie nouvelle et de reconnaissance !

 

Comme promis: complément et liens au sujet de Sant Egidio

Une prière pour "les peuples en guerre"

 A la fin de cette rencontre, le pontife a invité l'assemblée à prier pour tous les "peuples en guerre" : l'Irak, l'Ukraine, le Nigeria, la Centrafrique et bien sûr la Syrie. "La prière est l'arme que nous avons pour toucher le cœur de Dieu", a souligné François, avant de conclure : "Priez pour moi, car vous savez que mon travail est un travail insalubre, alors j'ai besoin de vos prières extraordinaires !".

 Plus de 20 ans d'histoire

 A Lausanne, la Communauté de Sant’Egidio a une vie de prière et de service. Elle existe à Lausanne depuis 1990. Son histoire a débuté avec la rencontre d’enfants d’un quartier populaire qui avaient besoin d’aide scolaire et d’amitié.

 « Les voies d’un nouvel humanisme pour la globalisation »

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12/06/2014

Les Petites mains du mondial football 2014

 

La Coupe du monde au Brésil 2014

 

Le Pape a exhorté les sportifs: « rivaliser dans l'estime réciproque et dans la fraternité... Non à l'individualisme ! Non au jeu pour soi. Faites un jeu collectif... le sport fait du bien au corps et à l'esprit seulement s'il reste un jeu... »

 Mais que se passerait-il s’il y avait une eclipse de ballons ronds ou que, gonflés d'oxygène, ils prennent leur envol pour un autre monde ?

 

 Pas cette fois : ils vont au Brésil : Prêts à faire voltiger les pieds et les têtes jusqu'à l’éventuel GOAL. Le footballer sera le héro du moment et le petit et Brazuca-le ballon repartira ... sous d'autres pieds et vers d'autres têtes...

 D'où vient Brazuca, le ballon officiel de la Coupe ondial 2014 ? De Sialkot city, Pakistan et voici son histoire comme le montre Al jazeera.

 Même si le texte est en anglais, les images sont multilingues :

 Que Brazuca procure du pain aux millions de Petites mains qui les ont fabriqués...

Jésus aime le jeu, j'aime l'esprit du sport pour tous, j'aime le FOOT, le sport des terriens.. qu'il serait bon ... le foot pour tous... avec des billets d'entrée à la portée de tous et gratuit pour les pauvres ...

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04/06/2014

Ici Genève!

 

 

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La petite jurassienne du Clos-du-Doubs écoutait à notre première radio « médiator » cette voix fière et chaude, teintée de galanterie, contrôlée, le timbre extrêmement respectueux d’Anatole .  Son accent que nous imitions en rigolant était genevois pure sucre et l’énonciation modulée comme des ondes lacustres rapprochées sans pourtant se chevaucher. Car il prenait le temps de se faire écouter, Anatole ! Ce qu’il disait était pour nous une éducation à partir de l’information. Papa et maman contrôlaient les heures d’écoute (il n’y en avait pas tellement et la plus douloureuse des punitions était d’être envoyés au lit le soir!). Les discussions animées de nos parents politisés de par leur origine, et leur vécu, portaient sur l’actualité ou les « nouvelles :  Maman très française et papa très suisse. Oh les étincelles internationales !

 Genève était à l’époque aussi inaccessible que Cape Town à Delémont aujourd’hui : la voix était le lien. Le lac, la mer prennent naissance sur les ondes !

Ces temps-ci, la population genevoise est en train de célébrer le bi-centenaire de son entrée dans la confédération comme le Jura lui fut « attribué » en 1815 pour finalement tomber dans les pattes de l’ours plus ou moins sympa, c’est selon… Le Jura libre est une entité autonome de la Confédération comme l'est Genève.

 

Comme les Genevois, nous sommes frontaliers,  ronchonneurs mais jamais centrés sur un minuscule égo nationaliste ni élitiste ni hiérarchique … On se ressemble sauf que notre voix est moins cultivée que celle d’Anatole le noble, elle est plus rustique avec des fragrances médiévales manifestes !

 Mais revenons à la Célébration du bicentenaire de l'entrée de Genève dans la Confédération que 17 mois d’événements vont marquer pour se souvenir et repartir vers l'horizon...

 Les illustres visiteurs et invités :

 «Merci à Genève de permettre aux citoyens du Monde d’avoir envie de se sentir Genevois.» C’est ce que dit le Neuchâtelois Didier Burkhalter, venu célébrer à Genève, l’entrée du canton dans la Confédération en 1814. Cela ressemble à une expression diplomatique un peu appuyée ! Pourquoi « avoir envie de se sentir Genevois » alors qu’on est bien dans sa peau, et que l’amitié entre les citoyens les plus variés, est un lien solidaire qui précède et dépassent les festivités… Mais c’est vrai que les invités faisaient partie du beau monde des « gens très bien ».

 Notre blogger Demir SÖNMEZ les montre avec générosité et talent. Un beau lac, la rade, le ciel bleu, des voiliers, les collines et puis au milieu des sourires, des costumes, des fleurs et le discours du maire de la ville, Mr Sami Kanaan qui dit : « Genève ne serait pas ce qu’elle est sans les autres, sans celles et ceux venus d’ailleurs… » et qui eux, ont eu l’envie  de se sentir Genevois et auront été bien accueillis.

 Mais je cherche les autres qui ne sont pas sur les photos et je les trouve dans l’excellente réflexion de Grégoire Barbey que je remercie que je lis et relis en y trouvant un reflet de la société « at large » face aux médias : n’est-ce pas que nos médias, lors d’événements officiels mettent en lumière d’abord les gens « très bien » - avec raison car tous sont biens et bons bien que séparés des autres qui restent dans l’ombre.

 

Georges Brassens se mettrait à chanter son « Petit cheval blanc » :tout le contraire des amateurs de « gens bien » Brassens en souriant avec une tendre ironie chante :

 « Sa voiture allait poursuivant
Sa belle petite queue sauvage
C´est alors qu´il était content
Eux derrière, eux derrière!
C´est alors qu´il était content
Eux derrière et lui devant »

 Tandis qu’au bicentenaire c’était « Les copains d'abord », d’accord, pourvu que les autres soient aussi invités aux festivités !

