21/01/2014

La voix manquante des enfants à l'ONU

 Ce 16 janvier 2014, à Genève, deux « poids lourds » du Vatican faisaient face aux experts du Comité des droits de l’enfant à Organisation des Nations Unies. Ils avaient pour fonction d’écouter les questions concernant les abus sexuels sur mineurs et, dans la mesure du possible, de répondre des scandales depuis trop longtemps dissimulés par les Institutions. Le Vatican est un des signataires de la Convention des droits de l’enfant adoptée et ratifiée en 1981 par 193 pays.

 Selon John L. Allen Jr du « National Catholic Reporter » « c’est peut-être la première fois que des autorités vaticanes paraissent en public sous les objectifs de « wecastworld » sans avoir pris part aux préparations de cette conversation ».  Et c’est bien ainsi.

Lire la suite

21:42 Publié dans Église(s) | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | | |

04/12/2013

François, pape et les femmes

images.jpg

Voici qu’une certaine Presse, notamment La Libre Belgique évoque et commente le paragraphe 104 de Evangelii Gaudiens et titre Le Pape François et les femmes :

 a)   La place des femmes est un problème et un défi pour « l’Institution », selon François, l’Église doit réfléchir profondément!...

 b)   Le sacerdoce est réservé aux hommes : sans discussion ! Le sacerdoce n’est qu’une fonction pas un pouvoir.

 c)    Le sacerdoce est un moyen (donc fonction) pour servir le peuple de Dieu, donc l’Eglise-peuple. Cette fonction ne justifie aucune supériorité....

 d)   Marie, donc une femme est plus importante que les évêques… pour la sainteté de tous...

 e)   Le sacerdoce des prêtres … n’est pas le pouvoir entendu comme domination, mais la puissance d’administrer le sacrement de l’Eucharistie (donc de servir le peuple de Dieu. Ce service est la source de l’autorité… et implique le rôle possible de la femme !!!...

 Et le pape François donne les sources : le pape polonais Jean-Paul 2 (voir le texte) sans citer pourtant sa fameuse phrase : « La porte est fermée ! »

 Ma réflexion personnelle : L’’archevêque de Paris, André Vingt-Trois n’a-t-il pas déclaré en 2009: «Le plus difficile, c'est d'avoir des femmes qui soient formées. Le tout n'est pas d'avoir une jupe, c'est d'avoir quelque chose dans la tête.»

 Puis l’évêque Vingt-trois s’est excusé (voir sa réponse)

 Sans doute André Vingt-trois et Jean-Paul 2 ne disent pas la même chose mais y a-t-il un lien, une sorte d’attitude commune entre ces deux protagonistes ?

 

529df99a3570f96638c4935a.jpgLe pauvre pape François hérite cette « réalité » vieille de trente ans au moins! Étant lui-même un homme éduqué  dans cette institution hiérarchisée, puis promu jusqu’à être nommé « cardinal » est, je l’espère, conscient de ce « nœud sexué homme-femme ». Je pense qu'il a raison d'y aller à pas feutrés, et qu'il a beaucoup de raisons majeures d'aborder de front les scandaleuses réalités économiques, politiques, sociales au-dedans et au-dehors de l'institution hiérarchique et du Peuple de Dieu !

 Cependant, pour certains, il est normal que l'analyse du paragraphe concernant les femmes dans Evangelii Gaudiens tout flambant de l’amour inconditionnel de Dieu pour chacun, puisse être ressenti comme un glaçon qu’on met dans une tasse de thé bouillante!

 Personnellement, je n’ai jamais été attirée par la prêtrise (au sens sacramentel et ecclésiastique du terme).

 Enfants, nous avions une préparation à comprendre la Messe simplement par la manière dont père et mère ensemble faisaient le pain, le partageaient, nous donnant la vie, sans laquelle l’autre partage du pain eucharistique n’existerait pas. Voyez donc ce que disaient les prophètes Isaïe ou Amos 5 :21-27

 Donc, ce paragraphe 104 de François, s’il me déplaît à cause des femmes qui se sentent reléguées à la « périphérie » de l’Église institution, n’enlève rien à l’Évangile de la Joie que François veut partager avec le monde entier. François est pris entre le marteau et l’enclume dans l’exercice de la papauté héritée, ne doit-il pas bientôt « canoniser » !!! Jean-Paul 2 ?

 

images.jpg

Prions pour qu’il ait le courage de nous surprendre encore, ce François, sur le chemin de la conversion permanente. La sienne et la nôtre.

20:26 Publié dans Église(s) | Lien permanent | Commentaires (2) | |  Facebook | | | |

28/11/2013

Evangelii Gaudiens 2

 

iglesia.jpg

crédit:
 maximino cerezo barredo

Je n’aimerais pas m’arrêter trop longtemps sur « la Lettre d’Exhortation » de François (évêque de Rome et pape) même si elle contient pour les « hommes de bonne volonté » une reconnaissance de leur engagement  et de leurs luttes pour construire une société juste. Et un encouragement, un défi à relever chaque jour. Et c'est ma motivation pour revenir encore une fois sur le même sujet.

 Les prophètes tous azimut, Jésus, paysan et juif, est lui-même en sa personne, en son esprit : cette Joyeuse nouvelle pour notre société actuelle. Il en est mort. Mais nous savons que son Esprit est bien vivant.

 Ceux et celles marginalisés, condamnés, bannis, parce qu'ils luttaient pour la justice, sont celles et ceux qui, aujourd’hui, reçoivent la reconnaissance, l’encouragement de François. C’est aussi un élan nouveau qu’il faut saisir car les signes des temps sont clairs et le temps presse. Et l'avenir, nul ne peut le nier, est incertain.

 Un signe des temps que François mentionne est le « capitalisme débridé : « une nouvelle tyrannie », une « économie de l'exclusion », un « marché divinisé ».

 Pour illustrer mon propos à partir de notre actualité suisse : pourquoi « ridiculiser » les jeunes socialistes qui préconisaient le salaire équitable 1-12, initiative refusé par le peuple (mais de loin pas pas tous les citoyens) ? Pourquoi cette campagne contre la proposition d’un salaire minimum de 4000.- avec des arguments biaisés en faveur d’une économie qu’il faut maintenir prospère ?

 Et François avertit que ces arguments en faveur d’un « libre marché »  signifient plutôt ... « une confiance grossière et naïve dans la bonté de ceux qui détiennent le pouvoir économique et dans les mécanismes sacralisés du système économique dominant. » 

 Ainsi, chez nous aussi, c’est l’avancée d’un système inégalitaire où les exclus, pire que les exploités, deviennent des « déchets ». Des exemples ne manquent pas... même chez nous.

 « Mais l’Église aussi, souligne le Pape, doit profondément se rénover et reprendre contact avec la réalité sociale, notamment la hiérarchie du Vatican. »

L’Église : c’est aussi les paroisses, les ordres religieux et ecclésiastiques, les multiples groupes qui parfois se « font des sous en défendant la cause des pauvres »; idem pour certaines Organisations non gouvernementales; idem et triste et terriblement ambigus, des fonctionnaires politiques, médicaux, sociaux ne sont pas à l’abri du syndrome de l’accumulation de biens.

 LE BIEN COMMUN QUI NE SE FONDE PAS SUR LA JUSTICE ET LA VÉRITÉ EST UNE ESCROQUERIE. Oscar Fortin

 Beaucoup de politiciens, de banquiers, d’hommes/de femmes d’affaires sont absolument honnêtes dans l’accomplissement de leur devoir de fonction, mais cela signifie que nul ne peut se passer d’analyser le système dans lequel il/elle se trouve, le système ecclésiastique y compris.

21:07 Publié dans Église(s) | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | | |

26/11/2013

Evangelii Gaudium

 

Mains-Marie-376x300.jpg

Il y a bientôt 50 ans Martin Luther King avait dit « I have a dream »

 Nous l'avons répété « I have a dream », parfois seul comme une mantra dans la nuit de tous les dangers, et tant de fois en Chœur(s) sur les places publiques, devant la maison du Parlement du Cap... à la porte des prisons...

La vie n'est-elle pas une succession de rêves qui mutent en réalités inachevées ? Comme Martin Luther King, comme Mandela ?

François, évêque de Rome (et pape) ne cesse de répéter et de supplier les milliers de gens qu'ils rencontrent : « We have a dream... »... comme une mantra .... et qu'importe le rêve muté ! La surprise de la famille de Dieu en germe... on verra bien !

Mais aujourd'hui, François publie sa lettre à tous, annoncée par les médias internationaux, "Evangelii Gaudium" « La Joie de l’Évangile » : des lumières s'allument par milliers dans les cœurs. Le mien itou !

On a eu que trop souvent à faire à des autorités « éteignoirs de bougies » à des freins briseurs d'élans, rongeurs d'énergie et j'en passe beaucoup !

On a pris des risques, avançant ensemble en groupes parfois dispersés ; face à certaines institutions : dans des rapports de force inégaux. Quand même.

 Et on se sent soudain béatement sourire, un sourire de gratitude alors que se déploient des ailes faites pour voler, que s'ouvrent une intelligence faite pour réfléchir, que s'enflamme le cœur fait pour aimer tout simplement ! J'exprime l'euphorie du moment sans honte, elle est collective... et je me permets de citer ces quelques lignes de la  : lettre publiée le 24 novembre 2013 : "Evangelii Gaudium" !

