10/12/2009

LES ENFANTS ET LE CHOCOLAT

 

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Le chocolat suisse suinte la sueur

des enfants esclaves en Afrique

En mars, avril et mai 2009, la DB, Déclaration de Berne lançait une campagne de sensibilisation au sujet du travail des enfants dans les plantations de cacao en Afrique de l’ouest. «En Côte d’Ivoire, au Ghana, plus de 250 000 enfants travaillent dans ces plantations dans des conditions lamentables (utilisation de pesticides sans protection, de machettes, salaire de misères, cadence de douze heures par jour… La plupart sont des migrants, issus de la traite d’enfants de moins de 14 ans et  40% d’entre eux sont des filles. Les pays d’origine ? Ce sont évidemment les plus pauvres : comme le Mali, le Burkina Faso, le Togo ou encore le Bénin. Fin mai, plus de 17'826 personnes avait signé la pétition… la DB demande à Chocosuisse, la Fédération des fabricants suisses de chocolat, de prendre les mesures nécessaires pour garantir du chocolat produit dans la dignité… mais la campagne n'a pas encore atteint son but auprès des fabricants suisses » (Selon DB : )

http://www.evb.ch/fr

· Hier soir 8 décembre 2009 est jour férié à Bulle et on nous a offert du chocolat surfin en l’honneur de l‘Immaculée Vierge Marie. « C’est bon et énergétique, en plus,  « il contient même de l'anandamide dont les effets peuvent être comparés à ceux du cannabis, en provoquant une levée de l'inhibition. D'ailleurs le mot chocolat proviendrait du mot aztèque xocolat, ceux-ci associaient le chocolat à xochiquetzal, la déesse de la fertilité… »

http://209.85.129.132/search?q=cache:M-q4f55UbbQJ:www.chocolat-cacao.com/bienfaits_du_chocolat.html+l%27anandamide+et+le+chocolat&cd=8&hl=fr&ct=clnk&gl=ch


  • Hier soir également je visionne l’excellente émission à la TSR 1ère : A Bon Entendeur, avec Manuelle Pernoud : à écouter si on veut : (http://www.tsr.ch/tsr/index.html?siteSect=311200 ) et complété par Isabelle Mouilleseaux « Rédactrice en chef de l'Edito Matières Premières », en direct de Paris :

    http://www.tsr.ch/tsr/index.html?siteSect=311201&sid=11589135&page=3#title

  • Le témoignage d’un enfant : «Depuis que j’ai 8 ans, je travaille dans les plantations. Je ne suis jamais allé à l’école et ne pourrai jamais faire autre chose», confie cet adolescent, prisonnier comme tant d’autres du cercle vicieux de la pauvreté

  • Ma réflexion : je pense n’avoir ni pensé au chocolat, ni en avoir mangé plus de 2 ou 3 carrés partagés lors d’une visite de touristes suisses en Afrique australe. Trente-quatre ans durant !Les confiseries suisses ne manquaient pas mais le prix de ces « délicatesses » étaient inabordables. Et les Missions, à l’époque, se trouvaient loin des Centres commerciaux ! En Suisse, il me semble que la consommation de chocolat est bien plus forte en Suisse romande qu’en Suisse alémanique (quant à la Suisse italienne, je ne sais pas). Ce que je sais, c’est que le goût du chocolat « swiss made » - si abondant durant ces fêtes - aura le goût amer de la sueur des enfants africains ! Il était grand temps que j’en reprenne conscience !

Là-bas lorsque la journaliste à voulu faire goûter un carré de chocolat « made in Switzerland » aux enfants ouvriers africains, ceux-ci ne savaient pas ce que c’était, ni la forme, ni le reste, ni le goût !

Pourquoi nos fabriques de chocolat ne se trouvent-elles pas là où se trouve la matière première ? En Côte d’Ivoire par exemple ? Pourquoi les Africains ne seraient-ils pas propriétaires et managers des fruits de leurs terres et du travail de leurs mains, pas des mains d’enfants ? Mais d’une force de travail adulte ayant droit à un salaire juste.

 

00:01 Publié dans Economie | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : chocolat | |  Facebook | | | |

Commentaires

Oulàààh, attention, ce n'est pas parce qu'une large part de la production mondiale de cacao pose des problèmes en matière éthique qu'il faut pour autant appeler à renoncer au chocolat, ou culpabiliser pace qu'on aime ça.
Les consommateurs peuvent voter avec leur porte-monnaie, favoriser les production labellisées éthiques et surtout exiger plus de transparence, pour pouvoir choisir en connaissance de cause.

La DB a mené cetet année une enquête auprès des fabricants suisses. Vosu trouverez les résultats ici : http://www.evb.ch/fr/p15427.html
Ce n'est pas très brillant, mais c'est un début, et on voit qui s'en préoccupe sincèrement, qui s'en préoccupe pour la galerie et qui s'en moque. ça permet déjà de faire un choix.

Un autre critère peutt être de privilégier certaiens provenances, vbu le foisonnement de chocolats "pureorigine" sur le marché. Les cacaos sud-américains ont déjà moins problèmatiques au niveau du travail des enfants, mais c'est encore loin d'être parfait.

La difficulté de faire changer les choses, et même, pour les fabricants suisses, d'obtenir la transparence sur les conditions de production du cacao qu'ils achètent, est liée à la structure du marché, qui est pour l'essentiel verrouillé par quelques grands courtiers internationaux, qui font écran entre le producteur de fève et le fabricant de chocolat, à la manière d'un cartel.
Il est très difficile, mêmme pour un producteur industriel, de se procurer du cacao par d'autres canaux, à moins d'aller le chercher soi-même. Domori, en Italie (on en trouve en Suisse, entre autres sous la marque Migr*s Sélection) le font, mais c'est un peu une exception.

Écrit par : L'Autre | 11/12/2009

Merci beaucoup, c'est un complément nécessaire et précieux
claire marie

Écrit par : cmj | 11/12/2009

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