31/08/2013

Est-il possible d’aimer Dieu ?

6a00d8341bffb053ef00e55475e1b68834-500wi.jpg

  Il y a peu de temps, j’ai écrit ma réflexion au sujet de l’embarras que nous cause le verbe « aimer » surtout lorsque l’on veut partager ce sentiment avec quelqu’un à qui l’on tient. C’est une déclaration trop intime, trop sentimentale et romantique. J’ai proposé une variante qui est moins ambigüe, et plus réaliste : ti voglio bene. Ce qui peut aussi dire : « je te veux du bien »  « je voudrais que tu ailles bien » « je souhaite que tu puisses être toi » « je voudrais être à tes côtés quoi qu’il arrive ». Au contraire de l’expression floue et vague « je t’aime », l’expression « ti voglio bene » est plus concrète, plus pratique, plus stable et on peut même apprendre sa pratique.

  Aujourd’hui, je me demande si nous pouvons utiliser ces termes dans notre dialogue avec Dieu. Je n’ai pas le plus petit doute que Dieu me veut du bien, même si je dois chercher et trouver ce que cela signifie concrètement : qu’il ne me laisse pas tomber lorsque j’ai des difficultés, qu’il tient à moi, même quand je suis blessant pour les autres, qu’il m’assiste dans mes peurs, qu’il est présent à mes côtés lorsque j’ai l’occasion d’aider un étranger à sortir du pétrin, qu’Il me console dans la peine ou la frustration.  « Ti voglio bene » : ne serait-ce pas son nom comme il l’a fait connaître à Moïse devant le buisson ardent : Je suis celui qui est, qui chemine avec toi et qui ne te laisse pas tomber ?

  Ecoutons-le dans la profondeur du silence et nous allons percevoir sa voix : « Je suis là pour toi et je ne t’abandonne pas. Je suis avec toi. Ti voglio bene ».

 Le revers de la médaille  existe aussi : il nous est difficile de dire à Dieu qu’on l’aime quand ces mots sonnent comme de belle phrases qui ne nous impliquent pas vraiment et qui finalement ne signifient pas grand-chose. « Aimer » peut vouloir tout dire ou alors rien du tout. Mais quand je dis à Dieu « ti voglio bene », je lui offre mon aide afin que son règne vienne. Je pense à la création, à notre environnement. Mais surtout à tous nos frères et sœurs souffrants, affamés, rejetés, et qui lui tiennent spécialement à cœur. Dieu veut le bien de toute l’humanité – avec notre aide.

 Lorsque nous disons à Dieu « ti voglio bene » nous sommes au cœur de sa bonté et de sa miséricorde  comme nous-mêmes en faisons l’expérience au cours de notre existence.

  Hermann- Josef Venetz

 Traduction : Claire-Marie Jeannotat

Avec l’aimable permission de l’auteur

21:33 Publié dans théologie | Lien permanent | Commentaires (1) | |  Facebook | | | |

24/08/2013

Ti voglio bene

 Le mot « aimer » nous met parfois dans l’embarras. Il est rare que nous disions à quelqu’un « je t’aime ». Cette déclaration est trop intime, trop personnelle, trop émotive, trop romantique. L’allemand du Valais ne connaît pas cette

expression; à la rigueur on dit « je t’aime bien » ich ha di gäre. Dernièrement, un homme à qui j’avais rendu un petit service me dit, en conclusion d’un appel téléphonique : « Hermann, toi, je t’aime bien ». Je fus pris de court et je ne savais que répondre! Et je dis: «Oui, salut Marco ». Jamais dans ma vie, un homme ne m’avait dit une chose pareille, cela explique mon embarras et je ne comprenais pas ce qu’il avait voulu dire. L’expression : « je t’aime » ou « je t’aime bien » sonne trop imprécis,  trop vague, trop théorique, trop léger.

Il doit cependant être possible  de trouver des mots pour exprimer notre sympathie à quelqu’un qui nous est cher.  « Je t’aime » ou je t’aime bien » dit tout – et rien.

Au fil du temps, j'ai trouvé un moyen de dire à quelqu’un qui ne m’est pas nécessairement sympathique, que suis solidaire de lui et qu’il peut compter sur moi quoi qu’il arrive: par exemple avec une bonne poignée de main. Et j’ajoute sans peur de me gêner: « Ti voglio bene» en italien que tout le monde comprend! Je te veux du bien, je veux que tu ailles bien et que tu puisses être toi. Dire ceci n’a rien de vague ni d’indéfinissable, au contraire, cette expression signifie  la volonté ferme de ne pas laisser tomber mon prochain, de le soutenir dans les difficultés et d’avancer avec lui.

 « Je te veux du bien » , ce souhait peut être intégré à chaque poignée de mains, même au plus petit geste. Et je peux l’apprendre… au contraire d’être amoureux, ceci ne doit pas s’apprendre: c’est tout simplement là, présent et après quelque temps ça disparait.