 « Je préfère une Église accidentée, blessée et sale pour être sortie par les chemins, plutôt qu’une Église malade de la fermeture et du confort de s’accrocher à ses propres sécurités. Je ne veux pas une Église préoccupée d’être le centre et qui finit renfermée dans un enchevêtrement de fixations et de procédures. »

 « Plus que la peur de se tromper j’espère que nous anime la peur de nous renfermer dans les structures qui nous donnent une fausse protection, dans les normes qui nous transforment en juges implacables, dans les habitudes où nous nous sentons tranquilles, alors que, dehors, il y a une multitude affamée, et Jésus qui nous répète sans arrêt : « Donnez-leur vous-mêmes à manger » (Mc 6, 37).

 Et que m'importe que François n'aie pas – dans sa lettre - cautionné la prêtrise des femmes et qu'il ne cautionne pas l'interruption volontaire de grossesse...

 Donnons à François le temps d'avancer au rythme de l'escargot. Il porte une lourde coupole sur son dos... le temps viendra de secouer ce fardeau et c'est dans l'évangile lu dans les églises aujourd'hui même : saint Luc 21,5-11.Merci, cher François !

 

 

22:13 Publié dans Église(s) | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | | |

07/07/2013

La Banque du Vatican et Jésus

 20100104124601_swieca_1.png

Ce n’est pas par plaisir que j’ai publié cette petite réflexion sur « La banque du Vatican » car l’hypocrisie nous guette et c’est peu dire, Jésus avait averti : Qu’as-tu à regarder la paille qui est dans l’œil de ton frère ? Et la poutre qui est dans ton œil à toi, tu ne la remarques pas ! Saint Luc 6, 39-42

 A quoi cela sert-il de râler sur le système bancaire et financier en Suisse et au-delà et rester silencieux sur la Banque de l’Institution catholique dont mous sommes membres ? Même si le siège centrale est dans « l’État »  du Vatican , l'Institut pour les œuvres de religion (IOR ) est aussi nommé  « Banque du Vatican ». Amalgame dangereux. Qu’en est-il de Jésus qui est la raison d’être de l’Église ?

Le journal Catholique La Croix suit l’actualité et rapporte des actions et des paroles de François, mais je n’y trouve pas beaucoup d’analyse de la situation financière du Vatican ni de ses dérives. Dommage car c’est justement par là qu’un journal chrétien devrait commencer. L’évêque de Rome, François est confronté (grâce à la presse italienne entre autre et the National Catholic Reporter  (NCR) au péché structurel des finances et qui ôtent à l’institution sa crédibilité. Aurons - nous l’honnêteté d’être au moins solidaires de cet homme venu juste au dernier moment pour « sauver ce qui reste à sauver » ou alors, le laisserons-nous faire le « sale boulot », seul comme Jésus au Jardin des oliviers… et continuer notre route « comme si » ? 

Une des premières déclarations de François a été : « Comme je désire une Église pauvre pour les pauvres ». Il sait de quoi il parle : l’Argentine n’est-elle pas un microcosme du reste du monde comme l’est l’Afrique du Sud ?

Quelle motivation nous pousse à exiger une Église qui œuvre de toutes ses forces pour « le plus grand bien pour le plus grand nombre » ? Pas l’amour de la pauvreté ! Mais nous savons qu’il faut passer par la privation et la pauvreté  dans notre lutte pour la justice économique et sociale !

Ce soir, je voudrais me rassurer en laissant parler Jésus, n’est-il pas le VERBE !

L’Esprit du Seigneur est sur moi, Parce qu'il m'a oint pour annoncer une bonne nouvelle aux pauvres; Il m'a envoyé pour guérir ceux qui ont le cœur brisé,

Pour proclamer aux captifs la délivrance, Et aux aveugles le recouvrement de la vue, Pour renvoyer libres les opprimés, Pour publier une année de grâce du Seigneur. (Luc 4 : 18,19)

 Gardez-vous des scribes, qui aiment à se promener en robes longues, et à être salués dans les places publiques ;

 qui recherchent les premiers sièges dans les synagogues, et les premières places dans les festins ;

 qui dévorent les maisons des veuves, et qui font pour l'apparence de longues prières. Ils seront jugés plus sévèrement. (Marc 12 :40)

 Pour ce soir : Beaucoup de charités sont faites par une foule de gens et de leurs actions généreuses, mais cela perpétue l’injustice si nous ne nous attaquons pas aux injustices des systèmes qui causent la misère de millions d’êtres humains.

Pour équilibrer charité et justice, nous trouvons une aide et une inspiration chez Jean-Pierre Besse « Défi Michée» / « Stop Pauvreté 2015 » »

23:14 Publié dans Église(s) | Lien permanent | Commentaires (1) | |  Facebook | | | |

03/07/2013

La banque du Vatican

2009_06_15_Magister_AllThe_ph_Monet.jpg

La banque du Vatican

 Le 30 juin, le « denier de Saint Pierre » devrait être collecté dans toutes les églises catholiques du monde. Cette collecte rappelle la pratique des premières communautés de base  mentionnée dans les Actes des Apôtres  4, 34 et 11, 29.  Les fidèles qui venaient prier, les gens mieux lotis apportaient de quoi soulager la misère de leurs frères et soeurs pauvres.

 Le partage faisait partie intégrante de la liturgie locale, régionale Aujourd’hui, ce 30 juin, il y a une quête à la messe: le « denier de saint Pierre ». Qu'en est-il en réalité ?  Partager avec les plus proches est donc une  pratique très ancienne. Avant d’être religieuse, elle est simplement humaine et normale. Ce n'est pas l'assistance sociale où l'on envoie si facilement les pauvres !

 A ma connaissance, « Le denier de Saint Pierre » récolté dans les églises du monde parvient aux nonces apostoliques censés transmettre les millions récoltés, à l’Institut pour les œuvres de religions (IOR) dite la Banque du Vatican. C’est la principale institution financière  du Saint Siège. »

 Je ne sais pas si ce rappel de l’origine fut donné aux fidèles dimanche passée, peut-être oui, peut-être non.

 C’est une évidence, même au Vatican et surtout là, que servir Mammon et Dieu est impossible.

 La Bourse du Vatican sent le pourri. Déjà du temps de Marcinkus (rip), en 1982, (J’étais de retour en Suisse et suivais les activités des œuvres pontificales missionnaires à Fribourg !) c'était donc Marcinkus qui présidait les Œuvres de religion (IOR) et je cite :

« La Banco Ambrosiano fait faillite et il fait la une des journaux. La loge P2 et Roberto Calvi sont identifiés comme étant au cœur de cette grande affaire politico-financière. Il a été établi que l’IOR, à l’époque dirigé par ,Marcinkus a eu un rôle déterminant dans le krach de la Banco Ambrosiano de Roberto Calvi, dans une intrigue bancaire compliquée concernant entre autres Michele Sindona et le “Maître Vénérable” de la loge P2, Licio Gelli. » 

 Peut-on séparer le Denier de Saint Pierre de la Banque du Vatican ? Faire comme si... ?

 En plus du Denier de Saint Pierre, laSainte enfance missionnaire :

 En Afrique les Ecoles catholiques encourageaient les écoliers à offrir le « cent c’est-à-dire  le sous », si possible au quotidien, à l’organisation pontificale de la « Sainte Enfance missionnaire » (du type du Denier de Saint Pierre).

 J’ai vécu ceci dès les années cinquante : Dans chaque classe  une charte  était  pendue au mur : elle représentait une échelle avec 30 échelons, chaque échelon valait un sous. Quand l’écolier apportait son sous, il avait droit à un petit « nègre ... noir : ton frère !» en papier qu’il  épinglait au premier échelon. Si tu es fidèle et généreux, ton petit nègre en papier grimpera tous les échelons jusqu’au sommet pour 30 sous. Ces sous tombaient dans des boîtes portées à la supérieure qui les ouvrait en la présence des « maîtresses » chaque samedi après le repas de midi et il fallait compter sous par sous ces aumônes (des plus pauvres !!!) pour former un capital s’il vous plaît, en faire des rouleaux de 100x cent sous afin d’aller les transformer en chèques à l’adresse de la Nonciature qui devrait les faire parvenir à Rome, à la Banque du Vatican aussi nommée Institut pour les œuvres de religion. (IOR).

 La « Sainte enfance africaine » ne posait pas de questions, nous non plus ! Que pensons-nous face à la réalité actuelle ? Voyons donc ! Les enfants aident les enfants ! « Et ces échanges payent, puisque, de petits dons en petits dons, les enfants missionnaires du monde entier rassemblent à eux seuls 40 millions de dollars chaque année, pour financer 2 600 projets ! »

 Nous recevions des encouragements de Rome … pour persévérer et être généreux !  Et combien de nos enfants avaient faim et soif ? Sans soins médicaux parce qu’inabordables ! La direction de l’école préparait si possible une soupe protéinée par jour, et,si c’était la saison une mandarine. Quelle était la nourriture des africains dans le township ? « Quand j’ai faim je m’appelle aujourd’hui » comme le chante Gabriela Mistral.

 Le Denier de Saint Pierre, la Sainte enfance missionnaire, deux exemples dont j’ai été témoin et quand on peut enfin espérer que crèvent les abcès de la corruption, il faut partager et élargir cette espérance, avec foi et avec fougue ! Face à l'Evangile qui est sa raison d'être. Assumer son péché et sa trahison : D’abord à Rome qui se dit mandaté par les Saints Apôtres et vicariat de Jésus au monde !

Mais le mot « réforme » est faible lorsqu'il s'agit de la Banque du Vatican face à l'Evangile de Jésus. Et le pape François y risque sa peau, la banques est un terrible Goliath mais François une courageux David. Soyons solidaires. Tous les catholiques, moi y compris devraient ensemble remercier l’Esprit pour la résurrection de Jésus de ces ruines ! Publiquement.

