04/12/2013

François, pape et les femmes

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Voici qu’une certaine Presse, notamment La Libre Belgique évoque et commente le paragraphe 104 de Evangelii Gaudiens et titre Le Pape François et les femmes :

 a)   La place des femmes est un problème et un défi pour « l’Institution », selon François, l’Église doit réfléchir profondément!...

 b)   Le sacerdoce est réservé aux hommes : sans discussion ! Le sacerdoce n’est qu’une fonction pas un pouvoir.

 c)    Le sacerdoce est un moyen (donc fonction) pour servir le peuple de Dieu, donc l’Eglise-peuple. Cette fonction ne justifie aucune supériorité....

 d)   Marie, donc une femme est plus importante que les évêques… pour la sainteté de tous...

 e)   Le sacerdoce des prêtres … n’est pas le pouvoir entendu comme domination, mais la puissance d’administrer le sacrement de l’Eucharistie (donc de servir le peuple de Dieu. Ce service est la source de l’autorité… et implique le rôle possible de la femme !!!...

 Et le pape François donne les sources : le pape polonais Jean-Paul 2 (voir le texte) sans citer pourtant sa fameuse phrase : « La porte est fermée ! »

 Ma réflexion personnelle : L’’archevêque de Paris, André Vingt-Trois n’a-t-il pas déclaré en 2009: «Le plus difficile, c'est d'avoir des femmes qui soient formées. Le tout n'est pas d'avoir une jupe, c'est d'avoir quelque chose dans la tête.»

 Puis l’évêque Vingt-trois s’est excusé (voir sa réponse)

 Sans doute André Vingt-trois et Jean-Paul 2 ne disent pas la même chose mais y a-t-il un lien, une sorte d’attitude commune entre ces deux protagonistes ?

 

529df99a3570f96638c4935a.jpgLe pauvre pape François hérite cette « réalité » vieille de trente ans au moins! Étant lui-même un homme éduqué  dans cette institution hiérarchisée, puis promu jusqu’à être nommé « cardinal » est, je l’espère, conscient de ce « nœud sexué homme-femme ». Je pense qu'il a raison d'y aller à pas feutrés, et qu'il a beaucoup de raisons majeures d'aborder de front les scandaleuses réalités économiques, politiques, sociales au-dedans et au-dehors de l'institution hiérarchique et du Peuple de Dieu !

 Cependant, pour certains, il est normal que l'analyse du paragraphe concernant les femmes dans Evangelii Gaudiens tout flambant de l’amour inconditionnel de Dieu pour chacun, puisse être ressenti comme un glaçon qu’on met dans une tasse de thé bouillante!

 Personnellement, je n’ai jamais été attirée par la prêtrise (au sens sacramentel et ecclésiastique du terme).

 Enfants, nous avions une préparation à comprendre la Messe simplement par la manière dont père et mère ensemble faisaient le pain, le partageaient, nous donnant la vie, sans laquelle l’autre partage du pain eucharistique n’existerait pas. Voyez donc ce que disaient les prophètes Isaïe ou Amos 5 :21-27

 Donc, ce paragraphe 104 de François, s’il me déplaît à cause des femmes qui se sentent reléguées à la « périphérie » de l’Église institution, n’enlève rien à l’Évangile de la Joie que François veut partager avec le monde entier. François est pris entre le marteau et l’enclume dans l’exercice de la papauté héritée, ne doit-il pas bientôt « canoniser » !!! Jean-Paul 2 ?

 

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Prions pour qu’il ait le courage de nous surprendre encore, ce François, sur le chemin de la conversion permanente. La sienne et la nôtre.

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Commentaires

@C-M.J les femmes ont un net avantage sur les hommes! après plusieurs générations de silence sorties de leur mutisme elles ont gravi les échelons menant à la libération de la parole ce qui pour certains hommes est un affront car depuis ils ont vu leur aura d'être supérieur prendre un sacré coup de vieux et cherchent de plus en plus midi à 14 heures comment les réduire à nouveau au silence
Car le silence est porteur de vérités ,est une aide précieuse de concentration de l'esprit qui va offrir en échange surtout aux femmes interdites de parler une mémoire qui parfois peut être tueuse car mnésique
bien à Vous et bonne soirée

Écrit par : lovsmeralda | 05/12/2013

Jésus de Nzarethm en fait, a donné sa vie pour nous: sa façon à lui d'être prêtre sacrificateur non d'autrui mais de lui-même... Ne faudra-t-il pas un jour remettre en question "le sacerdoce"?

Combien de femmes, en tant de domaines, comme d'autres, les hommes, qui prennent des risques en soignant, protégeant, dénonçant les justices, journalistes en reportages dangereux? En s'"exposant"!
Religieuses envoyées soigner, éduquer parfois violées, massacrées... Il faut oser le dire, Karol Wojtyla, en son pontificat, a décidé que "JAMAIS"! les femmes ne devront et pourront être prêtres.

Écrit par : Myriam Belakovsky | 05/12/2013

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