06/05/2016

Plus que jamais construire des ponts et abattre des murs

 

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Aller auprès de François afin d'écouter la Parole de Jésus:c'est urgent. Avec toute ma reconnaissance, je publie ce qui suit :

"Le symbole est fort : l’Europe, divisée, malade, aux abois, espère trouver auprès du pape François un peu de soutien moral. Les présidents des trois principales institutions de l’Union, Jean-Claude Juncker pour la commission, Donald Tusk pour le Conseil et Martin Schulz, pour le Parlement européen, se rendent à Rome, vendredi 6 mai, pour lui remettre le prix Charlemagne.

Ce prix a été créé en 1948 en Allemagne, pour distinguer des personnes « ayant œuvré pour l’unification européenne ». MM. Schulz, Juncker et Tusk l’ont tous trois déjà reçu. Il est d’ordinaire remis dans la ville d’Aix-la-Chapelle, mais le pape a demandé à le recevoir au Vatican. La cérémonie aura lieu à midi, dans la Sala Regia du Vatican, et sera ponctuée par les discours des trois présidents européens, et clôturée par celui du pape.

Parmi les invités, sont attendus la chancelière allemande, Angela Merkel, Matteo Renzi, le premier ministre italien, le roi Felipe d’Espagne, Mario Draghi, le président de la Banque centrale européenne. La France sera représentée par la ministre de l’éducation, Najat Vallaud-Belkacem. M. Schulz, principal artisan du choix du pape pour le prix, devait s’exprimer sur les « valeurs » européennes, M. Juncker sur « l’Europe » et M. Tusk, ex-premier ministre Polonais, sur « la chrétienté ».

Alors que l’Europe traverse une crise existentielle, les dirigeants européens espèrent trouver auprès du pape un peu de soutien à leur tentative de maintenir ensemble des pays de plus en plus divisés. En cause, la crise migratoire qui a profondément creusé le fossé entre Etats membres ; certains, à l’Est et au centre (en Hongrie, Autriche, Pologne, Slovaquie…), refusant de « prendre leur part ». Plane aussi la menace terroriste, qui a durci la réaction des populations à l’égard des migrants. Et la montée, de plus en plus préoccupante, des populistes anti-Européens, désormais présents sur l’ensemble du continent. »


Merci cher François !

 

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11/01/2015

j'écris ton nom LIBERTE

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14/02/2014

Les Suisses ont une conscience politique faible (dixit:cb)

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Cette réflexion abrutie traîne encore dans les corridors, à travers les portes, elle pollue l’atmosphère communautaire car on entend comme le ricanement d’un mauvais esprit qui souffle « non en pensant oui » ! La bombe à fragmentation : des milliers de fragments blessent et tuent sans aucune direction précise… avant de s’écraser vide de son ânerie et révélant son nom. Le « politicien » perché au faîte de l'UDC victorieuse et forte (de quelques milliers à peine) pour mettre de l’ordre en fermant les frontières d’abord ! C’est l’âne dans la peau d’un lion selon Ésope : aujourd’hui le lion, la gueule ouverte, hurle ce que son cerveau minuscule ne saurait articuler : le MOI jusqu’à l’éclatement.

 

photo_12.jpgL'âne bêle que nous, les welsches, aurions toujours eu « une faible conscience patriotique » il tape comme une grosse caisse de résonnance creuse.

 

J’aurais préféré me taire comme le conseille GK Chesterton : « the one who kicks you in the back (side) is always behind you » ! Mais il s’agit de la conscience patriotique helvétique s’il vous plaît. Un bien commun peut-être ! Il s'agit de nous tous, citoyens des 25 cantons !

 Mais je pense à notre grand poète xhosa, Krune Mqhavi :« Je vous donne la voie lactée, la plus grande constellation, car vous êtes des gens étranges, avides et envieux, vous qui vous querellez dans l’abondance ». Est-ce que ceci ne concerne pas les soit disant politiciens « de la politique politicienne » qui abusent et violent l’intelligence paysanne de nos gens de la terre, les prennent en otages, leur font voter à coups de demi vérités – sinon de mensonges tout court - pour satisfaire leur « rage » de pouvoir ? !

 Et quelle est la nature du pouvoir politique de l’UDC ? Quel est son but ? Le bien commun ? Que les richesses soient réinvesties dans le social en commençant par les plus pressants : les besoins des travailleurs aliénés  par les menaces, des handicapés suisses et étrangers et réfugiés qui cachent leur misère, afin d’éviter le balai des lois promises ? De tous ceux et celles qui doivent être éliminés sous prétexte qu’ils sont des étrangers donc des criminels ? Suisses ou pas Suisses à moins d’un sac d’or dans la besace ? C’est l’absurde jusqu’au délire de ce parti geôlier !

 Pourquoi ne pas entreprendre comme Mandela s’efforça de le faire avec Desmond Tutu, «d' élever la politique à la hauteur de la philosophie et de la psychanalyse ». Avant qu’une partie du peuple, les indignées, les sans-voix, ne s’élancent sur le lion et ses adeptes et lui arrachent sa peau royale. L’âne et sa cour retrouveront entre eux leur vraie nature et auront la sagesse de négocier. Et on négociera.

 

Esop pour notre plaisir :

De la peau du lion l'âne s'étant vêtu,
            Était craint partout à la ronde;
            Et bien qu'animal sans vertu,
            Il faisait trembler tout le monde.
Un petit bout d'oreille échappé par malheur
            Découvrit la fourbe et l'erreur :
            Martin fit alors son office.

 

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Ceux qui ne savaient pas la ruse et la malice
            S'étonnaient de voir que Martin
            Chassât les lions au moulin.

            Force gens font du bruit en France, (en helvétie)
Par qui cet apologue est rendu familier.
            Un équipage cavalier
            Fait les trois quarts de leur vaillance.

 

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25/11/2013

le Jura ce lundi 25 novembre 2013

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« Si l'avenir était certain, il n'existerait pas et nous serions figés dans une terrifiant présent. »*

 Au lendemain de la votation de hier : nous pouvons être sûr que l'avenir existe car rien n'est certain ni définitif lorsque des Jurassiens refusent la main tendue, ne serait-ce que pour discuter. Les Jurassiens du Nord, ni ceux du Sud ne peuvent rester « figés » dans un malheureux – mais non terrifiant – présent.

La campagne, comme j'ai pu le ressentir, n'annonçait rien de positif, mais il fallait aller jusqu'au bout de l'initiative et voter.

Dans le contexte socio-politique mondial, nous paraissons une minuscule région : le Jura nord et sud tout à la fois. C'est important quand même puisque cela touche des gens, des frère et sœurs.

On ne voulait pas tout refaire « à neuf », comme un « fix-fertig » prêt à porter ! C'était simplement un invitation, soigneusement mûrie, à discuter, à dialoguer... pour construire ensemble ce qui reste inachevé.

Et une idée m'est passée par la tête : Et si la population du Jura sud avait pris l'initiative de tendre la main aux Jurassiens du Jura nord, cela aurait-il fait la différence ?

Si le Jura sud avait dit : nos sensibilités culturelles, nos droits linguistiques souffrent parfois du fait que nous sommes minoritaires dans le Canton de Berne ... pour quoi ne pas parler entre nous, éventuellement « institutionnellement », ne serait-ce que par solidarité ? Le fait que nous sommes avantagés (peut-être) économiquement dans le Canton de Berne, nous empêche-t-il d'envisager d'avancer les uns vers le autres et finalement tous ensemble vers un monde plus juste, cela vaut la peine d'en parler.

Nos compatriotes suisses alémaniques savent que nous sommes bilingues... et que tous désirent se parler, même se disputer et enfin ... se comprendre !

J'ai entendu quelque part : « Die Grenze deiner Sprache ist die Grenze deiner Welt ! » « La frontière de ta langue est la frontière de ton monde ». C'est vrai qu'il est plus facile de renverser les frontières géographiques que les frontières qui polluent nos têtes et nos cœurs !

On peut se réjouir que « l'avenir soit incertain pour tous », y compris pour les Jurassiennes et les Jurassiens, ainsi nous savons que « nous ne sommes pas figés dans un présent » - malheureux – et que l'avenir existe ! Quelle belle perspective !

*Phrase prise avec reconnaissance dans un blog du TdG.

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06/09/2013

G20 : Prière

 « Commencée comme une révolution pacifique contre le régime d’Assad, la guerre civile syrienne a tourné, en deux ans, au carnage ».

 Les personnes du G20 à Saint Petersbourg portent-elles en leur cœur et conscience les peuples dont elles ont le devoir de protéger la vie ?

 Ces leaders rentrent chez eux, semble-t-il, impavides, amorphes. Certes ils sont sous haute protection, mais auront-ils digéré le menu russe qui leur a été offert et vont-ils reposer en paix cette nuit ? Et si les citoyens des pays respectifs, et si les réfugiés, les victimes, les agonisants et les morts pouvaient parler : toutes nationalités et races confondues, qu’auraient-ils dit ? Que disent-ils ? Leur sang coule et ce n’est pas de la poésie, c’est à quelques centaines de kilomètres de chez nous ?

 J’ai lu et relu et étudié l’excellente analyse de Alain Délétroz – Le Temps de aujourd’hui, 6 septembre 2013 –

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 « Entrons-nous dans une ère nouvelle de tolérance absolue face à l’usage de la violence la plus barbare par des tyrans accrochés au pouvoir? »

 Et encore : « Le sommet de Saint-Pétersbourg va-t-il se conclure par les obsèques officielles de la fameuse «Responsabilité de Protéger», plus jamais mentionnée dans le débat autour des mesures à prendre en Syrie? »

 Demain, 7  septembre 2013, François, pape, nous demande de jeûner et de images.jpgprier. Selon moi, jeûner et prier sont organiquement liés. Nul besoin d’en faire un spectacle, mais, peut-être simplement prendre conscience que je dois sortir de mon indifférence priante, pour regarder face à face le « Serviteur souffrant » et nous remettre debout, ensemble, dans un monde plus juste !

 

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13/08/2013

Le Peuple est croyant et d'une exceptionnelle résilience


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Alors que la presse africaine et internationale rapportent et commentent les élections au Zimbabwe, alors que nous nous informons le plus largement possible sur la ou les raisons de la victoire - Zanu PF - pour le moins « surprenante » de Robert Mugabe, alors que Tswangerai et le MDC avaient remporté les élections en 2008, alors que les résultats évidemment mis en question par les vaincus et que plainte a été portée par MDC Tswangerai devant la Cour constitutionnelle, pour fraude... sans décision pour ou contre jusque à aujourd'hui. Robert Mugabe, lui et son party Zanu PF se sont déjà proclamés vainqueurs et invitet leurs « ennemis » à « aller se faire pendre ». Go hang ! Reprennent ironiquement les plus grands journaux et chaînes de télévision mondiales.

 Tout cela mis à part, il y a quelqu'un dont on ne parle pas: pas un mot sur lui, sur elle : c'est l'enfant zimbabwéen, c'est la femme, jeune ou âgée, c'est handicapé, c'est le Sidéen, c'est celui, celle et ils sont des millions, qui ne demandent qu'un peu de nourriture, un peu d'eau potable, quelques médicaments, sinon pour guérir, du moins pour un bref soulagement avant le seul soulagement : la mort ! Selon le Conseil national de lutte contre le SIDA (NAC), « 39.809 enfants meurent chaque année à cause de malaises liées au SIDA. Les enfants meurent non pas parce qu’il n'y a pas de médicaments. Les médicaments sont là, mais les jeunes ne peuvent simplement pas y accéder. »

 J'ai de multiples liens – français - que je laisse ci-dessous. Bien des articles sont partiaux et dépendent d'une ligne éditoriale et la vérité vient à partir de quelques contactes directes et personnelles lesquels parlent d'abord de ceux dont la presse n'a pas le temps ni les moyens d'écrire : les petites gens. Qui sont les racines de cette Nation héroïque.