 Bicentenaire du rattachement de Genève à la Confédération. Scène incroyable
ce week-end lors de la célébration du débarquement des confédérés à Genève en 1814.

 

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avec reconnaissance envers Grégoire Barbey

« D’un côté, les privilégiés, les «élites», comme les qualifieraient certains partis, et de l’autre, les gueux, le peuple, celui qu’on ne veut pas avoir à ses côtés, mais qui nous a quand même placé dans ce rôle tout à fait agréable. »

 A cette occasion, les bloggers, chacune et chacun à sa manière partagent les sentiments bien genevois et qui, comme des bougies, tour à tour brillent, brûlent, éclairent et osent…

 

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04/04/2014

Se souvenir pour construire

 Le passé du Rwanda est présent dans les survivants.

On cite souvent Saint Irénée  : « La gloire de Dieu c'est l'homme vivant »

Ainsi en est-il pour Bruce Clarke, le concepteur et réalisateur des « hommes debout » pour qui, comme pour moi, se souvenir et construire sont organiquement liés. Il s'agit du du Pasqua mysterium, la dynamique pascale quotidiennement vécue par les humains, et principe de vie dans la nature. Et assurance que la lutte mène à la victoire.

 

 

 

Les hommes debout

 

Genève, Lausanne pour ne nommer que ces deux endroits ont soutenu le collectif des « Des hommes debout »

 

On trouve Bruce Clarke en première page de mon blog, et un clic permet de faire connaissance avec l’homme, l’artiste, le citoyen du monde qui s’engage là où le devoir l’appelle afin que les hommes se tiennent debout. Il s'offre, avec son engagement, son art :

 

« ...pour empêcher les yeux du monde de regarder ailleurs,

 

pour créer un pont de solidarité entre les victimes

 

et le reste du monde, avec pour seuls outils

 

la beauté et la simplicité. » (BC)

 

 Notre vie est une et donc solidaire avec celle des hommes et les femmes du monde entier, en cercles excentriques. Rien ne peut en être exclu : ni la politique, encore moins l'économie.


 

 Et Dieu et la prière ?

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27/03/2014

Changement : tant de ressemblances

Le monde change. Nous sommes le monde : des racines aux sommets, le monde change bottom-up et jamais top-down simplement par ce que la sève monte.

 L’Église catholique semble être un monolithe coulée comme un bloc de béton dans les structures vaticanes transformées en État. Cela peut-il changer pour rester au cœur du Monde ?

 Le « grassroot movement » lancé par Jésus pour construire un royaume ou une famille a survécu et survit tel un filet rougi du sang des prophètes au travers et en dehors des structures rigides ecclésiastiques jusqu’à aujourd’hui. L’Église « People of God » est un peuple en marche.

 Nous savons combien ce petit peuple pèlerin souhaite la conversion des bergers prisonniers d'une bergerie et qu'ils rejoignent la masse.

 Deux Bergers l'ont fait et j'ai l'audace de les mettre ensemble dans ma réflexion :

 Oscar Arnulfo Romero, à qui j’ai voulu rendre hommage il y a trois jours (le 24 mars ) fut le produit du système sacerdotale de l’Église comme le pape Francois Bergoglio le fut. A quelques années de distance.

 Les deux prêtres Jésuites conservateurs sont promus évêques  (au El Salvador pour l’un, en Argentine pour l’autre). D'abord, l'église des pauvres craint leur conservatisme et leur autorité. Ils ont raison. Mais c'est sans compter avec la « Costly Grace » (Bonhoeffer) offerte à tous.

images.jpg Au El Salvador, Romero reproche à son confrère jésuite Rutilio Grande, non pas son engagement pour les pauvres, mais sa « théologie libératrice », c’est-à-dire : la force de Jésus qui libère et veut l’homme libre et debout. (Selon l’évangile et le fondateur de la théologie de Libération en Amérique latine, Gustavo Gutiérrez).  

 En Argentine, Bergoglio est compromis avec les autorités qui harcèlent les pauvres et ses confrères jésuites, pensant ainsi sauver l'interdiction de l'Ordre des Jésuites en Argentine.

 Au El Salvador, Romero est converti lorsque son ami et confrère Rutilio Grande et ses deux compagnons sont  assassinés pour avoir soutenus les paysans-sans-terre. Romero confronte alors les autorités qui l’assassineront.

 

images sérieux.jpgBergoglio, à sa manière et dans son contexte argentin, est converti par les pauvres au milieu desquels il vit. Mais la théologie de la libération lui fait peur. Ses confrères sont torturés, il prend conscience de ce qui se passe crucifié entre l'institution et le petit peuple. Il s'engage clandestinement, dans les coulisses d'abord. Il confronte les autorités en tangente comme pour les convertir mais il oublie les Mère de la Place de Mai qui pleurent leurs enfants victimes des soldats. On le lui reprochera. Il avoue ses erreurs et reconnaît qu’il est un pécheur que Dieu a regardé. J'ai très très rarement vu une supérieure religieuse qui confesse ses erreurs. Bergoglio le fait.

 En 2013, l’Église catholique à Rome gît dans pétrin tel que, lors du conclave après la démission de Benoît XVI, Bergoglio est élu. Il accepte. Pauvre Lui. Il avoue avoir fait une expérience mystique, avant d'accepter ce défi prophétique : "the Costly Grace" lui était offerte. Il dit Oui. Et il dit à la foule en délire : Priez pour moi. Et depuis, son sourire nous fait revivre.

 Romero fut un homme rempli de la joie de l’évangile, il fait alliance avec les opprimés et il fait l’expérience de Dieu dans la vie, dans la souffrance et la mort des petites gens. Il affirme : « « J’ai appris à connaître Dieu parce que j’ai appris à connaître mon peuple. »

 Aucun doute qu’il en est de même pour Bergoglio et, dans Evangelii Gaudium (7) il écrit : « La plus merveilleuse expression de joie de ma vie surgit de la vie des pauvres dépourvu de tout. » De la vient  le style de vie prophétique, la parole prophétique, les actions publiques, constantes et prophétiques de François Bergoglio… 

 Romero a vécu, a lutté, est mort, comme Jésus, comme tant d’exploités pour que naisse une nouvelle civilisation car Romero, comme Jésus l’a promis : « Mort, je ressusciterai au cœur de mon peuple. »

 François Bergoglio – comme nous, sœurs, prêtres, chrétiens et humains avant tout – désire ardemment être au cœur de cette Église pauvre et riche de la volonté d’une civilisation nouvelle en 2014. Une civilisation d’Amour, pas de sentimentalité, de justice et de vérité.

 Nous savons que François a des ennemis mais, totalement conscient que ni les institutions, ni les structures, ni la mort n’auront le dernier mot, il va son chemin faisant le bien.  

 Je prie que Romero le protège et que tous soyons solidaires de sa présence prophétique. Nous sommes aussi conscients de l’avertissement de Jésus :

 Mathieu 10 :36 :  “ L’homme aura pour ennemis les gens de sa maison.”

 

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24/03/2014

Oscar Romero il y a aujourd'hui 34 ans

Petit hommage à Oscar Roméro ce 24 mars 2014

 Assassinée au El Salvador, il y a 34 ans aujourd'hui.

 3317268--300x200.jpgIl s’y attendait à cette Mort violente, Oscar Romero. Pourquoi ? Parce qu’il avait simplement demandé qu’on assassine pas les paysans sans terre. Le problème : c'est qu’il ne prêchait un évangile abstrait : il l'incarnait avec le peuple salvadorien. Il a crié aux soldats de l’armée (souvent armée et formée par les USA), d’abandonner leurs armes ; il a écrit une lettre ouverte aux autorités salvadoriennes leur demandant de donner les ordres en ce sens aux soldats en évoquant la souffrance du petit peuple.

 En un mot, qui est ce prophète ? Oscar Romero, imprégné d’abord par la manière d’être des fonctionnaires du Vatican, s'est converti au contact de l'évangile des opprimés. Il a  a grâce d'anticiper en lui « l’évangile de la joie »(Evangelii gaudium : texte intégral français ) et ce fut sa force et sa passion face aux victimes des régimes du El Salvador. L'exemple des gens, des laïcs, des prêtres, des Sœurs sont pour lui un signe des temps.

 Oscar Romero a discerné le signe de l’Évangile de la libération, il s’est converti à Jésus fait homme en tout homme, plus intégralement en ceux qui ont faim, soif, qui sont nus, emprisonnés, qui luttent pour garder un lopin de terre, un souffle de vie. Il a écouté la voix des opprimés et la transmise au monde des autorités, des riches, des puissants militaires et bancaires.

 C'en était trop.

 

romero2006.jpgIls l'ont tué. Oscar Romero vit dans son peuple, pas au El Salvador seulement : bien au-delà. Les « petits » meurent sous les balles et les bombes à l’instant où j’écris, et je le sais : eux, sont les témoins, les martyrs de l'ère post moderne : la nôtre. Tertullien l’Africain de Carthage a dit :

 " Le sang des martyrs est semence de chrétiens. " et Tertullien aurait aussi dit : « On ne naît pas chrétien, on le devient »

 

Ce petit billet voudrait simplement honorer, remercier, avec ceux et celles de la Maison Romero à Lucerne, avec tous ceux qui le prient, Romero pour sa solidarité jusqu’au bout de sa vie… je crois que son esprit ressuscité  vit au cœur de son peuple, de tous les peuples aujourd’hui. En Suisse, En Europe aussi !

 Je ne désire nullement une canonisation de Romero « par obligation » pourrait-on dire, pas plus que je ne désire celle de Nelson Mandela… Les peuples de la terre connaissent leurs pasteurs, leurs leaders et leurs vies nous inspirent car elles incarnent Jésus. Cela suffit.

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23/03/2014

Malade de la Peur? (2)

Pour répondre brièvement aux deux commentaires sur « La peur rend malade » 21.03.14

 Étrangers criminels

  Les clichés « étrangers criminels » et « immigration de masse » ambigus deviennent des images dans le cerveau, le  subconscient des citoyens qui ont voté le 9 février 2014.

 Des deux mots juxtaposés sort UNE image. On voit un étranger, il habite ton regard. L’image est dans le regard soupçonneux des voisins.  L’image est sombre ou parfois noire ! Double effet et le racisme s’infiltre.

 

 Immigration de masse 

 Encore un cliché : et l’image suffit a influencer le citoyen qui dira OUI. On devient malade de peur. Il faut des lois pour se protéger fussent-elle inhumaines dans l’application. Fussent le choix d’une faible majorité !

 A notre Conseil fédéral de faire face…

  Les images perverses et les clichés, je l’espère et c’est ma prière, ne prendront pas racines en notre conscience individuelle et collective.

 

 Mon expérience en Afrique du Sud, ce pays vaste et merveilleux où les noirs étaient perçus en tant que « masse » menaçante et que « criminels étrangers ! ». Potentiels sans doute!

  Notre poète des années septante Mtshali a écrit son expérience :

 9781431404414__03444.1382728764.300.430.jpgToujours suspect

 Je suis mon chemin, péniblement, sur la chaussée de la ville

 A côté de « Madame » :

 Elle glisse prestement son sac à main

 De l’autre côté du mien,

 Elle me regarde

 Dans ses yeux je lis

 « Ah, ah, ah ! Je te connais ;

 Sous ces beaux vêtements

 « Bat le cœur d’un voleur ».

  « Sounds of a Cowhide Drum » (1971 voir le lien)

Traduction c-cm

 L’original en anglais :

Always suspect

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 I trudge the city pavements
side by side with ‘madam’
who shifts her handbag
from my side to the other,
and looks at me with eyes that say

 «  Ha Ha  I know who you are ;

 beneath those fine clothes

 Ticks the heart of a thieve »

 From « Song’s from a cowhide drum » 

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13/03/2014

Un an de labeur du pape François

L'Esprit de Dieu planait sur les eaux (Gn.1.3)

 Et souffle pour les siècles des siècles

 Toujours neuf, toujours originel !


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L’origine, c’est aujourd’hui

 Oui, le passé existe et l’avenir est là

 Le petit pape François, moi et toi ce soir

 et le petit monde enfoui dans nos cœurs sans murs

 sans porte et sans fenêtre accueillant l’Esprit impatient

 de nous animer, de nous éveiller, de nous envoyer

 offrir là où il souffle nos lampes allumées

 

nos sourires héroïques à travers les enfers

 man-made des armes et des munitions

 semant la mort… du Soudan à la Syrie, du Cap au Caire,

 

de Sotchi à Kiev… en cercles concentriques…

 oubliant que la mort ni la violence n’ont le dernier mot

 face à l’origine et le souffle de l’Esprit

 le souffle de l’Esprit originel

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 à  l’origine de notre monde ce 13 mars 2014.

 Pour le passé, pour l’année écoulée

 et pour la marche à suivre dans l’inconnu

 sans autre balise que le souffle de l’Esprit

 le souffle enflammé au cœur

 de nos frères et de nos sœurs

 comme l’unique espérance d’un monde naissant

 pas encore là mais déjà là : Jésus aujourd’hui

 et François aujourd’hui et toi et moi aujourd’hui


 Jésus si proche qu’on ne le reconnaît que

 Dans notre prochain le plus proche

 François, si proche qu’il est superflu de le chercher plus loin

 Qu’ici avec toi, avec le souffle de l’Esprit !

 À Jésus, à François, à nous qui sommes l’origine,

 

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Nous ne craignons pas l’avenir

 Nous méprisons les défaites, les échecs,

 Les mises à l’écart car la périphérie est bien

 l’origine du centre

 L’Esprit, Jésus, François, toi, moi… nous...

 Pour le 1er anniversaire du boulot assumé

 par notre pasteur de la paroisse sans frontières

 qui méritera un jour lointain peut-être

 le nom d'église peuple de Dieu.


 Un pape François qui n'est pas parfait

et qui fait des fautes

 comme moi, comme vous, comme nous

 il mérite notre prière, notre solidarité et notre confiance

13.03.14. MvB CM

 

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12/02/2014

Ouvre notre intelligence, mon Dieu!

Consciense de la dignité humaine

 Ma prière ce soir : Mon beau pays, que Dieu garde ton âme ; mon beau pays, ouvre tes portes, ôte tes frontières, ouvre ton coeur, ouvre ton esprit à l'Esprit qui souffle et cherche à se poser en chacun de nous pour que nous prenions conscience que nous sommes tes créatures nées pour vivres hors frontières !

 Si la conscience nationale est un mur emprisonnant les citoyens, ceux-ci ne sont ni citoyens, ni nationaux. Ils sont à peine une trainée de poussière sous la botte d'un despot.

 Mais voyons le danger :

 « Nous sommes de plus en plus enclins à détourner notre regard lorsque nous sommes confrontés à la pauvreté dans la sphère publique. Cela nous mène à accepter non seulement la ségrégation de nos quartiers et de nos lieux publiques, mais également la ségrégation de notre conscience et de notre être. Lorsque nous fermons notre porte ou que nous nous détournons de l’étranger, en nous aussi une porte se ferme. »

 (ma traduction avec l'appui de mes amis et avec gratitude aux auteurs)

 Stanley Saunders and Charles Campbell
Source: The Word on the Street

 « Our growing capacity to look the other way when confronted by poverty in the public sphere lead us to accept not only the segregation of our neighborhoods and public places, but also the segregation of our consciousness and being. When we close the door or turn away from the stranger, a door closes in us as well. »  Stanley Saunders and Charles Campbell

 

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07/02/2014

Sotchi

 C'est parti! Le président russe Vladimir Poutine a officiellement ouvert les 22es Jeux Olympiques d'hiver. Selon la TV : Massimo Lorenzi donne quelques explications assez prudentes mais bonnes. Mais écoutez :

 

 

 

Reporters Sans Frontières

 Le 7 février 2014, jour de la cérémonie d’ouverture des Jeux olympiques de Sotchi, Reporters sans frontières interpelle les instances olympiques en créant la Reporters Sports Federation.

 On ne peut se faire d’illusion sur la liberté de la presse en Russie :

 La Russie est 148e sur 179 pays dans le Classement mondial de la liberté de la presse en 2013.  Et je pense surtout à cette femme qui a payé, de sa vue, le prix de son courage journalistique

 Comment oublier Anna Politkovskaïa :

 "On vit tous avec un bâillon sur la bouche" !(selon Rena Lesnevskaïa)
Dans mon blog :
mardi, octobre 10, 2006

 Anna Politkovskaya, correspondante du bi-hebdomadaire russe Novaya Gazeta , journaliste connue par son engagement contre la guerre en Tchétchénie , a été assassinée le 7 octobre 2006 vers 17h. Son corps a été retrouvé dans l’ascenseur de son immeuble, rue Lesnaya, à Moscou. » (Rebellyoninfo) .

 Dans les circonstances actuelles à Sotchi :

 Quels critères pour l’accréditation des journalistes aux Jeux ? Où sont-ils logés ? Sont-ils libres de circuler de contacter le petit peuple comme certains de nos journalistes ont pu le faire en Afrique du Sud aux jeux olympiques 2012 ? Comment fonctionneront les médias ? Les médias sont-ils des « biens » comme l'entend Poutine ?

 « Le 19 août 2013, Vladimir Poutine a signé un décret (oukaze n°686)

 visant à contrôler drastiquement la circulation des personnes et des

 biens à Sotchi dès le 7 janvier 2014, soit un mois avant le début des

 Jeux olympiques, et jusqu’à la fin des Jeux paralympiques, le 21 mars. »

 «  Pour que le combat des journalistes russes face à une censure et à une volonté de contrôle croissantes de la part des autorités ne soit pas le grand absent de ce rendez-vous médiatique international, la « Reporters Sports Federation » actionnera tous les leviers de plaidoyer habituels des sports exclus des programmes officiels. Le seul objectif de RSFdéfendre et promouvoir le droit d’informer et d’être informé en Russie. »

 Mais voici une réflexion plus générale et qui interpelle :



 Conclusion : Mon frère, Yves Jeannotat, dans son livre ô Sport où est ta victoire  « fait l'apologie du sport pour tous et pour le plaisir. » Ce sport-là est sain pour l’âme et le corps !