« Ti voglio bene », c’est permanent, c’est durable et c’est concret.

Hermann-Josef Venetz

Traduction: Claire-Marie Jeannotat

Avec l'aimable permission de l'auteur

 

14:28 Publié dans théologie | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | | |

23/08/2013

Réflexion sur une perquisition

images.jpg

Qu’un journaliste subisse la pression de la ligne éditoriale du journal qui l’embauche est quasi inévitable. Mais cette ligne ne signifie pas, j’espère, que l’employeur formate la pensée de l’employée selon la rentabilité du journal, ce qui serait un comble.

 Un journal informe la population sur les affaires qui la concerne : or la vie de la population mondiale nous concerne tous dans le sens de responsabilité pour le bien de tous, du particulier au général. Ne serait-ce que pour nourrir la prière, l'engagement, l'action en un tout organiquement liée !

 Les outils de communication et les progrès d’accessibilité sans frontières sont une chance unique de prendre conscience des autres dans leurs réalités,  et nos réalités sont interdépendantes les unes des autres! La chance de pouvoir prendre conscience que notre avenir est ensemble et non « séparé » !!!

 Le travail d’un journaliste est, je crois, d’informer et de former, comme l’a montré Jésus, le « journaliste » passionné de vérité jusqu’à affirmer « Ne les craignez donc point; car il n'y a rien de caché qui ne doive être découvert, ni de secret qui ne doive être connu. » (Mathieu 10 :26). Nous savons aussi qu’il est mort pour avoir dit la vérité comme le dit notre Guy Béart.

 Ce 14 août 2013, j’ai cru être en Afrique du Sud en pleine censure d’apartheid et mon attention est fixée sur ce signe concret d’apartheid jusque chez nous ! Aujourd'hui :images2.jpg

Opération coup de poing « mardi à l’aube chez le journaliste du Matin Ludovic Rocchi. La justice neuchâteloise a perquisitionné son domicile privé, à La Chaux-de-Fonds.

Réactions lues : la liberté de la Presse et la protection des données foulée aux pieds, intimidation des journalistes, opération commando, selon nos journaux romands… pour entendre au téléjournal : « c’était justifié » par un magistrat quelconque.

Je ne connais pas Ludovic Rocchi et ne lis pas beaucoup le Matin, mais il s’agit de tous les journalistes et de tous les journaux et « médias », si l’on ose appeler le journal de la TV romande autre chose qu’un divertissement !

Mais Ludovic Rochhi est journaliste d'investigation au Journal Le Matin « populaire s’il en est, qui remplit aussi à sa manière une mission civique » Par Christian Campiche, La Méduse.

« A Neuchâtel, pour ne prendre qu’un exemple, cela fait des années qu’il met le doigt sur les dysfonctionnements qui minent la gouvernance de l’ancienne possession prussienne. »

Ludovic Rocchi : „Notre métier doit servir à vulgariser, expliquer et dénoncer des abus, au service d’une population large. C’est pour moi un choix de société!”

Est-ce que dire la vérité sur un plagiat « menace la sécurité de l’État comme en Afrique du Sud sous le règne du trop fameux (BOSS) (1969), State Security Bureau, la censure « qui rend illégale la publication de tout ce qui touche à la sûreté de l’État. »? Nous en sommes témoins. Ou alors l'idéologie de l'Apartheid inspire-t-elle l'agir de notre force de police?

Mais à Neuchâtel il s'agit d'un plagiat, et alors ? En Suisse un plagiat touche-t-il à la sécurité de l’État ? Je ne sais pas.

En Allemagne voisine : la ministre de l’Education Annette Schavan, coupable de plagiat a démissionné avec l’accord d' Angela Merkel. C'est à son honneur selon moi. Pourquoi ne pas accepter les faits lorsqu'ils sont avérés ?

Revenons à la perquisition chez le journaliste du Matin :

 „Je me bats pour tout le monde, c’est une posture morale.”


Ludovic Rocchi fait partie des journalistes qui se battent pour une négociation unitaire de tous les métiers touchés par les économies voulues par le groupe Edipresse.
Propos recueillis par Christian Campiche.

Soutien après la perquisition ? On voudrait bien l'espérer! 

C’est tout ? Et les lecteurs et la population civile ? On reste bouches cousues. Pourquoi ? On attend que d'autres agissent à notre place.

Questions: "que fait-on de la liberté de la presse dans ce pays qui reste néanmoins bucolique mais qui visiblement, applique dans ce cas, des moyens dignes de pays totalitaires?!"

Ce sera tout ? Solidarité-fatigue ? Indifférence mondialisée ? (pape François).  Sans doute NON, mais ce qui est étonnant chez nous, au pays des festivals aux décibels délirantes, c’est le peu de bruit que fait cette perquisition qui concerne non seulement les journalistes mais avant tout les lecteurs et leur droit à l'information.

Réalise-t-on que, prendre à la légère cette violation de la liberté de la Presse, ouvre la porte à la censure, non seulement éditoriale, policière. Nombreux sont les pays privés du droit à l'information. Un signe des temps ?

