30/10/2014

Manger à la cantine

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Le pape va dîner à la cantine de la zone industrielle du Vatican. François arrive et va mettre son paletot au porte-manteau disant  à l’employé de ne pas y mettre de numéro. Il arrive vers midi dix. De nombreux employés sont déjà là, et quelques-uns ont déjà commencé leur repas. Ils ont bon appétit.  François prend le plateau  orange en main, avec la fourchette, la cuillère, le verre et va chercher son repas de midi. Il y a cinq magasiniers en uniforme bleu à sa table.  De nombreux employés mangent déjà, d’autres font la queue au self-service.

 (On est le 25 juillet 2014).D’après l’Osservatore Romano . Le pape a pris des fusilli sans sauce, une portion de merlan, des légumes gratinés et un peu de frites. Je crois qu’il a payé dans les 10 Euros. Le pape a parlé de lui et de ses origines italiennes (chacun de nous en aurait fait de même je pense, j’aime toujours demander aux gens d’où ils viennent, qui ils sont, ce qui les amène ici). A la cantine, tous les clients présents étaient, on le suppose, italiens. François leur a dit (toujours selon Osservatore Romano) qu’il priait pour eux et je soupçonne fort qu’il leur a demandé de prier pour lui comme à la première heure de son nouveau mandat alors que la fumée blanche disparaissait lentement de la cheminé vaticane.

 Ensemble ils ont discuté de l’économie, des difficultés, des longues heures de travail et des petits salaires ! Comment François pourrait-il évoquer les problèmes d’argent s’’il n’en discutait pas d’abord avec les petites gens. Donc l’économie, les patrons, les emplois, les salaires, le chômage menaçant, étaient au menu de saison ! Assaisonné discrètement entre hommes (Tiens il n’y avait pas de femmes à la cantine !) Pourquoi?

N’y –t-il donc pas de femmes dans la zone industrielle du Vatican ??? Ces hommes discutaient donc, en aparté, comment ils avaient ont passé la nuit « au lit », comment se comportaient leurs femmes « au lit » et « hors lit »,  les soucis de leurs enfants  et des vieux parents attendant qu’on « les place » car l’appartement exigu obligeait qu’ils fussent « rangés dans un home » bon gré mal gré … et comment ils craignent les rhumatismes dans leurs propres articulations et leurs tendons distendus à force de maçonner en toute saison sur les chantiers de Rome.

 Retour à mon propos : le pape qui mange à midi : En faire un plat ? N’est-ce pas ce qu’il y a de plus normal que de prendre un repas, peu importe l’année, le jour et l’heure : François est un humain : il a faim (j’espère !) et il mange de bon appétit, (j’espère encore !)  à la table de famille (Ose-t-on l’espérer ?)  Est-ce assez sensationnel pour en faire la « une » de l’Osservatore Romano, de Radio Notre-Dame et Dieu sait quoi encore ?

 C’est toutefois assez nouveau pour que les médias prennent ce « fait divers » au sérieux et le publie.  J’en suis contente et cela a une teinte plus « aimable » que les refrains « dogmatiques et moralistes » de certains des prédécesseurs qui,  quand même, avaient certainement une touche de tendresse dissimulée.

 C’est donc une Bonne Nouvelle en Octobre 2014 et qui vaut une diffusion vaste pourvu que les plus affamés – en marge de l'institution ecclésiastique - y trouvent un peu d’espoir, un peu de pain.

 François le messager « plénipotentiaire » de notre Jésus bien-aimé sur terre mange en famille. Que cet exemple apaise un peu la faim de celles et de ceux qui, en ordre ou pas en ordre avec des lois conjugales bien trop rigides, n’aspirent qu’à vivre le plus honnêtement possible dans une société en devenir !  En fait, rien n’est plus normal : le pauvre et le pape à la table commune, c’est normal. Les « hétéros et les homos » ont aussi besoin du pain quotidien.  Nous sommes tous « condamnés » à faire de notre mieux dans des sociétés « religieuses » souvent tellement glacées et glaciales, dans des institutions religieuses ... tellement froides : que nous devons « tenir notre lampe allumée » jusqu’à ce qu’Il vienne nous chercher et nous prendre dans ses bras... pour nous réchauffer et sécher nos larmes !

 L’exemple du pape François à table ce vendredi à midi, avec les employés et ouvriers du Vatican, à leur « cantine », dans un climat de « bonne humeur », c’est une petite flamme d’espérance pour un monde un tout petit peu plus humain ! C’est urgent !

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25/10/2014

Les vieux sont comme des gamins

68? Non 36,9!

