24/01/2013

Le Mali: pour mieux comprendre

 Lorsque j’étais en Afrique du Sud durant la lutte de libération de la domination blanche, et que je recevais des coupures de journaux d’Europe, de Suisse, de France notamment, nous étions d’abord stupéfaits des infos à notre sujet : biaisés, voir tordus. Il faut dire que la Suisse soutenait financièrement le système d’apartheid. En suisse comme sur place en Afsud, les Églises restaient bouches cousues. Les groupes engagés pour la justice étaient stigmatisés d’emblée : Nous étions des terroristes, des marxistes, des athées. Toute personne vivant en solidarité avec les dominés et les exploités était contre la « Loi et l’Ordre » ! Contre le gouvernement raciste, contre la hiérarchie ecclésiastique raciste, contre l’establishment censé protéger le dernier bastion de la civilisation chrétienne occidentale. Et « Nelson Mandela retiré de la liste noire américaine du terrorisme »

 

DSC_0590.JPGEt les Djihadistes terroristes au Mali par exemple ? Là où ce grand homme a dit : «Tout est lié. Tout est vivant. Tout est interdépendant. C’est pourquoi chaque action a une répercussion qui lui est propre sur l’ordre universel. » Amadou Hampâté Bâ.

(à gauche mini baobab du Mali)

L’armée française entreprend l’opération Serval : quelques milliers de Français d’abord,  puis des soldats Africains de pays voisins soutiennent les soldats français et… maliens. Pas de transparence, pas de journalistes indépendants et c’est dès lors facile d’accuser les Africains « de nombreuses exactions et des exécutions sommaires. »

 Pour y voir plus clair je scrute la presse anglo-saxonne, moins dépendante des agences de presse, et Internet pour essayer de voir « à qui profite cette guerre ? ». Ensuite, que disent les Maliens eux-mêmes, les femmes, les intellectuels, les étudiants ? ! Que disent les chrétiens, les musulmans et tous les autres ? C’est bien moins simple que ce que peuvent écrire nos Quotidiens car ils n’ont pas d’envoyés spéciaux sur place.

 Cependant l’excellente émission INFRAROUGE du 22 janvier 2013 donne un éclairage précieux des enjeux a) qui ont conduit à cette guerre, et b) des enjeux actuels. Avec la question :

 

 Quelle est la vraie cause de l’intervention française ? La Peur de l’avancée islamiste ? Les intérêts économiques ? Ou encore l’étrange « démocratie » à la sauce européenne, une pure lubie occidentale !

 Mais écoutons notre RTS et son invité de la rédaction 23 janvier 2013

 "Des narco Djihadistes" (Gabriel Galice, Vice président de l'Institut international de recherches pour la paix)

 

Et plus en profondeur: le philosophe Michel Cornu dit sa pensée à Manuela Salvi dans Haute définition de dimanche passé :

 

Je cite:  « Il faut resituer la guerre dans un ensemble plus large et savoir pourquoi il y a un terrorisme. Quelle bonne réponse ? Les terroristes de hier sont devenus les chefs d’États d’aujourd’hui. »

 « Est-ce qu’on ne se bat pas pour une idée qu’on se fait de la démocratie ou une idée qu’on se fait de la volonté divine ! Qu’est-ce qui pousse les gens à devenir Djihadiste. Pourquoi y a-t-il des extrémistes ? Conditions politiques économiques, morales aussi qui poussent les gens à faire la guerre ou à se révolter ! Une guerre « soit-disant nécessaire » devrait être accompagnée politiquement et socialement … » Hollande a-t-il pensée à cela ?

 La Prière du Peuple de bonne volonté : Paix à l’Afrique et au monde !

20:24 Publié dans Spiritualités | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | | |

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