Même l'Imprimatur ecclésiastique ne nécessite pas nécessairement des descentes policières chez les écrivains et journalistes.

15:43 Publié dans Spiritualités | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | | |

17/08/2013

Dieu : libération et relation

 

Pinturas de Maximino Cerezo Barredo 6.jpg

  Dieu qui est aux cieux – paroles du Notre Père. Cela signifie d’emblée que les gens ne peuvent ni ne veulent disposer de Dieu. Ils veulent permettre à Dieu d’être lui-même, lui qui ne révèle pas son nom mais qui dit : Je suis celui qui suis, qui est avec vous    (Exode 3 :13). Ils ne veulent pas lui arracher son mystère. Ils veulent lui laisser la liberté d’être qui Il est et être-avec-nous de la manière qu’il jugera bonne et juste.

 Les gens vont mieux s’ ils permettent à Dieu d’être qui Il est sans lui donner des prescriptions au sujet de qui Il devrait être. La lecture de l’Écriture Sainte nous montre toujours très clairement que Dieu tient à sa liberté ; car toute limitation de sa liberté est une limitation de la vie des gens.

 Dieu tient aussi à la liberté des gens car pour Dieu c’est dans la relation que réside l’essentiel.  Il ne peut y avoir relation et amour sans liberté. Et c’est dans ce sens-là  qu’il faut comprendre les commandements que Dieu a donnés aux hommes, car ils sont la source et la garantie d’une vie libre et accomplie. 

 Les personnes qui prient Notre Père ou Notre Mère sont reliés par- delà toutes les frontières et les barrières en une famille unique et à nulle autre pareille – et la famille est faite de relations. 

Les gens qui s’adressent à Dieu en tant que Notre Père ou Notre Mère sont profondément et fraternellement unis au cœur d’une seule famille. En eux vit la force de la liberté et de la solidarité avec tous les humains – également avec Dieu.

 Hermann-Josef Venetz

 Traduction : Claire-Marie Jeannotat

 Avec l’aimable permission de l’auteur

14:31 Publié dans théologie | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | | |

16/08/2013

Mourir: c'est avancer

 Hier soir, un groupe d’amis était réunis à la morgue, en souvenir de N. un jeune homme de 27 ans, et un ami, décédé quelques jours auparavant tout près d’ici. Comment ? Le cœur a lâché. Pourquoi ? Pas de réponse. Ce beau jeune homme était né pour vivre hors des étroites frontières de notre société. Il a rejoint le Hors espace-temps. Il avait écrit en 2008 : « Mourir , c’est avancer ». 

 Le peuple égyptien, comme tant d’autres qui revendique son droit à la dignité humaine, sait ce que signifie : « Mourir, c’est avancer ». Pas en 2011 seulement

 Le peuple s’est révolté parce que le Président démocratiquement élu ne plaisait pas à tout un pan de la population. Depuis de nombreuses années Mugabe trahit la confiance qui lui a été faite : il est devenu un dangereux César. Dans les deux cas – qui ne se ressemblent pas mais qui ont des éléments communs – il y a l’armée et les intérêts de « puissances et de dominations » au-dedans et en dehors des frontières.

 Aujourd’hui, « vendredi de la colère », la violence est à son comble : mais ils sont là, debout face aux tanks (de quelle provenance ?) face à l’armée sans tête ni cœur, face à un gouvernement fantoche dont le vice-président Mohamed El Baradei, prix Nobel de la Paix vient de démissionner  après l’intervention sanglante de l’armée pour déloger les islamistes pro-Morsi -  démocratiquement élu - de deux places du Caire. "Il m'est devenu difficile de continuer à assumer la responsabilité de décisions avec lesquelles je ne suis pas d'accord et dont je redoute les conséquences", a dit El Baradei dans sa lettre de démission.

 Un autre prix Nobel devrait démissionner «--- s’il lui était difficile de continuer à assumer la responsabilité de décisions avec lesquelles il  ne peut être d'accord --- » C'est Obama : qu'a-t-il fait de son Prix Nobel  de la paix ? Est-ce une licence pour armer l'armée égyptienne ?

 La colère gronde après  que la démocratie à été bafouée, la seule révolte possible : « Sit in » en groupe – sans armes - le temps qu’il faut pour éveiller l’attention des autorités nationales et du monde. Ce devait être pacifique et aboutir, d’abord à un dialogue, si possible, au retour du président afin qu’il puisse partir « démocratiquement » s’il ne remplissait pas son mandat. Éviter la violence et préserver la dignité d’un peuple et d’une nation. C’est utopique?

 Et nos sœurs et frères chrétiens : les Coptes (signifie : Égyptiens)?