Mercredi 22 octobre 2014

 

·    « C'est oublier que les vieux sont comme des gamins. Tous les six mois, ils changent, leur vision des choses se modifie à leur corps défendant, leurs besoins ne sont plus les mêmes. Les uns grandissent, s'émancipent, se renforcent, se libèrent, les autres rouillent, angoissent, dépriment, s'enferment. »

 Je commence dans le ventre de maman grâce à pape et je finis dans le ventre de la terre, entre temps nous avançons ensemble sur des chemins non balisés vers l’arrivée…

Voilà qui me ramène à ma jeunesse !

Tous les six mois, ils changent : c’est vrai et je suis bien placée pour le savoir. Il y a des années que je fais l’exercice. C’est impulsif en même temps qu’inévitable et audacieux ! Pourquoi ? Parce que le contexte social se sent « cosy » dans le cocon bourgeois.

Leur vision des choses se modifient à leur corps défendant: c’est vrai, heureusement : ouvrir ses ailes et quitter le nid aller là où rien n’existe sinon l’horizon et la route invisible et espérer laisser une trace (go rather where there is no path and leave a trace)… mais qu’importe !

 Leurs besoins ne sont plus les mêmes : je ne crie plus « papa ou maman ou Pierre ou Sophie » et même si le besoin reste bien tenace, les répondants sont absents.

Si le pain abonde, le boulanger manque.

 Les uns s’émancipent …et se libèrent : je ne suis qu’un vieux pommier nonagénaire … mais Ô miracle, les pommes sont fraîches et savoureuses.

 Le pommier sourit.

 Ma prière du soir : Jésus sur ta pierre, tu penses à nous et ton cœur désire que nous y prenions place. Qu’importe l’âge et la condition : Nous sommes l’œuvre de tes mains pour le petit marathon terrestre. Que je sois dans le peloton de tête ou de queue, je cours… qu’importe l’arrivée puisque le chemin, c’est TOI. (Jean 14:6).

 Heureux les chemins non balisés, nous sommes sûrs de ne pas nous tromper.

 Pas de GPS, Jésus dit : « Je suis le chemin, la vérité, la vie », impossible de s’égarer et donne-moi la fantaisie, Seigneur de rester – entêtée que je suis -  hors-piste ...

 

 

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16/10/2014

Ôtez Misère et laissez Cœur !

 

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Dorly, une amie est venue me faire une visite. On a évoqué ce mot Miséricorde et Dorly m’a dit : « Ôtez Misère et laissez Cœur, cela suffit ».  Les théologiens se cassent la tête à explorer des possibilités de signification et Dorly me donne la « mise à jour » !

 

Le Nouveau Testament donne une place d'honneur à la miséricorde "Allez, et apprenez ce que signifie: Je prends plaisir à la miséricorde, et non aux sacrifices. car je ne suis pas venu appeler des justes, mais des pécheurs.", Mt 9.13.

 

Jésus parlait à des gens aux cœurs plutôt égoïstes – et ne sommes-nous pas du lot - et à la mentalité légalistes –et nous sommes du lot !

 

Après 2000 ans à l’écoute de sa Parole, nous ne comprenons pas encore que Jésus n’est qu’AMOUR. Il est fascinant de réaliser enfin que nous sommes, y compris les théologiens, de vraies tortues à la découverte de l’amour ! Jésus « Menschwerdung Gottes ». Dieu, s’il existe, n’est qu’ AMOUR ! Et puisque je crois à l’Amour sous toutes ses expressions, Dieu est bien présent. Parce que tu es là ! Toi !

 

Ce cher Prophète Jérémie le disait haut et fort :

 

« Ephraïm (donc toi et moi) est-il donc pour moi un fils si cher, un enfant tellement préféré, pour qu'après chacune de mes menaces je doive toujours penser à lui, et que mes entrailles s'émeuvent pour lui, que pour lui déborde ma tendresse ? ( Jérémie 31,20 ) »

 

Mais oui, notre société serait plus proche du royaume de Dieu si nous avions un petite idée de la force de notre cœur ! Si nos autorités étaient d’emblée motivées par l’amour du bien commun ! Par la volonté politique d’établir des structures de justice comme leur seule raison d’être et de « fonctionner ». Si on remplaçait, dans les prières de l’Église ce « O Dieu tout-puissant et miséricordieux » par « O Dieu totalement impuissant … enflamme-nous et restons dans une Pentecôte quotidienne ! Bannissons de nos communautés et de nos Églises les éteigneurs – éteigneuses - de flammes et soyons des gardiens et des gardiennes, des allumeurs d’amour… Jésus a dit : « Je suis le chemin ». Et quel chemin !

 

En nous contemplant, pressant sur nos cœurs comme un « doudou » notre système capitaliste, aseptisé, sécurisé, gonflé d’or et vide de vie, que ressent-il, lui qui, parfois n’avait pas un lieu où reposer sa tête ? Oh ! je suis bien contente de disposer d’une ordinateur pour remuer le feu sous la cendre et faire flamber notre bois mort à la dérive. Mais si je me taisais, face à l’injustice institutionnelle, Je voudrais que mon cœur reste éveillé et je voudrais qu’il brûle… comme l’a dit Jésus :

 

Je suis venu apporter un feu sur la terre, et comme je voudrais qu'il soit déjà allumé !

 

Est-ce que ce qui se passe sur notre petite planète n’appelle pas le feu ? Alors que les pauvres jubilaient à la venue de Jésus à Jérusalem, les gardiens de la Loi et de l’Ordre voulaient le faire taire, Jésus rétorque : «Je vous le dis, si eux se taisent les pierres crierontt, .» Luc 19 : 28

 

Mais chemin faisant sur la route vers les Jérusalem, et les Vatican d’aujourd’hui, Jésus verse des larmes. Si notre cœur brûlait vraiment, nous n’aurions pas honte de verser des larmes de temps en temps et de laisser disparaître le cosmétique. Ainsi la misère fait place à la tendresse du cœur.

 

Je voudrais que mon cœur reste éveillé et je voudrais qu’il brûle… comme l’a dit Jésus :

 

Je suis venu apporter un feu sur la terre, et comme je voudrais qu'il soit déjà allumé !

 

« Mais Je dois recevoir un baptême ;
et combien Je suis angoissé jusqu’à ce qu’il soit accompli ! »...
Et Jésus nous avertit de ce qui arrive à tout fidèle disciple,

au cœur même de sa propre famille.

 

"Car Je suis venu séparer un homme de son père, et une fille de sa mère, et une belle-fille de sa belle-mère ;
et l’homme aura pour ennemis ceux de sa maison"

 

Telle est notre réalité : des mentalités diamétralement opposées et des soit-disant personnes détenant l’autorité affirmant : « Chez nous, le dialogue n’est pas possible. » (SIC)

 

Est-ce que ce qui se passe sur notre petite planète n’appelle pas le feu ? Je voudrais que mon cœur reste éveillé et je voudrais qu’il brûle… comme l’a dit Jésus :

 

Je suis venu apporter un feu sur la terre, et comme je voudrais qu'il soit déjà allumé !

 

Est-ce que ce qui se passe sur notre petite planète n’appelle pas le feu ?

 

 

 

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10/10/2014

« NOS CAHIERS ET NOS CRAYONS SONT NOS ARMES »

 En hommage à Malala et aux femmes à travers le monde

 « NOS CAHIERS ET NOS CRAYONS SONT NOS ARMES »

 Je me suis souvent demandé pourquoi la femme est, depuis toujours semble-t-il, à l’arrière plan  de la création et de son histoire. Et qu’elle est censée se taire comme le voudrait saint Paul,

 Comme petite fille à la paroisse,  le curé nous faisait réciter les réponses du catéchisme que maman, la femme forte, belle et aimante et intelligente nous apprenait. Ces réponses ne correspondaient pas à la crue de mes questions ! Et maman me disait : « Débrouille-toi ! » Mais discuter avec un curé au col romain, aux doigts effilés, au regard gris bleu lavé, c’était se faire dire ce que j’entendis de mes deux oreilles : « Tu prétends être théologienne ? » Mais non, j’étais simplement curieuse comme tous les enfants de la classe qui eux, rigolaient et moi avec.

Restait cette graine de révolte dans mon cœur : « Il croit qu’il sait tout ? ». Et je poursuivais le chemin. Toujours curieuse jusqu’en ce moment… face aux autorités religieuses et autres… car, nous le savons tous « NOS CAHIERS ET NOS CRAYONS SONT NOS ARMES »

 

Un jour en rentrant de l’école du village, pape m’avait donné un crayon « Caran d’Ache » et un cahier qui allait remplacer l’ardoise. Il dit : « Voici pour ma petite fille qui apprendra à bien écrire. » Ainsi en fut-il. Merci à nos parents.

 Ce crayon, c’est comme un bougie qui écrit avec des lettres de feu et cela me satisfait aujourd’hui-même ! Jésus savait sans doute écrire puisqu’il savait lire. Mais Lui, nous dit-on, n’a écrit que dans le sable ou sur une pierre calcaire pour défendre une « prostituée » selon le langage masculin et mettre les Docteurs de la loi au pilori ! 