Cela ne sera pas facile mais les enfants qui ont donné leur sous quotidien et les gens qui payent leur denier annuel ont droit à la transparence. Et nous aussi.

11:21 Publié dans Église(s) | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | | |

22/06/2013

Francois et Alberto

 

Jésus chevauchait un âne en son temps et en son lieux et ne s'affichait pas avec les grands de son monde sinon quand ceux-ci images (37).jpgle faisaient comparaître pour le juger.

Jean-Paul II, son vicaire, n'évitait pas les photos avec les puissants du monde chrétien. Avec Pinochet par exemple ce qui rehaussait le "prestige" du potentat dominant les opprimés.images (38).jpg

Idem avec Benoît XVI qui paraît à son aise avec Bush de triste mémoire.

Il semblerait que Francois, comme Jésus, mette les choses sens-dessus-dessous. S'il ne méprise personne, même pas les chefs, il va spontanément vers celles et vers ceux de qui il dit: si vous accueillez l'un de ces plus petits, c'est moi que vous accueillez.

22:42 Publié dans Église(s) | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | | |

27/04/2013

la Syrie aujourd'hui

 

 

50605d846.jpeg

Les minorités chrétiennes sont les premières victimes de la révolution syrienne. Ce qui avait débuté par de simples revendications pacifiques dans les rues est devenu ce que l’on sait ... depuis deux longues années.

 Les deux archevêques enlevés, alors qu’ils voulaient porter secours à deux prêtres également disparus, ne sont toujours pas libérés.

 Les dernières infos du journal libanais de langue française L’Orient Le Jour : « Le diocèse grec orthodoxe d'Alep, dans le nord de la Syrie, était toujours sans nouvelles mercredi des deux évêques enlevés, a affirmé à l'AFP un prêtre du diocèse. »

 Un communiqué récent, le même journal rapporte que l’ASL (l’armée syrienne libre) « dément toute connexion avec les ravisseurs des deux évêques » ... Un responsable serait intervenu, qu’il aurait reçu la promesse que les évêques seront libérés dans les prochaines heures...

 D’où la question : qui sont les ravisseurs et quelle est la motivation ? Qui sont les vrais alliés du régime Syrien et qui est la minorité chrétienne de 1 526 997 fidèles (en 2000) selon Wikipedia ?

 Avant tout : le pain, l’eau, les maisons, les médicaments font cruellement défaut alors que les frontières poreuses laissent passer les armes, les munitions de toute sorte dont il est difficile de repérer l’origine ! Et qui fabriquerait les armes chimiques employées vraisemblablement par les rebelles et le régime. L’ONU tergiverse, voir ce qu’en dit la Croix d’aujourd’hui.

 Chez nous, les évêques suisses ont demandé la libération des évêques orthodoxes enlevés par la voix de Mgr Markus Büchel, évêque de Saint Gall. Et les demandes de libération des deux prélats se poursuivent, à la suite du Pape François, du Conseil Œcuménique des Eglises à Genève.

 Le sort malheureux des prélats doit mettre en lumière les Syriens tués, mutilés, affamés, exilés, ayant perdu tout espoir d’avenir. Leur reste- t-il l’espoir de notre solidarité engagée ? L' Agence des Nations Unies pour les Réfugiés est présente dans les pays limitrophes et soulage les réfugiés dans la mesure des moyens disponibles. En attendant la Paix, le retour dans un pays pacifié.

 Un poème venu de Syrie

 Tombez mes larmes

 Tombez mes larmes en torrents !
Tombez mes larmes en déluge !
Pour les martyrs petits et grands, 
Par l'Evangile et le Coran,
Pour ceux qui cherchent un refuge

 Contre la folie des tyrans
Contre l'assassin et le juge

 Tombez mes larmes en torrents !
Sur la dépouille des mourants
Tombez mes larmes en déluge !

 Devant le Monde indifférent
Ou en quête de subterfuges

 Tombez mes larmes en torrents !
Le vent souffle à contre-courant

 Tombez mes larmes en déluge !

 Mais un tourbillon fulgurant
Surviendra sans qu'on en préjuge

 Tombez mes larmes en torrents !
De joie, d'orgueil intempérant
tombez mes larmes en déluge !

16:38 Publié dans Église(s), Solidarité | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | | |

24/04/2013

Démenti

téléchargement (1).jpg

Les deux archevêques syriens : Paul Yazigi, et Mgr Youhanna ne sont pas libérés. Pensons à eux et aux victimes de la violence !

 

Alep : Rebondissment sur la libération des deux évêques d'Alep enlevés. Ils sont toujours otages.

La circonspection, dans la réalité syrienne, ne doit jamais manquer : des médias, dont j'ai donné, hier, les liens – annonçaient la libération des deux prélats, Mgr Paul Yazigi, et Mgr Youhanna Ibrahim. Cela est actuellement démenti. Selon 

l'agence Apic

« Le diocèse grec orthodoxe d'Alep sans nouvelles des évêques enlevés.   Paris/Alep, 24 avril 2013 (Apic) Contrairement aux nouvelles optimistes diffusées le soir du 23 avril 2013, les deux évêques orthodoxes d’Alep enlevés le 22 avril 2013 par des rebelles "tchétchènes" n'ont pas été libérés. »

La radio vatican transmet l'appel du Pape François : appel à la prière pour les deux évêques et pour toutes le victimes syrienne.

21:35 Publié dans Église(s) | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | | |

19/03/2013

Joseph et Gaspar Ricard

« Le Seigneur a réuni en Joseph,
comme dans un soleil, tout ce que les saints ont ensemble de lumière et de splendeur. »

 Grégoire de Nazianze (329-390)

 Quand nous étions  petits, nous passions le semestre scolaire d’hiver – très rigoureux au Clos-du-Doubs – chez l’oncle Joseph et la tante Marie, à Fahy en Ajoie.

Personnellement, la petite Nane (moi) et l’oncle Joseph, étions amoureux ! Il était images (7).jpgcomplètement sourd. Je le vois : un beau visage émacié, un nez bombé et un regard de grand frère ! Il était postillon et allait distribuer le courrier de l’époque aux villages environnants en diligence s’il vous plaît. ! Quand j’étais sage, il me prenait avec lui et nous trottions sur les routes de campagne ajoulotes : porteurs de Bonnes Nouvelles.  Je dominais le monde ! Nous étions porteurs de Nouvelles, et je ne pouvais imaginer autre chose que des Bonnes Nouvelles à l’époque ! (1930 à 1934). Je crois que ma vocation de « sœur » enseignante  est née sur les routes d’Ajoie à côté de l’oncle Josef, le postillon.

 Selon le calendrier liturgique (catholique) le 19 mars, est la fête de Joseph, mari de Marie et le papa de Jésus. En souvenir de mon postillon bien-aimé, je voulais dire une « bonne nouvelle » du Charpentier qui a bien dû apprendre à Jésus comment on fabrique une croix !

 Pourtant, le saviez-vous ? Joseph n’a pu se retenir de revenir aider un homme dans le 80723598_o.jpgbesoin dans un beau coin de France:  « La journée s'annonce chaude. Un jeune berger, provençal, de Cotignac, Gaspard Ricard, âgé de 22 ans, a conduit son troupeau sur le versant est du Bessillon. Vers une heure de l'après-midi la chaleur est intense. Assoiffé, il s'allonge sur le sol rocailleux quand soudain un homme d'imposante stature se tient près de lui et indique un rocher en lui disant: 
"Iéu siéu Joùsè; enlevo-lou e béuras ." c'est-à-dire: « Je suis Joseph » : Enlève-le et tu boiras." Gaspar hésite mais la soif le pousse vers l’eau, il pousse la grosse pierre et l’eau fraîche le désaltère mais l’ami Joseph a disparu et la bonne nouvelle se répand !

 Rien en contrepartie ! Il ne doit ni exhiber ni prouver sa virginité, ni celle de sa femme, ni le caractère de son fils Jésus. Pure Bonté, pure tendresse ! Mais lisez le reste !

 Le 19 mars 1961, suite à l’apparition miraculeuse, Louis XIV décrète que la Saint Joseph sera fête légale et chômée !

 

image.jpgSaint Joseph mis en lumière dans l'Église et en France : "C'est tout. Rien de plus simple, rien de plus pauvre que cette apparition... comme l’Évangile", selon Mgr Gilles Barthe, en 1971. A Cotignac, se vérifie la vérité des paroles de l'évêque de Fréjus, prononcées le 31 janvier 1661 : « Dieu, par les grâces qu'il voulait accorder en l'honneur de Saint Joseph, voulait ne point séparer dans la dévotion des fidèles, les deux saintes personnes (Marie et Joseph) qu'il avait jointes sur la terre…


Cotignac, source saint Joseph - La lumière de Dieulalumierededieu.eklablog.com

 C’est en souvenir l’oncle Joseph le postillon à Fahy, de chers amis sud-africains qui s’étaient retirés à Cotignac/Belem  que j’écris ce papier : tous sont au ciel aujourd’hui à rigoler de ce que je dis.

17:37 Publié dans Église(s) | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | | |

16/03/2013

Le Pape François

 Ce soir-là, le 13 mars, l’apparence probe de ce  personnage aux gestes simples et symboliques, à la parole d’un homme du peuple, au sourire timide et sincère, c’était comme un soupir de soulagement. La prière qu’il a demandé qu’on dise avec lui, la seule prière que jésus aie enseignée : le Notre Père, était un appel à penser, parler, agir ensemble ! Et puis, Oh ! Son nom : François – pour un jésuite – un petit signe aux pauvres du monde entier, unis au Poverello d’Assise ! Pour reconstruire l'Eglise en ruines!