« Après que le patriarche de l’Église copte d’Égypte, le pope Tawadros II, a ouvertement approuvé la destitution du président islamiste Mohamed Morsi par l'armée, la minorité chrétienne redoute les représailles » Mais était-ce très prudent de prendre parti au nom de la communauté Copte à un tel moment alors que le pape François s’efforce de créer des liens et de s'adresser personnellement « aux musulmans du monde entier »

 Irréaliste? On dirait que la violence est une fatalité inhérante à notre nature humaine. Dès lors prier signifie quoi si nous ne l'a créons pas: la justice ? Dès l’origine des temps : la violence agit, blesse, tue. La violence verbale, religieuse, psychique et systémique. Les armes au service de Mammon. Pourquoi ne pas faire campagne contre la fabrication et la vente d'armes. Prier pour la paix sans actions concrètes, n'est-ce pas être complice de l'hypocrisie ?

 Le Nouvel Observateur en directe :

 Aux États Unis, Le New York Times a appelé le Président à Obama à s’opposer « sans équivoque au comportement de l’armée égyptienne ... suspendre immédiatement l'aide militaire ».

 Ma prière : ces quelques lignes ne sont qu'une réflexion sous le regard de Jésus au désert, si proche de l’Égypte qui l'avait accueilli petit enfant ! Jésus qui, lui, sait, comme notre ami dans son poème que : « mourir c'est avancer ».

Et n'oublions pas les chiffoniers du Caire, aimés de Sr Emmanuelle et qui ramassent les déchets des riches... pour survivre!


22:39 Publié dans Solidarité | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | | |

13/08/2013

Le Peuple est croyant et d'une exceptionnelle résilience


de-la-harpe-roger-chutes-victoria-zimbabwe.jpg

Alors que la presse africaine et internationale rapportent et commentent les élections au Zimbabwe, alors que nous nous informons le plus largement possible sur la ou les raisons de la victoire - Zanu PF - pour le moins « surprenante » de Robert Mugabe, alors que Tswangerai et le MDC avaient remporté les élections en 2008, alors que les résultats évidemment mis en question par les vaincus et que plainte a été portée par MDC Tswangerai devant la Cour constitutionnelle, pour fraude... sans décision pour ou contre jusque à aujourd'hui. Robert Mugabe, lui et son party Zanu PF se sont déjà proclamés vainqueurs et invitet leurs « ennemis » à « aller se faire pendre ». Go hang ! Reprennent ironiquement les plus grands journaux et chaînes de télévision mondiales.

 Tout cela mis à part, il y a quelqu'un dont on ne parle pas: pas un mot sur lui, sur elle : c'est l'enfant zimbabwéen, c'est la femme, jeune ou âgée, c'est handicapé, c'est le Sidéen, c'est celui, celle et ils sont des millions, qui ne demandent qu'un peu de nourriture, un peu d'eau potable, quelques médicaments, sinon pour guérir, du moins pour un bref soulagement avant le seul soulagement : la mort ! Selon le Conseil national de lutte contre le SIDA (NAC), « 39.809 enfants meurent chaque année à cause de malaises liées au SIDA. Les enfants meurent non pas parce qu’il n'y a pas de médicaments. Les médicaments sont là, mais les jeunes ne peuvent simplement pas y accéder. »

 J'ai de multiples liens – français - que je laisse ci-dessous. Bien des articles sont partiaux et dépendent d'une ligne éditoriale et la vérité vient à partir de quelques contactes directes et personnelles lesquels parlent d'abord de ceux dont la presse n'a pas le temps ni les moyens d'écrire : les petites gens. Qui sont les racines de cette Nation héroïque.

 « Vous tenez entre vos mains le bijou de l’Afrique, dirent les présidents Samora Machel, du Mozambique, et Julius Nyerere, de Tanzanie, à M. Robert Mugabe le 18 avril 1980, jour de l’indépendance du Zimbabwe, et maintenant, prenez-en grand soin... » selon le prix Nobel de littérature : Doris Lessing 18 avril 1980.

 Le Peuple est croyant et d'une exceptionnelle résilience, de la naissance à la mort qui, elle, n'aura pas le dernier mot !

 Le message – juste reçu - d'un consœur zimbabwéenne:« Tomorrow is supposed to be the day of the court ruling on this matter. Will there be any hope for justice for the Zimbabwean electorate? Time will tell. I do not lose hope because I know that justice and truth always triumph in the end whenever the end will be. In the past, different empires came and fell. Mugabe’s regime like all other man-made institutions will also fall in due course. »

 Mammon et la dictature du pouvoir, l'armée et les armes, les carrières à tout prix, les mensonges institutionnalisés, les trônes, les dominations, le prestige et les mortels replis sur soi ne dureront pas. Mais nous devons aider Dieu, notre Créateur à rallumer le feu fragile sous les cendres des consciences deshumanisées par les systèmes.

