01/04/2014

Question de réciprocité 2

 

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Question de réciprocité 2

 

texte du 29.03 2014

 Suite au commentaire de  Myriam Belakovsky | 30/03/2014

 « A propos du voyage à Lourdes en l'espoir d'une guérison, on note que les malades changent d'environnement, d'entourage, partiellement, d'habitudes ainsi qu'ils font, selon les situations, un immense effort pour s'adapter (voyage, logement, soins, etc.) Il y a bien longtemps, je ne sais en quelle année, une femme souffrant d'un terrible lupus au visage, au point de vivre voilée, après avoir consulté plusieurs spécialistes, se rendit à   Lourdes, suivit l'ensemble des démarches, cérémonies sans le moindre résultat. Une ultime nuit à l'hôtel... Elle fit un rêve, une femme s'approchait d'elle et lui parlait extrêmement gentiment... A son réveil ce n'est qu'en faisant sa toilette qu'elle réalisa qu'elle était guérie. A Lourdes, la visiteuse s'appelle Marie. Jadis, dans les temps les plus anciens, en Égypte, on soignait les patients dans des hôpitaux où on les faisait rêver. Parfois, une femme intervenait et guérissait: il s'agissait de la déesse Isis... N'y a-t-il pas comme un fil directeur, ou quelque chose comme cela?! » Merci du commentaire et voici ce que je peux dire :

 

 À propos de miracles

 L’auteur du texte « Question de réciprocité » parle de de relations de réciprocité marchande dans la culture de notre société, cette valeur marchande devient hélas une mentalité. Personnellement, je n’en ai pas fait l’expérience dans les relations familiales de mon enfance, encore moins en Afrique du Sud.

 De retour en Suisse - dans le contexte de ma famille mis à part – après 34 ans - la priorité absolue de l’argent, dans tous les domaines y compris(sauf exceptions que je peux nommer si c'est désiré) religieux, fut et est toujours un choc  : c’est comme si l’argent gagné, accumulé, géré et dépensé parcimonieusement, était la hantise sociale, culturelle, religieuse dans laquelle on se meut. Je pourrais écrire des pages d’histoires vécues !

 Cette réciprocité marchande n’est pas n’est pas la manière de faire de Dieu : c’est vrai que Jésus – Dieu fait homme – a dit :  « L’ouvrier est digne de son salaire , n’emportez avec vous ni besace ni, là où vous essayez d’annoncer la bonne nouvelle...» prenez ce qu’on vous donne à manger sinon… secouez la poussière de vos sandales et aller plus loin...

 Je n’ose penser à une relation personnelle marchande avec Dieu, c’est le transformer en « Mammon », alors qu’Il est DON. Et ne sommes-nous pas ses enfants, ses descendants … ? N’habite-t-il pas en nous !? Quand je voulais dire merci à Maman, elle répondait : « On ne dit pas merci à sa maman ! »

 Réciprocité marchande avec Dieu : ces promesses de croix, de cloches, d’argent, d’offrandes, de messes, de rosaires, de pèlerinages pour que tu m’accordes, ou si tu m’obtiens ceci, cela, n’est-ce pas avoir une idée d’un Dieu gérant une banque. N’est-ce pas ressembler, de près ou de loin aux marchands du temple. Des « grâces obtenues » à coût d'argent ? ... Est-ce que nous ne faisons un Dieu à notre image ?

 Le pire, selon moi, personnellement, c’est que l’on exige un miracle dûment certifié avant avant d’oser montrer en publique notre reconnaissance et notre amour envers une personne, avant de procéder à la canonisation ! 

 Au sujet des miracles à Lourdes ou ailleurs, qui suis-je pour les mettre en questions ? Les miracles de Jésus par compassion, pour nous montrer que nous pouvons faire de même dans nos relations quotidiennes même avec nos ennemis, c'est de que Jésus veut nous enseigner !

 Est-ce que ce ne sont pas les miracles de tous les jours ? Les plus astreignants parfois, les moins spectaculaires toujours ?

 Dieu est amour inconditionnel (1re Jean 4,8)

 Pour ce qui est des guérisons de la déesse Isis mentionnées dans le commentaires, j’ai trouvé ce qui suit dans Wikipedia 

 « Isis est une reine mythique et une déesse funéraire de l'Égypte antique. »

  Je n'en sais pas plus. CMJ.

09:47 Publié dans amour | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | | |