10/06/2015

Laisser Dieu

 

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Comment pouvons-nous, au XXIe siècle, célébrer l’eucharistie de manière à ce que tous les participants se sentent concernés ? Un groupe de femmes et d’hommes responsables des liturgies s’est posé cette question. La perplexité régnait... Des diverses expériences exposées, celle d’un prêtre m’a donné à réfléchir.

 Au début d’une eucharistie – expliqua-t-il – et après les salutations réciproques, nous chantons les louanges et rendons grâce. Ensuite nous ressentons comme un grand lâcher prise. Mais nous sommes pris par tant de soucis, d’obligations personnelles et professionnelles, par tant de déceptions, d’attentes, d’affronts, de vexations. Il est vraiment impossible d’énumérer tout ce qui nous détourne et nous écarte de l’essentiel, de l’important. Mais les listes sont ennuyeuses et superficielles, sans compter que l’on ne peut pas tout laisser en une fois. Ne prenons qu’un problème à la fois. Par exemple celui-ci : chaque jour nous ressentons de la déception: nous sommes déçus de notre voisine, de notre partenaire, de nous-même quand nous n’avons pas réussi un travail, déçus par notre propre impatience, etc. etc. Pour réussir à lâcher prise, nous avons besoin de temps, de beaucoup de temps et de beaucoup de calme. Cette sérénité bienfaisante marque le début de l’eucharistie. Non seulement nous lâchons nos déceptions mais nous les confions à Dieu, là elles sont entre de bonnes mains.

 

 Dans le fond, nous pourrions tout lâcher, tout ce qui nous détourne, nous retient captifs ou nous tourmente. Nous serions déchargés et libres. Dans la liturgie – selon notre prêtre – une prière suit ce temps de recueillement et de lâcher prise.

 Je trouve que c’est une bonne idée. Nous avons beaucoup à lâcher, nous devons nous libérer de ce qui nous encombre. Peut-être pour mieux faire place à Dieu.

 Plus tard, une question s’est imposée à moi : Ne devrions-nous pas essayer de lâcher Dieu ? Le laisser être tel qu’Il est, libre, ne se faire aucune image de Lui, ne pas l’exploiter pour nos propres intérêts, ne pas l’enfermer ?

 Le mystique Maître Eckhart (1260-1328) nous encourage : Laisser Dieu être Dieu.

 Dans le même sens, Dieu se présente à Moïse devant le buisson ardent en disant : Je suis qui je suis, ce qui signifie : ‚Je suis là pour vous, je chemine avec vous, je suis avec vous. Je vous en prie, laissez-moi être celui que je suis.’

 Maître Eckhart ajoute à sa demande de laisser Dieu être Dieu: afin qu’il me reste.

 Ce n’est que lorsque nous laissons Dieu qu’il peut vraiment être notre Dieu.

 Hermann-Josef Venetz

 Traduction Christiane Gaeumann

 

15:18 Publié dans théologie | Lien permanent | Commentaires (2) | |  Facebook | | | |

Commentaires

L'Eucharistie ne correspond pas à la Pâque juive que Jésus entendait partager avec ses disciples: n'est-ce pas le problème numéro un?

Un rabbi insistant sur le fait qu'il ne venait pas abolir la loi mais l'accomplir?

Quel serait "en vérité" l'avis de ce rabbi sur décision prise de publier OU NON un commentaire comme demandé "courtois", "pertinent" et "concis"?

Pain et vin

Blé et vignes

Biodiversité

Poisons divers, pesticides, etc.

Benoîtement fermer les yeux, joindre les mains?

Un rabbi, un rabbi... en tout premier lieu gars de la campagne!

Écrit par : Myriam Belakovsky | 10/06/2015

@Sœur Claire Marie,Nous avons beaucoup à lâcher ,nous devons apprendre à nous libérer de ce qui nous encombre
Cette phrase est on ne peut plus juste cependant en voyant les nombreuses théories écrites dans les médias ou écoutées concernant les nœuds karmiques ,ces fameux nœuds qu'il faut défaire pour ne pas reproduire les mêmes schémas nous reliant à certains ancêtres et qui peuvent encore handicaper notre vie de tous les jours,c'est à se demander en voyant le fossé des génération qui n'a jamais été aussi important si certains préférent prendre le large plutôt qu'affronter la vérité qui elle seule permettra d'avancer définitivement et sans se retourner
Ce qui au demeurant peut aider à comprendre la célèbre phrase qui connu ses heures de gloire en Suisse,les vieux coutant trop cher certains ont préféré se suicider mais les maux que d'autres croyaient aussi voir disparaitre en même temps ne les auront pas quitté pour autant
Avec le trop plein de toutes ces technologie on peut faire avaler n'importe quoi à presque n'importe qui et sans dialoguer vraiment avec les personnes âgées qui ont encore en mémoire la vie de leurs ancêtres balayer ses nœuds karmiques ,le passé relié au présent ,comme conseillé par des astro ou autres c'est perdre son temps et surtout son argent
On ne peut parler bien que de ce qu'on connait vraiment
Très belle journée pour Vous Sœur Claire Marie

Écrit par : lovejoie | 14/06/2015

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