Le Père Martin Werlen d’Einsiedeln l'a fait remarquer: « Il est moins important de savoir d’où vient le pape que où il va ! » (je cite de mémoire) Vraiment? 

 J’avais tellement envie de voir apparaître un vrai disciple de Jésus, oubliant que celles-ci et ceux-ci (moi y compris) sont loin d’être parfaits. La publication de son passé argentin comme supérieur des Jésuites et évêque à Buenos Aires durant les années dures de la dictature (1976 à 1983) fut une douche froide. On aurait pu l'anticiper! Pierre le premier pape, sa femme, sa belle-mère et sans doute ses enfants, a renié Jésus trois fois... puis il a pleuré!

Voici un rappel de la période d’Apartheid en Afrique du Sud ; dans ces deux réalités, (Argentine et Afrsud) l’Eglise institution et ses autorités, ont été déplorablement ambigues, compromises avec les autorités politiques, économiques et militaires « par PEUR » se  sont-elles excusées plus tard, de ne pouvoir continuer leur présence, donc leurs œuvres, au pays.C'est vrai mais ont-elles pris parti lorsque certains de leurs membres étaient emprisonnés ou expulsés?

 Dans les deux cas, les personnes, ayant partagé la souffrance des pauvres et s’étant solidarisées avec leur lutte pour la justice furent

·       Averties qu’elles étaient personnellement responsables

·       Découragées et parfois transférées d’un endroit à l’autre

·       Tolérées du bout des lèvres sans être ni soutenues dans l’action, ni aidées lors d’incidents désagréables voir dangereux avec la police  et d'autres autorités !!!

 Nous sommes donc bien placés pour comprendre le dilemme de François quant à d'éventuels conflits avec des personnes engagées, car il avait peur de la théologie de la libération...!!! et il craignait la "politisation" des jésuites dans ce pays. N'était-ce pas une peur politique?

 a)   La situation en Argentine de Jorge Maria Bergoglio, actuel François, évêque de Rome et pape. Après la dictature cependant, Jorge Bergoglio et la Conférence épiscopale ont publiquement demandé pardon pour ne pas s'être plus engagés en faveur du respect des droits de l’Homme.

 b)    L'artiste Adolfo Pérez Esquivel, connu pour son engagement dans la défense des droits de l’homme, a précisé à la chaîne britannique BBC: " Il y a eu des évêques complices de la dictature, mais pas Bergoglio". Et je veux le croire.

 c)     Chez nous, la Conférence des évêques suisses (CES), a reconnu avoir manqué d’intérêt, de courage, de foi, d’amour et de catholicité à l’époque de l’apartheid en Afrique du Sud, particulièrement de 1970 à 1990, mais à ma connaissance, elle tarde à s’excuser officiellement et publiquement de sa négligence.

 Si mon rêve de perfection est encore une fois réduit en cendres, il se peut qu’une petite flamme vacille encore.  Nous avons eu la chance d’avoir eu « Commission de Vérité et Réconciliation » en Afrique du Sud (Desmond Tutu), … et « nous pardonnons comme nous sommes pardonnés ». C’est peut-être facile…

Le Peuple de Dieu, le petit peuple d’Amérique latine qui se remet debout après tant de dictatures, et qui reconquiert sa dignité humaine en tant que citoyen continuera sa lutte parce que Jésus est le premier libérateur !

 Nous attendons du Pape François qu’il reste pauvre parmi les pauvres, pas par amour de la pauvreté, mais par amour et volonté de justice pour tous. Ce qui implique un changement radicale de structures!

 

 

23:18 Publié dans Église(s) | Lien permanent | Commentaires (1) | |  Facebook | | | |

31/01/2013

dimanche 27 janvier 2013 au Vatican: les colombes

Réflexion affectueuse et quelque peu amusée sur les colombes désobéissantes

« Habemus Problème ! »

 

1359525280.jpg

 "Le gentil goéland attaque la colombe sous le regard du pape!"

 

L’agence de presse catholique pour les pays asiatiques (ucanews) rapporte  un petit coup de cœur à la clôture de l’Angélus récitée par Benoît XVI dimanche passé, le 27 janvier 2013.

 Comme de coutume le dernier dimanche de janvier, le pape conclut cette prière en lâchant une colombe de la Paix survoler les quelques milliers de personnes rassemblées sur la Place Saint Pierre et bien-au-delà. C’est en souvenir de la shoah, d’une part, et un appel à l’espérance d’autre part. 

 Mais Benoît XVI semble avoir des problèmes d’obéissance avec les oiseaux qu’il envoie annoncer la Bonne Nouvelle au monde entier.

 Voyez 2012 : Elle est « libérée », la colombe par un enfant mais elle reviendra, une autre sera lâchée et elle reviendra, têtue…

 Voyez 2012 : Elle est « libérée », la colombe par un enfant mais elle reviendra, une autre sera lâchée et elle reviendra, têtue…

 Elles sont lâchées, les deux colombes mais elles reviendront, têtues…Elles refusent de s'envoler...

Et puis en 2013, c’est Jonathan le Goéland qui a l’audace de s’attaquer à la colombe. Les gardes suisses l’ont –ils arrêté, le goéland ? On ne sait pas.

 


 

Grave désobéissance envers le souverain pontife de la part des colombes  au passé biblique d’annonceur de terre à venir, de Paix. Mais qu'en est-il au fond, est-ce un vrai problème?

Gn06a.jpgMais voyons la Genèse 8, 6-13

 La relation entre le corbeau, la colombe et Noé responsables de tous ses réfugiés dans son arche. L'espérance d'une Assise sur le Mont Ararat.

 Mais voici que Huffington post se mêle de l'affaire à sa manière et cela diminue le péché de déobéissance de ces aimables oiseaux ! 

Huffington post: c'était en 2011

 

 

 

 

 

Mais au-delà de la "plaisanterie":

 

 Ma prière pour le vénéré Pape Benoît XVI,  dépouillé de sainteté mais vrai Père est celle qui suit (et de tout cœur) afin que les colombes prennent plaisir à voler et à s'envoler ... !

 et à revenir une branche d'olivier au bec!:

Libérez les cœurs et les intelligences liés par la doctrine et les dogmes.

Libérez les sans voix et donnez-leur la parole.

 Libérez les femmes de leur servitude et rendez leur la dignité de Marie pour chanter son Magnificat.

 Libérez les couples brisés de culpabilité imposée : invitez Jésus a pénétrer leur cœur et leur esprit

 Libérez le Vatican de tout ce qui ressemble à des armes, des soldats, des gardes pontificaux et rendez votre « Casa » accessible sans contrôle préalable.

 Libérez l’Eglise « peuple de Dieu » et joignez vous à sa longue marche à travers les déserts.

 Libérez les petites gens de la peur de seigneurs, des trônes et des dominations comme le fit celui dont vous êtes le Vicaire.

 …Alors les colombes viendront à vous  avec un rameau d’olivier au bec ! Elles seront la Bonne Nouvelle pour le Peuple de Dieu, l’Eglise en route.

 

colombe-cathare.png


19:26 Publié dans Église(s) | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | | |

20/09/2012

QUID PRO QUO

 400_F_10047968_7cfi7bosrdmJktQjt8A9nONQtYzIjOog.jpg«Les livraisons d'armes à la Syrie sont un "grave péché", Benoît XVI à Beyrouth en septembre 2012

 "L'importation d'armes doit cesser une fois pour toutes. Car sans importation d'armes la guerre ne pourrait continuer", a-t-il déclaré aux journalistes dans l'avion, le 14 avril dans l’avion de son pèlerinage, selon le Figaro.

 Importer des armes : on sait où les trouver, il s’agit d’argent !  Importer la Paix : où la trouvons-nous ? Sinon dans l’Esprit de Jésus ressuscité « qui n’avait pas où reposer sa tête » Mt 8 :19-22.

Nous sommes au 21ème siècle : on oublie Jésus, le fondateur du Christianisme, lorsqu’on habite le Palais du Vatican ! Sous la garde vigilante de soldats suisses. Passons !

 Lors d’un forum sur le marché illicite des armes, le délégué du Vatican auprès de l’ONU déclare : «Les armes nécessitent une « réglementation particulière » impliquant un engagement de la part de tous les membres de la communauté internationale, des États et des ONG et des religions ».

 Pourquoi ne pas conclure : « Mettons fin à la fabrication et aux marchés des armes. » Le Saint Père au Moyen Orient, assumant «  l’autorité morale » de Vicaire du Christ plutôt que la diplomatie politique de Chef souverain de l’État du Vatican, aurait été applaudi.Peut-être.

 Mais Benoît XVI était embarrassé, car   toutes les forces de sécurité étaient mobilisées pour la visite de Benoît XVI.  Des agents des services de sécurité italiens étaient arrivés d'Italie pour coordonner les mesures prises. Hélicoptères mobilisés, stationnements et routes interdites et les transports des voyageurs contrôlés se faisaient par bus. Pas par transports publiques.

 Dès lors que les armes protégeaient Benoît XVI, il était impossible qu’il dise ce qu’il souhaitait. Et nous sommes tous prisonniers/prisonnières de cette impossible ambiguïté, davantage encore lorsque nous lisons l’Évangile.

images.jpg

 N’empêche que les débats publics sur l’industrie des l’armes restent  inexistants ! Alors  que les guerres actuelles tuent les civils… A 50 kilomètres de Beyrouth les militaires bombardent des civils, mais aussi les structures et infrastructures vitales pour les populations … et pas en Syrie seulement. On en arrive à armer les civils et à les soumettre à une formation de base pour se défendre aux USA et ailleurs.

