26/08/2012

Marikana: histoire inachevée, suite

La tuerie de Marikana, suite

 fenrir-detail.jpg Il y a le dessus et le dessous Le ciel en haut, la terre en bas. Etrange que Jésus ait eu l’audace d’unir les deux dans le « Notre Père » souhaitant que le bien commun règne sur la terre comme au ciel.

 

 Harmoniser, sinon unir le ciel et la terre fut le combat de sa vie. Il en est mort, littéralement  écartelé entre les deux extrêmes, d’où la +. Et lui au centre.

 La Mission de Jésus s’accomplit par celles et ceux qui, conscient du dessus et du dessous, continue sa lutte.

 

 Qu’est-ce que ça change ?

 

Dans le monde que l’on croît connaître aujourd’hui, il y a le dessous : les sous-sols d’humanité, par exemple les mines et les mineurs de tous les continents. Notre sous-sol regorge de richesse. Aussitôt repérée aussitôt désirée ! Regardez, c’est incroyable ! Il y aurait 25000  mines de par le monde dont 8000 en Chine (Mines expliquées)

 

Combien de mineurs ?

 

 Le hic c’est que le minerai ne pousse pas comme une fleur. Quelle ingéniosité a permis à l’homme, non pas de le cueillir, mais de le déterrer et qu’il le veuille ou pas, il fallait pénétrer la terre, asservir le sous-sol l’exploiter, le dominer.

 

p1100411.JPG Comment ? Le seul moyen reste le travail de l’homme : quelle est la population du sous-sol de par le monde ? Quels sont leurs conditions de travail, leurs salaires, leur vie de famille, leur vie sociale, culturelle, politique, leur santé, leurs assurances maladie et accidents, leur espérance de vie, leur vie intellectuelle et spirituelle ? Leur pain quotidien et leur pain eucharistique comme on dit ?

 

 Pour quoi et pour qui extraire la richesse du sous-sol ?

 

Qui est dessous ? Qui est dessus ?

 

 Comment faire pour dire, « Que le bien commun soit fait sur la terre comme au ciel ? »

 

 Marikana est un symptôme de l’état de santé de  l’exploitation  des mines aujourd’hui, et de la rage effrénée des nouveaux dirigeants vers la richesse, donc le pouvoir !

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 Dario Segovia Rojo, un des 33 mineurs pris sous terre

 Travailler la mort à ses côtés

 

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02/08/2012

Plus rien n'est stable

 

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« Plus rien n'est stable... Le monde, celui de l'économie et de la finance notamment, est de venu imprévisible » et notre Présidente « nous conseille de nous serrer les coudes ». (Message du 1er août 2012 par Evelyn Widmer Schlumpf)

Ce que je traduis par « Solidarité sans frontière. » C'est une condition de survie, même en Europe, même en Suisse... car les « marchés » sont imprévisibles ! Et les conséquences sont étalées dans les médias !

C'est pourquoi je partage avec vous une chronique corsaire de Fabrizio Sabelli www.fabriziosabelli.it

(Avec ma reconnaissance et son aimable permission)

 

Les mangeurs d’or ont leur ventre plein

Cuma est une petite ville près de Naples. C’est là que vivait, il y a 2500 ans, une femme très puissante qui s’appelait Sibylle, connue comme la Sibilla Cumana, célébrissime prophétesse du paganisme romain. Il y a quelques jours, en prenant la posture d’un pèlerin païen, j’ai lui ai rendu visite. Puisque nous ne savons pas ce qui nous attend les prochains mois et les prochains années, je me suis dit que, peut être, cette femme/oracle, réputée pour ses capacités prophétiques, était encore là et qu’elle avait une petite idée sur l’avenir qui nous prépare cette crise du capitalisme financier. « Je t’attendais », m’a-t-elle dit dès mon entrée dans sa caverne. « Et je sais aussi ce que tu veux de moi. Dès lors, écoute-moi bien. Depuis que la société existe, nous, les prophètes, avons guidé le monde puisque les hommes au pouvoir nous ont toujours écoutés religieusement. Les deux derniers prophètes ont fait un excellent boulot. Ils s’appelaient Karl Marx et Adam Smith. Depuis, des milliers de faux prophètes les ont remplacés. Ils s’appellent gestionnaires de fortunes ou experts financiers à la solde d’une poignée de richissimes messieurs qui se font nommer « marchés ». Ceux nouveaux usurpateurs de ma profession prophétique ne s’occupent pas des vos lendemains.

L’avenir ne les concerne pas. Ils ne sont que des machines à prévoir ce qui se passe dans des fractions de secondes sur le marché des dettes. Ainsi, non seulement ils ne sont pas concernés par les effets du désastre qu’ils provoquent, mais, en prenant notre place, ils nous privent d’accomplir notre fonction millénaire : donner aux humains un peu de sens à leur existence. » « Alors, Sibylle, que va-t-il se passer ces prochains temps » je lui ai demandé. Du fond de la caverne j’entendis la voix rauque de l’Oracle proférer ces mots très sibyllins : « Les mangeurs d’or ont leur ventre plein. Demain, ils iront se reposer sur les plages d’Ulysse pour, ensuite, déféquer sur les cimetières où reposent les justes, avant que la légion des anges exterminateurs ne les balancent dans leurs enfers fiscaux. »

(Du 13 juillet 2012)

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25/01/2012

FORUM ECONOMIQUE MONDIAL 2012

 

Forum économique mondial 2012 (Davos)

Forum social mondial 2012 (Porto Alegre)

 

Concernant l'argent

JÉSUS osait rêver «  d'une communauté à la taille du monde,  organisée de telle sorte qu'il n'y ait ni pauvre ni riche. »

Sa compassion est sans borne pour les pauvres et les opprimés.

Concernant le prestige :

JÉSUS  osait rêver «  d'un monde à l'image de celui des enfants, celui où les échelles sociales, les rangs, les distinctions, les prestiges n'existent pas et sont remplacés par la valeur divine de l'humanité .»

Concernant la solidarité :

JÉSUS osait rêver «  d’un monde où nous sommes tous unis dans la richesse de nos différences. Un pour tous, tous pour un. Un honneur à l'un est un honneur à tous. Une insulte à l'un est une insulte à tous. »

Pour JÉSUS, la solidarité mondiale supplante toutes les vieilles solidarités de groupe de quelque nature qu'ils soient.

Concernant le pouvoir

JÉSUS osait rêver « d'un monde où le pouvoir n'est pas organisé pour être servi, il n'appellera pas les hommes à se courber, à s'aplatir. Le pouvoir sera un service mutuel pour l'épanouissement de tous. »
Le partage et la solidarité  inspirent la politique économique, par conséquent les structures sont transformées à cet effet.

