19/01/2013

Le grand souhait de Jésus

 Que les gens soient entièrement guéris

images (14).jpg Jésus n’a jamais désiré être vu comme « faiseur de miracles » : sa préoccupation était la venue du royaume de Dieu. Et c’est pour cela qu’il a sans cesse œuvré à la guérison et l’intégrité des gens – ou comme le dit la Bible – que les gens soient « debout ». Et ceci concerne aussi la communauté.

  Jésus n'était pas fixé sur la maladie qu'il s'agit de guérir à tout prix ; il n’était pas fixé sur l'individu qui mendie la guérison.  La première guérison – selon le premier Évangile - fut celle d’un possédé - par les pouvoirs, les contraintes, les règlements, les étroitesses entre autres choses.  L'homme ne pouvait  être simplement lui-même; il devait danser selon la musique des autres. Ainsi l’homme n’est pas entier, ni lui-même.

 Jésus veut libérer les hommes, pour les responsabiliser, car c’est ainsi seulement qu’ils construiront une communauté parce qu’ils seront aptes à aimer. La venue de Dieu dans la société, c’est cela.

 L’apôtre Marc raconte l’histoire d’une femme courbée qui, depuis douze ans, souffrait d’une perte de sang. Ce n’était pas d’abord cette hémorragie qui la blessait profondément, ce n’était pas sa maladie physique, mais c’était le fait d’être mise à part et exclue de la société, précisément à cause de son infirmité. Elle n’avait pas le droit d’être une personne à part entière ! Et Marc continue son récit en précisant que la guérison était due au fait que la femme avait touché le vêtement de Jésus. Mais Jésus voulait plutôt ignorer ce geste : il ne voulait pas être une « machine à guérison » et il ne voulait pas que la femme fut réduite à un « objet de guérison ». Il voulait voir cette femme et lui faire face, il voulait lui adresser la parole afin qu’elle-même s’exprime librement dans sa communauté de vie ! (Mc 5 : 25-34).

 Un autre épisode nous fait voir Jésus et la fille de Jaïre. Selon Jaïre, elle est morte. Jésus n’a pas peur de se laisser toucher par les gens, comme la femme malade ni de toucher  une morte : Il la prit par la main et lui dit : Lève-toi ! Confronté à la vie ou à la mort, Jésus ne connaît pas de tabous. Seule compte la présence immédiate et  ce qui est  quasiment impensable : Il dit à ces gens ahuris de donner à manger à la jeune fille.

 On ne peut imaginer un enseignement plus authentique  qui encourage l’autonomie d’une personne et la construction d’une communauté. (Mc 5 : 35-43).

Hermann-Josef Venetz

Traduction: Claire-Marie Jeannotat

Avec l'aimable permission de l'auteur

 

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