 http://www.amnesty.org/fr/for-media/press-releases/zimbabwe-women-forced-flee-their-homes-refusing-reveal-their-vote-2013-08-0

 http://www.rfi.fr/afrique/20130811-liesl-louw-journaliste-malgre-accusations-fraudes-mugabe-est-toujours-tres-populaire

 http://www.rfi.fr/afrique/20130812-rene-jacques-lique-zimbabwe-mugabe-tsvangirai-presidentielle-mdc-zanu-pf

 http://www.ethiquesetsocietes.com/article/Zimbabwe--lUNICEF-demande-la-protection-des-enfants-dans-leventualite-de-violences-electorales-ID-400.php

21:20 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | | |

11/08/2013

Petite réflexion pour le 11 août 2013

6v67dng8.jpg

Sainte Claire , née Chiara Offreduccio di Favarone à Assise le 16 juillet

1194 dans une famille de la noblesse,

morte dans cette même ville le 11 août 1253,

disciple de Saint François d'Assise

 

Claire d’Assise, toute jeune fille, s’enthousiasme quand elle entend François d’Assise, de quelques années son aîné, dire haut et fort qu’il en a marre de la richesse de ses parents, de la société d’abondance d’où il sort, des guerres, de la bombance, des femmes. Il préfère rejoindre la « périphérie » comme dirait le pape François aujourd’hui, en d’autres termes les va-nu pieds, les mendiants, la plèbe « sans toit ni loi ».

 Il fait scandale à la maison, s’enfuit, nu, de chez son père en colère et, dans ce qu’on nommerait aujourd’hui des bidonvilles, townships ou je ne sais quoi et, Oh ! miracle, il est accueilli tel qu’il est en ces lieux inconnus jusqu'alors, et c’est là qu’il trouve « l’Église » en chair et en os. 

 Comme un coup de tonnerre dans un ciel bleu (a bolt out of the blue !) Il réalise que Jésus, le charpentier de Nazareth, vit précisément aumilieu d’eux comme il l’avait annoncé :  J’étais pauvre et tu es venu me trouver (Mt 25 : 31-46).

 Dans son nouveau havre de vie nouvelle, il réalise – deuxième coup de tonnerre – que, si sa nouvelle famille est pauvre, c’est justement parce la société qu’il fuit est riche, qu’elle a de prestigieuses cathédrales, des marchands, probablement des banques et donc une armée, des soldats... En plus, se disant « chrétienne », elle mène des campagnes de Croisades…

Comme François le comprend, c’est cette Église-là, en ruine, que Jésus crucifié chez les pauvres lui propose de rebâtir. A partir de RIEN sinon son Amour. Il va se mettre à la tâche à partir de sa base : les va-nu-pieds. C’est vraiment un minuscule David face à Goliath ! D’autres « dropouts » le rejoignent, nombreux, et forment bientôt un mouvement de mendiants joyeux et forts de leur foi en un avenir qui va donner un SENS à leur vie...

 Ils cherchent leur pain quotidien en chantant… chez les riches ! Et expliquent, avec la simplicité de novices, la raison de leur démarche. Qui en inspire d'autres à les suivre ! Le mouvement bouge...

Des jeunes filles, parmi lesquelles Claire sus-mentionnée et ma patronne, d’une famille noble et riche tend l’oreille et son cœur bat pour la liberté … elle s’esquive pour rencontrer le beau jeune François… et rencontre la société des va-nu-pieds. C'est tout un apprentissage, un monde nouveau parallèle au sien et qu'elle ignorait. Pourquoi ? Deux mondes si proches et si lointain et Jésus tiraillé entre les deux. C'est qu'elle est catholique et pratiquante comme les siens, la jeune Claire. Elle découvre les Non-sens et les contradictions !

Elle s'enfuit de sa riche demeure avec quelques amies et François, quelle audace, les recueille. Non sans d'énormes problèmes familiaux et sociaux !

Ils vivent ensemble, puis séparément, deux mouvement naissants, et avancent vers un avenir qui reste à construire : un monde égalitaire et juste.

La nécessité d’une consolidation de ce mouvement franciscain se fait sentir. L’Église officielle de l’époque, pragmatique, ne combat pas le mouvement, perçoit un signe, une potentialité à son avantage et … institutionnalise le mouvement masculin et féminin. Même le Pape Innocent III les bénit. C'est, d'un coup, une protection et un danger : une protection contre les dispersions, mais un danger de perdre à plus ou moins long terme, l’Église des racines qui les a vu naître !

 Aujourd’hui les institutions fondées par François et Claire existent toujours. Les sœurs de Menzingen, dont je suis membre, suivent la Règle du Tiers-Ordre de Saint François… mais je me demande si l’Esprit se sent à l’aise lorsqu’il essaie de secouer les structures institutionnelles afin de permettre au Mouvement Franciscain de continuer son chemin et sa lutte pour construire une société égalitaire selon Jésus. Et avec, tenons-nous bien, l’inspiration du pape François, tout neuf, qui vient de dire :

Nous vivons par ailleurs un moment de crise qui touche différents secteurs de l’existence, non seulement celui de l’économie, de la finance, de la sécurité alimentaire, de l’environnement mais également celui du sens profond de la vie et des valeurs fondamentales qui l’animent. La coexistence humaine est marquée, elle aussi, par des tensions et des conflits…. Dans cette situation complexe, où l’horizon du présent et de l’avenir semblent caractérisés par des nuages menaçants, il est encore plus urgent de porter avec courage au sein de chaque réalité l’Évangile du Christ qui constitue une annonce d’espérance, de réconciliation, de communion…

 MESSAGE DU PAPE FRANÇOIS
POUR LA JOURNÉE MONDIALE DES MISSIONS 2013.