 Mais les autorités religieuses en Orient, (Liban inclus) ont leur propre autorité circonstanciée morale, et il n’est pas sûr qu’elles répètent - tout en la respectant - l’injonction de l’évêque de Rome en ce qui concerne l’arrêt de l’importation d’armes.

21:40 Publié dans Église(s) | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | | |

27/07/2012

Prix des Médias

 

27.07.2012


Prix „Bonnes dépêches“ 2012 à Sr Claire-Marie Jeannotat

« En complément du Prix catholique des médias, les institutions de médias catholiques décernent pour la première fois en 2012 et dans chacune des régions linguistiques le Prix „Bonnes dépêches“, doté de 1000 francs. Ce prix distingue une personne ou un projet qui a su „faire les titres“ dans les médias de manière positive.

En Suisse romande, le Prix „Bonnes dépêches“ est attribué à Sœur Claire-Marie Jeannotat. La religieuse de 89 ans, ancienne missionnaire en Afrique du Sud, est une bloggeuse du quotidien 24heures (Katsura – clairemarie.blog.24heures.ch). A travers ses textes, elle s’engage pour un monde plus juste et un renouvellement de l’Eglise. »

http://www.kipa-apic.ch/index.php?PHPSESSID=h136aljeh1i1a...

Pourquoi n’as-tu jamais mentionné ce prix dans ton blog ? C’était l’interpellation d’un ami. Je ne sais pas pourquoi. Mais j’y réponds volontiers ce soir.

 

dossier-preisverleihung_fullview.jpg

Voilà les Lauréats avec le Père Abbé Martin Werlen

C’était le 27 juin 2012, il y a tout juste un mois. La remise de ce Prix, c’était au Couvent des Capucins à Olten. Quatre lauréates (un homme parmi elles) étaient là, nous voici rassemblés en bonne compagnie du P. Abbé d’Einsiedeln, Martin Werlen , Président de la Commission des médias et de la communication.

Et voici quelques photos que j’ai trouvées pour vous chers amis.

http://www.commission-medias.eveques.ch/katholischer-medi...

Et voici que dit Christian Campiche sur la Méduse :

http://www.lameduse.ch/2012/06/27/soeur-claire-marie-jean...

 

Et moi là-dedans ?


25826cyh157w279.jpg

Quand j’ai appris que la CES (Conférence des évêques suisse) section des Médias et de la communication avait remarqué mon blog, ce fut une grande surprise et c’est peu dire.

Mais j’étais contente bien sûr : les « petites gens » de partout qui ont alimenté de blog, lequel est sorti de l’île de la Radio Suisse Romande (Expo 02). Durant ce merveilleux séjour lacustre non loin de Forel, je pouvais - comme les autres invités – intervenir sur les ondes, juste un message, une observation, un rêve, une question. Retour sur terre ferme le journaliste de piquet m’a dit : Tu as quelque chose à partager. Pourquoi pas un blog ? » En novembre 2002, j’ai publié un premier billet (http://katutura.blogspot.com/)

Etre « publié » implique une responsabilité, un risque. Ceux qui liraient les notes ne sont pas nécessairement celles et ceux qui le nourrissent : les pauvres, les chômeurs, les marginaux, les riches, bref, ce qui fait l’actualité, Mandela, des sœurs et des frères humains sur le chemin de la vie. J’essayais d’éclairer notre réalité, soit avec une modeste bougie, soit avec un grand soleil. Je m’appliquais à l’analyse sociale et à la critique constructive des Institutions, en commençant par l’institution ecclésiastique !

 

Dialogues, débats, c’était très rare. Des commentaires acerbes, d’autres commentaires encourageants, quelques-uns constructivement critiques itou ! Je suis une blogueuse parmi les blogueurs et nous essayons de faire avancer la pensée, sûrement ! De nous libérer les uns les autres ! D’encourager une prise de conscience individuelle et collective notre « Long chemin vers la Liberté. »

En 2007 après un gros pépin de santé, j’ai dû, la mort dans l’âme, quitter Lausanne et mon engagement à « Français en jeu ». Comme un baume, 24 Heures m’offre une place dans la blogosphère du journal et je m’y sens chez moi dans la luminosité du Léman ! Avec bonheur et ferveur.

 

Puis le pêcheur de blog de la Tribune de Genève m’offre aussi, il y a un an environ, une tente dans sa bouillonnante et dynamique famille ! Comme j’ai un tempérament plutôt nomade, je me sens bien à l’autre bout du lac. Ce beau Léman genevois ! Et ses habitants à la propension plutôt sévère !

 

Depuis, j’ai pu insérer Katutura English, que je nourris, occasionnellement, et Katutura Deutsch, enrichi une fois par semaine par la réflexion théologique que je traduis avec enthousiasme.

 

Seulement, à Olten, ce 27 juin, j’ai remercié les personnalités présentes, souvent sans donner de noms par crainte d’oublier quelqu’un !

 

Parmi les absents mais présents dans mon cœur, il y avait les journalistes de 24 Heures et de La Tribune de Genève, il y avait les amis blogueurs et, les personnes que j’ai mille fois dérangés afin de m’aider à dompter cet animal imprévisible qu’est un ordinateur et ma reconnaissance est immense !

 

Voilà deux trois mots pour ce qui me concerne, mais nous étions quatre lauréats :

Daria Lepori, qui anime la campagne d'Action de Carême en Suisse italienne.

Sandra Rupp Fischer, "l'âme chantante" du Festival de musique sacrée du diocèse de Bâle "cantars" qui a réuni l'an dernier 8‘000 chanteurs

David Syz, son ancien secrétaire d'État à l’économie. Syz obtient le Prix pour son documentaire exceptionnellement complet et engagé "Faim et abondance". Et Internet révèle qui ils sont et ce qu’ils font.

Pour clore, j’ai mentionné, dans cette Eglise des Capucins à Olten, avec la bénédiction de François d’Assise sans aucun doute, trois personnalités qui ont marqué ma réflexion :

 

Bernard Phiri : mon étudiant à l’école secondaire du Township à Lady Selborne, au nord de Prétoria qui m’a dit à voix haute et distincte au nom de tous les siens. C’était durant une « leçon » de catéchisme :

« Ah ! Ma Sœur, si Dieu m’aimait, il ne m’aurait pas fait noir en Afrique du Sud » (pays de l’apartheid).

 

Phumzile : Cleansing opération : les militaires déportaient à coup de camions, de force, les gens de trop (surplus people) dans un no man’s land et rasaient, sous leurs yeux, derrière eux, leurs abris afin d’ôter tout « caprice » d’y revenir ! Phumzile a dit :

 

« Oui ! Dieu, Modimo, s’en est allé. »

Ahmed réfugié arabe au Canton du Jura où je travaillais (en 1982….) condamné à la prison par le Juge au Tribunal à Porrentruy pour méfait, somme toute pas criminel, à tant de temps de prison ferme. Derrière ce Juge (face à nous tous) pendu au mur : « Le crucifix et Jésus qui dit : Ne jugez pas ! »

Voilà, c’est fait.

 

22:15 Publié dans Église(s) | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : médias | |  Facebook | | | |

23/03/2012

Le Pape au Mexique et à Cuba

Ce que je souhaite ardemment pour le Pape au Mexique et à Cuba

romerogente-300x243 (1).jpg



que le pape, comme Oscar Romero, vienne s'asseoir au milieu des gens simples,

des ouvriers

des parents des innombrables victimes des narcots trafiquants

qu'il reste avec eux, sans garde de corps, sans journalistes,

qu'il se mette au niveau des plus pauvres et qu'il écoute ce qu'ils ont à dire

qu'il écoute leur vécu,  et qu'il se taise et medite ces choses en son coeur

et que peut-être il leur tende la main...


que le pape vienne s'asseoir au milieu des femmes et des enfants

et que son coeur écoute autant que ses oreilles et

qu'il n'ait surtout pas peur de salir sa robe blanche quand les

petites mains sales veulent bien le toucher

qu'il sourie, et rigole et pleure avec eux

qu'il ôte sa calotte de sur son crâne et leur dise ces seules paroles qui vaillent:

qu'un homme pauvre, Jésus, un homme nous veut debout

on essaie tous ensemble de l'écouter, ce Jésus

parce qu'Il nous dit toujours une bonne nouvelle, et c'est quoi?

que nous avons le droit d'avoir assez à manger, à boire, une place pour dormir

et que nous allons lutter, lutter, lutter pour vivre puisqu'on croit

qu'il est lui-même Pain de vie....

Et que ce serait vrai et beau si le pape assis au milieu de ce peuple

accepte le pain des pauvres, accepte l'eau qu'ils lui offrent


recueille et médite


en son coeur tout ce qu'il a entendu et senti


qu'il dise merci et qu'il fasse avec eux tous: un bout de chemin...


Claire-Marie

21:41 Publié dans Église(s) | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : mexique cuba | |  Facebook | | | |

15/05/2011

On ne voit bien qu'avec le coeur

17 REMBRANDT 1638 APPARITION A MARIE MADELEIN.jpg Rambrandt

 

 

Pâques 2011 (Berne-Bethlehem)

 

Joh 20,1-10.11-18

C'est une histoire compliquée. Elle commence avec Marie de Magdala qui se hâte de grand matin vers la tombe qu'elle trouve vide. Elle informe sans tarder les deux disciples, soit Simon Pierre et celui que Jésus aimait. L'évangéliste abandonne pour un moment Marie Madeleine et se tourne entièrement vers les deux disciples avant de revenir vers Marie. C'était évidemment important pour lui. Mais regardons attentivement ce qu'il en est vraiment.