La survie de notre espèce humaine dépendra de notre volonté d’agir.

 

C’est ce que dirait Jésus au Forum économique mondial à Davos et c’est ce qu’il dirait au Forum social mondial à Porto Alegre.

Références :
Jésus avant le Christianisme, évangile de la libération
Albert Nolan traduit par Jean-Marie Dumortier
Editions Ouvrières 1979. Réédité, se trouve actuellement aux Editions du Cerf

 

 

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16/01/2012

Un enfant coûte énormément

Un enfant ça coûte énormément !

images (32).jpgTTC détaille la facture.

J’apprécie cette émission sérieuse, documentée, informative. Celle de ce soir cependant, dans un contexte européen et suisse, a de quoi inquiéter un jeune couple désirant fonder une famille ! On comprend que maman et papa travaillent, on comprend aussi qu’en grandissant les enfants scolarisés, socialisés sont imprégnés des valeurs « des autres.» Il faut tout avoir « comme les autres » sinon, tu n’es pas « comme eux.» Et des parents à petits salaires vivront d’énormes tensions avec des enfants qui ne peuvent comprendre !

A moins d’une espèce de solidarité familiale, une prise de conscience familiale: vivre ensemble et partager, ça vaut de l’or. Jouer ensemble à UNO, regarder ou lire un livre d’images, une BD à l’écran, pourquoi pas ? C’est plus que tous les gadgets reçus, testés, éventuellement jetés, remplacés par une bricole électronique qui « éduque » à la culture électronique, transforme l’être humain sournoisement en robot lequel sera bientôt le maître… intelligent. Dit-on, mais vide d’âme ! C’est le système !

 

Dans un autre monde cependant proche par les racines, des enfants naissent qui ne coûteront rien  l'Etat, qui ne coûteront que la souffrance et les larmes des mères, l’indifférence des géniteurs absents et le râle et la mort des enfants « born to hunger ».  Ils sont des millions ! »  La vie, l’âme, l'être, sont la responsabilité d’une société mondiale dont je suis 1241546769wadprbateh.jpgmembre ? Plus encore dit-on: d'une fraternité chrétienne? Qu’est-ce que c’est ?

 

  • Pour s’informer :

· Oui, un enfant de riches coûte plus cher à l'État qu'un enfant de pauvres

· 200 millions d’enfants travaillent dans le monde

 

· Portail des Droits de l'Enfant

 

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11/01/2012

Pensées du soir

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Pensées du soir

 

La petite fille mange sa tartine, boit son chocolat chaud et file à l’école sac au dos. Si elle est suissesse, et que papa et/ou maman travaillent, elle a de la chance ! Elle aura demain du pain, « fruit de la terre et du travail des hommes . » Sa soirée à la maison et le bisou avant de fermer ses paupières, père et mère se retirant sur la pointe des pieds pour s’entretenir de leur labeur, du bonheur parfois, du malheur aussi.

Imaginons que papa vienne à perdre son emploi et maman n’arrive pas à payer les loyers en retard, et demain arrive, menaçant, après une nuit tourmentée : comment se tirer d’affaires ? Survivre ?

La tartine, le chocolat chaud, le chaleureux bisou, le tête-à-tête des parents, ce n’est pas garanti, ni pour ce soir, ni pour demain !

 

Comme des millions et des millions d’autres pris dans les filets des oiseleurs, des félons, des imposteurs d’un monde financier à la dérive, un monde ayant oublié que devenir préposé de Mammon ne garantit pas la saveur amicale d’un chocolat chaud ! Ni d’une tartine, car la terre sans travailleur ne donnera plus de pain.

Dans cette société à deux  échelons sans connections les médias se jettent sur ce qu’ils trouvent, c’est simpliste et c’est comme ça : ils s’attaquent aux filets et aux oiseleurs ! Les Petites mains, les éboueurs et une grande majorité d’électeurs n’y comprennent rien et les journaux, à moins de 20 Minutes.ch, c’est presque le prix d’un petit café.

 

Avec dépit, je pense aux boursicoteurs, aux dealers, aux traders, aux auxiliaires passionnés de l’Euro et de potentiels rivaux ! Les mailles du filet se resserrent sournoisement, impitoyablement  au moindre coup d’aile d’un chef ou d’un pauvre informaticien... et la mâchoire politique personalisée s’ouvre et invective ceux et celles qu’elle veut dévorer, avec justesse, avec passion dirait-on.

 

Depuis deux trois semaines, voire davantage, il faut démolir Philipp Hildebrand, sauvagement invoquant que ce qui est à César doit être rendu à César ! http://www.michaeljournal.org/sign41.htm. Mais dans ce cas de figure, qui est César et qui est son adjoint ? Et plus dramatique peut-être : qui est Dieu ?

La vérité, c’est quoi ? Ne manquons pas l’intelligente interview avec Dick Marty dans l’Illustré d’aujourd’hui.

 

Et je pense ce soir, à l’Informaticien, 39 ans dont on ne sait même pas le nom, ni s’il a une femme, une petite fille, un petit garçon ! Non ! Rien! « Selon plusieurs sources indépendantes, l'informateur de 39 ans aurait ensuite tenté de se suicider et se trouvait vendredi au service fermé de psychiatrie de l'hôpital cantonal de Münsterlingen (TG). La police cantonale thurgovienne s'est refusée de nier ou de confirmer l'information, pour des raisons de protection de la vie privée. » (Selon la RSR http://www.rsr.ch/#/info/les-titres/suisse/3696792-le-del...

 

Dieu dont l’amour consiste en du chocolat chaud et une tartine pour que vive une petite fille et tous les enfants du monde, que pense-t-il de ses créatures ?

 


 

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05/01/2012

Transparence

 

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Stephen Sackur (BBC) interviews Mark Serwotka, leader d’un des plus importants Syndicats des travailleurs du secteur publique en Angleterre. Serwotka annonce que 2012 verra une pléthore de grèves. La menace de la récession mondiale.  Les mesures d’austérité qui touchent d’abord les plus pauvres, la masse de chômeurs enfle, en UK, sans oublier la Grèce, l’Espagne, l’Irlande, l’Italie, le Portugal.

La grève, dit Serwotka, est le dernier moyen de lutte contre les injustices dérivées du Marché !

Le débat continue, intelligent sans agressivité mais piquant à l’extrême et Stephen Sackur fait sortir la vérité, des bribes de vérité découlant de l’incessant combat de la classe ouvrière versus le patronat. Aujourd’hui au royaume de sa Majesté britannique et de David Cameron!