 

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30/01/2014

Réponse à "Je me mêle de tout"

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Ma réponse au commentaire - de « Je me mêle de tout » au sujet de « Le 9 février 2014 approche » que vous pouvez lire si cela vous dit.

 

Juste quelques petites précisions :

 

a)  Oui je suis à la retraite là où j’ai débuté la vie de volontaire pour les Missions, avec Jésus. Ici j’ai « le toit, la nourriture, les vêtements » comme les 85 consœurs avec qui je vis. Oui, nous avons Internet et j’utilise un ordinateur. Rappelée en Suisse en 1980, mes consœurs, ma famille et parenté et les habitants la Suisse dans leurs contextes très variés m’ont permis de connaître les ramifications sociales, politiques, économique, culturelles de chez nous.

 

b)  J’ai œuvré de 1948 à 1980 en Afrique australe. (Histoire inavouée de l’Apartheid)

 

c)  De 1984 à 1994, j’ai eu le privilège de travailler, d’abord à la défense du Droit d’asile en Suisse dans le canton du Jura,

 

d)  puis 13 ans à l’intégration des étrangers dans le cadre de « Français en jeu à Lausanne »

 

e)  Parallèlement, j’ai pu participer activement au mouvement anti-apartheid en Suisse dont nos autorités soutenaient le système.   et avec le Conseil œcuméniques des Églises à Genève : Programme pour combattre le racisme

 

 Voilà pour répondre aux allégations quasi blessantes de « Je me mêle de tout » dans la blogosphère de TdG. Une trentaine d'années en Afrique australe et une trentaine d'années en Suisse. Je ne le fais pas de gaîté de cœur, mais je me devais de le faire.

 

Pour ce qui est de l'initiative voir :

 Amnesty International swiss

 

« La Section suisse d’Amnesty International rejette clairement l’initiative «contre l’immigration de masse» qui exige que, lors de sa mise en œuvre, le droit national prévale clairement sur le droit international public et les droits humains. De plus, les conventions internationales qui entreraient en conflit avec la mise en œuvre du droit national ou la limiteraient devraient être soit renégociées soit dénoncées. »

 

Et si cela vous intéresse :

 

A   Amnesty International 30.01.2014

 



 

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29/01/2014

Le 9 février approche

 

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Paradis fiscaux, éthique et justice Le CCFD, Terre solidaire

 C’est un privilège d’être dans un pays où l’on invite très souvent les citoyens à dire, par un « Oui » ou par un « Non » ce qu’ils pensent d’un situation ayant motivé une initiative, et l’organisation d’un vote. On voudrait penser qu’un vote débouche sur un changement en vue du bien commun.

En Afrique du Sud sous le système d’Apartheid, les décrets racistes n’étaient pas sujets à voter ! Et c’était principalement à l’avantage des Blancs au détriment des Noirs. La seule solution d’œuvrer au bien commun consistait à la désobéissance civile et nous l’avons appris de Henry David Thoreau et de l’unique ouvrage que j’ai (nous avons) lu de lui est Walden ou la vie dans les bois (1854). C’était une forme d’action non-violente dont il fallait bien sûr assumer les conséquences auprès du pouvoir blanc.

Chaque personne étudie la problématique, s’informe, et décide en connaissance de cause avant d'aller voter:

1.   Dire Oui ou Non au plan de financement et d’aménagement de l’infrastructure ferrovière (FAIF) afin d’améliorer l’accès aux trains selon les besoins.   Accepter ce financement, qui sera une charge de plus envers les ouvriers à « bas salaire » forcés de se rendre au travail en train chaque matin et de rentrer tard le soir, sera une entorse de plus à leur niveau de vie… Ce qui pourrait être discuté et modifié dans l'application de cette loi en vue du bien commun. Dire Oui est mon choix.

2.   Initiative des milieux conservateurs au sujet de non contribution des Caisses maladie à l'avortement, j’ai connu trop de jeunes filles, de femmes réfugiées chez nous, et violées durant la guerre en Ex-Yougoslavie par quels types de violeurs ? J’ai vu trop de femmes noires violées par des Blancs en Afrique du Sud en toute impunité… laissées seules, même par l’Église catholique et les missionnaires, comment ne pas sentir la barbarie du système… et d’où viennent les millions de Métis ? Je connais en Suisse des jeunes filles et des femmes qui, la mort dans l’âme ont dû se résoudre à une IVG pour des raisons que je dirai pas.

 C’est normal que l’avortement dans de telles circonstances soit aidé par les caisses maladie et, pourquoi pas, par les contribuables ! Mais j’étais inquiète de ce que diraient les évêques suisses à nos catholiques : en fait La Conférence des évêque suisses (CES) a choisi la neutralité sachant que chaque catholique, chaque citoyen a sa conscience à l’exception de Vitus Huonder (évêque de Coire). Par contre, Charles Morerod (évêque de Fribourg, Lausanne, Genève) offre une réflexion équilibrée et respectueuse qui aide les indécis à réfléchir. Felix Gmür, évêque de Bâle, s’est lui aussi distancé de la neutralité de la CES en prenant parti contre l’initiative.

3.   De l’UDC : initiative "Contre l'immigration de masse". Le quotidien le Temps : « L’immigration en débats » fait une espèce de mise au point sur la réalité aujourd’hui. Je doute de l’objectivité de certains médias en ce qui concerne cette initiative. Les « slogans » UDC : chômage à venir, pénurie de logements, délinquance en augmentation ... répétés à longueurs d'émissions Radio, Télé... rendent songeurs. Les lois de plus en plus restrictives (souvent inhumaines) concernant les demandeurs d’asile ne sont-elles pas suffisantes pour satisfaire les « faiseurs de peur » de l’UDC ?

Nous savons que le territoire suisse est minuscule, on s’y sent à l’étroit, mais n’est-ce pas parce que notre intelligence est instable quant à la pérennité des frontières, notre cœur et notre World View peuvent-ils être aussi étroits que les initiateurs de ce vote à venir ?

