13/04/2010

INTERVIEW

 

 

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Soeur Marie-Gabrielle

 

INTERVIEW | Abbesse du seul monastère du canton de Vaud, celui de Sainte-Claire, à Jongny, Sœur Marie-Gabrielle souhaite l’abolition du célibat des prêtres.

 

http://www.24heures.ch/vaud-regions/actu/soeur-marie-gabrielle-aimerais-eglise-dise-simplement-peche-2010-04-11

http://www.info.rsr.ch/fr/news/Soeur_Marie_Gabrielle_cesser_le_culte_du_secret.html?siteSect=2010&sid=11955907&cKey=1271066293000

http://www.info.rsr.ch/fr/.../Soeur_Marie_Gabrielle_cesser_le_culte_du_secret.html?...

Merci à Francine Brunschwig pour cette excellente interview

12.04.2010 | 00:03

 

Sœur Marie-Gabrielle : «J’aimerais que mon Eglise dise simplement: nous avons péché»

 

J’ai la grande chance d’être abonnée à 24 Heures, ne serait-ce que pour l’interview publiée hier, le 12.04.2010.

 

Il aurait suffit, il suffirait de peu pour mettre au clair les gens qui constituent l’Eglise de la base, confrontée au pitoyable comportement de l’Institution, qui tente à tout prix de sauver la face plutôt que de se montrer telle quelle. Sœur Marie Gabrielle, à Jongny, l’a dit avec une intelligente lucidité : je me permets de citer ce qui suit et que vous trouvez à l’adresse de 24 Heures. C'est la dernière rponse à la dernière question:

 

Qu’attendez-vous de votre Eglise en ce moment? (F.B.)


– Qu’elle se débarrasse du culte du secret, ce qu’elle est d’ailleurs en train de faire. Nous devons nous battre pour que justice soit faite. Le goût du secret constitue un problème de toute la société, dont les hommes d’Eglise font partie. J’aimerais aussi que lorsque mon Eglise est attaquée, elle ne tente pas de se justifier, de s’expliquer, mais qu’elle dise simplement: Oui, nous avons péché, mais nous allons réparer, revenir à l’essentiel de ce que nous comprenons de l’Evangile, soit la relation, le respect de l’autre, le partage du pain. Mais je demande aussi aux autres, aux médias notamment, de ne pas s’acharner. Je perçois de la malveillance, comme une volonté d’achever un malade.

 

Je suis heureuse d’insérer ce précieux billet de Sœur Marie Gabrielle suite à ce que dit le professeur Hermann-Josef Venetz dans le billet « Méditation dominicale » de dimanche passé.

 

J’ai rencontré par ici aujourd’hui des gens aux sourires épanouis. Dans un soupir de soulagement : quelqu’un vient de me dire : « Enfin un peu de courage ! » Pour ma part, je crois, qu’en notre cœur, nous ne nous débarrasserons pas si facilement du virus de la « trouillardise »; il faut beaucoup d’exercices pour y arriver, il faut aussi, comme le dit si bien Albert Nolan dans « Suivre Jésus aujourd’hui » (Cerf 2009) « Etre  prêt à perdre sa bonne renommée ». Mais la « bonne renommée » de quiconque, y compris celle de l’institution ecclésiastique n’y gagnerait-elle pas si elle disait, comme le souhaite Sr Marie Gabrielle : 1644415328.jpg« Nous avons péché ». Mais sans y être contraint ! Il ne s'agit pas tellement de mots, il s'agit du comportement. Quelle hypocrisie qu’une réputation de « sainteté » assise sur des dissimulations en chaînes ! On fait si souvent « Comme si » ! Ce cher Luc (12 :2) rapporte que Jésus a dit : « Il n'y a rien de caché qui ne doive être découvert,, ni de secret qui ne doive être connu. » Je me demande bien ce que Jésus a voulu dire par ça ???

 

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04/04/2010

JESUS AIMAIT LA VIE

 


Des chers amis de Chambésy m'ont envoyé ce très beau texte et je suis très heureuse de le partager avec tous!Les femmes ont trouvé la pierre roulée et Jésus libéré! Elle n'ont pas douté un moment, mais les apôtres sans foi et peureux ne voulaient pas croire! Merci à Vous2!

 

 

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"...Sa vie, il l’aimait.

Nous gardons des traces de son passage, dans nos cœurs et dans les livres qui ont raconté son histoire, même si de sa vie, il n’a jamais rien écrit.

C’était un voyageur, un vagabond du bon Dieu.

Impatient, c’était un homme du chemin, pas de la maison. Quand il consentait à s’asseoir, c’était pour mettre les autres debout. Lui marchait et entraînait les autres à sa suite. Il marchait sans se lasser sur cette terre qui l’avait vu naître. Attentif à la vie de la nature, enraciné en Dieu qu’il appelait son Père, son enseignement porte la trace de ses promenades à travers les champs. Il appelait les autres ses frères et il aimait la compagnie des femmes.

Même ses ennemis pour lesquels il lui arrivait d’éprouver de la colère, il ne les a jamais condamnés. Il aimait les humbles dont il partageait la vie.

Il avait cette faculté d’aider sans humilier, de sauver sans mettre en dépendance, d’aimer sans contraindre. Il a vécu en faisant ce qu’il disait. Il est mort d’avoir fait ce qu’il a dit.

On ne supporte pas une telle clarté...
La résurrection, c’est un mot savant qui veut dire une chose toute simple : la mort n’est plus le dernier mot de la vie. Au matin de Pâques, les femmes d’abord, découvrent que le tombeau est vide.

C ’est simple mais comme elles, dans un premier temps, on a de la peine à y croire ". 

Quand on est prisonnier des tombeaux dans lesquels il nous arrive de croupir, quand on vit crucifié aux bois de la maladie, de la solitude, de la dépression, de l’échec, du découragement face à ce monde cruel on a de la peine à croire que la vie est forcément au bout, que l’amour n’est pas très loin, que les pierres, toutes les pierres se roulent…

Ce n’est pas évident de se dire et de proclamer qu’il n’y a rien ni aucun lieu de cette terre qui ne puisse être visité par le souffle du dieu qui vient relever, redresser, ressusciter.

On a de la peine à le croire, pourtant, c’est bien cette expérience dont nous sommes aujourd’hui les témoins.

Avec les disciples de l'Évangile, avec les hommes et les femmes qui ont vu le Ressuscité, avec ceux et celles qui célèbrent aujourd'hui  ce Dieu qui vient nous donner sans cesse de nouvelles raisons de croire et d’espérer...

Belle journée de Pâques !

Nous 2 de  Chambésy

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03/04/2010

INSURRECTION RESURRECTION

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La résurrection en directe !

A quoi serviraient ces interminables liturgies pascales sans la pratique pascale ?

Chaque battement de cœur, chaque souffle est une dynamique de vie ! Comme pour Jésus et son dernier souffle, ou plutôt, comme sa belle parole que je murmure chaque soir avant de fermer les yeux : « Mon Dieu je remets mon même entre tes mains ».

Il a ajouté : « C’est accompli ». Quel accomplissement ? Il a fait ce qui fut sa raison d’être : « Donner publiquement aux enfants et aux femmes leur dignité propre. Guérir les souffrants, encourager chacun à s’assumer, libérer les « gens de trop » de leur timidité, de leur peur face aux puissants… » Mais Luc nous raconte tout ça en quelques pages.  Et je rougis de plaisir, oui, quand je rencontre tellement de gens qui, forts de son Esprit, continuent aujourd’hui son travail : dans la construction, dans les bureaux, les hôpitaux, les écoles, par la plume, la pelle, le scalpel, la casserole, et les mains nues qui pétrissent la pâte de notre pain quotidien. L’Eucharistie. C’est la résurrection en directe.

Et toutes ces « petites mains » de la famille humaine annoncent la Bonne Nouvelle, dénonçent les injustices, les scandales, proposent la vérité au risque parfois de leur « bonne réputation » ! Ces « petites mains » femmes et hommes, sont les bâtisseurs d’un monde nouveau et, oui, ces derniers temps, d’une Église nouvelle (Église signifie une assemblée, une famille élargie, un peuple en chemin).

Mais il nous faut bien toute l’énergie qui surgit des multiples tombeaux sociaux, culturels 3261032676_e7a48a6b17.jpget religieux pour continuer le travail du « Ressuscité ». Nous sommes ses « petites mains » guidées par sa vision et sa résilience face aux trônes et aux dominations !

J’ai compris combien les images, les liturgies et les flots de mots bibliques de la saison pascale étaient  futiles sans la dynamique quotidienne du mystère pascal !

Quand j’ai compris la résurrection ! C’était en 1977 et voici en quelques mots l’histoire :

« Le 18 Décembre 1946, en Afrique du Sud naît Steve Biko, 12 Septembre 1977, il est torturé à mort à Prétoria il avait 30 ans, martyr de la lutte contre l'apartheid en Afrique du sud.
Il avait appelé les Sud-africains à faire surgir du tombeau de l’apartheid leur esprit ! Pour libérer de ses chaînes le plus beau pays du monde, celui de Invictus ! Steve disait : "L'arme la plus puissante dans les mains de l'oppresseur est
l'esprit de l'opprimé".

