27/11/2010

FMI, OMC à GENEVE 08.12.10

affiche-image Journée du bien commun, 14 sept 2008.jpg

A ne pas manquer

Le directeur de l’OMC vient de faire une déclaration très remarquée sur «le capitalisme de marché», qu’il juge «intrinsèquement injuste». Évidemment, ce sont les déclarations du directeur général du FMI qui vont le plus retenir l’attention le 8 décembre prochain.

Dominique Strauss Kahn vient débattre à Genève

Rendez-vous mondiaux de Genève | Le directeur général du FMI est l’invité des Rendez-vous mondiaux de Genève le 8 décembre prochain

http://www.tdg.ch/actu/divers/dominique-strauss-kahn-vien...

 

« L’impact de la crise financière sur la gouvernance économique mondiale», aura lieu le mercredi, 8 décembre 2010 de 16 h 30 à 18 h 30 au Palais des Nations à Genève

www.unitar.org/gls/fr : Pour celles et ceux qui ne pourront  être présent

LES RENDEZ-VOUS MONDIAUX

DE GENÈVE

Une initiative conjointe ONUG/UNITAR pour répondre

aux défis contemporains

6e ÉDITION

Conférence publique

L’impact de la crise

financière

sur la gouvernance

économique mondiale”

Dominique Strauss-Kahn

Directeur général du Fonds monétaire international

Pascal Lamy

Directeur général de l′Organisation mondiale du

Commerce

 

Réflexion:

« Malheureusement dans des crises de ce genre, ce sont toujours les plus vulnérables, les plus pauvres qui trinquent le plus… » D. Strauss-Kahn.

http://www.tsr.ch/video/info/2724460-dominique-strauss-ka...

Ils ont un nom, ils sont nés d’une mère et d’un père, ils sont un maillon dans la continuité de notre espèce humaine. Monsieur Strauss-Kahn, en reconnaissant la conséquence de « la Crise », vous reconnaissez, en gros, la dérégulation et l’impardonnable gérance du FMI dont vous êtes le patron. Comme le fait votre collègue Pascal Lamy, patron de l’Organisation mondiale du Commerce (OMC) qui, lui, confesse que «le capitalisme de marché est intrinsèquement injuste». Tous les deux vous allez, ce 8 décembre 2010 débattrent de « L’impact de la crise financière sur la gouvernance économique mondiale ».

IMPACT signifie aussi conséquences : et j’espère que vous vous adresserez « aux plus vulnérables et aux plus pauvres ». Par exemple à Madame Aïchata Draé, 23 ans avec son bébé Fatimata, sa fille Djenaba, 4 ans et son garçons Gaoussou,  3 ans, réfugiés dans un cagibi de 4 mètres carrés au 11ème étage d’un HLM de Pantin (Seine-Saint-Denis). A Karima et ses 3 enfants abrités dans un appartement de 25 mètres carrés, insalubre, et avec 10 ans d’attente, à Paris. Aux 80 millions de personnes qui vivent dans la pauvreté ou bien sont menacés par celle-ci, dont 19 millions d’enfants, en Europe. En Suisse aussi!

http://www.dw-world.de/dw/article/0,,5178339,00.html

Messieurs Pascal Lamy et Dominique Strauss-Kahn, le 8 décembre, il serait bon de vous montrer à Genève en compagnie de quelques-uns de « ces vulnérables et pauvres » illustration concrète que  « l’Economie de marchés intrinsèquement injuste », et qu’il faudrait « revenir aux origines du FMI, selon la pensée de la pensée de John Maynard Keynes, qui stipule que sa Mission est de faire reculer la pauvreté.

http://www.imf.org/external/pubs/ft/exrp/what/fre/whatf.pdf

Si vous avez le courage, donnez-leur le micro et encouragez-les à dire leur histoire.

Le débat qui suivra n’en sera que plus intéressant.

Messieurs Lamy et Strauss-Kahn, vous avez déclaré honnêtement que le « système croule » et qu’il faut réfléchir sur ce qui est possible. Soyez-en remerciés. Avouez qu'un autre monde est possible, et comment l'imaginez-vous, ce monde-là?

Mais puisque nous formons une société civilisée, occidentale et chrétienne, prenons un peu de temps pour écouter Jésus, présent aujourd’hui et identifié aux victimes du système !

Même « si on ne peut obliger les gens à partager » (mon billet d’hier)  Jésus nous conduit vers un « désir passionné de partager » selon Albert Nolan, (p. 209). Jésus avait formé des petits groupes, des petites communautés qui mettaient en commun ce qu’ils possédaient pour en faire un BIEN COMMUN. Partager comme des frères et sœurs, en famille. Oui un autre monde est possible! Jésus a vécu cela avec ses disciples, et c’était Judas qui était chargé de gérer la « bourse » selon Jean 12,6. Plus tard, après que Jésus fut exécuté injustement, son Esprit, plus vivant que jamais, a motivé de multiples petites communautés à mettre leurs biens en commun afin que chacun reçoive ce dont il/elle a besoin. Incroyable mais vrai, ces gens firent l’expérience de n’avoir « qu’un cœur et qu’une âme » (Actes 4, 32-35). Un autre monde est possible! La propriété commune délivra les membres de ce merveilleux mouvement chrétien de l’injustice de la propriété privée ! Cette mise en commun fut confirmée et se répandit dans les premières communautés chrétiennes et, plus tard, le fougueux Saint Paul encouragea le vase communiquant entre les communautés de plus en plus nombreuses et dispersées. (1Cor 16, 1-4 ; 2Cor 9, 11-15). Et les gens qui voyaient ce mode vie disaient : « Voyez comme ils s’aiment » (Actes 2,4 et 6).

