19/04/2011

MARDI SAINT 2011

 

 

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La Passion du monde en 2011

Ah ! Non ! Si Dieu m’aimait, il ne m’aurait pas fait noir en Afrique du Sud (Bernard Phiri).

Ah ! Non ! Si Dieu m’aimait, il n’aurait pas permis qu’on me méprise parce que je suis étranger et miséreux en Europe.

Ah ! Non ! Si Dieu m’aimait, je ne serais pas né au Zimbabwe sous Mugabe, en Libye sous Kadhafi, ni nulle part ailleurs !

Je n’ai pas demandé à naître ni en Palestine ni en Israël ! Ni Juif à Auschwitz, ni Arabe à Abou Ghraib. Si Dieu m’aimait, serais-je candidat au suicide, à la drogue, à la pédophilie ?

Est-ce que Dieu est concerné ? Et Jésus ? Face à la Passion du monde ? Concrètement. Le théologien J.B. Metz dont je parlais hier, dit sa conviction que je fais mienne depuis bien longtemps.

« La souffrance du monde est bien trop facilement relativisée à l’aide de la doctrine chrétienne de la Rédemption. Jésus est le témoin de la vision biblique qui révèle la justice de Dieu »  (Jean-Baptiste Metz)

 

« L’empathie précède la compassion » (Albert Nolan)

« La compassion ? Qu'en est-il ? Regarde le monde et tu comprendras » ! écrit Metz

Il est trop facile de donner, par pitié, des réponses superficielles à ces questions, d’invoquer la foi, et dire que Jésus a souffert et qu’il est mort pour nos péchés. Quels péchés ? Le péché d’être né pauvre, affamé assoiffée de justice ? Ou la souffrance de l’injustice structurée ? Ces questions sont d’une actualité brûlante au moment où j’écris. Et ce serait lâche d’éluder la question du doute sur l’Amour de Dieu. On le dit « Tout-Puissant » mais il permet la cruauté, les injustices, les désastres naturels, dévastateurs, les tremblements de terre, les tsunamis à répétition, Haïti si vite oublié sauf pour les Haïtiens, Fukushima, Tokyo, et les cancéreux et les sidéens. Nous devons faire face à la souffrance, au mal, aux doutes de nos frères et sœurs, car cela authentifiera les liturgies de cette semaine à condition  qu’elles soient nourries de la Passion de notre monde. Et qu’elles soient centrées sur Jésus au cœur de la Passion de notre temps. Aujourd’hui.  « Jésus sera en agonie jusqu’à la fin du monde: il ne faut pas dormir pendant ce temps-là. » Blaise Pascal.

Etre conscient de ce « Chemin de Croix » est peut-être une ébauche d’écoute aux questions sans réponse possible.

 

15:16 Publié dans Spiritualités | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : metz | |  Facebook | | | |

Commentaires

petite précision en parlant du Général Guisan dont le portrait ornait tous les bistrots et restaurant,c'était lui la preuve vivante d'un homme paternel et inconsciemment en disant le Notre Père je me demande si nos grands-mères qui en étaient j'allais dire amoureuses ou presque ce n'était en fait pas à lui qu'elles pensaient,les hommes mobilisés ,il leur fallait un dieu,et notre toujours regretté Général représentait une sorte de Sauveur ,allez savoir!et le jour ou son portrait disparu pour beaucoup ce fut journée de deuil,son portrait charisme d'un homme toujours présent encore maintenant trône sur une table ou cheminée chez certains citoyens Suisses!
encore toute bonne journée à vous

Écrit par : lovsmeralda | 20/04/2011

à Lovsmeralda, merci, lee précédent comm. n'a pas été publié car nous n'avons pu comprendre le contenu. Veuillez nous excuser.
claire-marie

Écrit par : cmj | 20/04/2011

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