 Ce même Jésus palestinien sourit de bonheur aujourd’hui à celles qui ont le courage de manier la plume pour répandre la Bonne Nouvelle. Comme Malala et tant d’autres en traversant les murs  de préjugés et manques de moyens ! Et l’exercice invite le débat, ce qui est rare, et trop souvent n’arrive que comme une mise en garde hypocritement voilée. Mais la lutte fortifie les muscles. Et merci à celles et ceux qui encouragent avec discernement et force.

 En hommage à Malala et aux femmes à travers le monde et merci aux blogosphères et à ceux qui les accompagnent ! Un merci spécial aujourd’hui surtout !

 « NOS CAHIERS ET NOS CRAYONS SONT NOS ARMES »

 

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08/10/2014

Des requérants logés à l'abbaye d'Einsiedeln

 

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Thérèse de Lisieux a dit : « Dans le cœur de l’Église, je serai l’amour. » 

 La petite Thérèse ne faisait pas partie des cadres, et ses supérieures – ses cadres – ont trop souvent fait souffrir celles qui étaient, comme Thérèse, à l’intérieur de « ce saint cadre »! Ceci dit en passant!

 On a parfois l’impression que l’Église hiérarchique fonctionne dans un cadre  assez confortable.

 Mais nous sommes sur le chemin de la conversion !

 Le pape François met les choses sens dessus-dessous en donnant l’exemple : il habite la Maison Saint Marthe, il prend ses repas en communauté, autant que faire se peut, il simplifie. Malheureusement, la curie – pas mal de cardinaux, ecclésiastiques et autres – persistent à occuper les Palais pontificaux même s’ils se sentent mal à l’aise. Qui suis-je pour les juger ? N’empêche que l’habitat influe sur ta manière d’être, d’agir, de réfléchir. Et que nous avons un long chemin de conversion à parcourir pour vivre « selon la Bonne Nouvelle » de Jésus !

 Mais il y a des exemples encourageants :

 Des requérants logés à l'abbaye d'Einsiedeln

 Le monastère va accueillir une trentaine de requérants d'asile ces trois prochains mois.

 « L'abbaye d'Einsiedeln donne suite à une demande des autorités schwyzoise. Ses nouveaux hôtes seront essentiellement de jeunes réfugiés érythréens. Ils resteront jusqu'à la fin de l'année.

 Les requérants d'asile seront logés dans un bâtiment que la communauté bénédictine destine d'habitude aux pèlerins et aux classes en visite, indique vendredi à l'ats le Père Lorenz Moser.

 L'abbé confirme une information révélée par le titre local «Einsiedler Anzeiger». L'abbaye avait déjà accueilli quelques requérants d'asile dans le passé mais jamais en groupe. »

 Les autorités cantonales schwyzoise avaient sollicités  les Bénédictins qui ont spontanément collaboré.

 Il est beau et encourageant: l’exemple de la société laïque qui invite la société religieuse et ecclésiastique de faire ce qui est sa raison d’être : l’accueil.  

Merci de l'invitation.

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02/10/2014

La rosée, l'encens et la blogosphère

 

La rosée, l'encens et la blogosphère

 

La rosée ; c’est comme si la terre sortait de son sommeil avec un sourire de bienvenue aux premiers rayons du soleil timide, elle repose pour pour bientôt disparaître. Consummatum est !Sans laisser de trace sinon le frémissement de ce qui fut, le contentement d’avoir tout donné. D’avoir tout reçu. C’est l’amour sexuée dans la passion de son origine et qui consume, éclaire, réchauffe. Consummatum est ! C'est l’Amour en devenir que je suis, que nous sommes tous. Il faut réfléchir avant d'écrire !

 La vie continue, le souffle rythmé : inspirer, expirer, bien à sa place dans l’orchestre terrestre entre ciel et mer : c’est l’encens qui monte de mon blog encensoir vers l’infini et bien – au-delà «  Que ma prière devant toi s'élève comme un encens  » (Psaume 140). Que ce que j’écris sur mon blog Katutura s’élève vers toi comme un encens. Avec toutes les pensées des humains, tous les gestes de tendresse, de générosité, de renoncement, de souffrance positive dans les efforts quotidiens. Toute la densité du quotidien : c'est la rosée, c’est l’encens, et la blogosphère, c’est l’encensoir ou le thuriféraire ! Afin que notre créateur adoré - qu’on peut nommer Dieu – mais qui est dès bien avant le BIG BANG, l'amour, ne se repente pas un jour de nous avoir créés. Consummatum est !

 

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