Le flux migratoire est irréversible et prendre conscience de notre interdépendance est non seulement humain : il paraît que c’est le message de Jésus. Est-ce que cela signifie qu’il faut bêtement assister à l’abolition de toutes les « apartheids » que l’UDC s’efforce de construire ? N'est-il pas plus pragmatique de prendre conscience que nous sommes des êtres humains et que nous faisons partie intégrante d’un tout ? L'élasticité des frontières : idée farfelue ? J’ai peur des murs et des fils de fer barbelés nous enfermant sans portes de sortie ni d’entrée à long terme, à moins d’être millionnaire, gare à l'asphyxie...et j’ai encore plus peur des « apartheids » qu’une telle initiative construit dans la tête et le cœur de mes concitoyens et qui engendre une culture de négation et de mort !

Ma conclusion : concernant les initiatives 2 et 3 : financement (caisses maladie) de l’avortement et immigrants : il semble que la motivation des initiatives n’est pas l’amour du bien commun, mais c’est plutôt l’amour de l’argent ! Or on ne peut servir deux maîtres, même ceux en train de quitter Davos Forum pourraient s'en rendre compte à moins que le système ne prenne le devant.

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27/12/2013

Trans Termini à Rome

Trans Termini à Rome

 L’étonnement des médias :

le pape François… Homme de l'année ? mais il a encore beaucoup à faire pour construire une Église à la périphérie… ça veut dire quoi ?

 Un dimanche après-midi, j’ai vu, hors de la haie de la mission Ste Thérèse, deux affamés couchés dans l’herbe sèche et ils se nourrissaient l’un l’autre après avoir fait l’amour modestement.

 Je préparais mes leçons de la semaine sous le jeune palmier : juste un chemin, des carrées d’herbe, séparaient la maison de la première rangée d’abris du « Blackspot » du nom tordu de Lady Selborne. A la périphérie de Prétoria.

 La senteur épaisse du peuple africain : les gens se distrayaient comme le font ceux obligés de vivre en promiscuité malsaine. L’épaisseur de la vie.

 La Mission Ste Thérèse « appartenait » aux petites  gens … on y fumait la colle (the glue) pour tromper la faim, là où les théories du sexe étaient remplacées par l’activité sexuelle, là où l’on ne disséquait pas, selon moi, ce que pouvait être un homosexuel ou un transexuel(le) sinon des variations de nature. Et qui sommes-nous pour oser en parler ?

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 Je me sens en ce lieu alors que je pense à Andréa Quintero que je viens de découvrir grâce au Journal La Croix et à John Allen Jr l’infatigable responsable du NCR (National Catholic Reporter)

 Andrea appartient à la périphérie : le sexe : est-ce mâle ou est-ce femelle ? Peut-on imaginer le tiraillement en soi, puis dans la société ? Tout comme les personnes homosexuelles : peut-on imaginer comment elles se sentent, corps et âme, en soi et sous le regard de la société !? La périphérie… habitée de gens ordinaires.

 Andrea est sans domicile fixe depuis 4 ans, végétant aux environs de la gare Termini à Rome… on le/la nomme “Trans of Termini.” . Trans Termini aurait souhaité trouver quelqu’un pour l’aider à sortir de cette vilaine vie… mais personne, à la périphérie sinon la drogue comme consolation et puis la délivrance de la Mort.

 Voici ce que rapporte la Croix : « Andrea Quintero, Sans-abri, vivant aux alentours de la gare de Rome, bien connu des bénévoles de la Caritas et du centre Astalli pour les réfugiés, ce transsexuel colombien avait été retrouvé le long d’une voie ferroviaire, le 29 juillet dernier, battu à mort. »

 Andrea avait une main paralysée et boitait à la suite  d’agressions. Le secours fut la mort et puis  des mois plus tard, les funéraille dans l’église jésuites du Pape François .  Giovanni La Manna, SJ a dit que les funérailles d’Andréa devaient être un signe à au peuple de Rome su souvent distrait par toutes sortes de visiteurs et qui le rend aveugle face aux étrangers discriminés, ces « périphériens » vides d’amitié et finissant leur vilaine petite vie dans l’indifférence de cette cité sainte. (Selon John Allen et ma traduction).

 Si nous ouvrons les yeux nous pouvons aussi trouver la périphérie au centre…

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23/11/2013

Prière du soir: veillée pour d'heureuses votations demain

 

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 Jura – Jura bernois : réunifiés dans un nouveau canton

Oui, la république et canton du Jura n’a pas assez d’habitants, pas assez d’étendue pour établir, entretenir un gouvernement selon les normes des autres cantons.  Les infrastructures et la logistique pour faire tourner un gouvernement au service de quelque septante milles habitants coûtent cher et les impôts sont lourds.

 C’est aussi un jeune canton amputé d’une partie de la population jurassienne de

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langue française se trouvant au Jura sud, donc dans le canton de Berne. Beaucoup d’entre eux sont sans doute bien intégrés, et depuis longtemps dans cette région germanophone. Dire Oui à la réunification du Jura impliquera l'intégration de nombreux Jurassiens alémaniques dans la zone de langue française. C’est donc avec hésitation qu’ils accepteront la main tendue des Jurassiens du nord.

 

Selon l’historique : en 1815 au moins : Napoléon Bonaparte  remet le Jura au Canton de Berne… mais les Jurassiens gardent soigneusement la langue française. Ma mère étant française et notre ferme se trouvant à 30 minutes à peine (en voiture) de la France, c’est claire qu’on se sent davantage français que bernois sauf pour papa qui lui, est suisse pure sucre pour ce qui concerne la politique et sans frontières pour ce qui concerne l’amour.

 Je comprends bien la nécessité et l’opportunité d’avancer voir de terminer la construction de notre république jurassienne : le résultats des urnes, montrera où nous en sommes du chemin parcouru et ce qui reste à faire…

 Visionnant Infrarouge :débat du 5 novembre 2013  au sujet de ce référendum, on reste sur sa faim : quelle est la motivation profonde qui pousse à de la réunification en un nouveau canton ?