 « Vous tenez entre vos mains le bijou de l’Afrique, dirent les présidents Samora Machel, du Mozambique, et Julius Nyerere, de Tanzanie, à M. Robert Mugabe le 18 avril 1980, jour de l’indépendance du Zimbabwe, et maintenant, prenez-en grand soin... » selon le prix Nobel de littérature : Doris Lessing 18 avril 1980.

 Le Peuple est croyant et d'une exceptionnelle résilience, de la naissance à la mort qui, elle, n'aura pas le dernier mot !

 Le message – juste reçu - d'un consœur zimbabwéenne:« Tomorrow is supposed to be the day of the court ruling on this matter. Will there be any hope for justice for the Zimbabwean electorate? Time will tell. I do not lose hope because I know that justice and truth always triumph in the end whenever the end will be. In the past, different empires came and fell. Mugabe’s regime like all other man-made institutions will also fall in due course. »

 Mammon et la dictature du pouvoir, l'armée et les armes, les carrières à tout prix, les mensonges institutionnalisés, les trônes, les dominations, le prestige et les mortels replis sur soi ne dureront pas. Mais nous devons aider Dieu, notre Créateur à rallumer le feu fragile sous les cendres des consciences deshumanisées par les systèmes.

 http://www.amnesty.org/fr/for-media/press-releases/zimbabwe-women-forced-flee-their-homes-refusing-reveal-their-vote-2013-08-0

 http://www.rfi.fr/afrique/20130811-liesl-louw-journaliste-malgre-accusations-fraudes-mugabe-est-toujours-tres-populaire

 http://www.rfi.fr/afrique/20130812-rene-jacques-lique-zimbabwe-mugabe-tsvangirai-presidentielle-mdc-zanu-pf

 http://www.ethiquesetsocietes.com/article/Zimbabwe--lUNICEF-demande-la-protection-des-enfants-dans-leventualite-de-violences-electorales-ID-400.php

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17/05/2013

Dire NON à l’élection du Conseil fédéral par le Peuple

 

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 Avant d’avoir entendu ou lu les recommandations du Conseil fédéral à ce sujet, nous étions déjà convaincus qu'il fallait dire NON le 9 juin 2013. Pourquoi ? Dans l’intérêt du bien commun d’abord. Mais démasquer les raisons et les intentions de l'UDC est important : lire les analyses m'a aidée à comprendre un tant soit peu comment cette initiative – et ce n'est pas la première fois - est née après l'exit de Blocher en 2007.

  La formule magique « résultat d'un accord tacite entre les partis pour créer une coalition gouvernementale réunissant la majeure partie des forces politiques du pays » a fragilisé l’UDC lorsque, en 2007, Blocher fut remplacé par Evelyn Widmer Schlumpf.

 Dès lors, l’UDC -  comme l’a relevé en passant l’historien Urs Altermatt, à la RTS - veut regagner de son pouvoir au moyen d’une initiative. L’initiative veut « tenir les partis à l’œil »,  « faire confiance au peuple »… « éliminer les intrigues et les manœuvres ». L’interview de Pascal Couchepin au journal Le temps est une excellent analyse des conséquences en cas de oui à cette initiative.

  Nos conseillers fédéraux ne sont pas élus en groupe établi, mais bien, ils entrent en fonction selon les circonstances, ce qui exige de chacun de la souplesse politique pour former ou reformer un team et garder l’esprit d’équipe.

 Le travail de l’équipe actuelle me paraît engagé, sérieux, professionnel et, ce qui est important : il semble y avoir la dynamique de groupe, et l’art de débattre avant d’arriver à de douloureux mais pragmatiques décisions.

 Pour ma part, les anciennes dissonances de « team » paraissent surmontées. On en n'a que faire. Le peuple attend des résultats orientés vers le bien commun, et les conseillers fédéraux doivent surmonter des allégeances partisanes pour atteindre un but positif, fut-il embryonnique. Au niveau relations personnelles aussi, je perçois une certaine volonté spontanée de solidarité au travers de toutes les divergences inévitables.

 Le fait de travailler en « team » - comme je l’observe – promeut un certain apprentissage de modestie des membres. C’est aussi un témoignage important qui est dû au peuple comme l’est le devoir de rendre compte : « accountability ».  A la Nation. A l’histoire.

 Et c’est en votant NON le 9 juin que je fais confiance à l’honnêteté, la sagesse de mes compatriotes !

Je ne vais pas donner d’exemples montrant que l’élection de politiciens par le peuple dans d'autres pays débouche sur une trahison de la confiance du peuple et sur un système corrompu.  Voilà l'enjeu comme je le comprends.

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08/05/2013

Calculs ou convictions?

f-reception.jpgHier, une page A3 de la Liberté est consacrée à la révision de la loi sur l’Asile, reprenant l’article de 24heures.

 Plusieurs journaux romands font suite.

 Mme Sommaruga « défend une énième révision de la loi sur l’asile pourtant combattue par son propre parti, le Parti socialiste. »

 Cela me ramène aux années (de 1985 à … 2007…) alors que nous tentions de défendre le droit à l’asile  chez nous d’une part, et combattions le monde financier suisse qui soutenait le système d’apartheid en Afrique du Sud d’autre part.

 Nous nous sommes approchées de la population en quête d’information ou avec une offre d’information ; sur avons organisé des « marches », nous avons récolté des signatures pour défendre un réfugié en danger d’expulsion, où pour demander aux autorités politiques de renoncer à accueillir certains ministres racistes d’Afrique du Sud.

 Il n’était pas rare que des personnes de bonne volonté, collaborateurs/trices, employés dans la sphère politique, économique, sociale, culturelle, dans les Églises (mais oui) s’excusent de devoir refuser leur aide publique, leur signature,   « parce qu’elles, ils, n’étaient pas encore à la retraite. L’œil de l’autorité veillait, ou la docilité au système ! (Il ne faut surtout pas déranger ce qui fonctionne bien ! Avait dit un religieux. » La solidarité hors des systèmes ? Oui, une fois retraités, ils, elles auraient plus de liberté, moins à perdre et beaucoup à gagner ! J’appelle ça des calculs.

  Le cas de Simonetta Sommaruga : son emploi en tant que conseillère fédérale la libère-t-elle de l’allégeance à son Parti, grâce à qui, quand même, elle a accédé au Conseil fédéral. Ceci dit pour le Parti socialiste en entier également divisé au sujet de l’asile, comme l'est le PDC.

 Le cas de Christophe Darbellay , secrétaire en fonction du Parti Démocrate « chrétien » est pathétique :

 Comme nous sommes dans une civilisation soi-disant chrétienne, les autorités des Églises chrétiennes se sont unanimement déclarés contre le référendum. Je suppose qu’elles parlaient au nom de  leurs membres respectifs de quelque Partis qu’ils soient. Par conviction !

 C’est intéressant d’écouter l’interview de Darius Rochebin au téléjournal de 19h00.  Ayant entendu le secrétaire du PDC suisse, je me suis posée la question : qu'est-ce qui motive ce politicien : les calculs ou les convictions ? Mais regardons plutôt :  


J’ai souris: « Le secrétaire du Parti démocrate „chrétien“ fait la leçon aux Églises, y compris à son Église qui l’a baptisé, enseigné, confirmé … et qui va bientôt célébrer, deux semaines à peine avant la votation du 9 juin, la belle fête de la Pentecôte. »

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03/05/2013

Bons baisers du monde

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 Bons baisers du monde

 Yves Behar est un designer suisse installé à San Francisco.

Il raconte son histoire dans la Silicone Valley. Tout à coup il y a cette petite phrase qu’il prononce en souriant : « En fait je suis un réfugié économique en Californie, parce que, en Suisse, il m’était impossible de réaliser mon idée.» Et le titre de l’article en gros caractères : «Le succès de mon entreprise n'est pas possible en Suisse». Tribune de Genève.

 Et dansQuotidien 24heures :

 « Une majorité de 48% des citoyens est pour l'instant favorable à la révision du droit d'asile en votation le 9 juin, contre 29% qui la refusent, alors que 23% sont encore indécis, selon un sondage de la SSR. » C‘est presque comme si nos médias, ne serait-ce que par la manière de présenter la chose, encourageaient à voter « Oui » !

 Les partis politiques ont majoritairement encouragé le « Oui », y compris le PDC ; le 2 mai SWISSINFO publie  « Les Églises de Suisse rejettent les mesures urgentes de la loi sur l'asile soumises au peuple le 9 juin .» Quel rapport de force entre les partis politiques et les Églises ? Et qu'en pense chaque individu dans son coeur chrétien ou simplement humain ?

 Ne sommes-nous pas tous  des demandeurs potentiels d’asile économiques ? Et les demandeurs d’asile qui sont arrivés chez nous, avec, en tête, le rêve de Yves Behar c'est-à-dire, « Réaliser ici ce qu'ils ne pourraient chez eux » comment vont-ils être traités ? Plus rigoureusement ?

 

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 Ils sont dès l'arrivée des « criminels potentiels » en plus du nouveau terme technique « récalcitrants ». Ils seront traités séparément dans des centres pour « récalcitrants. » Le Larousse dit : « Se dit d'un animal qui résiste avec opiniâtreté à ce qu'on veut lui faire faire : Âne récalcitrant, ou encore Qu'il n'est pas facile d'ajuster, d'agencer : Un bouton de col récalcitrant . »

 Un ami m’a dit cet après-midi : « Le demandeur d’asile est un être humain comme toi et moi.»

 Bons baisers du monde à tous les migrantes et les migrants !

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23/04/2013

Deux évêques enlevés, puis libérés en Syrie aujourd'hui.

 Il faut reconnaître une chose : L'Église, contrairement à d'autres groupes, n’a ni armes ni milices (à part les Gardes suisses dans l’Etat du Vatican et il serait bon qu’ils disparaissent bientôt) et donc les ravisseurs de Mgr Youhanna Ibrahim, évêque syriaque orthodoxe d'Alep, et de Mgr Boulos Yazigi, évêque grec orthodoxe de la même ville, à Kafr Dael n’auront pas été trop inquiétés !  Il n’y aurait pas de résistance ! Ils ont quand même tué le chauffeur – un diacre - des deux prélats, semble-t-il. Selon la ligne éditorialiste des journaux, les ravisseurs seraient soit du camp des rebelles ou du camp de l’establishment syrien. Il reste que ces deux ecclésiastiques partagent le sort de centaines de milliers de Syriens victimes de la folie dont la racine est aussi perverse que l’enfer !

 « Le pape François suit les événements avec une participation profonde » et les simples gens – comme moi entr'autres – s’associent spontanément à l’empathie de François. Réagir par la prière ? C’est normal, ne serait-ce qu’un souffle, une pensée. Mais cela ne remplace pas l’action forcément limitée par les circonstances. La libération des évêques semble être prioritaire et l’on s’adresse à des personnalités, à des organes humanitaires, politiques influents, et il doit aussi en être ainsi pour libérer, guérir, le petit peuple de Syrie. Le secrétaire général de l’ONU Ban Ki-moon  tergiverse, n’ayant reçu de Bacher El-Assad, aucune garantie de sécurité pour les délégations et les enquêteurs éventuels à Damas, Homs, Alep. Et sans sécurité, comment risquer l'intervention?

 A l’heure où j’écris, Le journal Libération et l’AFP et selon les « sources syriennes de l’œuvre d’Orient » annoncent la libération des deux évêques. Tant mieux. La suite ? Deux ecclésiastiques ont-ils plus de prix que des milliers de petites gens ? Et qu’en est-il des deux prêtres, qui sont en captivité depuis près de trois mois près d'Alep…et qui restent prisonniers.

 Pour comprendre quelque peu les manipulations « confessionnelles et chrétiennes » de Assad, le Blog du Monde « Un œil sur la Syrie, études sur la Syrie et revue commentée de l’actualité syrienne » est une aide précieuse tout en restant critique.

 Ça sera difficile, car la non-violence ne fait pas partie de la culture de ce pays. Nous venons d’organiser ici même, une semaine de « réconciliation ». P. Paolo Dall.Oglio Jésuite dans une interview au Journal La Croix

 Nous sommes tous unis dans une même espèce humaine. Ressentir en notre âme et conscience les souffrances, les morts, comme aussi ressentir la grande espérance que la violence et les armes n’auront pas le dernier mot, c’est là notre témoignage de foi  en l’être humain, donc en Dieu.

 

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Source de l’image : Un œil sur la Syrie/ Lecture et analyse de la réalité syrienne.

 http://www.syrie.blog.lemonde.fr

 

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04/10/2012

Le débat présidentiel Romney versus Obama à Denver (Colorado) et François d’Assise

 Quand je visite les blogs, je m’instruis, je m’éduque et il arrive que mon opinion soit ou confortée ou influencée sur un sujet, par exemple en politique, en économie.  En plus certains blogs reflètent comme un kaléidoscope la pensée, le vécu des gens de notre planète. Les différents points de vue (Weltanschauung) parfois partagés et débattus ressemblent parfois à une Conférence de Presse selon ce qui se passe ! Et souvent aussi, la volonté de nous faire apprécier davantage la démocratie et la nature, comme Saint François d'Assise.

 Par exemple aujourd’hui après le débat Obama versus Romney, selon moi, davantage un « show » qu’un échange intelligent  centré sur les besoins et les réalités du peuple américain. Un combat plutôt qu’un débat et, pour ce qui concerne Romney, la rage du Pouvoir forçant Obama à la défense. Pendant le spectacle, Twitter twitt : « ça gazouille », mais rien de plus. C’est quasiment vide du souci humain : le pain quotidien. Le TJ de 19h30, s’accorde pour faire sentir qu’apparemment,  Obama ne pèse pas lourd dans la balance d’une opinion à court terme et des conséquences à moyen terme.

 Plusieurs journaux suisses et étrangers remarquent et déplorent que « le changement climatique est le grand oublié du premier débat entre les deux candidats à la présidence US. Un sondage Ipsos réalisé dans treize pays témoigne pourtant de l’acuité du problème pour les populations. »

« En général, les populations craignent inondations, hausse des températures, sécheresses, mauvaises récoltes, propagation de maladies. Mais aussi les conflits pour l'accès à l'eau ou la nourriture. »

 Coïncidence heureuse, aujourd’hui, le 4 octobre, c’est la fête de François d’Assise, lui, dépouillé de toute ambition, tressaille de bonheur humain face à la nature, aux animaux, aux humains. « La Création forme une grande famille, une sorte de fraternité universelle. Tous les humains sont invités à s’aimer mutuellement, à se respecter et avant tout à aimer et respecter notre mère la Terre, notre sœur la Lune, notre frère le Soleil... »

 A long terme, François d’Assise, donne la clé de l’action politique si nous avons à cœur de prolonger quelque peu l’existence de notre espèce humaine et de notre habitat. La Terre.

Rencontre de François avec le Sultan en Egypte en toute simplicité!
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11/09/2012

"Classe Politique"

Pas de Politique d'asile émotionnelle

 On a beau savoir que, derrière les nuages les plus noirs, le soleil brille

 On a beau savoir que la graine qui meurt dans la terre vivra au centuple

 On a beau savoir que la mer polluée a sa source pure au sommet

 On a savoir que les animaux, les hommes, les plantes forment une unique Création

 On a beau croire que le paradis est au bout de l’enfer qui est obscurité, oppression, pollution, fragmentation

 À moins de percer les ténèbres, de vaincre les dominations, de purifier la souillure des eaux et d’unir ce qui reste à unir de notre nature écorchée

 A moins de regarder  les yeux dans les yeux l’enfer monétaire et de le combattre

 L’enfer militaire et de s’en défaire

 L’enfer de l’égocentrisme de groupes, de régions, de nations, de partis politiques et religieux…

 A moins de prendre conscience de la réalité pourrie, du syndrome de la peur collective

 A moins de respecter l'étranger, cet autre Moi

 A moins d’entrer en conversion du cœur, du corps et de l’esprit, nous resterons captifs de l’enfer qui sera notre tombe collective sans paradis au bout.

 Si nous sommes reçus au « paradis » comme nous recevons les étrangers chez nous, qu'est-ce qui nous attend ?

 

Je pensais à cela hier soir en regardant 4199724.image.jpg« Classe politique »

 Les étrangers, réfugiés, mille raisons de les mettre à la porte : ce sont des profiteurs! Comment les encourager à partir? on commence par leur faire sentir la faim : une aide d’urgence pour l’étranger : ça suffit. Leur faire sentir les murs, les barrières, les cages, les abris… c’est sous terre… Il faut protéger les écoliers de tout contact avec les demandeurs d'asile!...

Les déserteurs d’Érythrée : Niet ! On a un tel respect de l’armée suisse et de notre ministre de la Défense qu’il n’en peut être autrement en Érythrée ! Faut pas croire ce qu’ils racontent, c’est connu, ils viennent ici parce qu’il y fait bon ! Le téléspectateurs ont-ils une idée du régime actuel en Erythrée? J'ai écouté, à Lausanne, ce que des femmes érythréennes me racontaient...

 Et les protagonistes des deux bords qui défendent l’idéologie de leurs partis. Une femme, Ada Mara, parle comme une politicienne engagée pour plus de justice dans des systèmes de flagrante injustice.  Elle parle moins de chiffres ni de nombres, elles parle d’êtres humains comme vous et moi. Non que les délégués des autres partis soient nuls : ils fonctionnent, on durait que le cœur a abandonné la cage thoracique !  "Lapolitique émotionnelle n'est pas de la bonne politique, pour un pays qui s'honore d'être un État de droit".

 On sait bien qu'il y a des étrangers malhonnêtes et des étranges honnêtes comme il y a des Suisses honnêtes et des Suisses malhonnêtes

 On sait bien que le territoire suisse est exigu  et bien peuplé

 On sait bien que nombre de  laïcs, et des religieuses, religieux accueillent humainement les étrangers, nouent des relations fraternelles

 Ce qu’on sait moins bien l’ayant entendu à l’église, au temple, à la synagogue, à la mosquée et l’ayant trop vite oublié c’est :  

 « … Délivrez l'opprimé des mains de l'oppresseur ; ne maltraitez pas l'étranger, l'orphelin et la veuve … N'est-ce pas là me connaître … ? » (Jérémie 22,3, 16) C’est une connaissance pratique et tangible ! La seule valable !

  Nous ne serons pas jugés sur notre foi, nos pratiques et nos prières, mais sur l'amour partagé sans frontières.

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16/07/2012

Mali encore une fois

 

L’Esprit de Jésus souffle sur la réalité

Lire des douzaines de livres sur Jésus Christ, cela peut être utile, mais lire et relire les évangiles, c’est ce qui donne la vie et la force d’agir. C’est le témoignage d’un homme vrai, simple, droit, entièrement humain et «  Fils de Dieu » comme le dit le grand Schillebeeckx (mon blog du 06.01.2010)

« Jésus est tellement, parfaitement humain, qu’il est Dieu »

Jésus était le premier journaliste de notre ère. Il se rendait là où les choses se passent, c’est un journaliste de proximité « sans frontière », il était un journaliste engagé, il était souvent le porte-parole de celles et de ceux qui qui vivaient sous le joug de l’empire romain et sous l’autorité de la Synagogue qu’il fréquentait comme ses compatriotes juifs de son temps.

Il maîtrisait naturellement la « mise en situation », l’analyse de l’événement jusqu’à sa racine, il en dévoilait les causes radicale et, en plus de ce que nos journalistes actuelles doivent forcément faire, il dénonçait les multiples mauvaises nouvelles afin d’annoncer la Bonne Nouvelle ! Il a ardemment souhaité que ses disciples fassent de même. Quitte à subir son sort.

Au Mali aujourd’hui, comment en est-on arrivé là ?

« Dans la foulée d’un putsch le 22 mars à Bamako, l’immense région désertique du nord du Mali est tombée aux mains du MNLA et surtout d’Ansar Dine et d’Aqmi, mouvance jihadiste qui commet des rapts, dans le AVT2_Amadou-Hampate-Ba_5559.jpegSahel. » Qu’est-ce qui est dénoncé et qu’est qui peut être annoncé comme Bonne Nouvelle dans ce pays et cette culture si lointaine de nous en Suisse ?

Le Mali, patrie du grand Poète Amadou Hampâté Bâ

(1900- 1991), il écrit cette réflexion :

« Dieu a dit: Soixante-dix fois par jour, je regarde dans le cœur de l'homme pour y descendre. Mais je le trouve presque toujours plein de lui-même, et ne puis y pénétrer. »

La vérité – même partielle – trouvée sur le Net, c’est aussi permettre à « Dieu de descendre en nous. »

Ainsi l’excellent article de Jeune Afrique :

Terrorisme au Mali : "Aujourd'hui Iyad Ag Ghali est intournable dans la résolution de la crise».

L’interview du Journaliste béninois Serge Daniel installé au Mali depuis seize ans, explique le développement de "Aqmi l'industrie de l'enlèvement" et l’on comprend l’actualité. En même temps une solution africaine est recherchée sans nécessairement avoir recours à l’Occident !

Qu’est-ce que l’homme pour que tu penses à lui ? Psaume 8

Penser aux hommes, proches et lointains, je crois que c’est aussi prier… et agir sans le savoir !

 

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17/06/2012

Des mots dans le sable

 

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Jésus a écrit dans le sable quelques signes et les dominateurs s'en vont et la femme dominée, reste-là ! Qu'a-t-il écrit, le Verbe fait humain ? Des écrivains érudits cherchent à décrypter ces signes enfouis dans le sable de Palestine, en vain.

 

La belle main de Jésus dessinait peut-être une étoile, un cœur, un oiseau, un lys des champs, un regard d'enfant, de femme. Jésus, comme toujours, présent entre le bien et le mal, entre le fort et le faible, entre la domination et les dominés.

 

Aujourd'hui-même en Syrie la présence des enfants est (par force perverse) un bouclier humain entre la barbarie de deux « pouvoirs » sans pitié.

 

En Égypte ce soir, le peuple courageux de Trarir Square de janvier 2011, est pris en tenaille entre l'ombre rampante d' Hosni Moubarak et l'ambition politique des Frères musulmans.

 

En Grèce, le peuple, fier et bon vivant, avec sa misère trop longtemps dissimulée, le peuple des « misérables » ceux qui ne survivent que grâce à la soupe populaire, ce soir, les « misérables, à la merci de leaders politiques doutant de leur propre certitude, paraissent être la zone tampon entre la zone Euro et la zone hors les murs. Comprenne qui pourra ! (A voir l'excellent « drachme à l’œil » de Mise au point ce soir)

 

Faire ce soir le tour du monde dans un moment de prière et chercher ce que Jésus écrit dans le sable mouvant de notre histoire, sa présence entre les dominants et les dominés, les exploitants et les exploités, les trônes, les armées et les esclaves...

Qu'est-ce qu'il écrit aujourd'hui ?

Sans oublier la Suisse, où nous avons voté :

Et la majorité a dit trois fois NON

 

  1. Assurance maladie,

  2. Traités internationaux,

  3. Promotion de l’accès à la propriété.

 

Pourquoi ? Comme on l'a entendu et c'est l'écho de ce que nous ressentons tous ou presque: ras-le-bol du serrement de vis, ras-le-bol de faire confiance au jargon politique.

 

Penser à notre chance sans être solidaire des autres, c'est être chrétien, ça ? Ce n'est simplement pas être humain.

 

 

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05/06/2012

Voter est un privilège

Voter : un droit et un devoir civiques

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C'est vrai que le langage politique dépasse parfois l'entendement des gens de tous les jours, qu'ils soient issus d'une culture ou de contextes différents. Nous tous sommes néanmoins « gouvernés » par des politiciens élus qui eux n'ont souvent que leur jargon pour s'exprimer ! Et nous écoutons et lisons d'une manière que se veut critique !

D'où mon billet « OUI/NON » de hier soir au sujet de la votation du 17 juin sur les réseaux de la santé et plus... Au TJ pour celles et ceux qui l'ont entendu, le splash montrant la réponse de Pierre-Yves Maillard sur l'épargne prônée par Berset était exactement le même qu'à Infrarouge traitant du même sujet il y a peu de temps : « Je n'y crois pas une seconde ». Ce qu'Isabelle Moret avait aussitôt relevé ironiquement à la face de Maillard embarrassé en revenant aux affirmations de Berset !!! On fait feu de tout bois pour mettre les bâtons dans les roues de l'adversaire!

Et qu'en est-il du malade ?

J'ai pensé à Jésus « Que votre parole soit oui pour oui et non pour non ; ce qu’on y ajoute vient du malin » (Mat. 5)

Visitant mes amis bloggers, je trouve le billet lumineux de Barbie Darkside au sujet du langage « politiquement correcte .» Deux citations que je lui emprunte avec reconnaissance :

  • «La parole a été donnée à l'homme pour cacher sa pensée» (Stendhal)

  • « La perversion de la cité commence par la fraude des mots » (Platon)

http://barbiedarkside.blog.24heures.ch/archive/2012/05/31/50019dc0138b47d7fed356172389e066.html

Une lecture, une écoute critiques des média nous aidera peut-être à remplir notre devoir civique en connaissance de cause. Aussi le 17 juin 2012.

 

22:20 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : santé | |  Facebook | | | |

04/06/2012

OUI et NON

Malheureux politiciens: l'apprentissage de retourner sa veste sans vergogne

La collégialité: faut-il renoncer, trahir ce qu'on avait dit en tant que Sénateur,  membre d'un parti politique qui a permis l'élection au Conseil fédéral?

Alors le simple citoyen qui ira voter le 17 juin: comment s'y retrouve-t-il?

 

22:40 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : politique et honnêteté | |  Facebook | | | |

04/04/2012

Politique: la force des Sages


L’Afrique du sud  avec Mandela et Frederik de Klerk
images (68).jpgLa Birmanie avec  Aung San Suu Kyi et  Thein Sein



La Birmanie  :
53 millions d’habitants en 11 ethnies -  678 500 km2  et 79.5 hab./km2

Afrique du Sud :
50 millions en 11 ethnies - 1 219 912 km2 – et 40,2 hab./km2

Deux pays colonisés, exploités, divisés par les autorités afin de mieux régner! Aussi, l’Histoire des luttes se fait selon les contextes.

Ce qui me fascine sont ces deux personnages : Nelson Mandela, alias notre « Madiba »
et Aung San Suu Kyi alias « Amay Suu » Mère Suu.

Les deux ont vu la réalité de leur peuple et tous les deux, sans avoir vécu la misère des populations opprimées, se sont engagés une fois pour toutes ! Car une fois engagé pour la justice : « people centered and solidarity driven » tu ne reviens pas en arrière. Tu vas jusqu'au bout.

La prison, parfois la mort, les rejets, et puis, si le peuple conquiert sa liberté, qui est sienne davantage que celle des leaders, cette liberté doit construire une nation nouvelle sur les ruines du passé. Rien ne garantit la victoire et le succès à long terme.

1-nelson-mandela-with-fw-de-klerk-in-cape-town_59.jpgMais les leaders, en l’occurrence Aung San Suu Kyi et Nelson Mandela, se mettront  à l’arrière : disponibles, engagés, effacés. La responsabilité de construire une nation « arc-en-siel » revient aux vrais héros: les petites gens sans qui leaders ne seraient que des fonctionnaires comme il y en a trop dans notre société à la gouvernance opaque!

Mais, liés à Mandela et à  Aung San Suu Kyi , nous reconaissons deux personnages-clés en Afrique du Sud comme en Birmanie:
Frederic de Klerk et Thein Sein.


Au risque de me tromper lourdement « Thein Sein, président Burman, joue un rôle important vers le long chemin d’une réconciliation en Birmanie, comme Frederick de Klerk en Afrique du Sud. »
selon Eric Chol dans le Courrier International :

Myanmar President Thein Sein.main story.JPG« La libération d’Aung San Suu Kyi en novembre 2010, sa rencontre avec le président Thein Sein au mois d’août, enfin l’autorisation de sa candidature aux élections témoignent de l’ampleur des changements en cours. Il faut du courage pour défier les éléments les plus radicaux de son propre camp. »
De Klerk et Thein Sein ont eu ce courage !

Hier n’est qu’un rêve,
Demain n’est qu’une vision ;
Mais un aujourd’hui bien vécu
Fait de chaque hier un rêve de bonheur,
Et de chaque demain une vision d’espoir.
Fais donc grand cas d’aujourd’hui.


D’après “La salutation à l’aube”, inspiré d’un hymne védique.
Paru le 7 janvier 2011 dernier sur le site de Courrier international.
Courrier International du 8 janvier 2011

« Fais grand cas d’aujourd’hui » !


Nous marchons sur le chemin d’espérance, et Jésus a dit qu’Il EST le CHEMIN. Qu’importe alors l’Arrivée.

 

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15/12/2011

Le 14 décembre 2011

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Ne pas se réjouir de l’humiliation des autres

 

L’UDC mord la poussière, et les « gagnants » jubilent. Berset est élu, c'est bien et Maillard ne l’est pas, dommage! Tout parait politiquement correct, pourtant, lorsqu’on lit entre les lignes, il y a, dit-on, des traces de magouilles. Je dis Oui à cette observation !

Les lobbyings, on connaît ça, et pas seulement en politique, mais aussi dans les institutions religieuses et ecclésiastiques. Et j’abhorre qu’on invoque le Saint Esprit en « Veni Creator Spiritus » et qu’on « évite » l’Esprit Saint dans les cris des sans-voix. La Bible est pleine de textes de violence, de vengeance, de rétribution.

Seul, Jésus est dans le camp des perdants et de l’engagement pour le Bien commun. C’est là qu’il a planté sa tente, pas dans les palais fédéraux, impériaux épiscopaux et autres.

Hier, j’ai apprécié l’attitude et les paroles intelligentes de Jean-François Rime. Il n’abandonnera pas le parti qui croule, il veut en analyser les causes et reconstruire sans exclure de prime abord le PBD.  Et il dit ça dans le calme de la défaite. Chapeau.

Pierre Yves Maillard est droit, pas assez diplomate pour satisfaire au tortueux langage politique. C’est pour des politiciens comme lui qu’Oscar Wilde dit : «Dans les crises politiques, le plus difficile pour un honnête homme n'est pas de faire son devoir, mais de le connaître. » Connaître son devoir politique s’apprend tout en bas de l’échelle sociale, (dans le domaine de la santé par exemple) pour en dégager le Bien commun. Sans intérêts particuliers.


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25/11/2011

L'autre Droit de Cité

L'autre Droit de cité

Dans les années 50 après J.C., Paul fonda une communauté chrétienne dans la colonie militaire romaine de Philippi, une ville située en Grèce. Peu de temps après et Paul devait se rendre compte que les choses n’allaient pas mieux là qu’en ville.  Les mécanismes qui contrôlaient la vie publique étaient les mêmes : la lutte pour la promotion aux postes, plus ou moins importants, la lutte pour un mandat prestigieux ou pas, allaient de pair avec le favoritisme, l’irrespect crasse,  l’ambition, la convoitise, les soupçons.

Ainsi fonctionnait en ce temps-là le Droit de cité romain lequel était entièrement sous la férule de l’empereur. C’était le Droit qui mettait au premier plan la carrière, le progrès, le prestige et, avant tout, le profit. C'était le Droit de cité des profiteurs et des privilégiés.

Paul devait donc rappeler aux chrétiens et aux chrétiennes de la nouvelle communauté de Philippi qu’ils devaient se souvenir de leur nouveau « Droit de cité au ciel » comme il l’écrivit dans sa lettre aux Philippiens 3,20. Ce message de Paul n’est ni illusoire, ni naïvement proposé pour l’avenir ou pour l’au-delà.

Le Droit de Cité du « Royaume de Dieu », pour s’exprimer ainsi, nous donne la force d’un engagement sans peur pour la dignité de tous les êtres humains, surtout la lutte pour les droits des oubliés de la société, des négligés, des ignorants, des arriérés, des bons à rien.

Le mot grec pour le "Droit de cité" est politeuma  (en français : la citoyenneté.) Et cela concerne la politique.

Hermann Josef Venetz

(ma traduction)

Avec l’aimable permission de l’auteur

 

 

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23/10/2011

ELECTIONS FEDERALES 2011

 

 

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"Je ferai ici une exhortation à tous les hommes en général, de réfléchir sur leur condition et d'en prendre des idées saines. Il n'est pas impossible qu'ils vivent dans un gouvernement heureux sans le sentir : le bonheur politique étant tel que l'on ne le connaît qu'après l'avoir perdu."
Montesquieu - 1689-1755 - Mes pensées

Dans le marasme international, voire mondiale actuel, le terme politique évoque le doute, le cynisme. Comment notre état-nation, notre Suisse subsisterait-elle sans gouvernement ? Pour la première fois ce soir, l’espoir renaît que la politique prime sur l’économie. La différence, et c’est subjectif, je l’ai ressenti ce soir – et il n’est que 21h00, – lorsque les politiciens, anciens et nouveaux s’exprimaient, respectueux les uns envers les autres, les perdants, les gagnants dans la dynamique du provisoire car rien n’est joué, restent dignes, soucieux de l’avenir, voire de la survie de notre petit pays.

L’ensemble de la classe politique suisse est consciente que l’Occident alias l'Euro zone vit le cauchemar d’un avenir privé d’avenir ! Il n’y a qu’à voir la conférence de Presse à Bruxelles il y a quelques heures ! Faire semblant qu’on avance est devenu une habitude à Bruxelles, Londres, Paris ! On avance dans quelle direction ? Et l’anxiété est palpable, c’est poreux et contagieux !

Ma prière de reconnaissance est plus spontanée, plus facile ce soir ! L’intention de prière pour tous les politiciens et leurs partis respectifs, c’est qu’ils se concentrent à rassembler des éléments propres à chacun, et qui convergent vers le bien commun.

Je prie que notre précieuse démocratie « soit légitimée par le vote des citoyens ».

On en était arrivé à « perdre bonheur politique »… "Il n'est pas impossible de vivre dans un gouvernement heureux". Nos politiciens, je crois, sont des citoyens qui deviennent adultes.

Et nous avec eux!


 

 

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