 So Help us God !

16:46 Publié dans Spiritualités | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | | |

10/08/2013

Une prière politique

monument_aux_travailleurs_LR.jpg

 Même si nous n’en sommes pas conscients et que peut-être cela nous gêne même quelque peu, le Notre Père est une prière profondément politique. A l’époque de Jésus, et dans les siècles qui suivirent,  les images et les concepts contenus dans cette prière ont une signification éminemment politique. Père était un titre attribué à l’empereur romain. Le royaume faisait penser  à l’empire romain. Il était impossible d’évoquer le pain sans rappeler les guerres sans fin menées par les puissants pour s’accaparer des ressources. Au temps de Jésus comme de nos jours, on exigeait sans pitié le remboursement des dettes des peuples et des États.

On ne peut prier le Notre Père les bras croisés. Par contre, chaque fois que nous récitons cette prière, nous pouvons offrir notre aide au Père céleste. Peut-être de cette manière: Que ton règne arrive : tu peux compter sur notre engagement. Que ta volonté soit faite : pour cela nous te prêtons main forte. Donne-nous aujourd’hui notre pain quotidien : nous voulons le partager avec celles et ceux qui ont faim.

 Avec notre Père qui est aux cieux, nous pouvons transformer le monde.

 Hermann-Josef Venetz

 Traduction : Claire-Marie Jeannotat

 Avec l’aimable permission de l’auteur

 

18:58 Publié dans théologie | Lien permanent | Commentaires (1) | |  Facebook | | | |

09/08/2013

Réfléchir pour essayer de mieux comprendre le Zimbabwe aujourd'hui

images.jpg

Robert Mugabe détient le pouvoir depuis 33 ans.

 J'étais à Masvingo – zone Zanu PF en terme politique – où j'ai enseigné au Training College de Bondolfi durant une bonne partie de l'année 1980 avant le retour en Suisse. Les étudiants quasi adultes sortaient de la « Bush-war ».

Un signe d'inquiétude :

 La même année des rumeurs parvinrent du massacre de quelques 20 000 personnes au Matabele Land à Gukurahundi. (voir le rapport de Justice et Paix de l’Église catholique au Zimbabwe sur cette période restée quasi ignorée au niveau international). C'était cependant un signe que les « Freedom fighters » étaient, pour beaucoup, encore armés. Le Zimbabwe était divisé ethniquement, principalement Shonas et Ndebele, deux tribus unis d'abord dans sa lutte contre le pouvoir blanc, et divisés tôt après l'indépendance.

 Encore un signe :

 En 2005 la campagne : « balayez les ordures ». Prétexte : restaurer l'ordre dans les slums concernant l'habitat, le travail au noir et selon le rapport des Nations Unies, plus de 700 000 furent chassées et plus de 2 1/2 millions furent affectées. Mes consœurs étaient témoins silencieuses, les élections 2008 approchaient, la population des zones rurales était affamée. En fait, Mugabe a perdu les élections de 2008, une répression sanglante s'ensuivit (voir quelques uns de mes blog à l'époque) à tel point que le Parti MDC vainqueur avec Morgan Tswangerai et Zanu PF formèrent un government of National Unity. C'était sans compter avec le « double agenda » de Mugabe et le résultat que l'on connaît sans comprendre !

 (Justice et Paix fait un excellent travail quasi en marge de l'Institution trop compromise avec le pouvoir!)

 L'homme , Zimbabwéen n'est qu'un chiffre, dès qu'il ne sert plus le Pouvoir, il est une ordure. Idem lorsque l'homme est le « Peuple du Zimbabwe » toutes ethnies et toutes races confondues. Et je suis convaincue que tant que la mondialisation de la finance sera au service du pouvoir politique, bien au de-là des frontières africaines, le « petit peuple » sera le « surplus people » bon pour les « dumping régions » de notre société.

 C'est justement en ce peuple que vit le « Serviteur souffrant » Isaïe 53 : 2-4,

 Kramskoi_Christ.jpg"Il s'est élevé devant lui comme une faible plante, Comme un rejeton qui sort d'une terre desséchée ; Il n'avait ni beauté, ni éclat pour attirer nos regards, Et son aspect n'avait rien pour nous plaire.

 Méprisé et abandonné des hommes, Homme de douleur et habitué à la souffrance, Semblable à celui dont on détourne le visage, Nous l'avons dédaigné, nous n'avons fait de lui aucun cas.