Vers la fin de l’entrevue : Steven asks :

-         votre salaire, c’est quoi ?

-         Mark: je ne sais plus mais c’est énorme

-         Vous pensez aux salaires rabotés des travailleurs ?

-         Mark: Oui, je travaille pour eux

-         Votre salaire fait penser au système capitaliste...

-         Mark: Oui

-         Alors ?

-         Mark: Je suis socialiste !

- Mark Serwotka, thank you very much for being on Hard Talk!

Afrique du Sud : Nelson Mandela. Le 2 janvier, j’ai regardé Invictus à la “télé” et comme toujours, j’ai frémi lorsque le Président Mandela,  au reçu de son premier salaire, jugeant qu’il – le salaire - de président était trop élevé – et toujours pour « donner l’exemple » –, décide, non pas de le réduire, mais d’en verser une partie à des œuvres de bienfaisance… « at Grassroots ».  Mandela : en  socialiste pragmatique ne combat pas frontalement les  structures des « lois du marché », ses successeurs encore moins, prétendant que le néo-libéralisme est inévitable.  A l’heure où j’écris, Madiba va mourir avec son rêve pour la justice pour tous. Comme moi.

Tunisie : « le Président Moncef Marzouki l’homme du renouveau tunisien, a refusé le salaire de 20.000 dollars, par mois, qui lui était alloué, pour le ramener à la modique somme de 2.000 dollars … Le reste doit être distribué aux pauvres". (26/12/2011)

Suisse : Alain Berset, « après son élection à Berne, le nouvel élu peut compter sur un salaire brut de plus de 440000 francs ... » Berset est socialiste, on verra la suite et on lui fait confiance.

Ma réflexion : ce que gagnent les gens selon l’envergure et la portée sociale de leur tâche, ne me regarde pas. Jésus a eu des amis riches, il s’est reposé chez eux/elles et il a partagé leurs repas. Zachée, Lazare, Nicodème et Marie Madeleine au parfum rare étaient ses amis. En public. Ce que Jésus n’aime pas, c’est qu’on « aime » l’argent, qu’on l’accumule et qu’on en devienne peu à peu l’esclave. Et qu'on oublie les exploités, les sans domicile fixe et les "surplus people" ! Les prophètes et les prophétesses étaient plus virulents que Jésus lorsqu’il s’agissait de dénoncer l’injustice. Voyez Isaïe, voyez Jérémie: pour eux pas de langue de bois!

La transparence concerne aussi les Soeurs.

En tant que "Soeur", le salaire d'un travail professionnel va à la caisse commune et, en Suisse, chacune reçoit selon ses besoins. Système communiste cum capitalisme d'Etat.

En Afrique:  j'ai travaillé 7 ans, à Holy Cross Mission Secondary School, "State-aided school". Les 3 soeurs européennes recevaient le même salaire que nos 17 collègues africains, c'est-à-dire 20 livres sterling (pounds) mensuellement, si je me souviens bien. Ma collègue africaine devait nourrir une famille de minimum 8 enfants et de la famille élargie avec ce salaire-là. Je n'ai, jusque bien après Vatican II, pas eu d'argent de poche, il n'y avait rien à acheter ce qui évitait les tentations.

La nourriture était bonne, il y avait une cellule et un lit, la supérieure avait dans une armoire le savon et autres nécessaires de toilette. Pas de bubble bath mais du déodorant, si. En cas the maladie, la maternité adjacente avait des anti-douleurs.

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Je remettais mes lettres à la supérieure qui mettait les timbres et postait. Il y avait une bibliothèque municipale dans la zone "blanche" et des livres étaient disponibles à la bibliothèque de la Mission. Pas de journaux sinon the catholic "Southern Cross", favorable au gouvernement blanc!

Voilà, depuis une quarantaine d'années, il y a une une gérance de l'argent plus respectueuse de la dignité et de la responsabilité de chaque soeur. Mais rendre compte est très important.


 

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03/08/2011

RETOURNEMENT, il est grand temps

 

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La réalité et le sens de la vie

La déplorable médiocrité de la parole théologique aujourd’hui, nous pousse à rechercher le sens de la vie « hors les murs » (Paul de Tarse aux Hébreux, 13 : « Sortons donc pour aller à lui, hors du camp, en portant son opprobre.  Car nous n'avons point ici-bas de cité permanente, mais nous cherchons celle qui est à venir... ») http://www.biblestudytools.com/lsg/hebreux/13.html.

La « spiritualité de la base » révèle la sève prophétique. Puisque les veines, qui permettraient à la sève de monter dans l’arbre, paraissent bouchées, la sève s’étend latéralement en  un réseau de vie communautaire élargi, consolidé au ras des pâquerettes où elle est née d’une graine enfouie dans la mort.

Combien de temps faudra-t-il à l’arbre institutionnel desséché et vaticanesque pour son « Retournement » à l'origine, c'est-à-dire aux racines racines ?

Je crois que le monde a la grande chance de prendre conscience de la gravité de la situation, grâce aux médias, aux souffrances des victimes, des marginalisés qui nous entourent, à leur comportement qui révèle leur angoisse, leur désarroi, leur désespoir…  La théologie, les sermons du dimanche pourraient capter ces symptômes et permettre à la Bonne Nouvelle (Basilea) d’émerger du chaos comme une humble flamme d’espérance (SPES) et de joie (GAUDIUM ! Il faudrait articuler la parole de Dieu à partir de l’expérience de vie du Peuple en errance aujourd’hui !!! Alors les fidèles pourraient dire « Parole du Seigneur » sans mauvaise conscience !

Aujoud'hui est le temps du Kairos, le moment de décision entre la « la Vie et la Mort » (Deutéronome 30:20), les événements, la souffrance de l'espèce humaine, le dépérissement de la faune et flore: aucune parole ne peut imaginer son degré de cruauté et d'inhumanité. Ces « Plaies d'Égypte » alias tsunamis, famines, tremblements de terre, guerres sans compter, et Oh! Abomination: le « veau d’or »  adoré des milliardaires, agonise sous l'œil consterné de Madame Lagarde!

La terre, notre seule maison, est en dépression profonde et elle pleure.  Jésus a daigné la visiter, l'habiter et la construire avec nous, avec ses mains et les nôtres. Jésus tour à tour aimé, harcelé, finalement jugé d'agitateur et crucifié! Comme « l'empereur » crucifie quiconque cherche et dit la vérité: journalistes, prophètes, théologiens de la libération, économistes, philosophes, hommes et femmes de science et d’humanité.  Le Pouvoir impérial pervers dédaigne les racines et la sève! Mais son trône tremble.