Je me souviens du jour de sa mort en 1977. La radio, les journaux, le bouche à oreille : "Steve a tout donné, son Esprit est libéré, sa Vie est une dynamique (dynamite disaient nos jeunes) de résurrection, de vie nouvelle. C’est à nous la suite !
Une vibration pascale, une lumière d’espérance s’attardaient sur les visages des petits et des grands. Il ne sera pas mort en vain, Steve. La marche vers la liberté continue.  "Un point de non-retour", ce fut le début de la fin de l'apartheid. J’ai eu le privilège et la douleur d’être sur place ce jour-là ! La force organisée de la jeunesse sud africaine  toutes races confondues fut la grande peur des autorités et la répression fut sans pitié ! Combien de blessés, d’emprisonnés, de morts. Les funérailles étaient des célébrations pascales mouillées de larmes, une force de vie nouvelle ! Les prêtres totalement engagés dans notre lutte ne se distinguaient pas du reste si ce n’était pour quelques gestes de bénédiction !

Conséquence : les Forces de l’Ordre interdirent les funérailles publiques. Raison : c’était une « liturgie politique » ! Les interdictions furent ignorées le plus souvent possible ou alors, les funérailles prirent une autre forme tout aussi unies au mystère pascal.

Et Pâques aujourd’hui : la résurrection n’est-elle pas une insurrection ? Dans quel but ? En Suisse? Éradiquer la pauvreté, les bonus de la honte, les complots politiques, les mensonges, les hypocrisies rampantes ! Je suis vulnérable. Nous le sommes tous. Mais Pâques en directe nous pousse en avant. Jusq'au moment où nous pourrons dire: C'est accompli!

 

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01/04/2010

COMME UNE COMEDIE HUMAINE

Jeudi et vendredi de ce début d'avril 2010

 

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L'Occident « chrétien » se souvient de Jésus de Nazareth. Sa vie, sa lutte, ses conflits avec les autorités du Temple et de l'empire, l'arrestation, le procès, la condamnation, l'exécution et la suite qu'on dit être la Résurrection.

Le devoir de mémoire ou bien la force de l'Esprit de cette mémoire vivante? Le vécu de Jésus aujourd'hui?

 

Derrière l'écran de mon ordinateur, l'homme Jésus assis sur une roche, les mains jointes, les pieds nus, son regard plongé jusque sur les touches du clavier et dans mon cœur, ce jeudi soir, je crois.

 

Inutile de feuilleter les livres liturgiques et de rabâcher des textes en attendant l'Amen final. Un coup d'œil autour de nous suffit. C'est le choc, l'effroi. Mais c'est aussi l'immense espérance que la souffrance et la mort n'ont pas le dernier mot. Nous restons figés « au bord du chaos de notre planète malade tout en « sachant » que notre Histoire est en train de préparer gigantesque bond en avant!

 

Avec Jésus au désert regarder la réalité en face, prendre conscience de ce qui se passe sans toutefois gaspiller trop d'énergie à pointer du doigt telle ou telle personne, sans négliger pourtant les systèmes corrompus et qui corrompent! Difficile d'exister hors du péché de ces systèmes!

 

La réalité: est-ce que le progrès humain découle du progrès de l'économie et de la politique? Le manque de profs dans les écoles, parce qu'on a peur des élèves. Le manque de médecins généralistes qui coûtent trop cher aux Caisses maladies? Le fric s'accumule dans la mesure ou les ouvriers redondants chôment. Les bonus « nécessaires à la survie de coffres-forts et du veau d'or. » dans les couloirs et les parvis des Temples.

 

La cécité, la surdité, l'amnésie, les dénis de crimes des gardiens des Temples et, à intervalles accélérés, le chant du coq: « Avant que le coq chante, tu me renieras trois fois Matt. 26:34 ». Les « excuses cum demande de pardon » télévisées d'institutions par un porte-parole lisant un texte préparé. Puis dans ce crépuscule poussiéreux on entend comme le bruissement tourmenté de tiges d'herbe sèche et drue des « non-nommés soupçonnés d'être prédateurs et/ou victimes de mauvaises pensées contre la pureté comme le catéchisme l'écrivait pour les enfants. »

 

Les « lieux saints seulement » ne sont pas seuls, il y a des « boîtes » économiques à suicides (telécom France), des réseaux de drogues bon marché, des complots diplomatiques dans les coulisses d'institutions et de partis politiques en vue d'une nomination. L'outrageante business des religions dans des États férocement pro-lifers au USA mais pas seulement! Puis ces fausses notes porteuses d'un mépris méprisable: la « jacasserie » qui s'écoule comme une bavure dans les égouts des masses qui n'y comprennent rien. Comme un grincement de dents ou de tôle rouillée.

 

Jésus est pleinement homme et même s'il gémit « Pourquoi, Abba, m'as-tu abandonné? » le désespoir n'aura pas le dernier mot. Il scrute les rein et les cœurs et « ce qui se passe » des signes de vie au-delà des murs, des puissances et des dominations.

  • Par exemple: les instituteurs d'une école laïque français se cotisent spontanément pour permettre à l'un d'entre eux de rester plusieurs semaines auprès de son enfant de 11 ans qui se meure d'un cancer

  • Cette femme sans domicile fixe qui trouve un lit et une présence dans l'étroit deux pièces d'une étrangère

  • Cette famille qui abandonne les lapins en chocolats pour mettre leurs sous pour Haïti

  • Cette infirmière épuisée qui prolonge son temps de travail afin d'aider un peu l'infirmière sensée la remplacer à telle heure fixe

  • Et ce matin sur la RSR 1ère vers 8h15 l'invitée Claire Clivaz théologienne et pasteur, professeure de Nouveau Testament à l'Université de Lausanne, qui publie "L'ange et la sueur de sang" aux Éditions Peeters, et qui commente simplement et clairement sans langue de bois, certain faits scabreux. (http://www.rsr.ch/la-1ere/les-emissions)

 

  • "Le début d'une ère nouvelle" en commençant par une une meilleure connaissance des débuts de l'univers et de la particule Dieu. Les scientifiques espèrent percer certains mystères de l'Univers que nous habitons et qui nous habite. Et mon ami Albert Nolan de jubiler: « ,,,la science devient un tremplin vers la spiritualité et la mystique » (Suivre Jésus aujourd'hui par A. Nolan, la science après Einstein, chapitre 4, page 70)

     

  • les excellentes émissions de la RSR 1ère « à vue d'esprit » http://www.rsr.ch/espace-2/a-vue-d-esprit


    Passer de la défiguration à la transfiguration

    Solidaire de la parole des pauvres

     

  • La résurrection, une insurrectionsemaine-sainte-cest-propre-histoire-partants--L-1.jpeg

 

Mais j'espère revenir à cette insurrection résurrection dimanche!

 

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29/03/2010

SEMAINE SAINTE

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« J’ai l’impression de grandir dans ma vie et de rester enfant dans la série » Miley Cyrus (17 ans)

Je pense ce soir à des milliers de prêtres qui se sentent individuellement et collectivement humiliés face aux paroissiens participant aux liturgies de la Semaine sainte 2010. Je les respecte et prie pour eux.

Combien d’entre eux « ont eu l’impression de grandir dans la vie et de rester enfant dans la série » c’est-à-dire dans l’Institution où ils fonctionnent dans l’humiliation

de rumeurs malsaines et généralisées alors qu’ils sont au service des gens en qui Jésus vit.

 

Que d’énergie gaspillée. Le langage diplomatique épiscopale reste quelque chose comme ni Oui ni Non !

Je me souviens d’un prêtre qui s’est suicidé après que l’évêque lui ait interdit tout activité sacramentelle.

La question brûlante : y avait-il eu une rencontre fraternelle entre l’évêque-juge et le prêtre présumé coupable? L’évêque a-t-il des oreilles pour écouter et pour entendre avec un cœur fraternel ?

 

En Afrique un cher ami, prêtre écossais mort dans un accident de voiture, nous disait : « Pour annoncer l’évangile aux gens, je dois apprendre à désapprendre toute les théories qu’on m’a enseignées au Séminaire ». Les jargons régionaux et doctrinaux étaient incompatibles : du latinage occidentale pour des oreilles africaines ! Le sens de la vie, la dynamique de l’évangile ?

On en avait faim et soif.

Oui cela a changé après Vatican II pour certains, affamés de Vie en abondance ! Nous étions prêts pour le changement ! On percevait le renouveau des prêtres et de nous tous, proches des gens, proches de tous. Engagés dans des groupes solidaires et fraternels, œcuméniques,  inter religieux,  et au-delà. Nous avions à construire un avenir commun en déracinant l’apartheid. Nous avions une foi commune en nous-mêmes, en les autres, finalement en Jésus. Les évêques restaient d’abord en retrait (sauf un ou deux oui), mais les prêtres avaient l’esprit prophétique, sans signes extérieurs les identifiant, nous les aimions et les respections dans l’action. Dans la vie. La prière et l’Eucharistie étaient nourries,  et célébraient la réalité vécue ! Pas d’ornements d’or et d’argent pour les cultes ! C’était « l’offrande de la nature humaine celle de tout l'univers » selon Maurice Zundel que nous ne connaissions pas en ce temps-là !

