14/04/2014

Nettoyage du Temple hier et aujourd'hui

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Jésus aujourd’hui et hier : les systèmes financiers et le temple à Jérusalemsont la cible de Jésus...

 Il sait ce qui l’attend et poursuit sa montée. Il arrive au temple, la Maison de Prière comme le sont nos chapelles, églises, cathédrales… et nos coins de prière « fait maison » : un lieu sobre, dépouillé. Ce lieu peut aussi être sur une colline, sous un arbre ou sur un tas de foin comme je le faisais à l’âge gamine.

 Jésus, juif, ayant laissé son ânon et les hosannas de joie en bas, monte au Temple pour y découvrir là, une des sources de la pauvreté : le système économico religieux et les agents de Mammon. Les Hosannas des pauvres résonnent encore en son cœur…  et se mutent en cliquetis, pièces et pièces de monnaie, marchandage des hommes d’affaires,  plaintes des bœufs, bêlement des moutons, beuglement des vaches et roucoulement des colombes en cage !

 Une place du marché sur le parvis parvis du Temple.  Le commerce allait bon train : les « fidèles » offraient le meilleur animal, pour les sacrifices, les agents du Temple gardaient les meilleurs et revendaient les autres… a « roaring trade ». L’argent romain était interdit : il fallait donc des tables pour les échanges en argent du Temple : que de calculs !

 Jésus voit cela avec le regard des pauvres qui ont soif de justice, mais avant tout avec le regard de son Abba, son Père et notre Père ! Jésus est en colère contre le système : il renverse les tables des convertisseurs de devises, il libère les animaux, ouvre la cage aux oiseaux. Il est en colère contre le système ecclésiastico-financier : le capital, les taxes, l’usure, le trading, les deals sans parler du « blanchiment » de l’argent et des « sacrifices » sur le dos des petites gens, aujourd’hui comme hier.

 Au Temple de Jérusalem, je ne crois pas que Jésus aie physiquement agressé les marchands car ceux-ci étaient soit des « fidèles » qui profitaient de se faire quelques sous, soit des fonctionnaires qui « fonctionnaient » comme tant de nous le font dans nos systèmes respectifs. En s’interdisant la critique !

No entrance for Wistle blowers.

Jésus donc invite les commerçants, les marchands et les dealers à la liberté : il s’agira de chercher un autre travail : honnête, avec une rémunération pour satisfaire les besoins communs d’abord et le partage du reste ensuite… ou l’épargne pour satisfaire d’autres besoins plus tard.

 Je ne sais pas ce que Jésus ferait aujourd’hui au Vatican, sensé être « SA » images.jpgmaison après tout ! François Bergoglio, pape, est sérieux lorsqu’il remet en question le système bancaire qui s’est érigé en un « marché du Temple » remarquablement efficace parce que corrompu. Depuis longtemps la dîme des veuves et des pauvres tombe dans les caisse du Vatican. C'est un scandale. François veut changer le système comme Jésus veut changer le système des marchands du Temple. Il ne va pas agresser les fonctionnaires, ecclésiastiques ou pas : il leur offre l’analyse, la reconnaissance de la vérité. Il leur offre la conversion. Ou la démission, ou les deux à la fois. C'est en route...

 Pour Jésus de Nazareth, sa colère et son action publiques au moment le plus scabreux de l’année signifie qu’il est exposé au regard de tous. Aujourd’hui on dirait: c'est suicidaire ! Les docteurs de la Loi demandent :« Par quelle autorité fais-tu cela ? » En d’autres termes : par quelle vérité ?  A la question de Pilate : « La vérité, c’est quoi ? », Jésus répond : « C’est Moi. » Et Jésus n’est pas quelque chose d’abstrait: il vit aujourd’hui et souffre et meurt aujourd’hui dans nos réalités comme hier dans sa société.

 Nos temples, nos synagogues, nos cathédrales, nos églises ont-elles des parvis accueillant les étrangers, les pauvres, les marginaux... chacun de nous comme dans la maison paternelle ? Je crois que oui.

19:28 Publié dans Résistance | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | | |

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