Notre dernière planche de salut, à nous, est un « printemps  planétaire",  nourri de d’un humanisme spirituel. Jésus attend de nous rassembler, sans contrainte, ni dogme, ni cri d’appel, simplement en permettant à l’amour originel qui nous habite malgré tout, de surgir et d’être cette sève !

Pourquoi laisser la sève mourir en nous ? Laissez Dieu être qui Il est : la sève!

Et si la nostalgie du mot Église nous rend triste, pas de problème :  nous pouvons ramener l'Église à son origine : là où deux ou trois se retrouvent et partagent: c’est la graine du royaume, « basilea » car « C’est ainsi qu’elle a commencé », cette église.

Pendant mes vacances j’ai trouvé dans une bibliothèque un livre très accessible que j'ai dévoré, un vrai « fortifiant »: « C’est ainsi que l'Église a commencé » par Hermann-Josef Venetz (traduit pas Jean-Pierre Bagot) au éditions du Cerf 1986. !!!

http://librairie-en-ligne.gibertjeune.fr/GIBERTJ/fr/BOOK/...

Je me sens réconfortée, en tant que simple « sœur », car je suis redevable à l'Église malgré sa misère et ses trahisons, car sa décrépitude m'a forcée à retrouver Jésus "hors des murs", l'Eglise d'avant le christianisme".

Le terme « basilea » ne me lâche pas dès les années soixante en Afrique du Sud! Nous partagions des signes d’espérance avec Albert Nolan, dans la clandestinité, oui car l’Institution ecclésiastique romaine ne condamnait pas officiellement l’apartheid !

En fait  notre réalité ressemblait fort à celle d’aujourd’hui au niveau mondial, donc en Suisse, donc à Bulle : une multiplicité d'apartheid banalisés! L’insécurité ambiante et les défis, on les dissout dans des cantiques pieux. Un avenir sans issu? « pour les autres » là-bas, quand à nous, on est « à l’abri » …pour l'instant. On attend et on a peur des caprices de notre franc CH! Je suis dans le lot des spectateurs tv!

On détourne notre regard de celui de Jésus, car "il pleure sur Jérusalem et sur nous".

Je retourne à l'écran! Qu'impliquerait un retournement collectif vers la sève et vers Jésus? En Afrique du Sud, cela impliquait l’impensable et l’impossible, c’est-à-dire : vivre avec, et partager la gouvernance, le pouvoir avec les Noirs ! Impensable ! Sauf pour les fous.

couv5578g_200.jpgEt pourtant c'est advenu! Mais l'urgence de ce retournement n’arrivait pas de la chair théologique jusqu’aux petites gens. Non ! La théologie du retournement était aussi médiocre qu’elle ne l’est aujourd’hui dans nos églises! C'est de la théologie contextuelle et libératrice dans les sous-sols proches de la sève qu'est venu le pénible retournement...qui n'est pas achevé!

D’où l’infinie « compassionis » de l’Esprit qui nous fortifiait quand nous étions à deux ou trois et plus – ou seul – dans quelque « prison » d'État ou d’Institution. De ce « basilea » est « Jésus avant le christianisme » , l'Évangile de la libération traduit de l’anglais par Jean-Marie Dumortier, très accessible dans nos librairies, paru d’abord en 1973. http://www.editionsducerf.fr/html/fiche/fichelivre.asp?n_...

xl6vrztp.jpgL’urgence ne permettait pas des études poussées qui auraient facilité aux sud-africains blancs la compréhension du « Basilea », la petite graine de moutarde. Les Blancs on d'autant plus de mérite qu'ils ont trouvé, en eux, la force du retournement! Si nous, les Blancs sud-africains avions eu accès aux recherches éclairant l'Eglise des débuts, nous aurions mieux compris et acceptés « Jésus avant le Christianisme » de Nolan. Je perçois Venets qui creuse le sillon et Nolan qui sème la graine de moutarde que nourrie de la sève.

Ces livres ne servent à rien si je ne me mets pas au travail de chercher la Vérité et de dire, malgré les conséquences, ce qui doit être dit, dans l'entourage quand c'est possible, et au-delà des frontières.

complément d'Albert :

« La théologie médiocre que nous entendons si souvent lors des

homélies dominicales et dans les classes de catéchisme n'a d'autre résultat que d'aggraver le

problème et de nous plonger davantage dans la crise. » (A.Nolan) 3


Albert Nolan

Johannesburg février 2004

http://www.dsiop.org/site/images/stories/Albert%20Nolan_fra.pdf

 

 


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21/07/2011

Lutte économique en Afrique du Sud

 

Fêter Mandela , c’est bien !12.jpg

Reconstruire l’Afrique du Sud, c’est urgent !

L’ambiance festive du jour anniversaire de Nelson Mandela nous assure que quelque chose d’unique, un miracle s’est passé en Afrique du Sud. Mais quoi ? De l’enfer des divisions, à travers la lutte noble et douloureuse d’un peuple, la création de la jeune démocratie : l’Afrique du Sud et son premier Président : Nelson Mandela. La nouvelle Constitution; un gouvernement qui souhaite construire une nation réconciliée.

Les deux longues années durant lesquelles la Commission pour la Vérité et la Réconciliation a sondé la souffrance des victimes, mortes et vivantes, face à face aux bourreaux avouant et implorant le pardon. L'amnistie et le pardon, forcément inachevé et fragile, c'est un signe d'espoir! Et la lente consolidation de l’Afrique du Sud post-apartheid sur des bases multi-raciales, multi-éthniques ! Sur des bases économiques visant au plus grand bien pour le plus grand nombre: une utopie créatrice?

 

Mais les structures géo-économiques de l’ancien régime sont résistantes! Long est le chemin pour la transformation des anciens bantoustans, des townships, des zones « blanches » en un territoire accessible à tous. Les nouveaux dirigeants politiques en majorité africains, les nouveaux industriels et commerçants africains, une élite émergente déménage dans des zones précédemment européennes et le style de vie de cette nouvelle classe aisée se distance graduellement de la majorité noire, la solidarité sonne creux et le niveau de vie reste en dessous du minimum vital. Mandela le savait et n’a cessé d’appeler à l’élimination de la pauvreté dégradante fruit de l’apartheid économique.

images (33).jpg Plusieurs années durant, la société civile, vibrante et créatrice interpelle les nouvelles autorités pour plus de justice! En plus un traumatisme nouveau, le  SIDA, se répand chez les plus pauvres d’abord, et la réponse du ministère de la santé est totalement inadéquate. Ainsi ma consœur Rita (récemment décédée), responsable de la formation continue du corps enseignant dans la région du Nord de Prétoria,  me disait que 40% du corps enseignant était atteint de HIV. Enrayer cette pandémie prendra des décennies !