 

Aujourd’hui, alors que les abcès crèvent à travers le monde, j’ai de l’empathie pour ces milliers de prêtres prophétiques qui sont

· Humiliés par les soupçons

· Les regards et les rumeurs

· Par l’attitude, les déclarations des fonctionnaires hiérarchiques qui clament à distance :

· Tolérance zéro, transparence absolue

· Pour l’avenir : prévention, tests de toutes sortes à faire sur d’éventuels candidats au sacerdoce…et j’en passe

A part quelques prêtres qui, face aux médias essayent d’aller aux racines des problèmes, et qui n’ont pas souvent la parole, le reste ressemble aux Gardes suisses du Vatican.

 

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Et les enfants ? Comment ne pas sentir avec eux ? C’est l’empathie spontanée. Peut-on s’imaginer un enfant de 9 ou 10 ans, jadis, aller dire son problème à l’évêque ou même à la maison ? Entre février 1837 et avril 1839, Charles Dickens racontait l’histoire d’un orphelin à Londres. Un petit londonien et qui aurait fraternisé avec les enfants africains des townships et des institutions catholiques ou autres. Un enfant qui confronte une autorité pour exprimer une demande juste : la faim par exemple, du pain : Please Sir, I want some more ! More Truth, more Bread ! La Justice pour tous comme ce 16 juin 1976 à Diepkloof, Soweto, Johannesburg : 700 écoliers abattus parce qu’ils demandaient le droit de parler ! Les survivants sont marqués à vie comme les témoins ! Les leaders, prêtres de toutes dénominations, les imams, les instituteurs étaient parmi eux. La Hiérarchie restait en retrait. On a accusé ces prêtres d’être des agitateurs pour un certain temps du moins ! Que d’énergie inutilement gaspillée !

 

Aujourd’hui, ce n’est pas « tolérance zéro » pour les prêtres et autres « pécheurs » c’est d’abord un changement du fonctionnement relationnel entre le haut et le bas des systèmes, un changement du contenu et des cadres de la formation peut-être. C’est la rencontre, l’empathie, les mises au point certainement, et la compassion qui ne dérive pas en déclarations moralisatrices, culpabilisantes, mais la compassion d’une présence humaine.  Le regard de Jésus vers Pierre après le chant du coq. Lui qui jouait avec les enfants et les prenait sur ses genoux.

 

Voir le blog Katutura du 27.03.2009 :

JESUS: SON ATTITUDE ENVERS LES FEMMES ET LES ENFANTS

 

Prions avec et pour nos frères prêtres, ils sont nos frères serviteurs, les serviteurs des plus pauvres et des plus petits, ils se laissent évangéliser par les plus pauvres. Soyons heureux avec eux, des frères et des sœurs joyeux en partageant un jeu, une réflexion, une étude, un repas, une rencontre qui nous révèle ce Fils de l’homme, tellement humain qu’Il est Dieu. Enfant de Dieu comme nous.

 

Et nous prions pour que les autorités se détachent des échelons hiérarchiques, jusqu’en bas. Qu’ils deviennent comme du sel dans la Soupe de la Bonne Nouvelle ! Nous monterons ensemble vers Pâques en remerciant d’avoir passé la nuit de la mort. Invincibles en Jésus. INVICTUS !

 

 

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24/03/2010

OSCAR ROMERO

 

 

 

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Pour Oscar Romero

Depuis 2 jours que je pense à Oscar Romero, au peuple salvadorien, aux laïcs et aux prêtres Jésuites abattus pour avoir proclamé l’évangile toujours subversif ! Oscar Romero, l'évêque assassiné il y a 30 ans aujourd'hui alors qu'il disait la messe! Je pense à ceux qui restent comme Jon Sobrino SJ et qui continuent de proclamer aux pauvres et aux opprimés la Vérité qui libère ! (Jean 14 :6) Cette vérité, c’est Jésus aujourd’hui.

http://www.la-croix.com/Le-Salvador-celebre-la-memoire-de-Mgr-Oscar-Romero/article/2419605/4078

J’ai été à la messe ce matin : aucune mention de ce grand martyre, témoin de Jésus ! Oscar Roméro, cet évêque qui a permis aux plus pauvres, aux campesinos, aux illettrés de le convertir ! Lui. Aujourd'hui, pas de signe de solidarité avec ce peuple immense qui avance lentement pour un « Aujourd’hui Autrement ! » Et ce vide fait mal! Sans solidarité mondialisée et qui commence ici, maintenant, à quoi servent ce « carême », ces interminables liturgies répétées année après année, ces lectures des Ecritures parfois édulcorées par des commentaires bien intentionnés, mais comme du sel affadit.

Après l’INFRAROUGE de hier soir magistralement animée  par Esther Mamarbachi http://infrarouge.tsr.ch/ deux faces d’une « même » Eglise s’affrontaient : celle de la lettre, de la protection de l’institution, de ses chefs. Un flot de paroles débitées rapidement « comme une livre » d’une part, et celle qui émergeait laborieusement de ceux et celles qui sont, eux, « Eglise » sans pontifier ni affirmer des prises de position, sinon être avec le petit peuple, humilié, poussiéreux! Une "poussière étoilée!

Sans le vouloir, hier soir, j’ai associé Mgr Jacques Gaillot à Mgr Oscar Romero assassiné, qu’on honore aujourd’hui. Ce peuple du El Salvador et d’ailleurs, fait carême 365 jours par année, il a faim de justice ! Souvent privé d’école, il n’a pour toute lecture et étude doctrinale que les quelques pages des Histoires de Jésus en qui il peut reconnaître sa propre Vie !

Vendredi Saint. La dynamique de la résurrection des victimes de l'injustice effraye les trônes et les dominations. Un homme debout, ça peut faire peur ! Mais pour marcher vers la lumière, il faut être debout et la route est longue :

Aimé Duval chante:

Tout au long des longues, longues plaines
Peuple immense avance lentement.
Chants de joie et chants, et chants de peine
Peuple immense va chantant.

Ils n’ont pas leur Père avec eux,
Mais ils savent bien leur chemin.
Ils n’ont pas leur père avec eux,
Mais leur Mère les tient par la main.

Tant de haine tombe sur eux,
Tant d’orages troublent leur ciel,
Qu’ils s’en vont d’un pas miséreux
Mais les joues baignées de soleil.

Et quand l’un des leurs est tombé,
Sur sa tombe ils sèment des pleurs.
Mais pour une larme tombée
Sur la tombe il pousse mille fleurs.

Ils s’en vont du fond des vieux temps
Vers des cieux sans haine et sans pleurs.
Ils s’en vont du fond des vieux temps
Embrassant leurs frèr’s en passant.

http://pagesperso-orange.fr/g.decourreges/disqduval.html

(demain je reviendrai à Oscar Romero car il est le modèle qui pourrait inspirer l'Eglise catholique aujourd'hui)

 

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23/03/2010

REFLEXION:SANTE

 

Réflexion: Santé

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La santé en Suisse

 

Un petit coup d’œil en arrière. Je ne sais pas depuis quand l’assurance maladie est obligatoire en Suisse ; elle l’est aujourd’hui.Et c'est tant mieux. Et coûteux.

 

En Afrique du sud, je n’ai jamais entendu parler d’assurance maladie. Un accident, dans les années soixante, m’a valu  2 ans d’hospitalisation dans des hôpitaux d’Etats. J’ai beaucoup appris sur la maladie, les soins, les morts, les guérisons.Sans prix.

 

La santé aux Etats-Unis

Apprendre que des millions de personnes, les plus pauvres, aux USA, sont privés de soins est simplement incroyable ! Un scandale dans un pays riche. Qu’il faille une telle lutte et tant d’énergie pour combler cette lacune en 2010 dépasse tout un chacun ! « Comment vas-tu ? » n’est-ce pas le « bonjour » de chaque rencontre ?

 

Et hier soir, j’ai écouté, tard dans la nuit, Obama parler à l’adresse suivante :

 

http://www.dailykos.com/story/2010/3/20/848356/-President-Obama-Most-Emotional-Speech-to-the-House-Caucus

 

L’adresse Internet paraît compliquée mais la connection est rapide.

Ce que j’ai retenu de ce long discours est "I Am Not Bound To Win. But I Am Bound To Be True."

In what the New York Times called “an extraordinary session,” President Obama began his speech by quoting Abraham Lincoln. “I am not bound to win but I’m bound to be true,” he said. “I’m not bound to succeed, but I’m bound to live up to what light I have.”

 

Qui peut m’aider à traduire ce message évangélique ? « Je n’ai pas l’obligation de gagner, mais j’ai l’obligation d’être vrai ! Je n’ai pas l’obligation de réussir, mais j’ai l’obligation d’être fidèle à la lumière qui m’est donnée. » Cette traduction ne me satisfait pas ! Mais pour le moment, je ne peux faire mieux. Qui peut m'aider?

 

Obama continue : « Ne votez pas pour moi, ne votez pas pour les Démocrates, votez pour eux ! » Eux, les malades qui sont notre responsabilité, à tous.

 

Les résultats de ce matin nous remplissent de reconnaissance. Envers Dieu, envers l’Esprit de Jésus, Lui qui nous a montré ce qu’est la souffrance et la guérison. La maladie et la souffrance est une réalité mondiale et la guérison est la raison d’être de Jésus, pour nous tous, pour la nature, pour la survie.

