16/02/2008

Le rire d'Henri Salvador

 

Les médias ne manquent pas de faire résonner le rire d’Henri Gabriel Salvador. Et cela nous réjouit! En moi, qui ne connais ce grand homme que depuis 2003, alors que mon «petit» frère (sur son lit de mort) avait chanté «une chanson douce»… que j’écoutais comme un souffle qui s’envole vers Dieu.
Ce rire que je découvre sur Internet résonne aussi comme une question: ça veut dire quoi?
«Il était resté, selon ses proches, blessé par l'image de pitre de la chanson que l'on avait de lui». Est-ce qu’un rire tonitruant rime avec une voix suave? Une chose peut suivre l’autre à distance que nul ne connaît.
Henri Salvador est né «rue de la Liberté, pas très loin du bagne situé dans une bourgade voisine, Saint-Laurent-du-Maroni…». Certains Bagnards venaient parfois travailler à Cayenne et l’oreille du petit Henri aura pu saisir le bruissement d’un soupir, d’une soif de liberté, jusqu’à l’âge de 7 ans… lui et sa famille quittent «son île» pour Paris. Autre chanson, autre rire.
Alors il chantera, par exemple:
«C’est pas la joie» (Les paroles sont les siennes en 1971).
Il chante ce qu’il ressent au niveau de la pollution, la télévision, de la montée des prix, des embarras de Paris, de l'environnement, de la gueule des passants, de la contestation, des manifestations, de nos feuilles d'impôts, du cinéma porno, de la dévaluation, de la surpopulation…
Une litanie d’actualités qu’il termine par cette prière:
«Y a encore qu'au niveau de l'amour que ça marche toujours…» (un germe de spiritualité vivace dans ce refrain)
Elle est actuelle, cette chanson et nous pouvons aujourd’hui ajouter d’autres niveaux qui menacent notre terre, nos îles, nous-mêmes.
Il faut «chercher la rose» avec Salvador
«aux lucarnes des prisons, sous les mousses, les orties, sur les tombes qu'on oublie, chez l'aveugle, chez le sourd, au fond de ton cœur meurtri» (oui, de nos cœurs meurtris).

 Et si nous ne trouvons pas la rose, nous l’aurons au moins désirée, cherchée, sur la route de notre vie avançant «clopin-clopant avec un cœur d’enfant».
Chercher, c’est déjà trouver, chante Salvador… Jésus a dit cela: «cherchez et vous trouverez». Jésus a aussi chanté, dans et hors des synagogues je présume! Et le rire de Jésus? Je ne peux guère m’imaginer Jésus continuellement triste et sa joie (que ma joie demeure!) a dû réjouir les amis qu’il se faisait alors «qu’il allait de lieu en lieu faisant du bien à tous…» (Actes 10: 38)
Henri Salvador chante sa chanson douce, dans l’île de son rêve, qu’on nomme parfois paradis et qui n’est que la source qui l’a un jour fait naître: l’amour en direct le 18 juillet 1917…
L’amour en direct qui a fait naître notre Mandela le 18 juillet 1918… belle coïncidence.

09:32 Publié dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | | |

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