15/01/2014

L'approche holistique: réminiscence

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(Denis Jeanclos)

Alors que s’intensifiait la prise de conscience de la maladie du système d’apartheid en Afrique du Sud ; alors que les actions pour se défaire de ce mal s’organisaient au niveau des petites gens en relations avec des gens d’églises tout azimuts, nous avons découvert ensemble l’approche holistique.

 La mentalité occidentale est individualiste et le « Je » est important. La mentalité africaine est collective : le « Je existe dans le NOUS. »

 Les Européens, les sœurs, prêtres, etc sont autant de petits « Je » rassemblés en communautés qui restent parfois autant de « Je » juxtaposés qui hésitent à se toucher, à agir ensemble en publique.

Peu à peu des réseaux de coordination (Networking) furent créés. Ils réunissaient les individus autour d’un projet commun, dans notre cas : une société libérée des murs de l’apartheid. Agir ensemble hors des murs ecclésiaux ou communautaires exigea un travail, un vrai travail en profondeur et une audace parfois. C’est grâce aux relations avec le « NOUS » africain dans l’action nécessitant le vivre ensemble qu’une nouvelle identité s’est manifestée. J’en suis certaine.

 Et c’est ici que l’approche holistique (dont nous devions apprendre à connaître la théorie afin de la mettre efficacement en pratique) nous fut enseignée. Sur le tas comme on dit.

Je suis une partie du tout et c’est dans l’agir du tout que je me réalise en tant que moi ! D'où le nom que nous donne Desmond Tutu : UBUNTU : Je suis parce que tu es. Concrètement, à l’époque, c'était plus difficile à réaliser pour un blanc que pour un noir. Mais le projet commun pour déraciner l’apartheid nous « soudait » dans nos différences.

 L’approche holistique m’aidait à voir l’autre dans toute sa dimension humaine : corps, âme, esprit, intellect, cœur dans la dynamique de vie. Plus encore :  l’approche holistique m’aidait à découvrir le vécu de l’autre dans la complexité de son contexte de vie : un township, un squatter camp… la zone « Black only » sur l’immensité de la terre d’Afrique du sud. Notre pays commun ? Notre terre commune ?

 Je continuerai demain, ce retour en arrière, j'écris ceci en réfléchissant sur l'actualité … égyptienne, soudanaise, irakienne, bangladeshi, sir-lankaise… hondurienne, russe, helvète, roumaine, bulgare… les peuples de notre monde, nos frères, nos sœurs « que Dieu aime » a-t-on la prétention de dire ! Cela veut dire quoi ???

En contemplant Ban Ki-moon et John Kerry,  et celles et ceux qui veulent des milliards pour les victimes en Syrie… c'est bien ... et Davos qui invite ses fidèles économistes à se payer le privilège d’un séjour - de contacts s’il vous plaît – dans notre Suisse minuscule. C'est aussi bien ?

21:09 Publié dans Spiritualités | Lien permanent | Commentaires (1) | |  Facebook | | | |

Commentaires

Oui, l'absence de vision holistique est ce qui m'a toujours paru le plus effrayant sur cette planète, toute notre société est basée sur cette absence, avec les conséquences que l'on sait, que ce soit en médecine, en politique, etc... etc...

Selon le principe du "diviser pour mieux régner". Ca fonctionne très bien pour maintenir le pouvoir sur 7 milliards de personnes.

Écrit par : Jmemêledetout | 15/01/2014

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