 

L’application de cette réforme sera laborieuse et longue. L’émission (16h30) de la BBC « Hardtalk » montrait la virulence de l’opposition. Et la stupidité des arguments avancés sans réflexion aucune. Voir l’excellent journaliste Steve Sacker face à un membre du mouvement Tea Party !

http://news.bbc.co.uk/2/hi/programmes/hardtalk/


Il fait ressortir les arguments centrés sur « la vie, la propriété et la liberté » d’un nombre de personnes prisonnières de leur égoïsme de groupe. « La vie », la leur, pas la vie des autres du même pays !

Selon LEXPRESS.fr, publié le 22/03/2010 à 18:40 - mis à jour le 22/03/2010 à 18:42 : dix Etats contestent la réforme d'Obama. La lutte continue.

« Je n’ai pas l’obligation de gagner, mais j’ai l’obligation d’être vrai ! Je n’ai pas l’obligation de réussir, mais j’ai l’obligation d’être fidèle à la lumière qui m’est donnée. »

Ma prière du soir est pleine de reconnaissance pour cette expérience de courage, de vision, engagement d'un homme qui essaye d'être vrai envers lui-même et envers les gens.

 

Ce 23 mars, dans la soirée:

Vers 16h30 cet après-midi, on pouvait suivre, en directe à la BBC, Barack Obama apposant sa signature à la « Health Reform »! Celles et ceux qui l'entouraient étaient des malades hommes, femmes, et un enfant.

http://news.bbc.co.uk/2/hi/americas/8583350.stm?ls

Des applaudissements sincères avec, c'était à prévoir, des cris de haine des « pro-lifers ». L'application de cette réforme sera ardue. La cause n'est pas tant que les gens n'apprécient pas les soins pour eux-mêmes et pour tous, mais c'est l'obsession d'un système favorable aux riches (caisses de pension privées etc) qui durcit les cœurs. Partager, c'est risquer de recevoir un peu moins afin que ceux qui n'ont rien reçoivent un peu quelque chose!

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20/03/2010

REFLEXION DOMINICALE

 

 

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Quel Bonheur

 

Quand j'étais petite à la ferme, il y avait dans la chambre d'en haut dont la fenêtre accueillait le grand soleil des matins de printemps, une belle armoire en bois clair et sculpté, (du bois de tilleul je crois) jamais fermée à clés. Elle contenait du linge de lit, quelques habits bien pliés de papa et de maman et, tout au fond, un petit livre que j'ai déniché par mégarde: « Si tu savais le Don de Dieu ». Du haut de mes huit ans, assise sur le planché en bois, je lisais lisais lisais jusqu'à ce qu'on m'appelle, je rangeais le livre et courait en bas les escaliers pour « faire mes devoirs ».

 

Mais « le Don de Dieu » me trottait par la tête. C'était quoi? C'était mon crayon, l'ardoise, les frères, les sœurs, les parents; les bêtes: Video - Animal Farm.jpgchevaux, vaches, cochons, couvées. Le bol de lait, le morceau de pain, l'œuf de la poule, l'eau du puits coulant de la pompe. C'était ces deux immenses tilleuls et la croix dessous entre les deux, que papa avait érigée après la guerre de 14-18 pour dire merci! C'était le ciel, le vent, le soir et la nuit étoilée: Oh! l'appelle au ravissement, aux rêves, à l'envie naissante d'explorer ce « don de Dieu » au-delà de la frontière française toute proche, au-delà de toutes frontières!

 

Maman, de sa belle voix chantait:

« quand je contemple dans les cieux,

ce doux éclat de mille feux,

mon œil se perd dans cette espace

que Dieu peupla si brillamment

et ma pensée ainsi se lasse

à contempler le firmament ».

children.jpgJ'écoutais et avec mon frère Jean, on s'est mis à chanter pour ne plus s'arrêter jusqu'à, il y aura six ans ce vendredi Saint, sa voix douloureuse comme celle du Golgotha devienne alléluia hors espace-temps! Qui nous invite à chanter!

 

Voilà comment j'ai appris la Bible, le livre comme on dit, et la Bonne Nouvelle de Jésus. C'était fait du vécu de chaque jour auquel nul besoin de conclure: « Parole du Seigneur ». Comment ça?

 

J'éclate tellement dans ma création...

« La foi, ça ne m'étonne pas.

Ça n'est pas étonnant.

J'éclate tellement dans ma création.

Dans le soleil et dans la lune et dans les étoiles.

Dans toutes mes créatures.

Dans les astres du firmament

et dans les poissons de la mer.

Dans l'univers de mes créatures.

Sur la face de la mer et sur la face des eaux.

Dans le mouvement des astres qui sont dans le ciel.

Dans le vent qui souffle sur la mer

et dans le vent qui souffle sur la vallée.

Dans la calme vallée. Dans la recoite vallée.

Dans les plantes et dans les bêtes et dans les bêtes des forêts.

Et dans l'homme. Ma créature.

Dans les peuples et dans les hommes

et dans les rois et dans les peuples.

Dans l'homme et dans la femme sa compagne.

 Et surtout dans les enfants.
Mes créatures.

Dans le regard et dans la voix des enfants.

Car les enfants sont plus mes créatures.
Que les hommes
Ils n'ont pas encore été défaits par la vie.

De la terre.

Et entre tous ils sont mes serviteurs.

Avant tous.
Et la voix des enfants
est plus pure que la voix
du vent
dans le calme de la vallée.

Dans la vallée recoite.
Et le regard des enfants est plus pure
que le bleu du
ciel, que le laiteux du ciel,
et qu'un rayon d'étoile

dans la calme nuit.
Charles Péguy. (1873-1914

Vous comprenez que nous n'avions pas tellement besoin de prêtres, ni de doctrines, ni de dogmes pour devenir amis de Jésus. Il est le Don de Dieu que mes parents et ma famille m'ont fait voir au grand jour!

 

 

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16/03/2010

AU REVOIR

 

JEAN

La vie de Jean fut un chant jusqu’en ce vendredi saint 2004 où sa voix rejoignit l’hymne de l’Univers ! Jean est mon frère.

Il me fut dès ce jour-là impossible d’écouter les chansons que j’avais velas.jpgenregistrées sur de simples cassettes, sans m’effondrer. J’ai renoncé jusqu’à ce soir. Comment ça ?

Parce que la voix d’un autre Jean vient de rejoindre l’Hymne de l’Univers. Jean Ferrat.

Deux chanteurs : une voix, une chanson que j’écoute maintenant, apaisée. Deux visages : un seul regard de feu, d’amour de la justice, des petits; d’engagement pour un monde d’humains dont le sens de la vie fut de construire un monde nouveau en criant, en chantant l’injustice, en annonçant que tout peut et doit être autrement ! Ils avaient un modèle mort un vendredi aussi, l’Hymne de l’Univers ! Ce modèle, c'est Jésus en nous, parmi nous, chez nous, dans la rue, il s'en va faisant le bien. Chanter, "c'est prier deux fois", c'est créer, c'est vivre!

 

   

« Après trente ans de feu de souffrance et de larmes
Des millions d'hectares de terre défoliés
Un génocide vain perpétré au Viêt-Nam

Quand le canon se tait vous vous continuez… »

"...Mais la vie continue

Les gens me parlent et je souris
Je ris même aux éclats
Je leur dis non
3497207.jpg
Je leur dis oui
Mais au fond de moi... (je vous aime!)

Chaque jour que Dieu me donne

Soirs d'hiver matins d'été
Au printemps ou en automne
Tu ne m'as jamais quitté
A travers d'autres amours
C'est toujours toi que je fuis
Je n'ai plus assez de jours
Je n'ai plus assez de nuits
Pour pouvoir t'oublier mon amour… »

Au revoir dans l’Hymne de l’Univers ! Nous aurons vaincu!

 

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14/03/2010

MEDITATION DOMINICALE

 

 

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LE CADET

Notre Seigneur Jésus-Christ n’habitait pas un presbytère, ni un palais épiscopal, ni  un consulat. Il allait son chemin, les yeux ouverts et il « faisait le bien ». Aujourd’hui comme hier, son regard est clair, lucide, bienveillant. Nos regards s’embrassent en passant, je peux aller de l’avant avec élan parce, séparés, nous sommes unis. On ne se quitte pas !

 

Évangile de Jésus-Christ selon saint Luc 15,1-3.11-32.

http://www.levangileauquotidien.org/main.php?language=FR

 

Ainsi ce matin dans cette famille aisée. Le père et deux garçons, je les nommerai « l’aîné et le cadet ». Une entreprise héritée de père en fils (les femmes sont totalement absentes) qui marche bien grâce aux fonctionnaires efficaces. Et à l’excellent esprit d’entreprise de l’aîné. La rentabilité et le prestige sont des moteurs incontestables de réussite, même si, parfois, la fin justifie les moyens les plus douteux. L’aîné est prometteur. Il prend goût aux affaires. Le Père laisse faire, c’est propriété commune, ce qui est à moi est à toi. Est-ce que c’est « à nous tous ? »

 

Le cadet est « l’autre »,  rêveur, artistique, il parle avec les employés au lieu de les commander, il écoute le chant des oiseaux et le vent dans les roseaux, il est plus intéressé par la musique que par les chiffres ! Son regard repose sur ce qui l’attire, ce qui est beau, la nature, les étoiles les gens. Mais il est nul pour ce qui concerne la marche de l’entreprise. L’aîné perçoit cette faille. Son attitude marginalise le cadet, l’ignore, l’évite. C’est que le cadet est différent ! AUTRE !

