27/02/2015

Viens me toucher...

 

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 Il y a quelque temps, je repensais à un cantique au Saint Esprit qui commence par ces mots : Prends-moi souffle divin. Ces mots prends-moi comportent sans conteste une touche d’érotisme, non pas l’érotisme uniquement en lien avec la sexualité, mais surtout avec l’attirance sensuelle, magique, charmeuse, ensorcelante. Les biblistes scientifiques n’hésitent pas à placer le Cantique des cantiques de l’Ancien Testament dans la littérature érotique, même si l’érotisme exprimé renvoie à la réciprocité de la relation de Dieu avec les hommes.

 La seconde strophe va dans la même direction :

 Esprit divin, viens me toucher…

 Les deux mots ‚viens’ et ‚toucher’ expriment aussi de la tendresse, et même de l’intimité. Et cette tendresse n’en est pas moindre si on explique ce qui est touché :

 mon moi caché.

 J’ai peut-être un peu de peine à me l’imaginer : il y a en moi une profondeur inconnue qui m’est cependant plus proche que je ne le suis de moi-même. Ce moi  je l’abandonne à la caresse de l’Esprit divin. Rappelons-nous : l’esprit divin, c’est la ruach, mot hébreu d’origine féminine.

 Et c’est à la ruach que j’adresse cette prière : Apprends-moi à croire fermement. Ce moi enfoui doit aller s’initier auprès de la ruach pour que ma foi y gagne en détermination :

 pour apprendre à croire fermement que Jésus m’attend.

 Jusque-là c’est nous qui attendions, nous qui étions en attente. Dans le cantique, c’est Jésus qui m’attend, lui le confident, l’ami, celui qui m’est proche physiquement, comme on le lit à maintes reprises dans les évangiles.

 Cette pensée me touche beaucoup : Jésus m’attend.

 A-t-il donc le désir de moi ?

 Alors il a aussi le désir de toi, de nous tous.

En rédigeant en ce moment une homélie pour Pâques, je me dis que cette bonne nouvelle devrait toucher chacun et chacune d’entre nous : Jésus nous désire. Mais comment rendre ce message compréhensible et crédible ?

 Hermann-Josef Venetz

 Traduction : Christiane Gaeumann

 (image: Chagall)

 

 

15:03 Publié dans théologie | Lien permanent | Commentaires (2) | |  Facebook | | | |

Commentaires

.."c’est Jésus qui m’attend, lui le confident, l’ami, celui qui m’est proche physiquement,..."

Votre message m'interpelle. J'y lis de la sensualité, de la corporalité avec un soupçon de nostalgie.

Et si Jésus n'était qu'un représentant, un modèle ou un exemple d'une vie qui nous permettrait de vraiment nous toucher, dans tous les sens. Il n'y aurait plus à l'attendre ou à espérer un jour le rejoindre, mais juste à être là, avec l'autre qui est aussi lui, à chaque minute, dans cette vie incarnée. Dans la chair.

Écrit par : Pierre Jenni | 27/02/2015

La question de savoir comment rendre un tel message compréhensible et crédible en blogosphère, par exemple, en moyenne, disons, ne se pose pas. Ricanements, insultes, offenses par des personnes savantes au point de nous faire savoir que l'ensemble de ces écrits soi-disant sacrés ne sont que contes, fables ainsi qu'inventions inventées pour manipuler, instrumentaliser l'homme. Le Saint-Esprit, féminin, rejoint Kundalini, Mère divine qui détruit l'erreur, ne veut que notre bien: Kundalini, de l'hindouisme. Le mot tendresse de l'article présent se peut compléter par les mots toucher, tact, doigté, délicatesse. Le chakra (centre nerveux et de conscience) concerné abordé par le yoga correspond au chakra ANAHATA qui est celui du cœur (à une personne qui exprimait au grand pianiste roumain Dinu Lipatti sa vive admiration, son émerveillement pour son jeu tellement expressif Dinu Lipatti, se prenant la tête entre les mains, répondit: Voyez, c'est ici (dans la tête, le cerveau) que cela se passe)!
Pour les adeptes du yoga la tête représente le ciel avec entre les deux hémisphères droit et gauche la voie lactée de notre galaxie autrement dit le corps calleux.
Le bas du corps, la terre avec la pulsion matérielle, ainsi que l'autre, spirituelle. On réalise que les versets évangéliques qui évoquent un homme qui marche mais ne "voit pas (l'homme matériel) l'autre qui voit mais ne marche pas tout en guidant le premier dit exactement la nécessité de faire de ces deux hommes un seul!
Or, Sœur Claire-Marie, vous avez certainement autrefois lu un livre écrit par l'abbé Gaston Courtois intitulé COEUR A COEUR AVEC JESUS.
Petit livre qui apporta lumière et tendresse à pas mal d'êtres en souffrance ou sentiment d'abandon
de par la grâce de l'inspiration
laquelle? celle du souffle divin.

Écrit par : Myriam Belakovsky | 27/02/2015

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