Pour les travailleurs, la lutte continue.

Les grèves sont nécessaires pour la survie des travailleurs et COSATU : Lisez ce qui suit, signée par Sophie Bouillon:

« Lundi 18 juillet, alors que la majorité des Sud-Africains célébraient les 93 ans de leur héros national Nelson Mandela, des milliers d’ouvriers battaient toujours le pavé, après deux semaines de grèves. Eux aussi avaient une pensée pour «Madiba». Sur leur pancarte, ils l’appellent au secours: «Nelson, mon ami, on est encore en train de souffrir ici. i»Un vieux mineur soulève un lourd bâton dans les airs:

«On a appris Le Toyi-Toyi [danse de protestation née pendant l’apartheid, nldr] pour réclamer nos droits politiques. Aujourd’hui, on l’utilise pour défendre nos droits économiques. On a porté ce gouvernement au pouvoir en manifestant dans la violence. Maintenant qu’ils sont là-haut, ils doivent nous écouter.»  Par Sophie Bouillon

http://www.slateafrique.com/14653/le-temps-des-greves-en-afrique-du-sud

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Des travailleurs du COSATU (principale organisation syndicale du pays) en grève à Durban, Afrique du Sud, le 12 juillet 2011

Chez nous, en Suisse, nous avons été généreusement engagés pour lutter contre l’apartheid racial.  Dès 1994, une espèce de « Struggle fatigue » nous rend paresseux ou, et c’est pire, indifférents.

Tout reste à faire et transformer les structures d’apartheid économique est un défi, le relever est un devoir de solidarité. C’est ainsi que nous serons fidèles à l’esprit de Mandela, au-delà de l’euphorie d’un anniversaire.

 

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01/05/2011

Une Suisse solidaire

stylo_plume.jpg1er mai 2011

 

Un autre Suisse est possible

http://www.sp-ps.ch/fre/Medias/Communiques/2011/1er-mai-Christian-Levrat-president-du-PS-presente-un-message-video

Merci à Chrisrian Levrat!

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Nous voulons "le plus grand bien pour le plus grand nombre".

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01/04/2011

PARTAGE OU KRACH

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PAIN ROMPU et PARTAGE

 

Les jours se succèdent et quelques fidèles vont assister à la « messe » dans les églises catholiques. Il me semble d’abord que ce partage de pain est un vrai repas lorsque le pain est rompu et qu’il y en a assez pour chacun. Sans pain, sans nourriture, pas de vie. Et ce pain rompu est source de Vraie Vie. Car la Vie, c’est la Vie ! Thank you Meal ! Jésus a voulu souligner l’importance de ce partage pour tous lors du dernier repas de sa vie avec ses amis. Et, comme il sentait que ses jours étaient comptés, il a murmuré : « Quand vous êtes ensemble et que vous rompez et partagez cette miche de pain, ne m’oubliez pas! C'est pour ça que je passe sur terre comme vous! Pour vous assurer que partager permet de vivre ! C’est la Vie. Je vous l'ai dit parce que j'y tiens tellement à ce partage entre vous tous! « Je suis le chemin et je suis la Vie » (Jean 14 :6).

Et le partage, la vie, c’est très concret ! Le partage, ce n’est pas une parole, c’est une action. Le partage de la terre, de ses richesses, de l’eau, du travail, du PAIN. Ce partage on le fait au quotidien car si tu ne partages pas le pain et que tu l’accumules, il devient rance, et si tu ne partages ni la terre ni le travail, ni le fruit du travail, les gens vont commencer à se battre, car ils ne sauront plus où s’abriter, ils n’auront plus rien à faire, rien à manger, ils se sentiront nuls. Alors ils essaieront de survivre et, si cela continue, des années et des siècles on arrivera à une situation qui s’approche de plus en plus de nous, même en Occident, même en Suisse : chômeurs à l'assistance sociale, lettres piégées, responsables corrompus, guerres, bonus et miettes selon qui est qui, et à l’horizon :  « Le krach mondial: chronique d'une débâcle annoncée... Et après? » à lire absolument : Un livre coup de poing pour réfléchir.

http://www.laliberte.ch/?contenu=livre_christian_campiche_le_krach_mondial


partage2.jpgEt la prière, lors de la célébration de l’Eucharistie et le souvenir de notre Jésus partagé et toujours tout entier, nous aideront à réfléchir et surtout à agir. Après tout, c’est le Carême.

 

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27/01/2011

Forum économique à Davos : ambiance morose

 

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Le ministre du Commerce chinois, Chen Deming, à Davos le 27 janvier 2011

« L’Euro est une question identitaire,  l’Euro c’est l’Europe » et l’Europe c’est 60 ans de paix sur notre continent et 17 pays ont adopté la même money … Imaginez qu’on abandonne l’Euro, c’est ne rien comprendre à la psychologie d’Européens qui se sont fait la guerre pendant des siècles et qui veulent la paix. » C’est de Sarkozi à Davos.

Et d’après Romaine Jean ce soir, « les Suisses (dont le franc donc est une question identitaire) devront encore attendre avant de profiter des problèmes de l’Euro ailleurs...

J’ai eu l’impression d’être dans la peau d’un petit chat qui se lèche les babines à l’odeur alléchante du miam-miam. Voilà.

Cependant:

l’argent est utile, et Jésus ne le condamne pas,  c’est l’amour de l’argent qui est critiqué: 1 Timothée 6,10 : « L'amour de l'argent est une racine de tous les maux; et quelques-uns, en étant possédés, se sont égarés loin de la foi, et se sont jetés eux-mêmes dans bien des tourments. »

C’est vrai que l’Euro, le Franc sont la cause de maux de tête sévères à Davos alors que trouver la « norme pour une nouvelle réalité » dépassant l’Europe, pour ne pas parler de notre Suisse, est comme un filet d'eau qui vous coule entre les doigts.

La pénurie de ces « jumeaux gênés et gênants », et c’est tout ce qui découle d’une gouvernance égoïste des systèmes protégeant les intérêts particuliers à chaque pays. Alors surgissent un peu partout: licenciements, chômage, pauvreté, (aussi chez nous !) faim et démoralisation … désespoir et comme dit Timothée, on « s’égare loin de la Foi en soi », en sa dignité humaine liée à celle de tous.