Comme le FMI (selon Strauss - Kahn) l'Église Institution a-t-elle perdu l’élan initial et fondateur de son origine ? « La spiritualité radicale de Jésus s’est édulcorée ». Et aujourd'hui, l’Institution possède des propriétés privées qui scandalisent les pauvres et les vulnérables sans domicile fixe comme le fut Jésus. Et comme Il le reste aujourd'hui.

 

21:16 Publié dans Solidarité | Lien permanent | Commentaires (5) | Tags : fmi | |  Facebook | | | |

Commentaires

Bonjour chère Claire-Marie, l'hyper-capitalisme est le dernier stade des temps cannibales. Nos systèmes sont de types dinosaures. Les animaux sont froids, cyniques, sans états d'âmes. Au Ghana, sauf erreur, mais cela est pareil ailleurs, une grande marque de bière fait des pertes et son bilan est déficitaire. Hors, cette marque, Miller, spécialisée dans la fabrication de bières, mondialement connue, rapatrie, grâce à un jeu comptable pervers, ses bénéfices dans les pays riches, dont la Suisse, et paie ses impôts en Suisse grâce à la société-écran créée chez nous, cela en toute légalité!?

Comment lire Jésus après cela? Comment penser que sa manière de vivre, de partager, de créer un système mondial juste et équilibré agit sur nos vies et surtout nos gouvernements, aujourd'hui? C'est comme si chaque jour dans le monde, on le crucifiait en lui crachant au visage. Notre monde ne suit pas le chemin du mieux et se dirige inexorablement vers le pire... A moins qu'un miracle de Dieu?...

Très belle journée à vous, chère Claire-Marie.

Écrit par : pachakmac | 30/11/2010

Merci, cher Pachakmac,l'exemple des bénéfices de la bière Miller est emblématique d'un système. Le pire serait de devenir cynique et découragé. Il a montré et démontré, dans sa personne et sa Bonne Nouvelle, que c'est possible de construire un monde plus juste à partir de la situation concrète qui est la nôtre. Je crois vraiment que ce monde meilleur est en construction. Et c'est plus qu'un "wishful thinking". Si on arrivait à créer un réseau de relations entre tous ceux et celles qui y travaillent on serait étonné!
avec mon amitié
claire-marie

Écrit par : cmj | 30/11/2010

C'est vrai, chère Claire-Marie. Les réseaux sociaux se déploient aussi grâce à la technologie. Au niveau des populations, des quartiers, il y a un travail extraordinaire des femmes, des hommes, et parfois aussi des enfants. Mais au niveau des grands enjeux économiques, des grandes tendances mondiales, le cynisme et l'opportunisme l'emporte largement sur l'empathie, la solidarité, l'envie de créer un monde meilleur. En fait, la peur domine. La peur de perdre son marché leader, de se faire dépasser par plus ruser que ce soit, de se faire prendre les meilleurs employés par un concurrent qui promet plus et mieux, de se voir reléguer dans les oubliettes, puis finalement faire faillite en temps que pays ou entreprise commerciale. C'est cette peur qui tenaille les populations du monde, et aussi à cause de cette peur venant d'un système capitaliste injuste (ou d'une justice basée sur une concurrence à outrance où tous les coups sont permis), et les jettent les unes sur les autres dans un effet domino. Au bout de la chaîne, des morts, des exclus, des chômeurs, des gens qui ont perdu foi en l'être humain... et des buveurs de bière qui savourent leur confort acquis en dégustant au coin d'un bar entre amis qui ont réussi à dominer le monde et à mater la concurrence. Cette vidéo-pub de Miller posée sur mon blog en dit long sur nos comportements d'être humains du XXIème siècle...

Très belle soirée à vous, chère Claire-Marie. Et que Jésus continue à nous inspirer un monde meilleur et plus humain.

Écrit par : pachakmac | 30/11/2010

Excusez mon empressement. J'ai commis quelques fautes de syntaxe. "En temps" doit être écrit "en tant". "emportent", etc.

Écrit par : pachakmac | 30/11/2010

Cher Pachakmac, merci, concernant la "peur" instrumentalisée par l'UDC dans son intérêt particulier de parti, on pourrait presque croire que "ça a marché" lors de la dernière votation. Quelques personnes s'y laissent prendre. Et pour eux ils ont plutôt peur de perdre leur emploi, leur salaire, que "les étrangers criminels". Ils ont alors manifesté cette "peur" par un "oui" à cette initiative inutile et stupide. On peu poser une question: le taux de participation serait du scrutin s'élèverait à 47,80 % , donc 52,2% n'ont rien dit. Pourquoi? Le le "oui" est de 52,9%. et le "non" de 47,1%. En tout, ceux qui ont refusé l'initiative en plus de celles et ceux qui n'ont pas voté, c'est une grande majorité silencieuse. Le terme silencieux est le plus choquant: l'UDC dit "le peuple", de quel droit? Mais les silencieux ne réagissent pas et acceptent ce résultat de chiffres. Cela n'est pas la démocratie, c'est une inertie que je ne m'explique pas. Après l'infra rouge de hier et la non professionnalité de la journaliste subjuguée par UDC, il faut réagir après réflexion.

Écrit par : cmj | 01/12/2010

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