 

Ce que l’aîné ne perçoit pas, c’est que c’est la différence qui fait la beauté du cadet. Le Bon Dieu ne nous a pas créés à partir d’un moule unique !!! Le cadet est attrayant, aimant, accessible, il a un défaut peut-être : c’est sa confiance en la vie !

 

Le père propriétaire du domaine apprécie l’aîné et ne méprise pas le cadet. Il laisse faire. Et lorsque le benjamin lui dit qu’il veut aller explorer ce qu’il y a au-delà des frontières du domaine, de l’horaire quotidien, des chiffres et des contrôles ! Le Père dit oui. Il sait, en son moi profond, que les ailes doivent se déployer pour prendre de la hauteur. Il est sage. Il bénit le cadet. Va ! Il lui donne sa carte de crédit et hop ! L’oiseau ouvre ses ailes et s’en va comme tant d’entre nous, hier et aujourd’hui et le feront demain. L’homme est un migrant, un passant. Katutura : on a pas ici-bas de lieu permanent ! C’est une chance.

 

Le cadet n’a pas fait l’armée. Il n’est pas équipé pour se méfier des systèmes et de leurs fonctionnaires. Le féminin l’étonne, l’amuse, le réjouit. Les copains sont vite nombreux quand tu paies les tournées. Les « Bonnes œuvres » t’apprécient d’autant plus que tu vides ton escarcelle dans leurs poches pour des multitudes de projets. Le cadet ne sait pas compter, pour vivre, il donne et se donne. Il n’est pas vraiment altruiste, il est nature et la nature est bonne. Mais, comme pour moi, la « nature vécue » t’apprend la sagesse. La carte de crédit est vide, ça  ne fonctionne plus. Le féminin et les copains disparaissent. Les « Bonnes œuvres », les « Œuvres de miséricorde » « Caritas » scrutent ce cadet échevelé, paresseux sans doute, négligé, pas rasé, qui sait, un profiteur, un voleur présumé. Il sonne à la porte arrière des couvents, la porte des pauvres en qui Jésus s’est pour toujours identifié, et dans un coin froid et inhospitalier on lui apporte des restes réchauffés. Son regard dit merci.

Dans les presbytères, on lui dit d’aller à Caritas, tel jour de la semaine à telle heure. On oublie que c’est maintenant, c’est  aujourd’hui, en dehors des murs, qu’il a faim de pain alors qu’à l’intérieur des murs, les repus chantent « donne-nous aujourd’hui notre pain quotidien ». Oui, le cadet alias Notre Seigneur Jésus-Christ mendie ce pain hors des murs !

 

Le mendiant est conscient de sa petitesse comme il est passionné de l’immensité du divin en lui. Mais la motivation de son retour au bercail est moins le repentir du cœur que les tiraillements de l’estomac. La motivation est valable. S’il a de la chance, son père, sa mère, ses frères et sœurs l’intègrent comme si de rien n’était ! A table. Ce serait un miracle aujourd’hui. La tendresse et la compassion des gens de tous les jours.

C’est possible ? Ce qu’on nomme à tour de bras dans certaines institutions « accueil » est parfois comme une chambre froide !

Je crois que le père prodigue aussi bien que les cadets et cadettes prodigues sont les pauvres. L’empathie, ils connaissent, la compassion suit. La solidarité peut-être.

C’est ma méditation de ce matin ensoleillé que je vous souhaite plein de tendresse !

 

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12/03/2010

DEUX FOIS NON

 

Le peuple suisse dit deux fois NON

 

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· Le peuple suisse a dit non à l’institution d’un avocat défenseur des animaux.

·       Non également à la nouvelle loi qui prévoyait de fixer le taux de conversion minimal à 6,4 % pour les nouvelles rentes à l'horizon 2016. Le taux de conversion est utilisé pour calculer le montant de la rente de la prévoyance professionnelle (2e pilier) à partir de l'avoir de vieillesse.

Spontanément, c’est le l’expression (pour ne pas dire le cri) : « Perte de confiance du peuple en ses institutions et en ses autorités ».

La radio, la TV, les journaux répétaient comme un chœur d’écoliers :

"clairement le résultat d'un manque de confiance envers les milieux de la finance".

"plus de confiance des gens en un système où les banques ont fait de l'argent en bourse avec leurs retraites et où ils doivent éponger leurs pertes".

« la défiance,  tel un ouragan, a tout emporté"

"le peuple suisse n'est pas disposé à valider des sacrifices infligés au plus grand nombre alors qu'une minorité de patrons, spécialement dans la finance, encaissent de nouveau de juteux bonus, comme s'ils n'avaient rien appris".

« les Suisses ne sont pas idiots »

« ce vote de méfiance est une affaire de conscience »

« le peuple a parfaitement compris qu'il lui est tout simplement demandé de payer la crise. Ce dimanche, il a dit «ça suffit».

« Il y a quelque chose de pourri au royaume du profit. D'un côté les autorités volent au secours de la place financière, de l'autre les assureurs entretiennent une opacité autour de leurs prises de risque d'avant la crise ».

« Au pays de l'argent facile, les banquiers et autres spéculateurs sont rois. Au royaume de la démocratie, le peuple suisse décide ».

A plus de 70 %, même 80%, les gens ont manifesté, protégés il est vrai, par le secret des urnes, leur dégoût de l’hypocrisie !

En mai 2007 l’UDF Suisse, à Thoune, faisait connaître sa prise de position au sujet de la confiance et/ou de la méfiance envers les autorités politiques. Je cite à partir du lien :

http://www.udf.ch/images/elecfede07/politiqueconfiance.pdf

« Politique et (perte de) confiance Pourquoi tant de citoyens ont-ils perdu confiance en leurs autorités ?

« Le peuple a le sentiment que, dès qu’ils ont été élus, ses représentants ne s’engagent plus pour sa cause.

De plus en plus de politiciens et de détenteurs du pouvoir se trouvent impliqués dans des scandales, et des affaires de toutes sortes.

Certains politiciens et partis politiques donnent dans l’idéologie, et proposent des solutions de type "tout noir ou tout blanc", alors que le monde et ses problèmes se situent plutôt dans des nuances de gris.

Le comportement des politiciens et des partis est stratégique, plutôt que concret et objectif. En plus, leur attention est portée sur le temps que dure une législature.

Les gens deviennent de plus en plus individualistes et leurs intérêts se limitent à leur propre personne. Les défis de société, qui sont très souvent complexes, ne les intéressent pas du tout.

La plupart des sérieux problèmes qui chargent la société d’aujourd’hui sont d’origine morale, spirituelle ou comportementale et, partant, particulièrement résistants aux solutions politiques. »

On peut être pour ou contre ou indifférent envers l'UDF, ce qui suit, écrit avant 2008 et l'affaire de l'UBS, peut aider notre réflexion:

Avoir confiance en les autorités politiques, c'est quoi?

confianceensoi-38448.jpgIl me semble qu’un adulte responsable est celui qui fait preuve de loyauté critique, de confiance critique, et qui, avant tout a, envers lui-même, une confiance relative puisqu'il est conscient de sa dignité humaine. Puis-je avoir confiance en moi?

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10/03/2010

SANS PAPIERS

Quand vivre dans une société soit disant chrétienne devient gênant et

quand la foi en Dieu et en l’homme doit retrouver un sens

http://www.sans-papiers.ch/

 

sans-papiers.jpg

 

Remplir un bulletin de vote une, deux, trois fois par année, c’est un privilège suisse et j’en profite avec une espèce de gourmandise car, en Afrique du Sud, rien de tel jusqu’en 1994 !

C’est parce que nous assumons notre responsabilité de citoyen/citoyenne que nous votons. Mais est-ce qu'une loi votée est toujours pour le bien commun? Et si la loi est injuste, faut-il obéir? Et si elle est, de plus, inhumainement appliquée comme l'étaient les lois de l'apartheid, le choix n'existe plus. Il faut s'engager pour la justice commune en défendant les victimes de la loi et en luttant contre ceux qu'elle sert à protéger, et qui par conséquent, ont le pouvoir de l'appliquer! Dur dilemme et choix risqué!

 

Les Sans-papiers chez nous

 

  • Infra rouge : formation des Sans papier

 

Le 24 septembre 2006, à une majorité de 68%, le peuple suisse accepte une Loi  visant à « préserver la tradition humanitaire de la Suisse et à lutter résolument contre les abus dans les domaines de l’asile et des étrangers ».

 

  • Quelle tradition humanitaire ?  Pour quels résultats ?

  • Résolument contre: conséquence: chasse aux abus des demandeurs d’asile et des étrangers.

 

Ma question : quelle marge entre la tradition humanitaire et la chasse sans pitié aux "abuseurs" ? ». Toute personne « Sans papiers » arrêtée, peut lire écrit sur le visage du policier ces mots: « Tu es un "abuseur", prouve que tu ne l’es pas !» Tu es une jeune équatorienne, belle et pleine d'espoir en la vie? Tu es un africain à l'accent du Canton de Vaud? Tu n'as pas de papiers? Pas de chance! C'est la loi! Vous n'êtes pas des nôtres!!!

Que nous dit notre conscience?

Mais voilà que Lausanne, Genève font les démarches nécessaires afin de permettre aux jeunes étrangers « sans papiers » de profiter d’une formation à la fin de leur scolarité et de recevoir une formation qui donnera un sens au jours qui passent et, qui sait, un instrument de gagne-pain pour l'avenir ici ou dans leur pays natal.

