20/11/2012

Ma réflexion sur l’actualité

 nectar-442835.jpgNotre monde tel qu’il est peut-il être autrement ? On se souvient du temps, proche, où nous avons cru :

 Un autre monde est possible ; une autre société est possible ; une autre Afrique du sud est possible ; il y a cinquante ans, après Vatican II,  un soupir de soulagement : une autre Église est possible. Tout est possible car nous avions la vision de ce qui est possible : un monde, flore, faune et humains, un cosmos en harmonie. Une société égalitaire et sans frontière et du pain pour tous, et une Église peuple de Dieu pour la traversée du désert.

 Notre espérance était à la mesure de notre confiance en nous-mêmes, en Dieu et d’une générosité concrète et active. Nous avons construit des communautés de base en Afrique et en Amérique latine comme on a construit des communautés Kibboutz rurales, un socialisme participatif.

 La destruction des communautés de base, la mise à l’écart de la théologie de la libération, l’étouffement systématique des nouveaux modes de vie des communautés de base, l’éteignement astucieux , hypocrite, continu du feu nouveau de Vatican II, tout ça et bien davantage, c’est dans l’intérêt de qui ? Du monde, des petites gens, de la Bonne nouvelle ?... et quelle sont les conséquences ?

 Je cite notre pasteur suisse Kurt Marti :

 « Où tout cela finira-t-il
si chacun se demande où tout cela finira
et que personne n'essaye de découvrir
où cela finira si nous continuons? » 

 Et Claude Julien du écrivait en 1995 dans le Monde Diplomatique :

 « Un monde à vau-l’eau : A force de simulacres destinés à enrayer les contagions les plus déstabilisatrices, les gouvernements occidentaux laissent se rapprocher le jour d’un désastre économique et militaire. »

 Mais nous ne mourrons pas dans le désespoir car, comme le disait Bonhoeffer : « C’est dans les réalités les plus dures que nous révélons qui nous sommes ! » Desmond Tutu ajoute plus tard : UBUNTU : nous sommes tous interconnectés, humain, faune, flore, cosmos dès l’Alpha et au-delà de l’Oméga.

 Je suis convaincue qu’ensemble, au ras des pâquerettes, sur les ruines de la malheureuse rouge et piquante fourmilière actuelle, comme sur les ruine du Temple jadis, des petites fourmis laborieuses vont retrouver la Vision d’une autre monde, d’une autre société, d’une autre Église : Avec Jésus qui, après tout n’est pas ressuscité pour rien.

 

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