 Cependant, ce sont nos souffrances qu'il a portées, C'est de nos douleurs qu'il s'est chargé ; Et nous l'avons considéré comme puni, frappé de Dieu, et humilié. »

 Je voulais être factuelle quant aux dernières élections, comme souvent ma réflexion glisse vers les racines. Je m'en excuse mais reviendrai sur les faits que la communauté internationale oublie trop vite. Ne sommes-nous pas très préoccupés par nos petits « problèmes » face au Serviteur souffrant si proche de nous ?"

22:46 Publié dans Afrique | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | | |

08/08/2013

Le Zimbabwe... et alors?

C'est ainsi depuis l'an 2000 lorsque Robert Mugabe a basculé dans la tyrannie et a pris son peuple en otage ! Je devais écrire mais je voulais savoir de vive voix ce que pense le peuple, du moins celles ou ceux qui peuvent encore parler. J'ai réfléchis. J'aimerais trouver une analyse dans le contexte du développement historique de ce pays.

 En 2013

Pour le moment je me contente de répéter ce qui est évident.

 Robert Mugabe – Président inamovible et roi de l’injure

 « A la veille de la présidentielle du 31 juillet, tout laissait penser qu’il serait réélu à la tête du Zimbabwe. Sa campagne a pourtant été marquée par une absence totale de propositions et par des propos orduriers dirigés contre ceux qui lui déplaisent. »

  La veille est déjà le lendemain et, dans les jours qui viennent, je tenterai d'approfondir quelques questions qu'on ne peut laisser passer par paresse de chercher la vérité.

 Pour ce soir, j'offre ce petit billet écrit mais non publié il me semble en 2008 !

  Le Zimbabwe et alors ?

 En arrière plan des événements actuels, (2008) Mugabe au Forum de l’Alimentation à Rome. Un scandale. Il venait d’interdire la distribution d’aide alimentaire. Les réserves de nourriture transférées chez les siens !

 Mugabe perd la majorité aux élection du 29 mars. Manœuvres et manipulations : un 2ème tour a lieu ce 28 juin. La Communauté internationale tergiverse! Mbeki, président sud-africain, dit :  n’y « pas de crise au Zimbabwe »! Les médias relaient l’absurdité.

 Mugabe, c’est « win or war ». La violence institutionnalisée se répand: églises mises à sac, prêtres, sœurs, enfants, femmes violées, écoles fermées, maisons brûlées, des milliers de déportés, tortures, meurtres…! Les zones rurales isolées. La police partout.

 Interdiction de tout rassemblement pour Tsvangirai qui est arrêté 5 fois en deux jours, Tendai Biti secrétaire général du MDC jeté en prison, relâché la veille du 28 juin ! Mise en scène, la farce du 28 juin dont les résultats sont prêts à être publiés avant la fin du scrutin. La prestation de serment de Mugabe le 2 juin : Dieu est invité à assister Mugabe. Tsvangirai invité à fêter !

 Mbeki médiateur ami de Mugabe, propose alors un “deal” : un gouvernement d’Unité nationale. C’est peu connaître la rouerie absolue de Mugabe qui se sert de Mbeki au point qu’humilié par la tournure des choses, il est forcé de se rétracter, sa crédibilité quasi nulle en Afrique du Sud !

 Non ! A notre avis, le « deal » doit se négocier, s’il y a lieu, avec les protagonistes qui détiennent le vrai Pouvoir, c’est-à-dire les chefs de l’Armée, de l’Air, de la  Police zimbabwéennes sans oublier la Chine d’une part et le MDC, Tsvangirai d’autre part.

 Le peuple, et alors ?

 

Girl.png

Ci-dessous, pour qui aurait le temps, quelques liens sur mes réflexions « zimbabwéennes » lors des élections de 2008.

 http://clairemarie.blog.24heures.ch/archive/2008/04/08/le...

 http://clairemarie.blog.24heures.ch/archive/2008/05/28/zi...

 http://clairemarie.blog.24heures.ch/archive/2008/05/29/zi...

 http://clairemarie.blog.24heures.ch/archive/2008/06/index...

http://clairemarie.blog.24heures.ch/archive/2008/06/18/zi...

http://clairemarie.blog.24heures.ch/archive/2008/06/13/zi...

 

23:12 Publié dans Afrique | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | | |

03/08/2013

Une prière : un havre de réflexion

images (24).jpg

Je parie: si quelqu’un prononce ces deux mots : « Notre Père », nous poursuivons automatiquement, « qui es aux cieux, que ton nom soit sanctifié…» et nous allons jusqu’au bout de la prière. A peine prononcé le « Amen », nous nous demandons : « Qu’est-ce  que j’ai vraiment prié ? »  Pas de mal à ça, qui fait partie de la routine comme toutes nos distractions. Rien de plus normal.

Un moyen simple pour surmonter  la routine et les distractions : par exemple, ne pas prier chaque jour cette prière du début à la fin, prions l’une des demandes et répétons-la à volonté: Que ton règne vienne;  mais sans s’énerver si nous continuons spontanément « Que ta volonté soit faite » car cela fait partie de la routine. Mais arrêtons-nous un temps à cette requête fondamentale, elle nous accompagne alors toute la journée et devient nôtre, oui, elle devient « moi » et nous sommes peu à peu intégrés à cette demande. Quoi que nous fassions, où que nous vivions, disons simplement Que ton règne vienne.

Selon l’envie on peut le dire avec nos paroles à nous : « Viens donc »… « Reste avec nous »…« Tu es là » …« Fais nous vivre »…  « Nous sommes dans Ta main ».

 Et si nous avons encore une seconde ou deux, nous pouvons évoquer un événement ou l’autre de la vie de Jésus : par exemple comment il écoute les gens, ou bien comment il réconforte les pauvres, comment il partage avec eux le pain ou comment il leur raconte des histoires et comment il souffre avec eux… et n’oublions pas de nous inclure nous-mêmes à cette requête : Que ton règne vienne – tu peux mettre ta confiance en moi.

 Chaque demande du Notre Père peut transformer notre vie quotidienne et l’éclairer d’une lumière nouvelle.

 Hermann-Josef Venetz

 Traduction : Claire-Marie Jeannotat

 Avec l’aimable permission de l’auteur

15:02 Publié dans théologie | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | | |

02/08/2013

Ueli Maurer et François

images maurer.jpg 

images.jpg

 Une consœur  fait cette superbe réflexion à notre table : Ueli Maurer a très bien parlé, c’était simple et court et j’ai aimé ça ! Il ressemble au Pape François…quand il parle …

 Et nous les comprenons sans recours aux dictionnaires ! Chez nous par exemple durant un simple repas partagé et assaisonné de nos réflexions. Ainsi parlait Sœur Louise :

  D’où vient-elle cette petite sœur gruérienne pure sucre et plus qu’octogénaire, qui passe sa vie à lessiver, et qui s’émerveille des paroles de notre Président de la Confédération helvétique, ce premier août 2013 ? Quelle bonne nouvelle ! Je voudrais partager son admiration en faisant une osmose des défis de Ueli et de François : Pour le deuxième : Qui suis-je ? Pour le premier : Nous sommes le petit David… Au tréfonds de notre réflexion, c'est une graine de sagesse ! Puisse-t-elle grandir et porter les fruits d'un monde plus humain.

 Pour Ueli et François, il n’est question ni de Vatican ni d’Helvétie, il est question de la réalité d’aujourd’hui et du sens de notre vie. La seule petite vie individuelle et collective à notre disposition.

 Et Jésus approuve, s'il en était besoin, ce matin même à la messe, l’apôtre Mathieu raconte quelque chose qui ressemble à ce qu’a dit ma petite consœur lavandière :

 Jésus parlait aux gens de tous bords : chaque parole était une petite lumière allumée dans le cœur des « petites gens » comme vous et moi. Mais les grands et les puissants de l’aristocratie-méritocrate craignaient la lumière et pour se protéger du « soleil de justice » il cherchaient des lunettes de soleil en forme de questions et des remarques révélant leur état d’âme:

 " D'où lui viennent cette sagesse et ces miracles?
N'est-il pas le fils du charpentier ? Sa mère ne s'appelle-t-elle pas Marie, et ses frères : Jacques, Joseph, Simon et  Jude et ses sœurs ne sont-elles pas toutes de chez nous ? Alors, d'où lui vient tout cela ? … et ils étaient profondément
choqués à cause de lui. Jésus leur dit : « Un prophète n'est méprisé que dans sa patrie et dans sa propre maison. »  Mt 13,54-58

 Découvrons chez nous, nos petits prophètes et regardons-les à la Lumière de l'Evangile ! C'est à portée de tous !

  Comme l’explique Richard Rohr, ce matin-même dans son billet : je cite de mémoire : il faut faire l’expérience personnelle, dans sa vie, de la futilité des « mérites » : statut, race, richesse, éducation tertiaire etc, compétence, victoire hiérarchique, pouvoirs tous azimut dans la vie sociale et, surtout dans la vie religieuse …

 Dépasser les règles du « mérite », du pardon et de la soi-disant condescendance. Dépasser la limite du « meilleur gagne », mérite le poste, le bonus, le fauteuil, la Chaire universitaire ou ecclésiastique! Et combien d’autres escabots pour un leader destiné au service du bien commun, et qui devient une échelle dorée au service de minorités totalement centrées sur elles-mêmes.

 Passer outre cette rigide logique de la méritocratie, non pas au niveau théorique  et abstrait ! Mais concrètement. C’est un défi. Et cela demande une conversion continue ici et maintenant !

 A l’écoute des paroles qui nous humanisent !

 Merci pour la grande lucidité et simplicité de ma consœur du beau nom de Louise.

19:19 Publié dans Résistance | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | | |