15/04/2011

LES VIEUX/VIEILLES COUTENT CHER

 

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Les Vieux coûtent cher à la Société

 

Ce 15 avril 2011. Une excellente émission : le Journal du matin avec Simon Matthey-Doret et Christiane Jaquet-Berger, présidente de l’Association suisse des retraités (AVIVO) et députée popiste au Grand Conseil vaudois. http://www.rsr.ch/#/la-1ere/programmes/l-invite-du-journal/

L’assurance maladie augmente constamment en Suisse. Les raisons sont nombreuses et « on en parle » avec raison et inquiétude. Cela concerne la maladie, la santé. Les gens sans exceptions.

Mais le nombre des vieilles et des vieux augmente aussi et le lien entre ces deux augmentations est logique.

En Suisse, il me semble que la santé est une priorité. Elle devient problématique lorsque lorsqu’elle devient obsessionnelle pour tous :

Les progrès d’une médecine qui prolonge la vie au-delà de la normale. La volonté du corps médical de promouvoir les techniques de pointe, de les tester, d’avancer. Et c’est bien. Et c’est sans compter avec les firmes pharmaceutiques !

Et voilà, comme la vie en Suisse est relativement confortable, on y tient. Les années s’accumulent, le corps s’use. C’est normal. Et comme pour une vieille voiture, il faut remplacer des pièces usées. Mais il n’y a pas de pièces de rechange pour remplacer le TOUT.  Accepter le fait d’être vieux/vieille, c’est dur pour beaucoup. A cause du système qui réglemente des cases pour les différents groupes d’âge, des « petites boîtes » pour chacun ! On a même plus envie d’aller en paradis, (on nous a fait peur du « <Bon » Dieu !) alors que c’est le but de la traversée ! On évite d’en parler !

En outre, la solidarité intergénérationnelles est une gageure ne serait-ce qu’à cause du train de vie effréné des travailleurs, des gagne-pain donc et des garants de la survie de l’Assurance Santé. Le dialogue transparent existe-t-il ? Je me souviens qu’en Afrique du Sud, afin d’aider à survivre tout en ayant pas (trop) peur de mourir, la réalité me semblait plus humaine. Nous avons souvent eu recours à une approche holistique de la personne malade, soit de l’usure des ans, soit des aléas du quotidien, le SIDA … les accidents.  Ce qui signifiait que le corps, la tête, l’âme sont un tout organiquement lié et qu’un contexte humain met du soleil dans nos derniers jours !  (Oh ! Tout le contraire d’établissements hospitaliers !)

Ma conviction profonde : Les relations guérissent,  La médecine sans les relations  et qui consiste en une multitude de gestes médicaux faits en vitesse dans le silence de deux mondes qui ne se rencontrent que dans la fonction, me paraît vide de vie ! Cela blesse l’âme.

 

Cela me laisse songeuse. Les « aînés/ées » ne sont plus rentables dit-on, ils/elles malades plient sous le poids des ans ou des handicaps chroniques, ils/elles sont placées dans une de ces « cases » calfeutrée avec tous les gestes sensés prolonger les années, expulser toutes les douleurs « surtout durant les 18 derniers mois de vie (Journal RSR ce matin) sont les plus coûteux.  Dans ce no man’s land, il en est qui souhaitent l’Exit.

 

Dans le Journal 24 Heures du 23.03.11, le psychanalyste Mario Cifali le dit bien : « On ne peut pas soigner le corps sans soigner l’âme.» Comment faire ?

http://www.gppv.ch/sites/default/files/Comment%20peut-on%20soigner.PDF

 

images (35).jpgJe souhaiterais vraiment que cerisiers en fleurs nous révèlent la réalité de Pâques. Et qu’on s’en réjouisse !

 

 

23:38 Publié dans Formation | Lien permanent | Commentaires (8) | Tags : santé | |  Facebook | | | |