Hier soir, Infrarouge (http://infrarouge.tsr.ch/) animé par Esther Mamarbachi, productrice responsable, s’est penché sur ce nouveau « problème » face à la loi. Trois principaux protagonistes, parmi d'autres, étant:

Un jeune Sans papiers, par prudence sans visage, sans nom

Daniel Brélaz, syndic de Lausanne, conseiller national, Les Verts, VD avec visage et nom

Yves Nidegger, conseiller national, UDC, GE, avec visage et nom

Vous l'avez peut-être écouté: ce n’était pas un dialogue de sourds, mais c’était encore moins un débat entre personnes qui essaient de trouver une solution à un problème commun ! Et c’est typique de la tournure que prennent les émissions Infrarouge à la TSR. Ainsi que les échanges entre politiciens à la RSR et à la TSR! Débattre pour faire avancer la pensée et les idées est vraiment un art bien difficile lorsqu'on croit devoir défendre bec et ongles des intérêts de groupe, de parti.

D’une part ceux qui soutiennent l’initiative qui permettrait la formation des jeunes Sans-papiers: M. Brélaz poliment, intelligemment, exposaient ses arguments et convictions en faveur de cette formation tout en discutant avec les autorités cantonales et fédérales.

D’autre part les opposants dont M. Nidegger avançaient leurs raisons contre cette initiative invoquant la Loi à respecter, avec un minimum d’exceptions possible, être conscient du danger de voir venir davantage d’étrangers. Et surtout: toute la constellation économique clignote rouge vif!

Ce qui faisait rougir de honte le téléspectateur était le mépris, la virulence des propos pour l’opinion des autres! Que ressentaient  les jeunes Sans-papiers  dont un jeune homme et deux jeunes filles, et les étrangers à l’écoute de l’émission ?

 

Ma question : cette he-elle pas à la « Tradition humanitaire de notre pays » également acceptée par le souverain en 2006 !? ureuse initiative ne correspond

Oui, il est vraiment gênant de vivre dans une société aux valeurs soit disant chrétiennes, de rester passif devant un spectacle niant les valeurs qui honorent notre pays. Est-ce réel? On est gêné.

soutien-aus-sans-papiers.jpg
A plus de 100 reprises, l’Ancien Testament ordonne de protéger les étrangers. La formule récurrente « l’étranger, la veuve et l’orphelin» montre que pour Dieu, les étrangers révèlent son visage.

Puis dans le Nouveau Testament, Matthieu 25 : 35- 36 : «  J’ai eu faim, et vous m'avez donné à manger; j'ai eu soif, et vous m'avez donné à boire; j'étais étranger, et vous m'avez recueilli; j'étais nu, et vous m'avez vêtu; j'étais malade, et vous m'avez rendu visite; j'étais en prison, et vous êtes venus vers moi. "

Jésus s'identifie aux étrangers. Ce n'est pas moi qui le dit, c'est LUI.

 

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05/03/2010

AUCTUALITE

 

 

 

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L’actualité sous le regard de Jésus

Au marché de Bulle, le jeudi, je perçois le vécu des gens : qui tient son banc de poissons, qui de fromage, qui de fruits et légumes, qui d’épices, qui de pain et qui de vêtements et de chaussures. Je n’achète presque jamais rien puisque j’ai ce qu’il me faut, mais j’aime demander comment va la vie, les affaires, et d’où viennent ces poissons, et comment sont fabriqués ces fromages à trous et les moûts, et d’où nous arrivent ces fruits exotiques et patates douces ? Et j’observe les clients, ceux qui sont pressés d’être servi, ceux qui explorent, touchent, choisissent, payent et passent. Et les rencontres des habitués du marché et le p’tit café au tea-room juste à côté. Et je me dis que Dieu est attendri par la vitalité des humains qui « gagent leur pain à la sueur de leur front » et s’en régalent. C’est l’actualité.

 

Ensuite je lis les journaux de la communauté et quelques-uns sur Internet. La Radio suisse romande est une source d’information et d’analyse beaucoup plus vraie, objective, formative d’opinion publique que le lamentable télé journal de 19h30 que je regarde presque par seule solidarité avec la communauté !

 

Le défi : voir et sentir « ce qui se passe » dans la société fragmentée  dont je fais partie, avec un regard d’où ne sont pas exclus le sens critique et encore moins l’empathie! Mais ce n’est pas facile. On y arrive pas toujours et les préjugés et les partis pris brouillent parfois le regard. Mon regard mais, pas celui de Jésus sur notre vécu dont je viens de donner quelques tout petits exemples... à Bulle.

 

Chaque jour, un passage de l’évangile, un autre de l’Ancien Testament est lu dans les églises. Demain par exemple, l’histoire de l’enfant prodigue selon saint Luc 15,1-3 et 11-32 http://www.levangileauquotidien.org/main.php?language=FR&...

 

Le délinquant qui revient sur ses pas et l’accueil d’une personne en chemin, et le soulagement, la joie des protagonistes font partie de celles et de ceux rencontrés au marché, dans la rue, dans les journaux, dans les médias, bref dans l’actualité. Cet accueil inconditionnel de Dieu est la « Bonne Nouvelle » qui sera lue demain, est-ce qu’elle est organiquement liée à l’actualité de notre société ? Je reste choquée au souvenir d’un juge prononçant la condamnation  d’un étranger (c’était à Delémont) ; peut-être que le juge en fonction était de bonne foi comme l’était l’étranger (que je connaissais) lorsqu’il avait fait sa « connerie ». Ce qui n’arrête pas de me choquer, même aujourd’hui, c’est que, au mur derrière le siège du juge, un grand crucifix était suspendu !

 

rembrandt.mains.jpgCe même Jésus qui avait annoncé haut et fort : « Ne jugez pas, et vous ne serez pas jugés ; ne condamnez pas, et vous ne serez pas condamnés. Pardonnez, et vous serez pardonnés » selon saint Luc 6 : 37.

Je ne nie pas les Lois, mais l’application responsable et humaine des lois doit être une fonction terrifiante !

 

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23/02/2010

REFLEXION DU SOIR

 

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Réflexion du soir

Une affaire de relation et d’écoute au sein d’un groupe humain : une communauté de vie, de travail, d’intérêts communs, d’engagement social, politique, éducatif. Pour accomplir une tâche, des gens se retrouvent ou, éventuellement, vivent ensemble. Il y a parfois des affinités de langue, d’identité régionale, cantonale, nationale, culturelle, religieuse. Une certaine harmonie règne. Une tâche s'accomplit, mais est-ce dans la routine, la somnolente, la facilité de ce qui se fait et ne change pas?

La diversité, l’originalité, la joie de créer autant que de procréer enrichissent la société et les individus. Le mouvement et le changement ne sont pas un choix! C'est la Vie.

Encore heureux que nous ne soyons pas un amoncellement de clones : règle et mode de vie rigide et imposée à tous ; pensée unique ; croyances et foi non discutables. Une institution, le jugement « infaillible » d’un gouvernement unique. Et, bien sûr, une armée et des armes, juste pour mâter des signes de velléités, de liberté et d’indépendance qui surgiraient ici ou là. Tolérance zéro. Est-ce que j’exagère le dessin de notre société de « petite boîtes » ?

chaussures armée ukrainienne.jpgJe caricature, c’est clair. Mais les enfants m’aident grâce  à leurs questions spontanées : pourquoi les soldats ont tous un même uniforme ? Pourquoi les fonctionnaires de banques ont tous une cravate au cou ? Un peu comme une corde ! Pourquoi les cardinaux ont une phCardinal.jpgrobe rouge, et les capucins une brune ? Pourquoi les rois ont tous une couronne ? Pourquoi les « petites mains » ont le même tablier et les manœuvres la même salopette ?

Encore des questions : pourquoi sous le régime communiste les hommes avaient-ils tous le uniforme laid et terne ! Encore parfois en Chine, parfois, et sûrement en Corée du Nord. L’uniforme et l’uniformisation n’est sûrement pas une idée du créateur, Lui qui ne cesse de nous éblouir par la richesse diversifiée de sa création.

Les questions d’enfants sont pleines de sagesse, celles des adultes aussi. Et les réponses ? C’est quoi ?

Nous sommes loin d’avoir tout découvert. L’émerveillement semble être notre destinée si nous disons oui aux surprises de la Vie.

Si nous nous découvrons les uns aux autres tels que nous sommes, nous nous étonnerons de l’originalité, de la beauté, de la richesse infinie dans la forme et le fond de chacun et de tous ? C’est vraiment la gloire de Dieu, cette création toujours nouvelle.

Dieu nous a donné un cœur ouvert, des yeux, des oreilles, bref des sens, un esprit, une intelligence, pour accueillir  ce qui ne cesse de s’embellir, de se diversifier, de se développer dans notre univers en mouvement.

Jésus en était parfaitement conscient et il désirait de tout son cœur une famille sans frontière : chaque membre serait la joie, la fierté des autres. Il n’a échoué qu’en apparence car l’énergie de son Esprit ressuscité nous pousse à continuer son travail !

 

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21/02/2010

MEDITATION DOMINICALE

 

 

MEDITATION DOMINICALE

 

 

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Évangile de Jésus-Christ selon saint Luc 4,1-13 à l’adresse : http://www.levangileauquotidien.org/main.php?language=FR...