 

Les deux disciples se hâtent vers la tombe, mais l'un, le disciple que Jésus aimait, court plus vite – pas simplement parce qu'il est plus jeune, mais, bien plutôt parce que le message de Marie lui donne des ailes. Il arrive le premier à la tombe mais attend et permet à Pierre de le devancer. Celui-ci sera donc le „premier“, comme une préséance quasiment officielle. Il voit les draps de lin qui avaient enveloppé le cadavre, à côté de cela, il voit le linge ayant enveloppé la tête du mort, ce linge bien plié, placé là, juste à côté. Aucun signe d'émotion chez Pierre. Le plus jeune disciple entre aussi dans la tombe. Il est écrit :  Il a vu et il a cru!

 

Voici deux manières de percevoir: Pierre voit ce qui est sous ses yeux: le drap et le linge. L'autre disciple que Jésus aimait voit aussi ces objets, mais sa réaction va au-delà de ce qu'il voit: il voit et il croit. Son regard transcende l'objet et scrute l'au-delà des choses. Le disciple qui aimait Jésus, voit avec le cœur. Pour ceux qui aiment, la mort n'a pas le dernier mot.

 

Mais qui donc a le dernier mot? Les deux disciples sont quelque peu perturbés. Ni l'un ni l'autre ne peuvent en dire davantage! Pierre qui devrait être le porte-parole officiel est tellement énigmatique qu'on ne peut le comprendre.

Le disciple que Jésus aimait, ne peut pas parler de son amour. C'est un mystère inexprimable.

Peut-être que les deux expériences prennent un sens dans leur contexte: les deux témoins „n'avaient pas compris ce que dit l'Ecriture: Jésus devait ressusciter des morts“. Nous sommes confrontés au langage codé de la parole de Dieu. Mais vraiment, il s'agit de la Parole de la Sainte Ecriture qui signifie toujours que Dieu ne veut pas la mort des justes. Il ne les abandonne pas. Et c'est précisément lorsqu'il est question de la Résurrection que Dieu agit. C'est Lui qui ressuscite le mort, c'est Lui qui est le dernier mot. Et c'est ainsi que nos deux chers disciples, n'étant pas encore arrivés à accepter ce mystère, s'en retournèrent à la maison.

Que faire maintenant! Nous serions dans une impasse si Marie Madeleine n'était pas là. L'évangéliste reprend le fil de l'histoire. Comme l'ont fait les deux disciples, Marie Madeleine aussi se penche et regarde dans la tombe, elle ne voit ni les draps de lin pliés ni le linge à côté, qui avait enveloppé le cadavre de Jésus; elle voit deux anges tout de blanc vêtu, donc deux messagers de Dieu, l'un assis à la tête et l'autre assis au pied du lieu où avait reposé le cadavre de Jésus. Ces deux messagers ne prennent pas la place du cadavre disparu, ils sont à la place de Dieu. Maria se met immédiatement à la recherche de Dieu et trouve, après des efforts parfois confus, l'homme qui lui dit: „Femme pourquoi pleures-tu?“ Il dit: „Maria!“. Elle reconnaît, celui que son cœur aime parce qu'Il l'a appelée par son nom! Mais Il ne lui accorde pas le temps d'un tête-à-tête. Il la charge immédiatement d'une Mission: Va trouver les Frères et les Soeurs et dis-leurs de ma part: „Je vais chez mon Père et votre Père, chez mon Dieu et votre Dieu“. C'est ce que signifie la Résurrection: Le Dieu du Messie est celui qui donne la Vie et crée la communauté. Il est notre Père et notre Mère.

Il est presque impossible de résumer de telles histoires sans perdre des choses qui sont évidentes dans le contexte de l'histoire étudiée. J’essaie quand même de le faire car je pense que c'est un défi pour notre cheminement dans la foi:

 

· Pierre reconnaît le fait et cela est certainement très important, mais pas suffisant pour aller plus loin. L'acceptation s'adresse plutôt à l'historien et aux personnes qui demandent des faits concrets et visibles pour être valables. Mais cela reste incomplet, jadis comme aujourd'hui.

· Pour comprendre ce qui s'est passé en ce temps là et ce qui se passe aujourd’hui, nous avons avant tout besoin des yeux du coeur. Le disciple que Jésus aimait voyait les choses avec les yeux du coeur. Et pour lui, la mort, les guerres, les catastrophes ne pouvaient avoir le dernier mot. C'est l'Amour qui a le dernier mot.

· Marie de Magdala fait un pas de plus, un pas essentiel à la Résurrection et à notre résurrection : Elle se met en route et annonce aux Frères et Sœurs l'expérience qu'elle a faite lors de sa rencontre avec le Ressuscité. Elle sait maintenant que Dieu a le dernier mot. Dieu qui est Amour, veut absolument que nous ayons la Vie et la Vie en abondance. Dieu qui est notre Père et Mère. La Résurrection exige de nous que nous la proclamions parmi nous et jusqu'aux confins de la terre afin que nous faisions tous l'expérience de la Résurrection. Sans attendre, faisons le premier pas et allons au-delà de notre profession de foi en Dieu en partageant le pain.

Hermann Josef Venetz

traduction: Claire-Marie Jeannotat

avec l'aimable permission de l'auteur



09:33 Publié dans Église(s) | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : venetz | |  Facebook | | | |

22/01/2011

Semaine de l'Unité

Puzzle (1).jpg

Réflexion dominicale : Unité ?

Si Internet avait existé à Corinthe au temps de saint Paul, il aurait eu un ordinateur pour écrire ses lettres, et son langage aurait été direct comme celui de sa lettre aux Corinthiens 1,10-13.17  (qui sera lue demain dans les églises)

Paul avait une femme comme secrétaire/animatrice, qui le tenait Paul, au courant de la situation du mouvement par des émissaires qui se rencontraient chez elle à Corinthe. C'était Chloé.

http://456-bible.123-bible.com/calmet/C/chloe.htm

C’était donc une femme qui était la cheville ouvrière et la rassembleuse des membres d’un mouvement dynamique et non d’une institution à dominance mâle. Bref! Paul intervient en direct, il nomme les griefs :

a) divisions entre vous!! Soyez en parfaite harmonie de pensées et de sentiments

b) des disputes entre vous

c) chacun de vous prend parti

d) pour Paul

e) pour Apollos

f) pour Pierre

g) pour le Christ
Le baptême, c’est-à-dire, « marcher sur les traces du Christ » c’est rester libre. « Mon travail est d’annoncer la Bonne Nouvelle de Jésus et la Mission de notre jeune mouvement est de faire de même par l’exemple, par notre manière de vivre, de nous aimer, d’annoncer à tous les hommes qu’ils ont droit à leur dignité humaine. Mon travail n'est pas de baptiser d'abord dit Paul. Que les humains deviennent libres grâce à l'Evangile et non pas à partir de nouvelles chaînes ! »

Que de divisions depuis que Paul a disparu et que Constantin et ses partisans épiscopaux, trahissant Jésus, trahissent aussi la foi de celles et de ceux qui veulent suivre les traces de Jésus.

Que faisaient-ils de particuliers, ces premiers Chrétiens ? (selon Ac 2, 42-47)

Ils faisaient ce que font les petites communautés de base au ras des pâquerettes aujourd’hui même, sans se demander qui est qui et qui fait quoi, dans les pays les plus pauvres, simplement pour survivre:

Partager le pain entre tous

Mettre en situation la Bonne Nouvelle aujourd’hui

Lire les signes de notre temps et agir en conséquence

Mettre tout en commun : la terre, les toits, l’argent : le plus grand bien pour le plus grand nombre

Manger à domicile chez les uns et chez les autres

et partager avec les mendiants qu’on invite à notre table.

Cela nous pourrions envisager de le faire aujourd’hui en Occident

Comme Paul, notre Mission n’est pas de baptiser mais d’annoncer la Bonne Nouvelle qui nous dit pourquoi nous sommes sur cette terre. Le baptême de la Bonne Nouvelle!

Un prêtre sud-africain (décédé) me disait : tu vois Claire-Marie, dans l’Eglise, ce qui doit nous unir est ce qui nous divise : le partage du pain, le repas de gratitude (Thankyou meal) l’Eucharistie pour employer un mot difficile.

Et je pense vraiment que chaque fois que nous partageons notre nécessaire avec celles et ceux qui nous rien – intellectuellement, spirituellement, d’abord économiquement surtout– c’est un Thank you Meal !

images (1).jpgOn peut reprendre la lettre de Paul aux gens de Corinthe de Zurich, de Bulle, à l’époque d’Internet et décider pour nous-mêmes si prendre parti pour Pierre, Paul Jacques et Jean (Tiens! Pas de femmes ?) et tous les Apollos politiques, financiers, militaires, est compatible avec suivre les traces de LUI, Jésus !

Sûrement que Paul a reçu des commentaires et que tous n’ont pas accepté à la lettre ce qu’il écrivait, mais ils ne l’auront pas mise, cette lettre, à la corbeille.

