02/01/2015

La femme qui a donné un visage humain à Jésus

 

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C’est Marie, l’épouse de Joseph le charpentier, la femme de ménage, la jeune maman tout épanouie, qui a donné à Jésus un visage humain. Le patriarche  Siméon était plein de joie en prenant Jésus dans ses vieux bras noueux. Il s’est mis à chanter comme nous pouvons le faire aujourd’hui : « Que le Seigneur te bénisse et te garde ! Que le Seigneur fasse briller sur toi son visage, qu’il te prenne en grâce ! Que le Seigneur tourne vers toi son visage, qu’il t’apporte la paix ! » (Nb 6, 24-26).

Marie aussi a dû se réjouir de contempler la chair de sa chair, Jésus son garçons qui présageait des problèmes ! Quant à  Marie, elle  était belle car  :

 « Le Seigneur avait fait briller sur elle son visage…  comme elle, Marie, a fait fit briller son visage sur Jésus ».

Dire que Joseph était hors-jeu : n’est-ce pas un affront à cette belle famille ? Joseph était totalement intégré au cercle familial ;, il n’était pas  le père nourricier seulement, il était le « père » par excellence de cette famille élargie jusqu’à nous, ici et aujourd’hui.  Un air de famille jaillissait de cette  famille du charpentier !  Comme aujourd’hui encore, un air de famille devrait émaner de notre famille humaine.  On devrait nous reconnaître de loin, sans devoir passer par l’identité raciale,  nationale, religieuse.

« « Ils étaient ensemble, comme ils étaient ensemble au Calvaire, car Jésus et sa Mère sont inséparables : il existe entre eux un rapport très étroit, comme entre tout enfant et sa mère. » (Dommage que notre bon pape François ait laissé  Joseph de côté.)

C’était une famille de la classe ouvrière comme il en existe partout dans le monde aujourd’hui. On y travaillait dur, la vie était frugale et la vie sociale souvent compliquée. Il fallait aller aux pèlerinages prescrits et payer les redevances à la synagogue comme aux autorités politiques. Jésus a grandi dans ce milieu familial, il grandissait en sagesse a dit sa maman, mais il avait l’œil œil critique lorsqu’il s’agissait des autorités… J’aime m’imaginer les années de Jésus adolescent et jusqu’à sa trentième année. Si j’avais vécu à l’époque de son enfance et de son adolescence, je pense qu’on se serait aimés… au-delà de nos beaux visages humains…

15:47 Publié dans Spiritualités | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | | |

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