17/05/2013

Dire NON à l’élection du Conseil fédéral par le Peuple

 

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 Avant d’avoir entendu ou lu les recommandations du Conseil fédéral à ce sujet, nous étions déjà convaincus qu'il fallait dire NON le 9 juin 2013. Pourquoi ? Dans l’intérêt du bien commun d’abord. Mais démasquer les raisons et les intentions de l'UDC est important : lire les analyses m'a aidée à comprendre un tant soit peu comment cette initiative – et ce n'est pas la première fois - est née après l'exit de Blocher en 2007.

  La formule magique « résultat d'un accord tacite entre les partis pour créer une coalition gouvernementale réunissant la majeure partie des forces politiques du pays » a fragilisé l’UDC lorsque, en 2007, Blocher fut remplacé par Evelyn Widmer Schlumpf.

 Dès lors, l’UDC -  comme l’a relevé en passant l’historien Urs Altermatt, à la RTS - veut regagner de son pouvoir au moyen d’une initiative. L’initiative veut « tenir les partis à l’œil »,  « faire confiance au peuple »… « éliminer les intrigues et les manœuvres ». L’interview de Pascal Couchepin au journal Le temps est une excellent analyse des conséquences en cas de oui à cette initiative.

  Nos conseillers fédéraux ne sont pas élus en groupe établi, mais bien, ils entrent en fonction selon les circonstances, ce qui exige de chacun de la souplesse politique pour former ou reformer un team et garder l’esprit d’équipe.

 Le travail de l’équipe actuelle me paraît engagé, sérieux, professionnel et, ce qui est important : il semble y avoir la dynamique de groupe, et l’art de débattre avant d’arriver à de douloureux mais pragmatiques décisions.

 Pour ma part, les anciennes dissonances de « team » paraissent surmontées. On en n'a que faire. Le peuple attend des résultats orientés vers le bien commun, et les conseillers fédéraux doivent surmonter des allégeances partisanes pour atteindre un but positif, fut-il embryonnique. Au niveau relations personnelles aussi, je perçois une certaine volonté spontanée de solidarité au travers de toutes les divergences inévitables.

 Le fait de travailler en « team » - comme je l’observe – promeut un certain apprentissage de modestie des membres. C’est aussi un témoignage important qui est dû au peuple comme l’est le devoir de rendre compte : « accountability ».  A la Nation. A l’histoire.

 Et c’est en votant NON le 9 juin que je fais confiance à l’honnêteté, la sagesse de mes compatriotes !

Je ne vais pas donner d’exemples montrant que l’élection de politiciens par le peuple dans d'autres pays débouche sur une trahison de la confiance du peuple et sur un système corrompu.  Voilà l'enjeu comme je le comprends.

22:11 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (1) | |  Facebook | | | |

Commentaires

Chère Madame,
Pourriez-vous me dire pourquoi un UDC ne pourrait pas travailler en "team"?...parce que c'est ce que vous sous-entendez. Est-ce une capacité réservée aux autres partis?
Autre question: pourquoi la formule de l'écection par le peuple marche-t-elle au niveau cantonal (et communal) pour le Conseil d'Etat par exemple et ne marcherait pas pour le Conseil Fédéral?
Merci pour votre réponse.

Écrit par : Joe | 18/05/2013

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