22/03/2014

La traversée du désert

tintin.jpgTintin

Lorsque, pour atteindre son but, on doit passer par de longs chemins ardus, sans point d’eau, on nomme ce passage ‚traversée du désert’. C’est ainsi également qu’on nomme – de façon imagée – une période de privations et de restrictions, de contraintes temporaires qu’il s’agit de surmonter,  une période où l’on peine à s’en tirer sur le plan financier, un passage dont on espère se sortir au plus vite.

 Ces périodes de sécheresse se présentent également dans les relations humaines quand, dans une relation amoureuse, on vit une séparation douloureuse, qu’elles qu’en soient les raisons, et qu’on ne désire ardemment qu’une chose, se retrouver très vite réunis.

Les mystiques parlent eux aussi de traversée du désert. Ce sont des personnes qui ont une expérience extraordinairement profonde de Dieu et qui ressentent des moments d’intimité intense avec Lui. La mystique Mechtild de Madgebourg (XIIIe s.) exprime ce temps entre les périodes de ‚danse’ au cours de laquelle ‚la lumière divine coule en elle’, comme ‚le désert de l’absence de Dieu’, de ‚sombre nuit’, et même de ‚vallée de l’ombre de la mort’.  La traversée du désert des mystiques, c’est endurer ces ténèbres et supporter cet éloignement de Dieu.

Mais il n’est pas vraiment nécessaire pour nous de comprendre les mystiques. Il nous arrive parfois d’avoir une petite idée de ce que peuvent être ces moments de tendre intimité avec Dieu, peut-être même de ces périodes de sécheresse quand nous ne pouvons atteindre que rarement cette intimité avec Lui, même en la désirant profondément. Seulement, pourquoi dans nos relations avec Dieu ne parlons-nous que de du très beau beau blog de a traversée du désert des humains et non de la traversée du désert de Dieu ?

Hermann-Josef Venetz

Traduction : Christiane Gaeumann

Avec l'aimable autorisation de l'auteur

09:52 Publié dans théologie | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | | |

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