 Il me semble que le plus important serait de garder et de faire grandir la valeur unique mais pas exclusive, à notre petit Jura, et c’est l’âme jurassienne qui n’a pas de frontières

 Enfants, nous chantions :

 Mon vallon s’ouvre comme un nid -
Devant le ciel de mon pays -
Les maisons blanches du village
Semblent rire dans le feuillage.

Écoute - Écoute

 L’âme du Jura

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Elle est là

 Elle est là

 L’âme de mon pays…

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21/11/2013

suite à la journée mondiale des Toilettes

 L'Harmattan sans nous avertir a publié, des pages de mon livre «  Histoire inavouée de l’Apartheid » dans google me semble-t-il. Les pages 166 et 166 et d'autres, manquent.

Suite au texte sur la Journée du 19 novembre 2013: « Journée mondiale des toilettes » j’ajoute aujourd’hui l’histoire de « Zurich alias Sewerage » tirée des deux pages manquantes.

« C’était à Indwe (Une autre histoire d'Indwe se trouve aussi inachevée sur l’accueil du blog)

Je collaborais avec des missionnaires de Regensburg sur l’élaboration d’une nouvelle méthode d’enseignement « catéchétique » à Indwe. La maison des 3 sœurs au service de la population était dans la ville « zone blanche » et à l’époque les toilettes étaient installées à l’extérieur, dans un coin du jardin, et consistaient en un seau municipal numéroté couvert d’un planche de bois. Ni les noirs ni les coloreds n’avaient ce luxe… Mais nous : si !

Les noirs étaient logés dans leur « township dortoir » et personne ne savait exactement où habitaient les Métis ou Coloreds. Une sorte d’abri, sur le terrain de la Mission leur était réservé comme école (non obligatoire) : quelques planches équilibrées sur des planches, la terre battue sous les pieds nus, une tôle ondulée sur la tête, sans porte … c’est là que le prêtre (évêque plus tard et décédé aujourd’hui) m’a demandé d’aller « jeter un coup d’œil »… je saute des pages et en arrive aux toilettes ! Et ses mystères !

Ma chambre dans la maison des sœurs, étant de plain-pied, je n’osais dormir la fenêtre ouverte de peur des chats et des chiens errants. Mais il arrivait que j’aille regarder les étoiles…Au fils des nuits, je me rendis compte d’un bruit insolite tout proche qui me réveillait deux, trois fois par semaine vers deux heures du matin. Les roues à vieux pneus d’une charrette, un pas de course,, des seaux pris et remplacés, quelques jurons d’adultes commandant l’opération, la petite barrière refermée et ça repartait dans la nuit. Pour en voir le cœur net, je veillai une nuit jusqu’à l’approche du bruit pour voir à travers une espèce de rideau des enfants et un ou deux hommes. La silhouette des enfants ressemblait au petits métis du « caté que je rencontrais à l’abri ». Ils arrivaient, tirant la charette en courant, ils remplaçaient le seau et repartaient au galop !

C’est que je ne m’étais jamais demandé qui vidait le contenu des WC des Sœurs.. Je commençais à comprendre l’odeur des enfants…elle avait pour origine le fond du jardin des Sœurs et des autres Blancs. La nausée me prit.

Bonjour Zurich 

Rencontrant les enfants, je dis : « Je peux vous amener un jour dans la camionnette ? » Petit problème, hésitation que je compris plus tard. Je m’en voulus de mon indiscrétion. J’eus honte… mais ils dirent quand même en afrikaans (la seule langue au service des Afrikaners) « Ons gaan met, suster. Komm maar ! » (« Allons-y, ma sœur. On y va »). C’était à trois kilomètres de Indwe, la ville blanche… Un escarpement, une rivière desséchée où traînaient des filets d’eau boueuse … et, creusées dans les roches de la pente, je vis avec horreur des semblants de huttes et de caves : les maisons des enfants entourées de charrettes qui venaient, la nuit, nettoyer la ville blanche. Le contenu des seaux était versé en bas la pente, vers la rivière d’où l’odeur permanente se répandait. Là se trouvaient les égouts et le dépotoir que les enfants avaient justement nommés «sewerage », et j’étais encore assez européenne pour avoir entendu « Zurich ».

jesus-desert.jpgBonjour Zurich ! Le système socio-économique sud-africain avait donc inventé ça : non-blancs, égouts, ordures, tout au même tas ! Accessoirement pour nettoyer nos toilettes !

Quand j’essayai d’en parler aux deux consœurs et au Père supérieure, on me conseilla de ne pas me mêler de ces affaires-là… les métis n’étaient, de toutes façons, pas destinées à rester dans cette zone exclusivement noire-blanche.

(Histoire inavouée de l’Apartheid, Harmattan, 1995)

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06/11/2013

AMAZON : Le monde Diplomatique de novembre 2013

moebius_escher.gifPlusieurs fois, lorsque j’avais envie d’un livre, j’ai demandé à un ami de le commander via Amazon en utilisant sa credit card et je lui donnais le cash à la première rencontre. En plus, les livres achetés de la sorte coûtent moins. J’avais la conscience tranquille.

 En mars 2012 le peuple a voté non sur le prix unique du livre. Et je me souviens avec quelle verve Philippe Nantermod (des Jeunes Libéraux) encourageait le NON, en disant, entre autres arguments « commander un livre « on line » est simple, rapide, économique (de cite de mémoire) je ne me souviens plus s'il a précisé : « Passez votre commande par Amazon ».

enhanced-buzz-wide-21072-1322495037-31-770x499.jpgEt je viens de lire et de relire « Amazon,l’envers de l’écran : l’enquête dans les entrepôts du commerce en ligne » du Monde Diplomatique de ce mois-ci, pages 1, 20 et 21.

 

Jean-Baptiste Malet, l’envoyé spécial du M.D. a « travaillé comme ouvrier intérimaire dans un entrepôt français d'Amazon en novembre 2012 » afin d’étayer son enquête à partir de son expérience, de témoignages et de recherches.

