28/05/2014

Le Dieu de Jésus

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Il y a quelques jours dans mon blog, j’écrivais quelques lignes sur le film « Moïse » et le Dieu de Moïse comme  il est montré dans le film et dans l’Exode. L'Exode empreint d'une interprétation nationale et religieuse est rédigé du point de vue des vainqueurs. Il évoque la servitude des hébreux (Ex 1), le récit de la vocation de Moïse (Ex 2-4), et se poursuit par la sortie d'Egypte (Ex 5-18) pour se clore à la révélation du Sinaï et la conclusion de l'Alliance (Ex 19-24).

 Maintenant :Le Dieu de Jésus,  Abba, père, dans le sens « géniteur d’Amour » dont nous sommes issus et que nous voudrions communiquer... c'est Sa Bonne Nouvelle c’est-à-dire Jésus de Nazareth.» Abba : le Père, le sien et le nôtre quatre mille ans après l’expérience de Moïse, des Hébreux, des Égyptiens. Dans le synagogue, les Docteurs de la loi enseignaient de Dieu-là, ils l’enseignaient du haut de leur tribune  et le petit peuple restaient pauvres, exploités dominés. Un Exode inachevé …

 Jusqu’à la naissance de Jésus et la prise de conscience de sa Mission qu’il mit en route dès qu’il eut la trentaine.  Parmi ses premier amis, Philippe qui demande : « Montre-nous le Père ». Jésus s’impatiente : Oh ! Philippe, quelle question ! Il y a si longtemps qu’on travaille ensemble… et tu ne réalises pas que le Père et moi, c’est UN ?

 …  Philippe et les autres avaient beaucoup à apprendre,  ils étaient marqués par le « Dieu Puissant » enseigné par les Rabbis et les Docteurs de la loi... à la Synagogue.

 Un peu comme nous sommes engourdis par certains théologiens dogmatiques nous empêchant de voir le « le Dieu de Jésus dans la dynamique de notre vie quotidienne. »

 Ce n’est pas facile de dire comme l’apôtre Paul : « Je vis, mais ce n’est plus moi, c’est le Christ qui vit en moi. » Quelle audace !

 Paul l’affirme, et pourquoi pas nous ? Comment croire Jésus, comment croire Paul ? Pourquoi manquons-nous de foi en nous-mêmes ? Notre style de vie, nos actions révèlent le Dieu de Jésus aujourd’hui à notre insu souvent. Que nous allions à l’église ou pas, que nous portions un voile, une calotte, une soutane ou une jupe ou simplement un tablier de service ou pas…

 Jésus n’avait pas de signe distinctif et Luc rapporte ses paroles quand on lui demande sur ses références et ses qualifications qui lui permettent d’aimer les petits et les pauvres !  Jésus :  Allez donc voir «  Les aveugles voient, les boiteux marchent, les lépreux sont purifiés, les sourds entendent, les morts ressuscitent, la bonne nouvelle est annoncée aux pauvres… Heureux celui pour qui je ne serai pas une occasion de chute! »

 Les Prêtres et les Docteurs de la Loi étaient-ils satisfaits par cette réponse ?

 Jésus avait été élevé par ses parents dans la tradition juive dans un pays occupé par les Romains : les autorités religieuses autant que les autorités romaines étaient riches et puissantes ; les grands prêtres, les descendants d’Hérode étaient des « anciens, des nobles, des riches propriétaires terriens » et avaient adopté le style de vie des occupants, des dominateurs : les romains étaient « craints et appréciés » par les Prêtres qui profitaient de l’injustice écrasant le « petit peuple ». Ils se soumettait à César haï afin de garder leurs privilèges. Ils se référaient à certaines déclarations du Dieu de Moïse, à leur avantage itou.

 Jésus, né et élevé dans ce contexte-là prend peu à peu conscience de la réalité et je ne peux m’empêcher de croire que sa famille : Joseph, Marie, ses frères et sœurs y sont pour quelque chose ! Jésus, un peu comme le Moïse dont les Écritures parlaient, sentit grandir en lui sa Mission, mais pas à la manière de Moïse… Il sentait qu’il devrait mettre sens dessus dessous le système de domination romaine et religieuse… comme des millions de gens le voient aujourd’hui, ne serait-ce que pour survivre.

 Mais le Dieu de Jésus, le mien et le nôtre j’espère, reste discrèt comme quelqu’un qui nous fait confiance :

 « Il entreprit un révolution (A.N.) pas dans le sens d’une révolution politique, mais il s’girait d’abord mais d’une révolution sociale « qui exige une conversion spirituelle profonde afin de renverser les relations sociales au sein de sa société. » (Suivre Jésus aujourd’hui, page 76, Cerf 2009).

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