L’argent c’est un moyen, et Jésus n'est pas contre, les membres de son mouvement naissant ont une « bourse » commune. Jésus est même ambigu selon ce que rapporte Luc, 16 : 1-13. http://www.bibleenligne.com/Commentaire_biblique/Commentaire_simple/NT/Luc/Lc%2016.1-13.htm Dans cette parabole, la ruse et la débrouille de celui qui se tire d’affaire après avoir vilipender la fortune de son maître ne sont nullement condamnées ! Au contraire, le fraudeur aurait même été intelligent. Cela prouve que Jésus est très proche de nous et de nos « dirigeants » à Davos ou ailleurs. Cela nous console un peu ! Mais il est tout aussi proche de nous tous lorsque Luc 16 : 13 (http://www.biblegateway.com/passage/?search=Luc+16:13&...) rapporte ces mots de notre Jésus Luc 16:13 : « Nul serviteur ne peut servir deux maîtres. Car, ou il haïra l'un et aimera l'autre; ou il s'attachera à l'un et méprisera l'autre. Vous ne pouvez servir Dieu et Mammon. »

 

Avec bonheur je prie avec et pour ceux à Davos et les autres

Béatitudes pour temps de chômage
Bienheureux ceux qui s’appauvrissent pour investir et créer des emplois,
car ils accumulent des richesses dans le Royaume éternel.

Bienheureux ceux qui renoncent à cumuler les emplois
qui ne leur sont pas nécessaires pour vivre dignement,
car ils ont une place assurée dans le Royaume.

Bienheureux les fonctionnaires publics
qui travaillent comme s’ils s’occupaient de leurs propres affaires,
qui facilitent les démarches et étudient sérieusement les problèmes,
leur travail sera considéré comme sacré.

Bienheureux les ouvriers et les employés
qui préfèrent la création de postes de travail pour tous,
plutôt que d’accumuler des heures supplémentaires
et des primes pour eux-mêmes,
parce qu’ils savent où est leur vrai trésor.

Bienheureux les hommes politiques et syndicaux
qui s’attachent à trouver des solutions réalistes au chômage
par-dessus les stratégies et les intérêts partisans,
parce qu’ils accélèrent la venue du Royaume.

Bienheureux serons-nous tous, quand nous cesserons de dire :
« Si je ne tire pas profit de la situation, un autre le fera… »
Quand nous cesserons de penser :
« Quel mal y a-t-il à frauder ? Tout le monde le fait ! »
Quand nous renoncerons à penser :
« Si la loi n’est pas violée, tout est permis »
Parce qu’alors la vie en société sera
une anticipation du bonheur du Royaume.

Mgr Raphael Torija, Évêque de Ciudad Real

http://www.portstnicolas.net/Beatitudes-pour-temps-de-chomage.html

 

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22/01/2011

DAVOS Forum économique mondial

 

 

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Klaus Schwaab et l’Abbé Pierre prient

La prière du matin du Président du Forum économique mondial

Au journal de 13h30 de la TSR, (19-01-2011) le journaliste a posé la question à Klaus Schwaab, président du Forum économique mondial à Davos qui se tiendra 26 au 30 janvier 2011. Il sera question des défis économiques d’aujourd’hui à travers le monde.

Le journaliste et Klaus Schwaab:

- votre prière du matin à vous, c’est quoi ?

- c’est d’abord que je fais ma méditation chaque matin pour quinze minutes

- méditation, ça veut dire quoi ? c’est fermer les yeux… ?

- réfléchir, qu’est-ce qui est important aujourd’hui, qu’est-ce qui est important dans votre vie, qu’est-ce que vous voulez « accomplir » (achever) dans votre vie etc…le renouvellement doit venir de l’intérieur et pas nécessairement d’imiter quelque chose qu’on a lu ou ce que quelqu’un d’autre a dit…

http://www.tsr.ch/video/info/journal-19h30/2907028-davos-...

 

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C'est une diapo que vous pouvez méditer

L'Abbé Pierre, (décédé le 22 janvier 2007) une petite prière d’un autre grand homme dont l’Esprit plane j’espère comme un souffle de renouveau sur le Forum de Davos: sa prière pour compléter la prière du matin de Klaus Schwaab: 

"Mon Dieu, aidez-nous à donner du pain à ceux qui ont faim et donnez faim à ceux qui ont du pain". abbé Pierre

"Quand la loi est ainsi faite que, pour les travailleurs, avec leur salaire légal, il est impossible d'avoir un logis pour abriter humainement un foyer, un berceau, ce n'est pas d'entreprendre une construction sans permis, c'est la loi qui est illégale.

Ce n'est pas aux hommes de s'écraser devant la loi.

C'est à la loi de se changer pour répondre aux droits de l'homme".

" Il ne faut pas faire la guerre

aux pauvres,

mais à la pauvreté. "

Paroles de l’abbé Pierre et encore:

"Il faut que la voix des hommes sans voix enpêche les puissants de dormir"

"Les hommes politiques ne connaissent la misère que par les statistiques"

"On ne pleure pas devant les chiffres"

"Quand on s'indigne, il convient de se demander si l'on est digne"

"Avoir souffert rend tellement plus perméable à la souffrance des autres"

"Le pouvoir est aveugle, les détresses les plus accablantes sont muettes... Comment faire se rejoiondre ceux qui savent et ceux qui peuvent?"

 

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10/12/2009

LES ENFANTS ET LE CHOCOLAT

 

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Le chocolat suisse suinte la sueur

des enfants esclaves en Afrique

En mars, avril et mai 2009, la DB, Déclaration de Berne lançait une campagne de sensibilisation au sujet du travail des enfants dans les plantations de cacao en Afrique de l’ouest. «En Côte d’Ivoire, au Ghana, plus de 250 000 enfants travaillent dans ces plantations dans des conditions lamentables (utilisation de pesticides sans protection, de machettes, salaire de misères, cadence de douze heures par jour… La plupart sont des migrants, issus de la traite d’enfants de moins de 14 ans et  40% d’entre eux sont des filles. Les pays d’origine ? Ce sont évidemment les plus pauvres : comme le Mali, le Burkina Faso, le Togo ou encore le Bénin. Fin mai, plus de 17'826 personnes avait signé la pétition… la DB demande à Chocosuisse, la Fédération des fabricants suisses de chocolat, de prendre les mesures nécessaires pour garantir du chocolat produit dans la dignité… mais la campagne n'a pas encore atteint son but auprès des fabricants suisses » (Selon DB : )

http://www.evb.ch/fr

· Hier soir 8 décembre 2009 est jour férié à Bulle et on nous a offert du chocolat surfin en l’honneur de l‘Immaculée Vierge Marie. « C’est bon et énergétique, en plus,  « il contient même de l'anandamide dont les effets peuvent être comparés à ceux du cannabis, en provoquant une levée de l'inhibition. D'ailleurs le mot chocolat proviendrait du mot aztèque xocolat, ceux-ci associaient le chocolat à xochiquetzal, la déesse de la fertilité… »

http://209.85.129.132/search?q=cache:M-q4f55UbbQJ:www.chocolat-cacao.com/bienfaits_du_chocolat.html+l%27anandamide+et+le+chocolat&cd=8&hl=fr&ct=clnk&gl=ch