22:42 Publié dans Église(s) | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : unité 2011 | |  Facebook | | | |

15/12/2010

Berlusconi, le Vatican et la politique

 

 

images (1).jpg

Berlusconi, le Vatican et la politique

« Au moins le peuple sera bien gouverné » appréciation, ironique ou pas, d’une personne, une seule, à une tablée muette. Hier soir ! La nouvelle venait de tomber à la RSR. Première réaction, sans réflexion. Qu’en est-il ? Qu’en sera-t-il ? Pour le Peuple, pour les étrangers en Italie, pour les régions du Sud par rapport à celles du Nord de ce beau pays ? Bonne gouvernance ? Au « fruits de cette gouvernance vous connaîtrez le gouverneur » (Mt 7 :16)

"Quelle confiance !" titre le quotidien « Il Manifesto » à propos du rejet, le 14 décembre au Parlement, de la motion de censure contre le gouvernement Berlusconi par une majorité de trois voix.

Gianfranco Fini est à l'origine de la motion. En fin juillet 2010 il avait appelé à une moralisation de la vie politique et à des positions plus mesurées sur l'immigration.

Qu’en est-il donc et qu’en sera-t-il si le cavaliere homme obtient aujourd’hui le soutien du Parlement et du Sénat ? Car ce magnat des télévisions tend une main « au peuple modéré l’autre sur le porte-feuille ». M. Fini prônait une gouvernement « plus moral ». Que signifie  être « moral et honnête » pour Berlusconi ? Etrange mentalité de Ying Yiang !

J’ai pu passer du temps en Italie, l’été écoulée juste à l’heure où M. Fini montait au créneau pour dénoncer cette « dictature irresponsable » et plaider pour davantage de « moralité » dans la gouvernance. Les gens que je rencontrais et qui discutent volontiers politique et du Bon Dieu, m’ont appris que, en Italie, « On a tous la foi en Dieu. Les curés ont un « pouvoir » politico spirituel », (je l’ai vu) et les Sœurs exercent une influence spirituelle/culturelle avec une étonnante facilité d’adaptation dans la pratique ! J’ai entendu quelqu’un d’adorable me dire : « On gardera le gouvernement qui défendra le mieux nos intérêts. » Cela se comprend, je n’étais pas loin de Vérone.

Mais où se situe l’Eglise institutionnelle et l’Etat du Vatican en cette Italie fascinante ?

Le journaliste Fréféric Mounier, (Rome), dans les pages du Journal catholique La Croix (http://www.la-croix.com/Les-affaires-/article/2448609/55351) nous dit ce qu’il en est et c’est précieux. Je me permets de citer quelques extraits tirés de l’adresse ci-dessus :

http://www.la-croix.com/recherche/resultatCLE.jsp

Le soutien du Vaticanau Cavaliere contesté

13/12/2010 15:13

· Pragmatique, le Vatican, qui s’est substitué à la Conférence épiscopale italienne pour les relations avec le gouvernement, s’est assuré de la bonne volonté de Berlusconi sur les dossiers sensibles.

· A Rome, le souvenir des États pontificaux, lorsque le pape gouvernait le tiers du territoire italien, est encore frais. Et aujourd’hui, alors que ce pays fragile, à l’unité incertaine, où la laïcité est une notion incongrue, traverse une crise politique sans précédents, le soutien apporté par le Vatican au Cavaliere est l’objet de toutes les passions.

· Tout s’est joué en deux temps. Lors du sommet de l’Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE) au Kazakhstan, début décembre, Silvio Berlusconi a confirmé au cardinal secrétaire d’État Tarcisio Bertone, numéro deux du Vatican, son soutien sur les dossiers « sensibles» : financement de l’école catholique, mise en œuvre prochaine d’une politique familiale (l’Italie connaît le plus faible taux de natalité des pays de l’OCDE), opposition à l’euthanasie. Le secrétaire d’État, qui assure en direct depuis deux ans, au détriment de la puissante Conférence épiscopale italienne (254 évêques), les relations avec l’État italien, en a pris acte.

 

· Le pays a reçu confirmation de cette « entente cordiale », jeudi 9 décembre, lors du déjeuner offert à l’ambassade d’Italie près le Saint-Siège aux dix nouveaux cardinaux italiens, en présence de la moitié du gouvernement (hors ministres de la Ligue du Nord), mais en l’absence remarquée du cardinal Angelo Bagnasco, archevêque de Gênes et président de l’épiscopat.

· « Jamais mon gouvernement n’agira contre l’Église », a alors affirmé Silvio Berlusconi. Ce climat de confiance est confirmé prudemment par Marco Tarquinio, directeur d’Avvenire, le quotidien de l’épiscopat : « Une course aux urnes désordonnée serait risquée. »
Les évêques sentent cependant leur peuple catholique exaspéré par les frasques sexuelles répétées du Cavaliere. Exaspération dont se fait l’écho régulièrement l’hebdomadaire catholique Famiglia Cristiana (un million d’exemplaires), qui fustige la dureté de la politique d’immigration. Et qui vient de dénoncer très vigoureusement la vénalité du personnel politique, évoquant les voix achetées (« pire que les trente deniers de Judas ») par le Cavaliere pour obtenir un vote de soutien.

En réalité, l’actuel chef de gouvernement, qui vient d’attribuer 66 millions d’euros à la rénovation des biens immobiliers de l’Église, joue sur l’absence d’alternative crédible aux yeux de l’Église. Celle-ci craint, outre l’instabilité politique, le « laïcisme » de Gianfranco Fini, pivot fragile de l’actuelle coalition, et favorable au contrat d’union civile et à une loi plus souple sur l’euthanasie.
Frédéric MOUNIER, à ROME
http://www.la-croix.com/Les-affaires-/article/2448609/55351

Et voici, de source vaticane, l’acte d’allegeance de Berlusconi au Pape.

060608_berlusconi.jpg« Avant de se rendre "Oltretevere" (ndlr : au delà du Tibre, c'est ainsi que l'on nomme le Vatican, en Italie), Berlusconi s'était exprimé à la télévision, affirmant : "Je remercie le Pape d'avoir témoigné son appréciation pour le nouveau climat qui s'est installé en Italie avec notre arrivée au pouvoir. ... Nous sommes du côté de l'Eglise: nous croyons dans les valeurs de la tradition chrétienne, dans la valeur de la vie, à laquelle on ne peut renoncer, dans le rôle et dans la valeur de la famille, dans la défense des droits humains et de la solidarité, de la justice, de la tolérance. Nous respectons les plus faibles: malades, enfants, personnes âgées, les exclus. Nous sommes sur la même longueur d’ondes que l'Eglise".
Silvio Berlusconi avait de même souligné : "nous retenons qu'avec l'Eglise, tout dialogue est possible. L'Eglise et ses organisations sont libres d'exprimer leurs pensées sur tous les sujets, l'Etat laïc a le droit de suivre sa propre ligne dans l'action du gouvernement. Mon gouvernement ne peut donc que complaire au Pontife et à l'Eglise". » Sources
: www.vatican.va - E.S.M.

 

Ma réflexion sous le regard de Jésus. Je n’en dirai rien ce soir !

J'ajoute ce suivi ce dimanche.

Suite, ce 23 janvier 2011 avec un article du Journal La Croix

Tristesse, écœurement, honte, sont les mots qui reviennent le plus souvent dans la bouche des catholiques italiens, pour lesquels le « Rubygate » marque un point de non retour

Fait sans précédent, Don Aldo Antonelli, prêtre d’Antrosano, un village des Abruzzes, était prêt à lancer « une grève de la messe » pour « dénoncer une Église trop silencieuse face au Rubygate », ce scandale impliquant Silvio Berlusconi, soupçonné par le parquet de Milan d’incitation à la prostitution pour avoir rémunéré les services de dizaines de jeunes femmes, dont une mineure à l’époque des faits, Karima El Mahroug, allias Ruby.

Le prêtre y a finalement renoncé, « parce qu’il n’est pas juste que le peuple de Dieu soit privé de messe ». Mais pas question d’ôter l’avis mortuaire, collé sur la porte de son église : « Deuil pour le pays humilié par un premier ministre immonde (…). Deuil pour une Église complice. »

Connu pour son art de la provocation, Don Antonelli pourrait facilement passer pour un curé extrémiste, anti-berlusconien. Mais au regard des graves soupçons pesant aujourd’hui sur le chef de gouvernement, sa colère trouve un large écho au sein des communautés chrétiennes.

http://www.la-croix.com/article/index.jsp?docId=2453061&a...

Et puis encore, la Parole de Benoît XVI "Sans faire référence au scandale"....Mais pourquoi pas?

Sans faire référence au scandale, le pape Benoît XVI n’a pas manqué vendredi, lors d’une audience accordée aux dirigeants de la préfecture de police de Rome, de solliciter « les responsables publics à redécouvrir les racines spirituelles et la morale ».

 

21:55 Publié dans Église(s) | Lien permanent | Commentaires (14) | Tags : vatican | |  Facebook | | | |

10/04/2010

REFLEXION DOMINICALE

lumiere02m.jpg

Pâques 2010 (Berne-Bethlehem)

Prédication inspirée de Luc 24,1-2.

Prédicateur: Hermann-Josef Venetz

En ce qui concerne le matin de Pâques, les quatre évangélistes du Nouveau Testament ont leur propre version de l’événement, de telle sorte qu'on ne saurait vraiment savoir ce qui s’est vraiment passé. Voici ce qu’ils ont en commun:



1.   Des femmes furent les premières à venir au tombeau et elles l'ont trouvé vide.



2.   L’ange leur a annoncé la nouvelle de la Résurrection de Jésus et les a envoyées porter la nouvelle aux apôtres et aux disciples, ce qu’elle firent.



3.   Les apôtres ont eu de grosses difficultés à croire ce que leur disaient les femmes. En plus, Luc dit que les apôtres auraient qualifié les paroles des femmes de jacasserie.