Ainsi, j’apprends que les livres désirés et que je reçois quasiment self-service, tellement c’est rapide, ont coûté la sueur d’employés, jusqu’à l’épuisement,  dans des « usines géantes pilotés par ordinateur, des usines à vendre…». Par exemple en Allemagne où Mme Sonia Rudolf indique le lieu de son travail Amazon qu’elle a dû quitter: « Un immense pan de tôle grise enclos de fils de fer barbelés, sans ouverture, ni climatisation » - surveillé par des société de sécurité – des choses à vendre, et des ouvriers … l’été, on y étouffe et l’hiver, on y gèle, et il arrive que des travailleurs évanouis, épuisés doivent être ramassés sur « des palettes en bois jusqu’à l’ambulance ». Et c’est sans compter les chutes, les doigts coupés sur le convoyeurs et les travailleurs désespérés afin que mon livre commandé arrive plus vite chez moi !

Vingt minutes suffisent dès la réception de ma commande et l’expédition d’un paquet bien enveloppé et affublé d’une image d’Amazon souriant ! Que je recevrai à la maison, satisfaite du service. Enfin des ouvriers révoltés ont pris le risque de dire tout haut : « Le sourire dur le colis, ce n’est pas le nôtre ». La lutte est longue afin d’arriver à la révolte car, je cite : « Comme à chaque salarié dans le monde, ses contrats (chez Amazon) lui interdisent strictement de s’exprimer à propos de son emploi auprès de sa famille, de ses amis ou de journalistes…et, le silence qu’on nous impose, (dit M. Jens Brumma) n’est pas pour protéger des secrets industriels auxquels nous n’avons pas d’accès : c’est pour taire l’extrême pénibilité de nos conditions de travail. »

Et les syndicats ! C’est dangereux, il a fallu des dizaines d’années en Afrique du Sud pour que les esclaves des mines d’or prennent le risque de se syndicaliser. Les entrepreneurs s’évertuent à la dépolitisation et à l l’affaiblissement de culture syndicale. ! Chez nous aussi. Des petites doses de hausse de salaire apaisent les mécontents... et on se tait.

Amazon, l’Allemagne d’abord, les ouvriers s’organisent, se consolidarisent images.jpget trouvent les moyens nécessaires à faire avancer la justice, de telle sorte, raconte une ex-employée, «Les gens ont de moins en moins peur de se syndiquer…et quand ils subissent une humiliation, ils veulent riposter pour défendre leurs droits et leur dignité, exiger l’application d’une  convention de travail et, ce qui s’organise de plus en plus, faire la grève ! »

Ce que le fondateur d’Amazon, Jeff Bezos, veut à tout prix éviter, c'est pour éviter les plaintes et oppositions qu'il a besoin des médias pour le faire. Ainsi il vient de racheter, s’il vous plaît le Washington Post… tout en assurant que, si certaines choses vont changer (pour être financièrement améliorées) les « valeurs du Washington Post » resteront intouchées… Mais, et je cite « La réussite économique (promise) éclipse à coup sûr celui des conditions de travail ! » Le mensonge et l’hypocrisie pourrissent jusqu’au cœur de certains entrepreneurs aveuglés par la capitalisation coûte que coûte !

Nous arrivons vers Noël, la naissance sur la paille, dit-on, d’un enfant palestinien-juif, qui est présent parmi nous, c’est ma conviction, et qui nous humanise, lui, par son exemple d’homme droit.

Noël aussi intéresse Amazon en ce « quatrième trimestre Q4)) pour d’autres raisons : « Battre les records de productivité » et de vente ! On construit à la hâte de nouveaux entrepôts en Pologne, en Tchéquie ;  on passe de trois à huit mille ouvriers « Logés dans des conditions terribles » ; des contrats  intérimaires « précaires et invisibles » venant des 4 coins de l’Europe en crise : « Parmi eux se trouvent des gens très diplômés, un historien, des sociologues, des dentistes, des avocats, des médecins au chômage, ils viennent ici le temps d’une mission d’intérim »  !!!  Travail de nuit comme de jour afin d’expédier les commandes de fête : des œuvres de Proust à des peluches de bébés ou même des livres de Günter Wallraff – qui n’a pu y échapper - malgré ses  oppositions et ses actions, ses appels au boycott ! Mais voyez-vous, ce qui ressort de l’article du Monde Diplomatique est que, à part les saisonniers intellectuels sus-nommés, Jeff Bezos fait sa fortune parce qu’il a fait une trouvaille : il choisit les périphéries urbaines où le taux de chômage est élevé pour implanter ses boîtes métalliques à chômeurs parce que qu’il a réalisé que ces esclaves  « Coûtent actuellement moins cher que des robots » !Mais lisons plutôt l’article en entier du Monde Diplomatique ou encore, offrons-nous le livre de Jean-Baptiste Malet « En Amazonie. Infiltrés dans le meilleur des mondes. » (Fayard, Paris, 2013)
« Expédié et vendu par Amazon. Emballage cadeau disponible. » C'est la réalité ! Je ne rêve pas.

Comment être conséquent  quant à notre choix de société ? 

Nos librairies et des commerces de proximité, par exemple Saint Paul à Fribourg et Paris,  ferment ! On en est là.

Ils se peut que moi, vous, tout un chacun, sommes des clients satisfaits : Noël coûte moins cher ! Et nous chanterons « Douce nuit, sainte nuit... »

Amazon, Jeff Bezos aussi chanteront... peut-être.

Question : Les supermarchés, mall, la Migros, les multi comme on dit : les concepteurs, les réalisateurs, les managers, mettent-ils au centre la dignité et le bien de la personne humaine, de l’ouvrier ? Le politique, les politiciens mettent-ils la personne humaine, surtout la plus vulnérable, au centre de leurs préoccupations ?

images.jpgLe pire, c’est quand je réalise que, comme l’écrit  Jacques Attali dans « Une brève histoire de l'avenir » (2006 chez Fayard)

 Les pauvres devenus riches, ou les exploités et les dominés ayant vaincu l’ennemi, copient et adoptent le type de société des personnes éliminées, des riches qu'ils ont combattuset vaincus ...je cite Attali de mémoire.

 Mettre l’être humain au centre de notre agir : est-ce une option, une valeur humaine, (pour ne pas dire chrétienne) ou simplement une utopie créatrice qui meurt sous l’éteignoir du système qui nous gouvernent.

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