  • Hier soir également je visionne l’excellente émission à la TSR 1ère : A Bon Entendeur, avec Manuelle Pernoud : à écouter si on veut : (http://www.tsr.ch/tsr/index.html?siteSect=311200 ) et complété par Isabelle Mouilleseaux « Rédactrice en chef de l'Edito Matières Premières », en direct de Paris :

    http://www.tsr.ch/tsr/index.html?siteSect=311201&sid=11589135&page=3#title

  • Le témoignage d’un enfant : «Depuis que j’ai 8 ans, je travaille dans les plantations. Je ne suis jamais allé à l’école et ne pourrai jamais faire autre chose», confie cet adolescent, prisonnier comme tant d’autres du cercle vicieux de la pauvreté

  • Ma réflexion : je pense n’avoir ni pensé au chocolat, ni en avoir mangé plus de 2 ou 3 carrés partagés lors d’une visite de touristes suisses en Afrique australe. Trente-quatre ans durant !Les confiseries suisses ne manquaient pas mais le prix de ces « délicatesses » étaient inabordables. Et les Missions, à l’époque, se trouvaient loin des Centres commerciaux ! En Suisse, il me semble que la consommation de chocolat est bien plus forte en Suisse romande qu’en Suisse alémanique (quant à la Suisse italienne, je ne sais pas). Ce que je sais, c’est que le goût du chocolat « swiss made » - si abondant durant ces fêtes - aura le goût amer de la sueur des enfants africains ! Il était grand temps que j’en reprenne conscience !

Là-bas lorsque la journaliste à voulu faire goûter un carré de chocolat « made in Switzerland » aux enfants ouvriers africains, ceux-ci ne savaient pas ce que c’était, ni la forme, ni le reste, ni le goût !

Pourquoi nos fabriques de chocolat ne se trouvent-elles pas là où se trouve la matière première ? En Côte d’Ivoire par exemple ? Pourquoi les Africains ne seraient-ils pas propriétaires et managers des fruits de leurs terres et du travail de leurs mains, pas des mains d’enfants ? Mais d’une force de travail adulte ayant droit à un salaire juste.

 

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16/11/2009

Journée mondiale de l’alimentation 2009

 

Pain.jpgLe 16 novembre 2009 à Rome

C’est une commémoration mais c’est surtout une réalité. Grâce à la BBC j'ai pu suivre quelques péripéties de cette assemblée à Rome (Live), les participants n’étaient pas les dirigeant du G8. En fait, j’ai cru y apercevoir, Mugabe, Khadafi, Berlusconi, Benoît 16 ... Ban Ki-moon, secrétaire général des Nations unies, et Jacques Diouf ,directeur général de la FAO,  avait fait « la grève de la faim de vingt-quatre heures » en route vers Rome. En tant que symbole et c'était bien.

Les absents, eux, étaient, bien sûr, les premiers concernés: les affamés. Ceux et celles nés pour jeûner à mort ! (“Born to Hunger Born ” par Arthur Hopcraft, 1968)

A Rome, on a discuté d’eux en tant que nombres, que pourcentages, que problèmes quoi !

Qu’ont-il à dire, ces surplus people dont on se préoccupe quand même ? Et c’est bien. Leur parole serait un cri. Quel cri ? Qui était leur délégué authentique? Auront échos de ce qu'on projette à leur sujet? Comment savoir?

Je me permets de citer le Monde : « Sous l'effet de la crise économique, la barre du milliard de personnes souffrant de sous-alimentation a été franchie en 2009. Les causes structurelles de la crise alimentaire de 2008 – une brutale hausse des prix liée à des facteurs conjoncturels puis accélérée par la spéculation – restent en place.

http://www.lemonde.fr/planete/article/2009/11/16/toutes-les-conditions-pour-une-nouvelle-crise-alimentaire-sont-reunies_1267515_3244.html#ens_id=1267001

http://www.un.org/depts/dhl/dhlf/food/index.html

http://fr.euronews.net/tag/alimentation/

Le sommet de la FAO s’engage à éradiquer la faim… 16/11 18:03 CET

 

Un commentaire pris au hasard des sites Internet :

« Faire retourner en Afrique tous les avoirs détournés par les politiciens verreux au détriment de leurs peuples et surtout de ne plus leur vendre d'armes... »

Oui, les fabriques de tanks, de chars d’assauts, de bombes, y compris celles qui sont en Suisse, peuvent et doivent se transformer en fabriques de charrues, de semeuses, faucheuses, chargeuses, en moulins et en faiseurs de pain et peut-être prendre le chemin des pays qui ont faim, y compris l'Afrique. Sans oublier les paysans de chez nous.

Encore une citation:

« L’objectif de réduire de moitié le nombre de personnes souffrant de la faim dans le monde est loin d‘être atteint. Elles sont plus d’un milliard actuellement. Face à Numériser0001.jpgl’urgence, la FAO appelle la planète à augmenter sa production agricole de 70% d’ici à 2050, afin de pouvoir nourrir plus de 9 milliards d’habitants. … Il faudrait pour cela un investissement de près de 30 milliards d’euros par an contre seulement 5 actuellement. La partie est loin d‘être gagnée. Dans le projet de déclaration finale du sommet de la FAO, aucune somme nécessaire au développement de l’agriculture n’apparaît. »

http://fr.euronews.net/2009/11/16/le-sommet-de-la-fao-s-engage-a-eradiquer-la-faim-sans-donner-de-date/

So help us God!

22:29 Publié dans Economie | Lien permanent | Commentaires (7) | Tags : alimentation | |  Facebook | | | |

01/06/2009

LUTTE QUOTIDIENNE

 

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Une maman de deux adolescents, épouse d'un ouvrier accomplissant de durs travaux sur des chantiers. Cette famille habite un immeuble. Le loyer est au-dessus des moyens financiers, même si l'appartement n'est ni beau ni même confortable! Impossible de trouver autre chose !

