12/03/2010

DEUX FOIS NON

 

Le peuple suisse dit deux fois NON

 

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· Le peuple suisse a dit non à l’institution d’un avocat défenseur des animaux.

·       Non également à la nouvelle loi qui prévoyait de fixer le taux de conversion minimal à 6,4 % pour les nouvelles rentes à l'horizon 2016. Le taux de conversion est utilisé pour calculer le montant de la rente de la prévoyance professionnelle (2e pilier) à partir de l'avoir de vieillesse.

Spontanément, c’est le l’expression (pour ne pas dire le cri) : « Perte de confiance du peuple en ses institutions et en ses autorités ».

La radio, la TV, les journaux répétaient comme un chœur d’écoliers :

"clairement le résultat d'un manque de confiance envers les milieux de la finance".

"plus de confiance des gens en un système où les banques ont fait de l'argent en bourse avec leurs retraites et où ils doivent éponger leurs pertes".

« la défiance,  tel un ouragan, a tout emporté"

"le peuple suisse n'est pas disposé à valider des sacrifices infligés au plus grand nombre alors qu'une minorité de patrons, spécialement dans la finance, encaissent de nouveau de juteux bonus, comme s'ils n'avaient rien appris".

« les Suisses ne sont pas idiots »

« ce vote de méfiance est une affaire de conscience »

« le peuple a parfaitement compris qu'il lui est tout simplement demandé de payer la crise. Ce dimanche, il a dit «ça suffit».

« Il y a quelque chose de pourri au royaume du profit. D'un côté les autorités volent au secours de la place financière, de l'autre les assureurs entretiennent une opacité autour de leurs prises de risque d'avant la crise ».

« Au pays de l'argent facile, les banquiers et autres spéculateurs sont rois. Au royaume de la démocratie, le peuple suisse décide ».

A plus de 70 %, même 80%, les gens ont manifesté, protégés il est vrai, par le secret des urnes, leur dégoût de l’hypocrisie !

En mai 2007 l’UDF Suisse, à Thoune, faisait connaître sa prise de position au sujet de la confiance et/ou de la méfiance envers les autorités politiques. Je cite à partir du lien :

http://www.udf.ch/images/elecfede07/politiqueconfiance.pdf

« Politique et (perte de) confiance Pourquoi tant de citoyens ont-ils perdu confiance en leurs autorités ?

« Le peuple a le sentiment que, dès qu’ils ont été élus, ses représentants ne s’engagent plus pour sa cause.

De plus en plus de politiciens et de détenteurs du pouvoir se trouvent impliqués dans des scandales, et des affaires de toutes sortes.

Certains politiciens et partis politiques donnent dans l’idéologie, et proposent des solutions de type "tout noir ou tout blanc", alors que le monde et ses problèmes se situent plutôt dans des nuances de gris.

Le comportement des politiciens et des partis est stratégique, plutôt que concret et objectif. En plus, leur attention est portée sur le temps que dure une législature.

Les gens deviennent de plus en plus individualistes et leurs intérêts se limitent à leur propre personne. Les défis de société, qui sont très souvent complexes, ne les intéressent pas du tout.

La plupart des sérieux problèmes qui chargent la société d’aujourd’hui sont d’origine morale, spirituelle ou comportementale et, partant, particulièrement résistants aux solutions politiques. »

On peut être pour ou contre ou indifférent envers l'UDF, ce qui suit, écrit avant 2008 et l'affaire de l'UBS, peut aider notre réflexion:

Avoir confiance en les autorités politiques, c'est quoi?

confianceensoi-38448.jpgIl me semble qu’un adulte responsable est celui qui fait preuve de loyauté critique, de confiance critique, et qui, avant tout a, envers lui-même, une confiance relative puisqu'il est conscient de sa dignité humaine. Puis-je avoir confiance en moi?

22:46 Publié dans Spiritualités | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : voter | |  Facebook | | | |

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