On trouve des choses semblables dans presque tous les récits de ce matin de Pâques, en plus de quelques minimes variantes. Mais ce qui m’intéresse le plus est la réaction des apôtres et des disciples qui avaient vécu durant bien des mois en compagnie de Jésus.

La lecture des évangiles ne nous en apprend pas beaucoup plus à ce sujet. Luc raconte que, malgré la nouvelle annoncée par les femmes, deux des disciples quittèrent Jérusalem convaincus que « l’affaire Jésus » appartenait au passé. Sur la route, ils rencontrèrent un homme et ne le reconnurent pas du tout. C’est seulement lorsqu’il se mit à partager avec eux le pain que leurs yeux s'ouvrirent: c’était Jésus. « Se levant à l'heure même, ils retournèrent à Jérusalem, et ils trouvèrent les onze, et ceux qui étaient assemblés avec eux, et ils dirent : Le Seigneur est réellement ressuscité » (Luc 24,13-34).


Et lorsque le Ressuscité vint vers les disciples tandis qu'ils parlaient de la sorte: « Ils furent saisis de frayeur et d'épouvante, ils croyaient voir un esprit. Mais il leur dit : Pourquoi êtes-vous troublés, et pourquoi pareilles pensées s'élèvent-elles dans vos cœurs ? » (Luc 24,36-38).



Dans l'Évangile de Jean, Marie Madeleine est la seule qui vint au tombeau qu’elle trouva vide; elle s’en alla de suite dire à Pierre et  au disciple que Jésus aimait ce qu’elle avait vu... Lorsque Marie Madeleine revint au tombeau, Jésus se fit reconnaître spécialement à elle en l’appelant par son nom, et il l’envoya de suite dire à ses frères qu’Il s’en retournait au Père. Marie accomplit sa tâche sans tarder et expliqua aux disciples: J'ai vu le Seigneur! Et quelle fut la réaction des disciples ? Le même soir nous les trouvons tout apeurés derrière une porte close (Jean 20,1-2.11-18.19).



Mathieu rapporte que, sur l’ordre des femmes, ils se sont quand même rendus en Galilée où Jésus leur avait donné rendez-vous. Mais que font-ils quand ils voient Jésus ? Matthieu dit: « Et quand ils le virent, ils se prosternèrent; d'aucuns cependant doutèrent » (Mt 28,16-17).



C’est ainsi qu’apparaissent les apôtres et les disciples de Jésus à Pâques. Bien que certains soient tombés à ses pieds comme le dit Matthieu, on peut dire, en gros que bon nombre d'entre eux étaient incrédules, sceptiques, trouillards et qu’en fait, seules les femmes ont pris le risque de la foi.

 

Et que fait Jésus maintenant avec ces incrédules, ces sceptiques, ces trouillards? On écoute et on est étonné! Il les envoie dans le monde entier : « Allez, faites de toutes les nations des disciples, baptisez-les au nom du Père, du Fils et du Saint Esprit, et enseignez-leur à observer tout ce que je vous ai prescrit » (Mt 28,19-20). Je pense que Jésus prend un grand risque car Il connaît les siens! Et toute l'histoire de l'Église-institution jusqu'à aujourd'hui, révèle en plein jour, la nature et l'envergure de ce risque de la confiance!



L'Église ne se porte pas bien. Il est vrai qu'aujourd’hui, ce ne sont certes plus les mêmes apôtres et disciples qu'autrefois qui sont au travail, mais ce sont néanmoins principalement des hommes qui s’affublent volontiers du titre de « successeurs des apôtres » comme le catéchisme nous l’a enseigné. Il faut reconnaître qu'à l’époque, on ne nous a pas clairement appris que les Apôtres, envoyés par le Ressuscité dans le monde entier, n’étaient pas seulement des Apôtres, mais qu'ils étaient également des gens pleins de doutes, Ils étaient des septiques, des trouillards, des hommes de peu de foi. Des gens de peu de courage et de peu de confiance.

Mais s’il en est ainsi, pourquoi donc penser que les successeurs actuels des apôtres soient plus parfaits que ceux que Jésus a envoyés? Des gens pleins de doutes, des sceptiques, des trouillards. L'église n’a jamais eu des chefs parfaits, ni au temps des apôtres ni plus tard. Et on ne devrait pas faire comme s'il y en avait aujourd’hui. Je suis heureux et reconnaissant que les évangélistes n'aient pas caché les faiblesses et les erreurs des apôtres, je suis reconnaissant qu’ils n’aient pas balayé sous le tapis leurs bavures et leurs fautes. Je ne dis pas cela à la légère comme si je voulais dire: « Les successeurs des apôtres actuels ne doivent donc pas être meilleurs que leurs prédécesseurs et maîtres qui se nommaient Pierre, Jean et bien d'autres encore!» Non! Je dis que les évangélistes pourraient nous apprendre à confronter nos problèmes avec franchise, droiture, modestie ainsi qu'avec une approche crédible, ouverte à la reconnaissance publique de nos manques et de nos fautes. Ceci concerne aussi les autorités de l'Église-institution. Pourquoi sont-elles incapables, face à des cas bien précis, d'admettre leurs graves erreurs et leurs dissimulations? Pourquoi dissimuler ou simplement ne pas admettre l'évidence? Les autorités font ainsi penser qu'elles sont davantage préoccupées de leur réputation personnelle et de celle de l'Église-institution, que du devoir de respecter et de promouvoir la dignité humaine des victimes? L'ironie est qu'un tel comportement se retourne contre elle, et porte atteinte à sa  réputation.

Mais maintenant, je dois encore vous dire quelque chose que nous n’avions guère appris  au catéchisme: Ce ne sont pas seulement le pape, les évêques, éventuellement les prêtres qui marchent à la suite des apôtres, mais ce sont aussi nous tous et d'autres encore, les laïcs, les femmes, les hommes, tous, nous sommes envoyés dans le monde entier, proclamer à tous les peuples le message de la Vie nouvelle! Le message de l'invincible Espérance! Tous, nous voulons faire l'expérience vécue au quotidien de ce que signifie la Vie nouvelle et l'inébranlable Espérance de Pâques! Cette expérience de Vie n’est pas une affaire individuelle seulement, comme par exemple lorsque nous reconnaissons nos fautes dans le secret du confessionnal, dans une chambrette privée, ou à demi mots inaudibles. Au contraire, nous voulons faire une expérience de Vie en reconnaissant publiquement nos erreurs, nos fautes, notre hypocrisie. Car les gens ont droit à notre témoignage de vie authentique, tout en restant conscients que nous sommes encore très très loin de la « Vie en plénitude » (Jean 10, 10) promise par Jésus. Là est notre espérance!



Aujourd'hui, l'Église ne va pas bien. Je l’ai déjà dit et tout le monde le sait. Mais je reste convaincu: il ne s'agit pas uniquement, mais aussi de l'Église, cette Église avec tous ses manques, ses rides, ses fautes est envoyée à ce monde déchiré, tourmenté afin d'être un témoignage de Vie nouvelle à notre monde déchiré, tourmenté! Et je suis aussi fermement convaincu que nous tous sommes l'Église. Tous, avec nos faiblesses et nos fautes, nous sommes envoyés au monde, d'abord à notre environnement concret, afin de proclamer que la mort n'aura pas le dernier mot, que la paix et la justice pour tous dans un monde nouveau est possible. Et que personne ne nous ôtera cette Espérance. Relever ce défi et réussir malgré tout ce qui vient d'arriver? C’est possible?

e6f01c09ec60dfd0-1-.jpgLa foi en Jésus ressuscité nous encourage et nous donne la force de prendre le risque. Je dirais même, parce que c’est ma conviction: Yes we can. Nous le pouvons. Amen.

 

(traduction: Claire-Marie Jeannotat, ce qui est souligné est de moi)
Avec reconnaissance à l'auteur.

23:09 Publié dans Église(s) | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : église | |  Facebook | | | |

30/03/2010

ARTE

 

Ce soir à 21h20 sur ARTE on peut suivre le documentaire sur "Que veut le pape"?

Comment Benoît XVI a entrepris de restaurer la puissance perdue de l'Église sur une ligne ultraconservatrice.

"Levée de l'excommunication des évêques intégristes, critique de l'islam à Ratisbonne, béatification de Pie XII, réhabilitation de la messe en latin, sortie contre le préservatif... Comment interpréter les prises de position de Benoît XVI ? Les réalisateurs ont pu pénétrer au sein du Vatican, rencontrer des hommes très proches du pape et des témoins clés de son histoire tel le théologien Hans Küng. Leur enquête décrit la nouvelle stratégie de l'Église catholique, sous la houlette de Benoît XVI. On le croyait simple pape de transition, dans la droite ligne de Jean-Paul II dont il fut le conseiller pendant vingt ans : il a en fait un agenda et un projet bien à lui. On le pensait gaffeur, mauvais communicant ; il applique un programme avec des méthodes nouvelles. Quitte à choquer l'opinion publique, voire certains catholiques. Son but ? Restaurer la puissance perdue de l'Église, défendre un Occident chrétien, lutter contre la laïcisation du monde et peser sur les sociétés. Pour cela, il ne craint pas de s'appuyer sur des mouvements parmi les plus durs du monde catholique, d'influencer les États ou de mettre l'Église à l'heure du lobbying et de la communication."

Ce documentaire sera suivi de 15 minutes de débat.

Peut-être un petit éclairage, ou non. J'essaierai de suivre cette émission.

J'apprécie les documentaires de ARTE. cmj.

 

16:47 Publié dans Église(s) | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : pape | |  Facebook | | | |