Les enfants aiment l'école (la fille, est au collège) et travaillent bien. Le garçon est un peu frondeur, mais il fait du foot. Toujours, il faut de l'argent, toujours de l'argent. Pour arrondir le salaire du mari et essayer essayer de tourner, la maman a trouvé du travail dans un EMS, deux ou trois jours par semaine. Les factures, les impôts qui viennent de partout, fédéral, cantonal, communal, ecclésiastique, les caisses maladie, le loyer, bouffent l'argent disponible.

Que reste-il pour une nourriture saine? Pour des vêtements simples, pour éventuellement un petit plaisir?

Finalement, comme nous en étions venus à parler de ce temps de crise et de récession, quasiment comme un mal nécessaire « car cela ne pouvait plus continuer comme ça ! », nous n’avons pu éviter le spectre  du chômage toujours menaçant, la perspective de 30frs de plus pour avoir accès à un médecin!!! De la froideur des ministres lorsqu’ils parlent de ce qui nous concerne !

Cette femme ouvrière, mon amie et avec qui j'ai longtemps collaboré dans la défense du droit d'asile dans les années 1980 et 1990 au Jura, me dit d’un ton humble et net: « Tu vois, Claire-Marie, c'est bien beau de dire que nous vivons une époque unique et qui est aussi une chance pour un monde plus juste! Entre temps et au-delà des rêves et des utopies, il y a la dureté du quotidien des ouvriers! Le Travail, le Pain quotidien, c'est pas évident, même si tu pries le Notre-Père!»

Elle m'a apporté un cadeau: six oeufs frais du Marché à Fribourg! J'ai eu le cœur serré d'émotion, d'irritation aussi contre les experts, les moralistes, les prêcheurs, les économistes, les politiciens. Leurs flots de mots ne nous remplissent pas nos assiettes! Pourquoi ne se serreraient-ils pas la ceinture pour que leurs théories aient un contenu?

 

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01/05/2009

LES TRAVAILLEURS

 

1er mai2003

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La fête des travailleurs


une fête pour ceux qui ont la chance d’aimer leur travail
pour d’autres, moins chanceux, au fond d’une mine, dans une fonderie,
à la caisse d’un supermarché ou simplement au chômage
la « fête » repose sur la lutte et la solidarité

 

Le 1er mai
c’est aussi la fête de Joseph de Nazareth
e père de « Yeschoua qui périt sur une croix
qui était en bois, comme il en avait dû peut-être
tailler lui-même quand il était apprenti
chez le charpentier Joseph » (Le Puzzle amoureux, p 101,
Gilbert Salem).

J’écrivais cela en 2003 et aujourd’hui, 6 ans plus tard, la fête des travailleursest aussi celle des chômeurs.

1er mai 2009

Descendre dans la rue en grand nombre et témoigner qu’il n’est pas possible de prier « donne-nous aujourd’hui notre pain quotidien »

si et lorsque le gagne-pain est privé du droit fondamental au travail quotidien!

Au télé journale (TSR) de ce soir, il était bien triste de voir le journaliste s’étendre sur les patrons pris en otage dans des usines en France et raconter avec force détails comment ils (les patrons) ressentent cette humiliation et comment ils peuvent agir pour se tirer d’affaire.

Le journaliste de donner la parole – était-ce l’espace d’une minute ? – à la représentante d’un syndicat pour dire en vitesse ce qui poussait les travailleurs à entreprendre ces actions.

Ce qui n’a pas été mentionné du tout, et qui devrait faire le sujet d’une analyse sérieuse, c’est la distance qui se crée entre les dirigeants des syndicats et la masse ouvrière qui se sent de plus en plus trahie. Qu’en est-il de la solidarité concrète et dans la durée ?

Et où mènerait un soulèvement des masses non organisées et sans vrais leaders ?

 

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06/04/2009

SIGNES DES TEMPS

SINGES et SIGNES des TEMPS

(On pourrait dire que c'est un conte post-moderne. Un conte qui révèle la perversion de la rapine, de la cupidité, de l'esclavage absolu au Capital qui ne s'arrête à rien pour accumuler, qui se répand comme un virus, fait ses victimes et « disparaît ». Edmond Savajol partage l'histoire avec moi et je le remercie de pouvoir partager avec vous ce conte qui nous aide à comprendre. Au bas de la page, j'ai mis les adresses de sites où vous retrouvez Edmond Savajol à qui je dois beaucoup.)

L'Histoire des singes: Explication limpide de la Crise

ou d'humains!!! Inhumains.

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Dans un village, un homme apparut et annonça aux villageois qu'il achèterait des singes pour 10 $ chacun.

Les villageois, sachant qu'il y avait des singes dans la région, partirent dans la forêt et commencèrent à attraper les singes. L'homme en acheta des centaines à 10$ pièce et comme la population de singes diminuait, les villageois arrêtèrent leurs efforts.

Alors, l'homme annonça qu'il achetait désormais les singes à 15$.

Les villageois recommencèrent à chasser les singes.

Mais bientôt le stock s'épuisa et les habitants du village retournèrent à leurs occupations.

L'offre monta à 20$ et la population de singes devient si petite qu'il devint rare de voir un singe, encore moins en attraper un.

L'homme annonça alors qu'il achèterait les singes 50$ chacun.

Cependant, comme il devait aller en ville pour affaires, son assistant s'occuperait des achats. L'homme étant parti, son assistant rassembla les villageois et leur dit :

"Regardez ces cages avec tous ces singes que l'homme vous a achetés. Je vous les vends 35$ pièce et lorsqu'il reviendra, vous pourrez les lui vendre à 50$. "

Les villageois réunirent tout l'argent qu'ils avaient, certains vendirent tout ce qu'ils possédaient, et achetèrent tous les singes.

La nuit venue, l'assistant disparut. On ne le revit jamais, ni lui ni son patron ; seulement des singes qui courant dans tous les sens.

Bienvenue dans le monde de la bourse !

Ajout: imaginons les transactions de millions de singes avec des acheteurs villageois qui empruntent de l'argent à taux d'intérêt tellement élevés qu'ils risquent de perdre tout ce qu'ils possèdent, et en plus, créent des d'immenses dettes pour leurs enfants et petits-enfants! Nous comprendrons mieux la portée de la catastrophe des Marchés boursiers. »

http://www.lavie.fr/l-hebdo/notre-point-de-vue/categorie/...

http://www.croire.be/

http://www.lavie.fr/


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