Parallèle à la lecture de Luc, je relis « Turlupin » dans « Puzzle amoureux », p. 51 à 53 (par Gilbert Salem chez Campiche 2000).

Avec un peu de connaissance de notre inévitable ego, on se retrouve en Turlupin.  Et on retrouve Turlupin, ses espiègleries, ses tiraillements dans tous les sens, lorsqu’on peut ou qu'on doit « choisir » entre deux ou plusieurs choses !

« Fais ceci, évite cela » (Gaudium et Spes Chapitre premier 12,16) : Dignité de la conscience morale.

http://www.vatican.va/archive/hist_councils/ii_vatican_council/documents/vat-ii_cons_19651207_gaudium-et-spes_fr.html.

Et Jésus a été tiraillé, comme tout homme je pense, comme moi, face aux choix, à notre responsabilité dans notre réalité personnelle,  sociale et planétaire !

· Jésus : changer des pierres en pain (Luc 3 :4) pour assouvir la faim. Qui ne le ferait s’il le pouvait quand nos frères meurent de faim sous nos yeux ? Jésus a senti la faim « hautnah » pour la justice, il a même « multiplié des pains des milliers de fois pour nourrir les foules ». Mais Il voulait avant tout que les affamés conquièrent et exercent le Droit à se nourrir eux-mêmes ! Entre faire la charité et faire la justice, quel abysse ! « Je suis un saint si je fais la charité, on me taxe de communiste si j’encourage la justice » (Helder Camara)

· Jésus : la tentation du pouvoir, de la puissance sur les hommes (Luc 4 : 5-8). Qui ne ressent l’urgence d’influencer le plus grand nombre de gens qui paraissent être des ignorants simplement parce que personne ne leur donne jamais la parole ? L’urgence d’organiser les masses léthargiques, sans parfois, donner du temps au temps, le temps de prendre conscience soi-même, de grandir naturellement, plutôt que de se livrer à une idéologie ?

  • Jésus : l’éclat et le prestige, la sainteté, la renommée. (Luc 4 : 9-12) Mettre Dieu à son service ou au service de l’Institution plutôt que de l’adorer. « Dire à Dieu ce qu’Il doit faire ». Le prestige et les titres et les palais et les serviteurs et les servantes et les gardes de corps ! Là, le piège Turlupin dépasse les bornes de l’endurable pour Jésus : « Assez ! Cela suffit, va-t’en » Et Luc continue (4 : 14 et 15)

  • « Après l'avoir tenté de toutes ces manières, le diable s'éloigna de lui jusqu'à un moment favorable. Jésus revêtu de la puissance de l'Esprit, retourna en Galilée, et sa cedreparcraymondsibillemai04.jpgrenommée se répandit dans tout le pays d'alentour. »  Les tentations de Jésus ont fait partie de sa vie comme elles font partie de nos vies dans nos multiples Galilée. « Turlupin ne nous quitte pas, nous n’en sommes pas malheureux » (G.S) Et c’est dans la solitude absolue de notre Moi profond que la force de choisir ce qui est bien pousse en nous comme un bel arbre souple et magnifiquement résistant dans les tourmentes et les vents contraires d’aujourd’hui.

  • Merci de ce bel exemple d'endurance!

 

 

 

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18/02/2010

LE MONDE BOUGE ET VOUS?

Le monde bouge et vous ?

 

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Voilà ce que disait le placard apposé au mur de la Migros, face à l’arrêt du Bus No 2, avant la courbe qui monte le long de l’avenue Vinet !

 

Sans m’attarder sur qui ou pourquoi le placard avait été fixé à cet endroit, cela donnait une direction à ma réflexion :

 

La vie bouge, la roue tourne, et les pages s’envolent, et les jours et les années et les saisons et les générations et le monde continue de naître du chaos sans jamais s’arrêter, car la vie c’est le mouvement, le rythme, l’avancée vers quelqu’un et/ ou quelque chose !

 

Et les bus sont pleins de gens qui bougent, les travailleurs bougent, les fonctionnaires, les malades itou : on les fait bouger pour éviter l’ankylose, les petites mains s’agitent, les intellectuels bougent, je l’espère.

La Vie bouge, sauf, parfois, les Institutions y compris ecclésiastiques, elles ont peur de faire un faux pas, alors on recule aussitôt ressenti le souffle qui annonce l’ouverture. Et ça commence à sentir le renfermé comme dans un vieux grenier. Notre bon Jean-vingt-trois a ouvert des fenêtres et la vie a repris à partir des racines (grassroots) et la sève a fait fleurir des arbres et mûrir de fruits de Vie.

 

Alors, le spectre de l’Immuable, de l’Immobile, des dômes dominants et des fondations secrètes  a refait surface. Des replis par peur. On dit que l'Église est une mère, dit-on, mais qu’arrive-t-il à la mère et à l’enfant si la mère refuse les douleurs de l’enfantement ?

 

Dieu est la Vie et la Vie bouge et avance vers une vie pleine et fertile pour tous, cette force de vie monte des racines, enfouies dans la terre et non pas dirigeant les foules, à partir de trônes vissés sur des socles. Amovible !

 

Le monde bouge et Vous ? Tant de gens autour de moi bougent et je bouge avec eux, c’est un mouvement, une vague, une danse au service les uns des autres ! Le temps de Carême nous fait bouger car si nous mangeons un peu moins nous sommes plus légers et les affamés pourront manger un peu plus. Et il ne s’agit pas de charité seulement, ni de poches de carême seulement, il s’agit d’action politique.

 

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16/02/2010

CENDRES D'ETOILES

 

Les Cendres

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Poussière étoilée

 

Demain « mercredi des cendres », des cendres seront imposées sur la tête des fidèles dans les églises avec l'injonction de se souvenir que nous sommes poussière.

 

Rien de plus facile à croire. Un jour ou deux après ma mort, mes restes seront réduits en poussière dans un crématoire. J'aurais souhaité que cette petite poignée de cendres fut offerte aux images.jpg


truites du Doubs ou, mieux mais plus difficile, aux poissons du fleuve Orange quasi asséché au nord du Cap.

 

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Cela n'aura aucune importance! Car, et ceci est plus difficile à croire semble-t-il, c'est que je serai enfin au bout du petit passage sur cette planète-ci et arrivée, enfin, comme une courageuse sportive à l'extase du hors espace temps!

 

« Tous les athlètes s’imposent une ascèse rigoureuse; eux, c’est pour une couronne périssable, nous, pour une couronne impérissable » (1 Co 9,25).

 

Je me fous de la couronne mais ce qui m'intéresse c'est d'être enfin pleinement et totalement moi avec le Créateur et la création dans le développement d'un univers éternel. Et cette immense poussière d'étoiles ou les plus malheureux seront les plus lumineux!

 

Tous ensemble: enfants de l'Univers! DESIDERATA!

 


(Jean Coutu)
(Desiderata: Quelque chose a désiré comme essentiel)
(Adapté de Max Ehrmann, 1927.   [1872-1945])
(© Copyright 1971 - Robert L. Bell)


(Poème écrit en 1927 par Max Ehrmann [1872-1945]. Traduit par Hubert Claes en septembre 1996 sous le titre "Injonctions pour une vie sereine". Ce texte n'a pas été trouvé en 1692 dans la vieille Église St. Paul's au Maryland, USA, comme le veut un légende urbaine qui circule sur Internet.)


Desiderata, Desiderata, Desiderata

Va paisiblement ton chemin à travers le bruit et la hâte,
et souviens toi que le silence est paix.
Autant que faire se peut et sans courber la tête,
sois ami avec tes semblables.
Exprime ta vérité calmement et clairement.
Écoute les autres, même les plus ennuyeux ou les plus ignorants;
eux aussi ont quelque chose à dire.
Fuis l'homme à la voix haute et autoritaire; il pèche contre l'esprit.
Ne te compare pas aux autres par crainte de devenir vain ou amer,
car toujours, tu trouveras meilleur ou pire que toi.

[Chorus:]
You are a child of the universe, ...


Tu es bien fils de l'univers,
tout comme les arbres et les étoiles.
Tu y as ta place.
Et quoique tu en penses,
il est clair que l'univers continue sa marche comme il se doit.

Jouis de tes succès mais aussi de tes plans.
Aime ton travail aussi humble soit-il,
car c'est un bien réel dans un monde incertain.
Sois sage en affaires, car le monde est trompeur.
Mais n'ignore pas non plus que vertu il y a,
que beaucoup d'hommes poursuivent un idéal
et que l'héroïsme n'est pas chose si rare.

Sois toi-même et, surtout, ne feins pas l'amitié.
N'aborde pas non plus l'amour avec cynisme,
car, malgré les vicissitudes et les désenchantements,
il est aussi vivace que l'herbe que tu foules.
Inclines-toi devant l'inévitable passage des ans,
laissant sans regret la jeunesse et ses plaisirs.
Sache que, pour être fort, tu dois te préparer,
mais ne succombe pas aux craintes chimériques
qu'engendrent souvent fatigue et solitude.
En deçà d'une sage discipline, sois bon avec toi-même.

[Chorus:]
You are a child of the universe.....

Tu es bien fils de l'univers,
tout comme les arbres et les étoiles.
Tu y as ta place.
Et quoique tu en penses,
il est clair que l'univers continue sa marche comme il se doit.

Sois donc en paix avec Dieu, quel qu'IL puisse être pour toi.
Et, quelles que soient ta tâche et tes aspirations,
dans le bruit et la confusion de la vie, garde ton âme en paix.
Malgré les vilenies, les labeurs, les rêves déçus, la vie a encore sa beauté.
Sois prudent. Essaie d'être heureux(se).

Mais écoutez:

http://www.metacafe.com/watch/2653363/child_of_the_universe_desiderata_lyrics/


(Je l'ai entendu une toute première fois, (dans le township nommé par les Blancs « Blackspot », lorsque Monica, (rip) ma image_fabrique_d'etoiles.jpgconsœur revenant d'Allemagne me dit, presque gênée: « J'ai pensé que ça te plairait »)

N'épousseté pas ce que vous croyez être « poussière », car c'est la pensée d'êtres aimants qui repose où vous croyez qu'elle gêne. Écoutez ce que chante la poussière étoilée le jour des cendres.

(please see today's  note "Lenten times and fasting" in the English blog")

 

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13/02/2010

MEDITATION DOMINICALE

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Demain cette Bonne Nouvelle

de Jésus selon saint Luc 6,17.20-26, sera lue et commentée dans nos églises. Depuis des dizaines d’années, j’entends les commentaires souvent plus longs que le texte de l’évangile entendu. Je remarque que les commentaires varient selon le contexte, selon l’auditoire et selon le commentateur.

 

Pour les fidèles, dans un contexte économique confortable, le prédicateur aura tendance à spiritualiser « la parole du Seigneur » jusqu’à lui ôter saveur et punch !

Il est même tentant de ne pas s’attarder sur les quatre malédictions du même évangile car elles sont une « Mauvaise, et pas une Bonne Nouvelle » pour les riches, les repus, les frivoles,

les « gens bien » Cette espèce d’échappatoire trahirait « la Parole du Seigneur ».

 

Je me souviens d’avoir lu ce même évangile de Luc dans les taudis d’un township à Cape Town, en vue du Repas eucharistique du dimanche. Lecture faite, on se taisait, la tête entre nos mains plus ou moins calleuses, puis on se redressait et on se regardait, parfois les rires fusaient… jusqu’aux larmes : « It fits ! Exactement, ça colle ! »  Le dimanche, le P. Kevin se taisait,  rassemblait ce pain noir et dur des pauvres et l’offrait au Seigneur afin qu’il soit vraiment « Pain de Vie ». Source d’énergie pour une survie humaine !

 

Au temps de Jésus comme aujourd’hui, les pauvres comprenaient la pensée de Jésus : Non, la pauvreté, la faim, les larmes, la haine, les insultes, le rejet, le mépris ne rendent personne « heureux », à moins que, par la force des choses, les dérélictions ne soient une énergie qui nous met en marche (comme dit Chouraqui)  pour lutter et construire une famille humaine ! Cela, c’est une chance, « Heureux êtes-vous ». Prendre conscience de nos larmes et d’où elles viennent, c’est une chance cela nous met debout.

 

Mais quelle audace ! Travailler au « plus grand bien pour le plus grand nombre ». Les prophètes l’ont fait, Jésus étaient en train de le faire : tous sont exécutés ! Lui y compris.

 

Les systèmes enracinés dans les structures d’injustice n’endurent pas la critique ni le rêve d’un autre type de société !

Si on va au bout de la pensée de Jésus, non, il n’était pas ironique, Il prenait les conséquences de l’injustice au sérieux comme Il prenait les conséquences de l’action pour la justice au sérieux ! Les Écritures lues à la Synagogue étaient claires à ce sujet, comme l'Évangile l’est aujourd’hui pour nous !

 

Il dit quoi, l’évangile de demain en fait ?

« Les Béatitudes » racontées par Mathieu peuvent être « spiritualisées » jusqu’à les rendre inoffensives, consolantes mêmes !

 

Mais Luc est un médecin par profession : il perçoit la souffrance des exploités, leur dignité humaine piétinée. Il perçoit les causes fondamentales de la pauvreté. « Et la pauvreté ne doit pas avoir le dernier mot ! » Force est d’en connaître les causes pour s’en guérir. La guérison réside dans la solidarité collective des exploités.

 

Mais pas seulement car les riches ne sont pas méchants. Ils sont prisonniers d’un système. Alors Jésus s’adresse à eux et leur dit qu’ils n’ont pas de chance. Être repus, riche, frivole, n’est pas un mal en soi. Mais si vous avez des « gens bien », des autorités ecclésiastiques abritées dans des palais épiscopaux, des présidents de gouvernement aux salaires exorbitants, des directeurs de banques aux bonus « honteux » et qui sont vantés pour leur savoir-faire, eh ! Bien, ceux-là n’ont pas de chance. Ils sont les faux prophètes qui mènent  à la ruine, dans les temps anciens comme aujourd’hui.

 

Jésus dit les choses telles qu’il les vit et les ressent  au cœur de sa société. Au fond, il parle au nom des pauvres qui n’ont droit ni à la parole ni à l’action. Les pauvres réalisent qu’ils doivent regagner leur dignité humaine, avec la force que Jésus leur inspire.

 

Évangile de Jésus-Christ selon saint Luc 6,17.20-26.


J
ésus descendit de la montagne avec les douze Apôtres et s'arrêta dans la plaine. Il y avait là un grand nombre de ses disciples, et une foule de gens venus de toute la Judée, de Jérusalem, et du littoral de Tir et de Bidon.
Regardant alors ses disciples, Jésus dit : « Heureux, vous les pauvres : le royaume de Dieu est à vous !
Heureux, vous qui avez faim maintenant : vous serez rassasiés ! Heureux, vous qui pleurez maintenant : vous rirez !
Heureux êtes-vous quand les hommes vous haïssent et vous repoussent, quand ils insultent et rejettent votre nom comme méprisable, à cause du Fils de l'homme.
Ce jour-là, soyez heureux et sautez de joie, car votre récompense est grande dans le ciel : c'est ainsi que leurs pères traitaient les prophètes.


Mais malheureux, vous les riches : vous avez votre consolation !
Malheureux, vous qui êtes repus maintenant : vous aurez faim ! Malheureux, vous qui riez maintenant : vous serez dans le deuil et vous pleurerez !
Malheureux êtes-vous quand tous les hommes disent du bien de vous : c'est ainsi que leurs pères traitaient les faux prophètes.

 

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12/02/2010

PRIERE DU SOIR

Prière du soir

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Qui suis-je pour prier pour les autres ? Je souhaite que leur vécu soit ma prière. Je ne suis qu'un petit roseau pensant, marchant, frissonnant sous la neige, s’inclinant sous la brise, le vent, la tempête sans se briser, souriant au minuscule clin d’œil solaire. Ma prière, s’envole du roseau, c’est le chant du ciel de la terre ; les oiseaux pépient leur cœur à cœur, les enfants gazouillent et pleurent, et composent un chant toujours nouveau ; les papas, les mamans, les travailleurs, les chômeurs, les désespérés et les consolateurs ; les sportifs et les handicapés, chantent en chœur leur vie, leurs souffrances et leur infinie résilience !

C’est la prière du soir du roseau vide pour que résonne plus dru, le chant des humains dans l’absurde actualité mondialisée ! De Haïti à Vancouver, de la Grèce à l’Afghanistan, de la Palud à la Rue de la Samaritaine, de la prison de Frambois à celle de Guantanamo, dans les sous-sols des hôpitaux et ceux des chambres de torture et d’exécution au Texas ; de la salle d’accouchement à la chapelle mortuaire …à l’infini et bien au-delà, hors espace temps, se pose le point d’orgue du roseau ce soir. Dans la tendresse de mon adorable créateur !

Si humble et si petit soit-il, l'être humain a donc le privilège de penser sa vie. Le philosophe allemand Heidegger mort en 1976 disait que " l'homme est un être qui réfléchit sur son destin."

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03/02/2010

BIENVENUE AU JURA

 

Quand on est fier du JURA

 

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Il faudra encore l’aval de Berne malgré le OUI des autorités jurassiennes à l’accueil des ex-détenus de Guantanamo. Des Jurassiens avaient fait une « campagne discrète », envois de lettres et de courriels, informations, explications, et c’est vrai que notre population jurassienne n’était pas et n’est pas « unanime » à ce sujet. A ce qu’en disent certains sondages plus ou moins sûrs. C’est bien comme ça.

Ce que je sais, c’est que les Jurassiens ne claironnent pas toujours au dehors ce qu’ils ressentent au plus profond de leur âme jurassienne : c’est l’accueil des autres.  Pas pour le fric ! Mais par nature ! Par simple Honnêteté humaine et terrienne ! Ce matin avant de m’envoler pour quelques jours, je me sens fière et heureuse de partager cette bonne nouvelle !

http://lqj.ch/region/le-jura-confirme-quil-pourrait-accueillir-les-deux-freres-ouighours

http://www.24heures.ch/canton-jura-pret-accueillir-ouigours-2010-02-02

http://www.rfj.ch/rfj/Actualite/Regionale/2210Feu-vert-aux-Ou-gours-dans-le-Jura.html

http://www.laliberte.ch/?contenu=article&article=18967

http://www.letemps.ch/Page/Uuid/7c45165a-1041-11df-9ff4-7...

 

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